Remplissage De LEspace Euclidien Par Des Complexes PolyEdriques DOrientation ImposEe Et De RotonditE Uniforme
We build polyhedral complexes in Rn that coincide with dyadic grids with different orientations, while keeping uniform lower bounds (depending only on n) on the flatness of the added polyhedrons including their subfaces in all dimensions. After the d…
Authors: Vincent Feuvrier (LM-Orsay)
Remplissage de l'espae Eulidien par des omplexes p oly édriques d'orien tation imp osée et de rotondité uniforme Vinen t F euvrier 6 septem bre 2021 Résumé Nous donnons une métho de de onstrution de omplexes p oly édriques dans R n p ermettan t de relier en tre elles des grilles dy adiques d'orien ta- tions diéren tes tout en s'assuran t que les p oly èdres utilisés ne soien t pas trop plats, y ompris leurs sous-faes de toutes dimensions. P our ela, après a v oir rapp elé quelques dénitions et propriétés simples des p oly èdres eulidiens ompats et des omplexes, on se dote d'un outil qui p ermet de remplir de p oly èdres n -dimensionnels un ouv ert en forme de tub e don t la fron tière est p ortée par un omplexe n − 1 -dimensionnel. Le théorème prinipal est démon tré par indution sur n en relian t les omplexes dy a- diques ou he par ou he, en remplissan t des tub es disp osés autour des diéren tes ou hes et en utilisan t le théorème en dimension inférieure p our onstruire les moreaux manquan ts de la fron tière des tub es. Une appli- ation p ossible de e résultat est la re her he de solutions à des problèmes de minimisation de la mesure en dimension et o dimension quelonques dans ertaines lasses top ologiques. Abstrat W e build p olyhedral omplexes in R n that oinide with dy adi grids with dieren t orien tations, while k eeping uniform lo w er b ounds (dep end- ing only on n ) on the atness of the added p olyhedrons inluding their subfaes in all dimensions. After the denitions and rst prop erties of ompat Eulidean p olyhedrons and omplexes, w e in tro due a to ol al- lo wing us to ll with n -dimensionnal p olyhedrons a tubular-shap ed op en set, the b oundary of whi h is a giv en n − 1 -dimensionnal omplex. The main result is pro v en indutiv ely o v er n b y ompleting our dy adi grids la y er after la y er, lling the tub e surrounding ea h la y er and using the result in the previous dimension to build the missing parts of the tub e b oundary . A p ossible appliation of this result is a w a y to nd solutions to problems of measure minimization o v er ertain top ologial lasses of sets, in arbitrary dimension and o dimension. 1 Sommaire 1 In tro dution 3 2 P oly èdres et omplexes eulidiens 6 2.1 Sous-faes et susp ensions de p oly èdres . . . . . . . . . . . . . . . 7 2.2 Complexes p oly édriques et graphes . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 2.3 Susp ension de omplexes par rapp ort à un graphe linéaire . . . . 12 3 Raordemen t de omplexes dy adiques 28 3.1 Sub division . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 3.2 F usion en dimension 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 3.3 F usion en dimension quelonque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 4 Preuv e informatique du lemme du lab oureur 56 4.1 Métho de algorithmique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 4.1.1 D 2 et le 4 × 4 -group emen t . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 4.1.2 Déoupage en omplexes linéaires . . . . . . . . . . . . . . 57 4.2 Implémen tation en C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 4.3 Résultats donnés par le programme . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 4.4 Fin de la démonstration du lemme . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 2 Fig. 1 F usion à la main de deux omplexes bidimensionnels et les onstan tes de forme obten ues 1 In tro dution Le résultat prinipal de e papier (le théorème 1, dit de fusion ) p eut s'énoner simplemen t : Étan t donnés deux omplexes dy adiques S 1 et S 2 tels qu'un moreau de la fron tière de S 1 forme la fron tière d'un ouv ert b orné O disjoin t de S 1 qui on tien t S 2 , si la distane séparan t S 1 et S 2 est susammen t grande dev an t la taille des ub es dy adiques onsidérés alors on p eut onstruire un omplexe S 3 tel que S 2 ∪ S 3 remplisse O , a v e une b orne inférieure uniforme sur la rotondité des p oly èdres onstruits et leurs sous-faes. Le leteur qui se risquerait à eetuer un dessin en dimension 2 n'aurait probablemen t auun mal à ompléter deux omplexes dy adiques d'orien tations diéren tes en s'imp osan t une b orne inférieure raisonnable sur les angles des seg- men ts qui s'in terseten t. Il obtiendrait d'ailleurs vraisem blablemen t des b ornes inférieures sur la rotondité et la distane en tre les deux omplexes meilleures que elles du théorème 1. Bien évidemmen t les hoses se ompliquen t en dimen- sion plus grande, en partiulier faute d'outils desriptifs morphologiques eaes. En outre des problèmes supplémen taires surviennen t lorsque n ≥ 4 , rendan t les représen tations b eauoup plus diiles. Nous donnons d'ab ord une dénition simple et in tuitiv e (dénition 1 ) des p oly èdres eulidiens on v exes de R n en tan t qu'in tersetion ompate de demi- espaes anes, équiv alen te à elle des p olytop es (propriété 1) et amenan t natu- rellemen t la dénition des faes et des sous-faes (dénition 2 ). On p ourra lire à e sujet l'artile d'Andrée Bastiani [Bas59 ℄ p our des dénitions plus générales 3 dans des espaes top ologiques. Nous in tro duisons une quan tité (la rotondité, dé- nition 4 ) p ermettan t de on trler la forme d'un p oly èdre donné en onsidéran t le rapp ort ompris en tre 0 et 1 des ra y ons d'une b oule insrite et d'une b oule ironsrite ; plus e rapp ort est pro he de zéro, plus le p oly èdre est aplati. Enn p our formaliser l'idée in tuitiv e de familles de p oly èdres de même dimension qui se raorden t bien en tre eux nous dénissons la notion de omplexe (dénition 5), en imp osan t que les p oly èdres et leurs sous-faes de dimensions inférieures soien t d'in térieurs disjoin ts deux à deux (hormis eux qui son t onfondus) ; 'est le as par exemple des omplexes dy adiques, ab ordés dans la setion 3 . La notion de rotondité est généralisée aux omplexes en onsidéran t la rotondité minimale parmi les p oly èdres et les sous-faes, de façon à p ouv oir minorer la rotondité de la sous-fae la plus aplatie. A v an t d'énoner le plan de l'artile donnons rapidemen t et sans démons- tration une appliation p ossible de e résultat inspirée de Reifen b erg [Rei60 ℄ p our trouv er des ensem bles de mesure minimale parmi ertaines lasses top o- logiques. P ar exemple, trouv er parmi une lasse F stable par des déformations lips hitziennes un ensem ble E ∈ F tel que H d ( E ) = inf F ∈ F H d ( F ) , (1) la mesure utilisée ii étan t la mesure de Hausdor d -dimensionnelle H d a v e 0 ≤ d < n (on p ourra trouv er plus de détails dans le livre de Mattila [ Mat95 ℄). Notons que la te hnique utilisée reste v alable p our la minimisation de fontion- nelles ensem blistes plus générales. Considérons un p oly èdre n -dimensionnel δ (on v exe par dénition, de roton- dité R ( δ ) ) et c ∈ ◦ δ . Notons Π δ,c la pro jetion radiale sur ∂ δ qui à x ∈ δ \ { c } asso ie l'unique in tersetion de la demi-droite [ c, x ) a v e ∂ δ . P osons d = n − 1 et soit E ⊂ δ une sous-partie fermée H d -mesurable telle que H d ( E ) < ∞ . En alulan t la v aleur mo y enne de H d (Π δ,c ( E )) lorsque c parourt ◦ δ \ E on p eut mon trer en utilisan t F ubini qu'il existe une onstan te K > 0 ne dép endan t que de d et n telle que ∃ c ∈ ◦ δ : H d (Π δ,c ( E )) ≤ K R ( δ ) − 2 d H d ( E ) . (2) En utilisan t par exemple le théorème d'extension lips hitzienne de Kirzbraun [Kir34 ℄ on p eut mon trer que p our tout omplexe S de rotondité R ( S ) et toute sous-partie fermée E telle que E ⊂ U ( S ) on p eut trouv er une appliation lip- s hitzienne φ telle que φ ( E ) est inlus dans les faes de S et H d ( φ ( E )) ≤ K R ( S ) − 2 d H d ( E ) . (3) En on tin uan t les pro jetions radiales dans les sous-faes de dimension inférieure qui ne son t pas en tièremen t reouv ertes on p eut même eetuer ette onstru- tion en o dimension n − d ≥ 1 quelonque, et imp oser que φ ( E ) soit une union nie de sous-faes de dimension au plus d de S . Supp osons que E ∈ F . Lorsque E est retiable, par un lemme de t yp e Vitali on p eut reouvrir E à une partie de mesure arbitrairemen t p etite près par une union nie de omplexes dy adiques disjoin ts don t les orien tations suiv en t la diretion des plans tangen ts appro ximatifs de E . D'après le théorème 1 il est alors p ossible de relier tous es omplexes dy adiques en un omplexe plus 4 grand S de façon à a v oir à la fois E ⊂ U ( S ) et R ( S ) > C où C ne dép end que de n . En pro jetan t préalablemen t E sur ses plans tangen ts appro ximatifs et en omp osan t a v e les pro jetions radiales men tionnées plus haut on p eut onstruire une appliation lips hitzienne ψ telle que ette fois E ′ = ψ ( E ) soit une union nie de sous-faes de dimension au plus d de S et H d ( E ′ ) ≤ (1 + ǫ ) H d ( E ) . (4) En minimisan t parmi les élémen ts de F qui son t des unions de sous-faes de dimension au plus d de S (il y en a un nom bre ni) on p eut trouv er un ensem ble p oly édrique optimal E ′′ qui v érie en partiulier H d ( E ′′ ) ≤ H d ( E ′ ) ≤ (1 + ǫ ) H d ( E ) . (5) P ar ailleurs p our toute déformation lips hitzienne F de E ′′ à l'in térieur de U ( S ′ ) , d'après (3) et puisque E ′′ est optimal on a H d ( E ′′ ) ≤ K C − 2 d H d ( F ) (6) 'est à dire que E ′′ est M -quasiminimal a v e M = K C − 2 d qui ne dép end que de d et n . P our résumer en onsidéran t une suite minimisan te E k de F , 'est à dire telle que lim k → + ∞ H d ( E k ) = inf F ∈ F H d ( F ) (7) il est don p ossible de onstruire automatiquemen t une suite minimisan te d'en- sem bles quasiminimaux p oly édriques de F . Dans e as un résultat de Guy Da vid dans [Da v03 ℄ établit la semi-on tin uité inférieure de la mesure par passage à la limite, e qui n'est généralemen t pas le as et onstitue une diulté te hnique p our la re her he de minimiseurs. Une v ersion détaillée de e pro essus d'optimisation p oly édrale devrait faire l'ob jet d'un pro hain artile. Notre métho de p ourrait par ailleurs p ermettre de généraliser en dimension et o dimension quelonques un résultat de Thierry De P au w dans [DP07 ℄ basé sur un théorème d'appro ximation p oly édrale d'en- sem bles retiables de dimension 2 dans R 3 , dans un adre de re her he de minimiseurs de taille p our les ouran ts en tiers. Le plan de l'artile est le suiv an t. La setion 2 est onsarée aux dénitions et propriétés immédiates des p o- ly èdres et omplexes eulidiens. En partiulier nous démon trons le lemme 3 de susp ension tubulaire, un outil qui p ermet de remplir de p oly èdres un ouv ert en forme de tub e don t la fron tière est p ortée par un omplexe n − 1 -dimensionnel en onstruisan t un omplexe n -dimensionnel qui remplit son adhérene en s'ap- puy an t sur le omplexe-fron tière. Ce résultat supp ose de prendre les préautions néessaires p our s'assurer que les p oly èdres onstruits son t d'in térieurs disjoin ts, omme indiqué dans le lemme 1, et p ermet de on trler la rotondité du omplexe obten u en fontion de la forme du tub e. La setion 3 est onsarée aux omplexes dy adiques et à la démonstration du théorème 1 par réurrene sur la dimension n . On ommene par le démon trer en dimension 2 (lemme 5 ). Puis l'indution est prouv ée par le lemme 10 . En supp osan t que les bases des deux omplexes dy adiques à faire fusionner son t l'image l'une de l'autre par une rotation planaire parallèle aux ub es il est 5 p ossible de tra v ailler ou he par ou he. Il est en outre p ossible d'imp oser que l'angle de rotation soit arbitrairemen t pro he de zéro. Nous obtenons es deux onditions en déomp osan t une isométrie ane de hangemen t de base en tre les deux omplexes dy adiques en un pro duit de rotations planaires, puis en déomp osan t haque rotation en un pro duit de rotations d'angle susammen t pro he de zéro. Il sut alors de remplir des ou hes de transitions en oignon p our passer de S 1 à S 2 et supp osan t ρ susammen t grand, le nom bre total de ou hes ne dép endan t que de n et du hoix de l'angle de rotation maximal. On eetue alors des susp ensions tubulaires autour des diéren tes ou hes en utilisan t le théorème en dimension inférieure p our ompléter les parties man- quan tes de la fron tière des ou hes. L'un des problèmes te hniques est qu'on ne disp ose pas de b ornes uniformes sur le diamètre des tub es utilisés p our les susp ensions. Il fon t don reuser des analisations (dénition 15 ) à la surfae des deux omplexes à fusionner, qui p euv en t s'im briquer de manière omplé- men taire (lemme 9 ). Ces analisations son t obten ues en étudian t des omplexes dy adiques bidimensionnels. Nous prouv ons le lemme 6 dit du lab oureur qui p ermet de reuser des sillons dans un omplexe dy adique bidimensionnel de fa- çon à e que le talus de es sillons (le omplémen taire des ub es enlev és) forme lui aussi quasimen t des sillons, a v an t de généraliser en dimension plus grande. La dernière setion est une étude de diéren ts as in terv enan t dans la dé- monstration du lemme du lab oureur. Étan t donné le nom bre élev é de as à onsidérer, nous utilisons un algorithme et son implémen tation en langage C p our terminer la démonstration. Je tiens à remerier Guy Da vid p our son onstan t soutien, ses nom breux onseils et suggestions. 2 P oly èdres et omplexes eulidiens Un demi-espae ane A est la somme direte d'un h yp erplan ane H a v e une demi-droite R + u où u est une diretion non parallèle à − → H , 'est à dire A = { x + r u : x ∈ H et r ≥ 0 } . (8) On dira qu'une in tersetion de demi-espaes anes est un p oly èdre, au sens de la dénition suiv an te. Dénition 1 (P oly èdres) . Un p olyè dr e δ de dimension n est une p artie om- p ate de R n d'intérieur non vide, obtenue p ar interse tion nie de demi-esp a es anes. En ne gardan t que les demi-espaes anes don t la fron tière in tersete δ sur une sous-partie de dimension de Hausdor égale à n − 1 on v érie failemen t que parmi toutes les familles de demi-espaes anes qui p euv en t on v enir il en existe une minimale p our l'inlusion ; on la notera A ( δ ) . En autorisan t des parties ompates non vides mais d'in térieur vide on gé- néralise aussi la dénition à des p oly èdres de dimension k ≤ n en onsidéran t la dimension k du plus p etit sous-espae ane qui les on tien t, noté Affine( δ ) . Dans e as les diéren ts op érateurs top ologiques usuels (fron tière, adhérene ou in térieur) seron t pris relativ emen t à e sous-espae ane minimal, de même que les demi-sous-espaes anes dans A ( δ ) . P ar on v en tion, on onsidère que 6 les singletons son t des p oly èdres de dimension 0 , égaux à leur in térieur et de fron tière vide. A v e es on v en tions, un argumen t simple de on v exité p ermet d'établir la orresp ondane en tre la dimension de Affine( δ ) et la dimension de Hausdor de δ , qu'on note dim δ . 2.1 Sous-faes et susp ensions de p oly èdres Les p oly èdres tels qu'on les a dénis son t on v exes et p ossèden t des faes et des sous-faes. Dénition 2 (Sous-faes) . Soit δ un p olyè dr e n -dimensionnel tel que A ( δ ) = { A 1 , . . . , A p } et { A ′ 1 , . . . , A ′ p } une famil le de sous-p arties de R n tel le que A ′ i = A i ou A ′ i = ∂ A i p our 1 ≤ i ≤ p . En p osant α = T i A ′ i , si α 6 = ∅ on dir a que α est une sous-fa e de δ , et plus pr é isément : si dim α < dim δ on dir a que α est une sous-fa e strite ; si dim α = dim δ − 1 on dir a que α est une fa e ; si dim α = 0 (autr ement dit si α est un singleton) on dir a que α est un sommet, et on le onfondr a souvent ave le p oint qu'il ontient. On note F ( δ ) l'ensemble des sous-fa es de δ (dont δ lui-même) et p our 0 ≤ k ≤ dim δ l'ensemble des sous-fa es k -dimensionnel les F k ( δ ) = { α ∈ F ( δ ) : dim α = k } . (9) Là enore on généralise naturellemen t ette dénition à des p oly èdres de dimension k ≤ n . On p eut v érier aisémen t que les sous-faes son t elles-mêmes des p oly èdres, et que les sous-faes des sous-faes de δ son t aussi des sous-faes de δ . En outre les faes son t d'in térieur disjoin t, et leur union forme la fron tière du p oly èdre. On p eut même érire que δ = G α ∈F ( δ ) ◦ α (10) où ⊔ désigne une union disjoin te, l'in térieur des sous-faes étan t pris à haque fois relativ emen t au sous-espae ane engendré orresp ondan t. De façon à rendre plus lisibles ertains des énonés à v enir on v a enore se doter de la dénition suiv an te. Dénition 3 (Susp ension) . Pour une p artie A ⊂ R n et x ∈ R n on dénit la susp ension de A p ar r app ort à x p ar S ( A, x ) = { ty + (1 − t ) x : y ∈ A et t ∈ [0 , 1] } . (11) P our une partie A on note h A i son en v elopp e on v exe, 'est à dire l'in ter- setion de tous les on v exes qui la on tiennen t. Il est faile de v érier que si A est on v exe, p our deux p oin ts quelonques x et y on a S ( A, x ) = h A ∪ { x }i et S ( S ( A, x ) , y ) = S ( S ( A, y ) , x ) P our une partie A ⊂ R on note l'ensem ble de ses p oin ts extrémaux Extrem( A ) = { x ∈ A : x / ∈ h A \ { x }i} . (12) A v e es notations on p eut donner la aratérisation suiv an te, qui établit l'équi- v alene en tre les p oly èdres de la dénition 1 et les p olytop es. Il est p ossible de 7 Fig. 2 Un p oly èdre (ii un ub e) et ses sous-faes visibles en dimension 3 Fig. 3 Susp ension d'un p oly èdre δ par rapp ort à un p oin t x oplanaire ou non 8 la démon trer (e qu'on ne fera pas ii) par réurrene sur le nom bre de p oin ts de Extrem( δ ) p our l'impliation 1 ⇒ 2 , par réurrene sur la dimension de δ p our l'impliation réipro que, et en utilisan t le théorème de Krein-Milman dans les espaes eulidiens [KM40 ℄ p our le dernier p oin t. Propriété 1 (P olytop es) . Pour toute p artie onvexe omp ate non vide δ ⊂ R n , les deux énon és suivants sont é quivalents : 1. Extrem( δ ) est nie ; 2. δ est un p olyè dr e. En p artiulier, si δ est un p olyè dr e alors Extrem( δ ) = F 0 ( δ ) . Étan t donné un ompat A ⊂ R n , donnons-nous trois quan tités p ermettan t de on trler sa forme, et en partiulier dans le as d'un p oly èdre de donner une b orne inférieure impliite sur les angles que fon t ses faes en tre elles. Dénition 4 (Rotondité) . L es onstantes de forme d'un omp at A ⊂ R n sont : le supr emum des r ayons des b oules inluses r elativement au sous-esp a e ane engendr é (ave la onvention sup ∅ = 0 ) app elé ra y on in térieur R ( A ) = sup { r > 0 : ∃ x ∈ R n , A ⊃ B ( x, r ) ∩ Affine( A ) } ; (13) l'inmum des r ayons des b oules qui le ontiennent (ave la onvention inf ∅ = 0 ) app elé ra y on extérieur R ( A ) = inf { r > 0 : ∃ x ∈ R n , A ⊂ B ( x, r ) } ; (14) le r app ort des deux (ave la onvention R ( A ) = 1 lorsque R ( A ) = 0 ) app elé rotondité R ( A ) = R ( A ) R ( A ) ∈ [0 , 1] . (15) On dir a que plus R ( A ) est pr o he de 1 , plus A est arr ondi. Dans le as d'une partie on v exe et lorsqu'il est non n ul, le suprem um dans le alul de R ( A ) est attein t par ompaité, on parle alors d'une b oule insrite dans A , en trée sur un ortho en tre. Lors de la susp ension d'un p oly èdre δ par rapp ort à un p oin t x non oplanaire, il est p ossible de donner des b ornes sur les onstan tes de forme du p oly èdre obten u en fontion de la distane de x à un ortho en tre de δ et au sous-espae Affine( δ ) . La propriété suiv an te p ourrait être donnée sous une forme plus préise mais elle sura amplemen t p our la suite. Propriété 2. L orsque δ est un p olyè dr e, les sous-fa es de S ( δ, x ) sont de tr ois sortes : { x } lui-même (lorsque x / ∈ δ ou x ∈ F 0 ( δ ) ) ; des sous-fa es de δ ; des susp ensions de sous-fa es de δ p ar r app ort à x . Pour tout omp at K ⊂ ]0 , + ∞ [ 2 il existe des onstantes c 1 et c 1 stritement p ositives tel les que p our tous p olyè dr e δ ave un ortho entr e o et x ∈ R n \ Affine( δ ) , si d ( x, Affine( δ )) d ( x, o ) , d ( x, o ) R ( δ ) ∈ K (16) alors R ( S ( δ, x )) ≤ c 1 R ( δ ) et R ( S ( δ, x )) ≥ c 2 R ( δ ) . (17) 9 Fig. 4 Ra y on in térieur d'une susp ension de p oly èdre Démonstr ation. Le premier p oin t est éviden t si l'on se réfère à la propriété 1 et en partiulier à la minimalité p our la on v exité des sommets de S ( δ, x ) . P our v érier le seond p oin t, notons : δ ′ = S ( δ, x ) ; H = Affine( δ ) ; o un ortho en tre de δ ; B une b oule insrite dans δ de en tre o ; B la b oule de en tre o et de ra y on 2 R ( δ ) (dès lors δ ⊂ B ) ; o ′ un p oin t du segmen t [ x, o ] . Le problème p eut se ramener à trouv er une b oule B ( o ′ , r ) inluse dans S ( B , x ) , et une b oule B ( o, r ) on tenan t S B , x . App elons C le ne de sommet x en- gendré par B (par h yp othèse d ( x, H ) > 0 don x / ∈ H ), et B ′ la plus grande b oule de en tre o on ten ue dans C . Son ra y on R ′ v aut R ( δ ) cos α où α est l'angle (non orien té) en tre la normale à H et la droite ( x, o ) . Or cos α = d ( x, H ) d ( x, o ) (18) don R ′ = R ( δ ) d ( x, H ) d ( x, o ) . (19) Les b oules images de B ′ par l'homothétie de en tre x et de rapp ort γ > 0 son t toutes on ten ues dans le ne C , en partiulier la b oule B ′′ de en tre c ′ obten ue a v e γ = 1 2 par exemple. Choisissons o ′ omme le milieu du segmen t [ x, o ] et p osons r 1 = 1 2 · R ′ = 1 2 · d ( x, H ) d ( x, o ) · R ( δ ) r 2 = d ( o ′ , H ) = d ( x, H ) 2 . (20) Puisque par dénition R ( δ ) ≤ R ( δ ) il vien t enore r 2 ≥ 1 2 · d ( x, H ) d ( x, o ) · d ( x, o ) R ( δ ) · R ( δ ) . (21) P ar onstrution B ( o ′ , r 1 ) ⊂ C et B ( o ′ , r 2 ) ⊂ S ( H, x ) , don B ( o ′ , r 1 ) ∩ B ( o ′ , r 2 ) ⊂ C ∩ S ( H, x ) ⊂ δ ′ , et nalemen t r = min( r 1 , r 2 ) on vien t. On ob- 10 tien t don les b ornes suiv an tes en fontion de K : R ( δ ′ ) ≥ 1 2 · d ( x, H ) d ( x, o ) min 1 , d ( x, o ) R ( δ ) R ( δ ) R ( δ ′ ) ≤ max 2 , d ( x, o ) R ( δ ) R ( δ ) . (22) 2.2 Complexes p oly édriques et graphes Dans e qui v a suivre, p our en ensem ble S ni de p oly èdres k -dimensionnels de R n on notera : l'union des p oly èdres U ( S ) = [ δ ∈ S δ ; (23) l'ensem ble des sous-faes F ( S ) = [ δ ∈ S F ( δ ); (24) l'ensem ble des sous-faes k ′ -dimensionnelles (p our 0 ≤ k ′ ≤ k ) F k ′ ( S ) = [ δ ∈ S F k ′ ( δ ); (25) l'ensem ble des faes de la fron tière F ∂ ( S ) = { α ∈ F k − 1 ( S ) : ∀ ( β , γ ) ∈ S 2 , α 6 = β ∩ γ } . (26) La dénition suiv an te p ermet de formaliser l'idée in tuitiv e de grilles de p oly èdres qui se raorden t bien en tre eux. Dénition 5 (Complexes) . L orsque toutes les sous-fa es de S sont d'intérieurs (r elativement au sous-esp a e ane engendr é orr esp ondant) disjoints deux à deux, autr ement dit si ∀ ( α, β ) ∈ ( F ( S )) 2 : α 6 = β ⇒ ◦ α ∩ ◦ β = ∅ (27) on dir a que S est un omplexe k -dimensionnel. L es onstantes de forme de S sont les extr ema de el les de ses sous-fa es de toute dimension et ser ont noté es ave des lettr es r ondes : R ( S ) = max δ ∈ F ( S ) R ( δ ) R ( S ) = min δ ∈ F ( S ) \F 0 ( S ) R ( δ ) R ( S ) = min δ ∈ F ( S ) R ( δ ) . (28) On p eut par exemple v érier que p our tout p oly èdre δ et 0 ≤ k ≤ dim δ l'en- sem ble F k ( δ ) est un omplexe, de même que F k ′ ( S ) lorsque S est un omplexe k -dimensionnel et 0 ≤ k ′ ≤ k . Dans le as d'un omplexe n -dimensionnel S , on a aussi par dénition ∂ U ( S ) = U ( F ∂ ( S )) . P our les b esoins des onstrutions à v enir on devra par ailleurs utiliser des ensem bles nis de p oin ts m unis d'une struture onnetiv e non orien tée. Selon la terminologie usuelle on app ellera de tels ensem bles graphes, au sens de la dé- nition suiv an te. On notera qu'il ne s'agit pas seulemen t ii de graphes abstraits, mais bien du plongemen t des ob jets orresp ondan ts dans R n . 11 Dénition 6 (Graphes) . Un gr aphe G = ( T , A ) est la donné e d'un ouple formé de deux ensembles : l'ensemble des sommets, une p artie nie non vide de R n app elé e supp ort de G ; un ensemble d'ar êtes A ⊂ P 2 ( T ) qui ontient des doublons de sommets distints formant des se gments ouverts disjoints deux à deux, 'est à dir e que ∀ ( { a, b } , { c, d } ) ∈ A 2 : { a, b } 6 = { c, d } ⇒ ] a, b [ ∩ ] c, d [= ∅ . (29) Puisque les arêtes d'un graphe ainsi déni formen t un omplexe de dimension 1 (ar supp osées d'in térieurs disjoin ts), on se réserv e le droit d'user parfois d'une terminologie iden tique p our les deux t yp es d'ob jets. Lorsqu'une arête { x, y } ∈ A on dira que les sommets x et y son t v oisins, et on onfondra souv en t ette arête a v e le segmen t [ x, y ] . P our tout sommet x ∈ T on app elle ordre de x le nom bre de ses v oisins : O ( x ) = # { y ∈ T : { x, y } ∈ A } . (30) Cette dénition p eut enore s'étendre au graphe tout en tier : O ( G ) = max x ∈ T O ( x ) . (31) Dotons-nous enore de la terminologie qui suit an de dérire la struture des graphes : p our k > 1 on dira qu'un hemin de longueur k est un k + 1 -uplet de sommets ( x 1 , . . . , x k +1 ) ∈ T k +1 tel que ∀ i ∈ { 1 , . . . , k } : { x i , x i +1 } ∈ A ; un k -yle est un hemin de longueur k don t les deux extrémités son t égales, et les k − 1 autres sommets le omp osan t distints deux à deux. P ar exemple, si { x, y } ∈ A le triplet ( x, y , x ) est un 2 -yle ; on dira que G est onnexe s'il existe un hemin qui le parourt en en tier ; on dira que G est linéaire si O ( G ) ≤ 2 , s'il ne p ossède auun 3 -yle et s'il est onnexe ; on dira que G est ylique s'il existe un yle qui passe par tous ses som- mets. 2.3 Susp ension de omplexes par rapp ort à un graphe li- néaire On supp ose qu'on disp ose d'un omplexe k -dimensionnel S , d'un graphe linéaire G = ( T , A ) et d'une appliation p de S dans T , app elée hoix de sus- p ension. P osons S ′ = { α ∩ β : { p ( α ) , p ( β ) } ∈ A } S ∗ = S ∪ S ′ (32) et p our δ ∈ S ∗ on notera p ∗ ( δ ) = ( { p ( δ ) } si δ ∈ S { p ( α ) , p ( β ) } si δ ∈ S ′ . (33) A v e es notations on v a donner une dénition p our la susp ension de S par rapp ort à G . 12 Dénition 7 (Susp ension de omplexe) . L a susp ension S ( S, G, p ) du omplexe k -dimensionnel S p ar r app ort au gr aphe liné air e G selon le hoix p est l'ensemble des p olyè dr es h δ ∪ p ∗ ( δ ) i de dimension k + 1 obtenus lorsque δ p ar ourt S ∗ : S ( S, G, p ) = { δ ′ = h δ ∪ p ∗ ( δ ) i : δ ∈ S ∗ et dim δ ′ = k + 1 } . (34) L orsque S ( S, G, p ) est un omplexe on dir a que p est un hoix adapté à la sus- p ension. Il est lair qu'une susp ension de omplexe n'est en général pas un omplexe, on p eut donner l'exemple simple de deux p oly èdres et d'un graphe à un seul sommet situé sur l'origine d'une demi-droite qui in tersete l'in térieur de haun des p oly èdres : dans e as les susp ensions resp etiv es des deux p oly èdres ne son t pas d'in térieurs disjoin ts. En fait, il est néessaire que toute demi-droite don t l'origine est l'un des sommets du graphe ne renon tre au maxim um qu'une seule fois l'union des p oly èdres mis en orresp ondane a v e e sommet par le hoix p . P our formaliser ette idée, p our deux parties A et B de R n on dira que A est en o lusion simple par rapp ort à B si ∀ ( x, y ) ∈ A × B : [ x, y ] ∩ A = { x } . (35) En partiulier lorsque A est la fron tière d'un ouv ert b orné U ette propriété est équiv alen te au fait que U soit étoilé par rapp ort à tout p oin t de A . De manière plus générale on se donne aussi la dénition suiv an te dans le as de la susp ension d'un omplexe k -dimensionnel S par rapp ort à un graphe G = ( T , A ) . Dénition 8 (Olusion simple) . On dir a que S est en o lusion simple p ar r app ort à G ave le hoix p si les tr ois onditions suivantes sont r é alisé es : 1. les p olyè dr es de S ne r en ontr ent p as les ar êtes de G ; 2. p our tout sommet x ∈ T , l'ensemble U ( p − 1 ( x )) = [ δ ∈ S : p ( δ )= x δ (36) est en o lusion simple p ar r app ort à x ; 3. p our toute ar ête { x, y } ∈ A : U ( p − 1 ( x )) ∩ U ( p − 1 ( y )) est en o lusion simple p ar r app ort au se gment [ x, y ] ; U ( p − 1 ( x )) ∪ S ( U ( p − 1 ( x )) ∩ U ( p − 1 ( y )) , y ) est en o lusion simple p ar r app ort au p oint x . A v e ette dénition on v a être en mesure de donner des onditions susan tes p our que la susp ension d'un omplexe en o lusion simple par rapp ort à un graphe linéaire soit enore un omplexe. Lemme 1 (Condition susan te de susp ension adaptée) . Soient S un omplexe k -dimensionnel, G = ( T , A ) un gr aphe liné air e et p un hoix de susp ension vériant les pr opriétés suivantes : S est en o lusion simple p ar r app ort à G ave le hoix p ; il existe une famil le ( κ x ) x ∈ T d'ouverts deux à deux disjoints de R n tels que : 13 Fig. 5 Exemples de susp ensions de omplexes a v e hoix adapté ; les exemples du bas et de droite v érien t en plus les h yp othèses du lemme 2 d'o lusion totale, le seond a v e un graphe ylique ∀ x ∈ T , κ x est étoilé p ar r app ort à x et U ( p − 1 ( x )) ⊂ κ x ; si x et y sont deux sommets voisins de G alors en notant κ x,y = [ ( u,v ) ∈ κ x × κ y [ u, v ] (37) p our tout z ∈ T \ { x, y } on a κ z ∩ κ x,y = ∅ ; si { a, b } et { c, d } sont deux ar êtes distintes du gr aphe alors κ a,b ∩ κ c,d = ∅ ( ette ondition impliquant la pr é é dente lorsque G est ylique). A lors S ( S, G, p ) est un omplexe k + 1 -dimensionnel. Démonstr ation. P ar dénition les p oly èdres de S ( S, G, p ) son t de deux esp èes : 1. eux obten us par susp ension d'un p oly èdre de S par rapp ort à un sommet de T ; 2. eux obten us par susp ension suessiv e d'une fae de S par rapp ort à deux sommets v oisins de T . Vérions que l'ensem ble des p oly èdres de es deux esp èes forme bien un om- plexe. Considérons F une sous-fae d'un p oly èdre δ réé après susp ension, elle p eut être obten ue de quatre manières diéren tes : 1. δ est de première ou seonde esp èe et F est une sous-fae de S ; 2. δ est de première ou seonde esp èe et F = h F ′ ∪ { x }i où F ′ est une sous-fae de S et x un sommet de G ; 3. δ est de seonde esp èe et F = h F ′ ∪ { x, y }i où F ′ est une sous-fae de S et x et y deux sommets v oisins de G ; 14 4. δ est de seonde esp èe et F est une arête de G . Notons resp etiv emen t S 1 , S 2 , S 3 et S 4 les ensem bles des sous-faes obten ues après susp ension et orresp ondan t resp etiv emen t à es quatre sortes (les en- sem bles S i son t deux à deux disjoin ts, puisque par onstrution une sous-fae ne p eut être que d'une seule sorte à la fois), ainsi F ( S ( S, G, p )) = S 1 ⊔ S 2 ⊔ S 3 ⊔ S 4 . (38) On v a mon trer que les p oly èdres de F ( S ( S, G, p )) son t d'in térieurs disjoin ts deux à deux. P our ela onsidérons (lorsque ela est p ossible 1 ) p our 1 ≤ i ≤ 4 deux p oly èdres distints F i et G i de S i et démon trons que ∀ ( i, j ) ∈ { 1 , 2 , 3 , 4 } 2 : ◦ F i ∩ ◦ G j = ∅ . (39) Il y a un total de seize as à onsidérer, qu'on p eut ramener à dix à une p erm u- tation des notations près, et qu'on v a traiter un à un en utilisan t es notations : F 1 est une sous-fae d'un p oly èdre α 1 de S F 2 = h F ′ 2 ∪ { x } i où F ′ 2 est une sous fae de α 2 ∈ S ; G 2 = h G ′ 2 ∪ { y }i où G ′ 2 est une sous fae de β 2 ∈ S ; F 3 = h F ′ 3 ∪ { a, b }i où F ′ 3 est une sous fae de α 3 ∈ S ; G 3 = h G ′ 3 ∪ { c, d }i où G ′ 3 est une sous fae de β 3 ∈ S ; G 4 = [ u, v ] . ◦ F 1 ∩ ◦ G 1 F 1 et G 1 son t d'in térieurs disjoin ts par dénition puisque S est un omplexe. ◦ F 1 ∩ ◦ G 2 remarquons d'ab ord que si F 1 est une sous-fae de G ′ 2 elle est aussi une sous-fae de G 2 (ar y est en o lusion simple par rapp ort à G ′ 2 ) et don ◦ F 1 ∩ ◦ G 2 = ∅ . Supp osons alors que F 1 ne soit pas une sous-fae de G ′ 2 , p osons z = p ( α 1 ) et onsidérons les deux as : si z 6 = y alors par h yp othèse d'ab ord F 1 ⊂ α 1 ⊂ κ z et G ′ 2 ⊂ β 2 ⊂ κ y don G 2 ⊂ κ y ar κ y est étoilé par rapp ort à y . De plus puisque y / ∈ κ z alors G 2 ∩ ∂ κ z ⊂ G ′ 2 . Dès lors puisque κ y et κ z son t disjoin ts il vien t F 1 ∩ G 2 = F 1 ∩ κ z ∩ G 2 ∩ κ y = F 1 ∩ G 2 ∩ ∂ κ y ∩ ∂ κ z ⊂ F 1 ∩ G 2 ∩ ∂ κ y ⊂ F 1 ∩ G ′ 2 ; si z = y , puisque par h yp othèse y est en o lusion simple par rapp ort à β 2 ∪ F 1 don aussi par rapp ort à G ′ 2 ∪ F 1 alors F 1 ∩ G 2 = F 1 ∩ G ′ 2 . Dans les deux as, G ′ 2 est une sous-fae strite de G 2 et puisque l'on a supp osé que F 1 n'est pas une sous fae de G ′ 2 alors F 1 ∩ G ′ 2 est soit vide, soit une sous-fae strite de F 1 . P our onlure, F 1 ∩ G 2 est don soit vide, soit une sous-fae strite de F 1 et G 2 (don inluse dans leur fron tière) et par onséquen t ◦ F 1 ∩ ◦ G 2 = ∅ . ◦ F 1 ∩ ◦ G 3 remarquons d'ab ord que si F 1 est une sous-fae de G ′ 3 , elle est aussi une sous-fae de G 3 (ar auun p oin t de [ c, d ] n'est dans le sous-espae ane engendré par G ′ 3 par h yp othèse d'o lusion simple) et don ◦ F 1 ∩ ◦ G 3 = ∅ . Supp osons don que F 1 ne soit pas une sous-fae de G ′ 3 et p osons z = p ( α 1 ) . Quitte à p erm uter les notations, il y a deux as à en visager : 1 Il se p eut que l'un des S i soit vide ou réduit à un seul p oly èdre ; dans e as-là enore on obtien t e qu'on her hait, à sa v oir que les p oly èdres de S i S i son t d'in térieurs disjoin ts deux à deux. 15 si z 6 = c et z 6 = d alors de la même façon que p our le as prééden t on a que G 3 ⊂ κ c,d et puisque [ c, d ] ⊂ κ c,d alors G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ G ′ 3 . Puisque par h yp othèse κ c,d et κ z son t disjoin ts alors F 1 ∩ G 3 = F 1 ∩ κ z ∩ G 3 ∩ κ c,d = F 1 ∩ G 3 ∩ ∂ κ z ∩ ∂ κ c,d ⊂ F 1 ∩ G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ F 1 ∩ G ′ 3 ; si z = c , puisque [ c, d ] est en o lusion simple par rapp ort à β 3 ∪ α 1 don aussi par rapp ort à G ′ 3 ∪ F 1 alors F 1 ∩ G 3 = F 1 ∩ G ′ 3 . Dans les deux as, G ′ 3 est une sous-fae strite de G 3 et puisque l'on a supp osé que F 1 n'est pas une sous-fae de G ′ 3 alors F 1 ∩ G ′ 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F 1 . P our onlure, F 1 ∩ G 3 est don soit vide, soit une sous-fae strite de F 1 et G 3 (don inluse dans leur fron tière) et par onséquen t ◦ F 1 ∩ ◦ G 3 = ∅ . ◦ F 1 ∩ ◦ G 4 par h yp othèse d'o lusion simple les arêtes du graphe ne renontren t pas les p oly èdres du omplexe don a fortiori ◦ F 1 ∩ ◦ G 4 = ∅ . ◦ F 2 ∩ ◦ G 2 onsidérons les deux as p ossibles : si x 6 = y alors omme vu dans le as ( i, j ) = (1 , 2) , F 2 ∩ ∂ κ x ⊂ F ′ 2 et G 2 ∩ ∂ κ y ⊂ G ′ 2 a v e par h yp othèse κ x ∩ κ y = ∅ . P ar onséquen t, puisque κ x ∩ κ y = ∅ alors F 2 ∩ G 2 = F 2 ∩ κ x ∩ G 2 ∩ κ y = F 2 ∩ ∂ κ x ∩ G 2 ∩ ∂ κ y ⊂ F ′ 2 ∩ G ′ 2 . Or, puisque F ′ 2 et G ′ 2 son t deux sous-faes strites de F 2 et G 2 , alors F 2 ∩ G 2 est soit vide, soit une sous-fae strite de F 2 et G 2 (don inluse dans leurs fron tières) et par onséquen t ◦ F 2 ∩ ◦ G 2 = ∅ ; si x = y alors F 2 ∩ G 2 = h ( F ′ 2 ∩ G ′ 2 ) ∪ { x }i . Remarquons ensuite que par h yp othèse F ′ 2 6 = G ′ 2 (sinon F 2 = G 2 ), et si F ′ 2 (resp etiv emen t G ′ 2 ) est une sous fae strite de G ′ 2 (resp etiv emen t F ′ 2 ) alors F 2 (resp e- tiv emen t G 2 ) est une sous-fae strite de G 2 (resp etiv emen t F 2 ) et alors ◦ F 2 ∩ ◦ G 2 = ∅ . Supp osons alors que F ′ 2 et G ′ 2 ne soien t pas sous- fae de resp etiv emen t G ′ 2 et F ′ 2 , alors F ′ 2 ∩ G ′ 2 est soit vide, soit une sous-fae strite de F ′ 2 et G ′ 2 . P ar onséquen t, F 2 ∩ G 2 est une sous-fae strite de F 2 et G 2 , don inluse dans leurs fron tières et par onséquen t ◦ F 2 ∩ ◦ G 2 = ∅ . ◦ F 2 ∩ ◦ G 3 quitte à p erm uter les notations, il reste deux as à étudier : si x 6 = c et x 6 = d alors omme vu dans les as prééden ts, F 2 ∩ ∂ κ x ⊂ F ′ 2 et G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ G ′ 3 . De plus par h yp othèse κ x ∩ κ c,d = ∅ d'où F 2 ∩ G 3 = F 2 ∩ κ x ∩ G 3 ∩ κ c,d = F 2 ∩ ∂ κ x ∩ G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ F ′ 2 ∩ G ′ 3 . Or F ′ 2 et G ′ 3 son t des sous-faes strites de resp etiv emen t F 2 et G 3 , par onséquen t F 2 ∩ G 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F 2 et G 3 (don inluse dans leurs fron tières) et nalemen t ◦ F 2 ∩ ◦ G 3 = ∅ ; si x = c alors d'après la dernière h yp othèse de la dénition de l'o lusion simple d'un omplexe on sait que F ′ 2 ∪ h G ′ 3 ∪ { y }i est en o lusion simple par rapp ort à x . On en tire que F 2 ∩ G 3 = h F ′ 2 ∪ { x }i ∩ h G ′ 3 ∪ { x, y }i = h ( F ′ 2 ∩ h G ′ 3 ∪ { y }i ) ∪ { x }i . P ar ailleurs, on sait aussi que F ′ 2 ⊂ κ x et G ′ 3 ⊂ κ x ∩ κ y , a v e κ x ∩ κ y = ∅ et κ y qui est étoilé par rapp ort à y . Il vien t don F ′ 2 ∩h G ′ 3 ∪ { y }i = F ′ 2 ∩ G ′ 3 , d'où on tire F 2 ∩ G 3 = h ( F ′ 2 ∩ G ′ 3 ) ∪ { x }i . Remarquons enore que si F ′ 2 est une sous-fae de G ′ 3 alors F 2 est une sous-fae de G 3 et don ◦ F 2 ∩ ◦ G 3 = ∅ . Supp osons alors que F ′ 2 ne soit pas une sous-fae de G ′ 3 , dans e as F ′ 2 ∩ G ′ 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F ′ 2 , don h ( F ′ 2 ∩ G ′ 3 ) ∩ { x }i est une sous-fae strite 16 de F 2 . Puisque 'est aussi une sous-fae strite de G 3 alors F 2 ∩ G 3 est inluse dans la fron tière de F 2 et G 3 et par onséquen t ◦ F 2 ∩ ◦ G 3 = ∅ . ◦ F 2 ∩ ◦ G 4 remarquons que si u et v son t tous deux diéren ts de x , puisque F 2 ⊂ κ x et que κ u,v ∩ κ x = ∅ alors F 2 ∩ [ u, v ] = ∅ puisque [ u, v ] ⊂ κ u,v . Supp osons ensuite que u = x par exemple, et raisonnons par l'absurde en supp osan t que F 2 ∩ [ u , v ] 6 = { u } . Dans e as F 2 est la susp ension de F ′ 2 par rapp ort à u a v e F ′ 2 ⊂ κ u . En outre κ u étan t étoilé par rapp ort à u et v / ∈ κ u on trouv e que forémen t [ u, v ] ∩ F ′ 2 6 = ∅ , e qui on tredit l'h yp othèse que les arêtes du graphe ne renon tren t pas les p oly èdres de S . ◦ F 3 ∩ ◦ G 3 puisque F 3 (resp etiv emen t G 3 ) est de seonde esp èe, par dénition de la susp ension d'un omplexe, F ′ 3 (resp etiv emen t G ′ 3 ) est inluse dans l'in tersetion de deux p oly èdres δ 1 et δ 2 de S (resp etiv emen t δ 3 et δ 4 ) tels que p ( δ 1 ) = a et p ( δ 2 ) = b (resp etiv emen t p ( δ 3 ) = c et p ( δ 4 ) = d ). Remarquons alors que si F ′ 3 (resp etiv emen t G ′ 3 ) est une sous-fae de G ′ 3 (resp etiv emen t F ′ 3 ) alors parmi tous les δ i p ouv an t on v enir on p eut hoisir δ 1 = δ 3 et δ 2 = δ 4 et don { a, b } = { c, d } . Dès lors, F 3 (resp etiv emen t G 3 ) est une sous-fae de G 3 (resp etiv emen t F 3 ) et don par onséquen t ◦ F 3 ∩ ◦ G 3 = ∅ ou F 3 = G 3 . On supp osera don que F ′ 3 ∩ G ′ 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F ′ 3 et de G ′ 3 . Quitte à p erm uter les notations il reste là enore trois as à traiter séparémen t : si { a, b } ∩ { c, d } = ∅ alors par h yp othèse κ a,b ∩ κ c,d = ∅ , de plus omme vu dans les as prééden ts, puisque F 3 ∩ ∂ κ a,b ⊂ F ′ 3 et G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ G ′ 3 alors F 3 ∩ G 3 = F 3 ∩ κ a,b ∩ G 3 ∩ κ c,d = F 3 ∩ ∂ κ a,b ∩ G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ F ′ 3 ∩ G ′ 3 ; si a = c et b 6 = d , puisque par h yp othèse F ′ 3 ⊂ κ b et G ′ 3 ⊂ κ d a v e κ b ∩ κ d = ∅ , b ∈ κ b et d ∈ κ d alors déjà h F ′ 3 ∪ { b }i ∩ h G ′ 3 ∪ { d }i = F ′ 3 ∩ G ′ 3 . De plus κ a,b ∩ κ d = ∅ et κ a,d ∩ κ b = ∅ a v e F 3 ⊂ κ a,b et G 3 ⊂ κ a,d don F 3 ∩ G 3 = h F ′ 3 ∪ { a, b } i ∩ h G ′ 3 ∪ { a, d }i = h F ′ 3 ∪ { a }i ∩ h G ′ 3 ∪ { a }i = h ( F ′ 3 ∩ G ′ 3 ) ∪ { a }i . Or puisque b / ∈ κ a et d / ∈ κ a alors h ( F ′ 3 ∩ G ′ 3 ) ∪ { a }i est une sous-fae strite de F 3 et G 3 ; si a = c et b = d alors puisque par h yp othèse [ a, b ] est en o lusion simple par rapp ort à α 3 ∪ β 3 , F 3 ∩ G 3 = h ( F ′ 3 ∩ G ′ 3 ) ∪ [ a, b ] i . Or F ′ 3 ∩ G ′ 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F ′ 3 ou G ′ 3 don F 3 ∩ G 3 est une sous-fae strite de F 3 et G 3 . Dans les trois as, F 3 ∩ G 3 est une sous-fae strite de F 3 et de G 3 et par onséquen t ◦ F 3 ∩ ◦ G 3 = ∅ . ◦ F 3 ∩ ◦ G 4 quitte à é hanger les notations il y a trois as à en visager : si u = a et v = b alors [ u, v ] est une sous-fae de F 3 et don ◦ F 3 ∩ ◦ G 4 = ∅ ; si u = a et v 6 = b , puisque F 3 ⊂ κ u,b alors par h yp othèse v / ∈ F 3 . En ériv an t que F 3 = h F ′ 3 ∪ { u, b }i = hh F ′ 3 ∪ { b }i ∪ { u }i , raisonnons par l'absurde et supp osons que ] u, v [ ∩ F 3 6 = ∅ . Puisque F 3 est la susp ension de h F ′ 3 ∪ { b }i par rapp ort à u et que v / ∈ F 3 , le segmen t ] u, v [ in tersete alors h F ′ 3 ∪ { b }i en au moins un p oin t. P ar h yp othèse, κ u,v ∩ κ b = ∅ a v e κ u,v et κ b ouv erts, don on a aussi que κ u,v ∩ κ b = ∅ , en outre h F ′ 3 ∪ { b }i ⊂ κ b ar κ b est étoilé par rapp ort à b . En résumé, en sup- p osan t que ] u, v [ ∩ F 3 6 = ∅ on obtien t quatre omparaisons ensem blistes 17 on traditoires : ] u, v [ ⊂ κ u,v κ u,v ∩ κ b = ∅ h F ′ 3 ∪ { b }i ⊂ κ b ] u, v [ ∩ h F ′ 3 ∪ { b }i 6 = ∅ . (40) P ar onséquen t, ] u, v [ ∩ F 3 est néessairemen t vide ; si u 6 = a et v 6 = b alors puisque [ u, v ] ∩ κ a,b = ∅ (ar [ u, v ] est inlus dans l'ouv ert κ u,v et κ u,v ∩ κ a,b = ∅ ) et F 3 ⊂ κ a,b (ar κ a et κ b étoilés par rapp ort resp etiv emen t à a et b ) on obtien t que [ u, v ] ∩ F 3 = ∅ . Dans les trois as, on trouv e bien que ◦ F 3 ∩ ◦ G 4 = ∅ . ◦ F 4 ∩ ◦ G 4 par dénition d'un graphe ses arêtes son t d'in térieurs disjoin ts don ◦ F 4 ∩ ◦ G 4 = ∅ . Cei termine la démonstration que l'ensem ble de p oly èdres S ( S, G, p ) est un omplexe k + 1 -dimensionnel, puisqu'on a démon tré que ses sous-faes son t d'in térieurs disjoin ts deux à deux. Dans e qui suit, on v a dev oir susp endre un omplexe qui forme la fron tière d'un ouv ert de façon à remplir de p oly èdres n -dimensionnel tout le v olume de et ouv ert. La notion d'o lusion totale v a p ermettre de aratériser une situation où le remplissage se fait automatiquemen t. Dénition 9 (Olusion totale) . On dir a qu'un gr aphe liné air e G est en o lu- sion totale p ar r app ort à un omplexe n − 1 -dimensionnel S ave le hoix p si p est surje tif et s'il existe un ouvert b orné O et une famil le d'ouverts deux à deux disjoints ( κ x ) x ∈ T vériant les tr ois onditions suivantes : 1. U ( S ) = ∂ O et O = S x ∈ T κ x ; 2. ∀ x ∈ T : κ x est étoilé p ar r app ort à x et U ( p − 1 ( x )) ⊂ κ x ; 3. ∀ ( x, y ) ∈ T 2 : { x, y } / ∈ A ⇒ x = y ou κ x ∩ κ y = ∅ . Le lemme suiv an t justie qu'en situation d'o lusion totale, la susp ension v a remplir tout l'espae vide à l'in térieur de l'ouv ert O . Lemme 2 (Remplissage en o lusion totale) . Si le gr aphe liné air e G est en o lusion totale p ar r app ort au omplexe S ave le hoix p , et si p est un hoix adapté à la susp ension alors S ′ = S ( S, G, p ) est un omplexe qui vérie O ⊂ U ( S ′ ) . (41) Si S vérie aussi les hyp othèses du lemme 1 ave les mêmes ouverts κ x (qui, r app elons-le, établissent une ondition susante p our un hoix adapté) l'inlusion inverse est el le aussi vérié e : O = U ( S ′ ) . (42) Démonstr ation. D'ab ord on sait que S ′ est un omplexe, si de plus G est réduit à un seul sommet le lemme est éviden t. Supp osons don à présen t que e n'est pas le as. P ar dénition, un graphe linéaire non réduit à un seul sommet est tel que haque sommet a un ou deux v oisins distints. Dans le seond as, en notan t x un sommet de G et y et z ses deux v oisins, puisque les ( κ u ) u ∈ T son t disjoin ts 18 deux à deux alors ∂ κ x = ( ∂ O ∩ κ x \ ( κ y ∪ κ z )) ∪ ( ∂ κ y ∩ κ x ) ∪ ( ∂ κ z ∩ κ x ) . De plus par h yp othèse on a aussi que κ y ∩ κ z = ∅ ar y et z ne p euv en t être v oisins (sinon ( y , x, z , y ) formerait un 3 -yle) don ∂ κ y ∩ ∂ κ z = ∅ . Cette union est par onséquen t une union d'ensem bles disjoin ts deux à deux : ∂ κ x = ( ∂ O ∩ κ x \ ( κ y ∪ κ z )) ⊔ ( ∂ κ y ∩ κ x ) ⊔ ( ∂ κ z ∩ κ x ) . (43) De même si x a un seul v oisin y alors ∂ κ x = ( ∂ O ∩ κ x \ κ y ) ⊔ ( ∂ κ y ∩ κ x ) . (44) À présen t, si on hoisit a ∈ O on p eut alors trouv er x ∈ T tel que a ∈ κ x (en eet, O ⊂ S x ∈ T κ x ). Il nous faut onsidérer l'ordre du sommet x : supp osons d'ab ord que O ( x ) = 2 et notons y et z ses deux v oisins distints. Si x = a alors puisque p est surjetif on p eut trouv er δ ∈ S tel que p ( δ ) = x , de plus par dénition h δ ∪ { x } i ∈ S ( S, G, p ) don a ∈ U ( S ′ ) . Si x 6 = a alors puisque x, a ∈ κ x et que κ x est un ouv ert b orné, on p eut don trouv er b ∈ ∂ κ x tel que a ∈ [ b, x [ . Et puisque κ x est étoilé par rapp ort à x alors on a aussi que ] b, x ] ⊂ κ x . D'après (43 ) il nous faut onsidérer trois as p ossibles : si b ∈ ∂ O ∩ κ x \ ( κ y ∪ κ z ) alors puisque U ( S ) = ∂ O on p eut trouv er δ ∈ S tel que b ∈ δ . Remarquons aussi que puisque b / ∈ κ y ∪ κ z alors néessairemen t p ( δ ) = x (en eet si p ( δ ) = y par exemple alors par h yp othèse on aurait que δ ⊂ κ y e qui est imp ossible ar b ∈ δ ). Don h δ ∪ { x } i ∈ S ( S, G, p ) , or [ b, x ] ⊂ h δ ∪ { x }i par onséquen t a ∈ h δ ∪ { x } i ∈ S ′ ; si b ∈ ∂ κ y ∩ κ x alors notons c l'in tersetion de la demi-droite d'origine x et de diretion − → y x a v e ∂ κ x . Cette in tersetion existe ar κ x est un ouv ert b orné et x ∈ κ x , et est unique ar κ x est étoilé par rapp ort à x . Puisque κ y est étoilé par rapp ort à y alors néessairemen t c / ∈ ∂ κ y (sinon on devrait a v oir ] c, x [ ⊂ κ y , e qui n'est pas le as ar ] c, x [ ⊂ κ x ). À présen t si on note H un 2 -plan ane on tenan t les trois p oin ts x , y et a , puisque c ∈ H il vien t H ∩ ∂ κ x 6 = H ∩ ∂ κ y ∩ κ x . (45) En faisan t l'in tersetion des mem bres de l'égalité ( 43) a v e le 2 -plan H , on obtien t H ∩ ∂ κ x = O ′ ⊔ F 1 ⊔ F 2 (46) a v e O ′ = H ∩ ∂ O ∩ κ x \ ( κ y ∪ κ z ) F 1 = H ∩ ∂ κ y ∩ κ x F 2 = H ∩ ∂ κ z ∩ κ x . (47) En résumé, en se plaçan t dans H on a mon tré que le fermé H ∩ ∂ κ x est l'union disjoin te de l'ouv ert O ′ et des deux fermés non vides F 1 et F 2 , a v e F 1 6 = H ∩ ∂ κ x . Il est faile de onstater en plus que H ∩ ∂ κ x est onnexe, puisque 'est la fron tière de l'ouv ert H ∩ κ x de H , qui est b orné et étoilé par rapp ort à x . P ar onséquen t l'in tersetion de O ′ et de F 1 n'est pas vide, en d'autres termes : D = H ∩ ∂ κ x ∩ ∂ O ∩ ∂ κ y 6 = ∅ . (48) 19 Notons d un élémen t de D , et démon trons à présen t qu'il est p ossible de trouv er une fae F de S telle que d ∈ F et F ⊂ κ x ∩ κ y . Soien t S x et S y les sous-omplexes de S formés des p oly èdres resp etiv e- men t inlus dans κ x et κ y : S x = { δ ∈ S : δ ⊂ κ x } S y = { δ ∈ S : δ ⊂ κ y } . (49) Puisque par h yp othèse ∂ O = U ( S ) il vien t ∂ O ∩ κ x ∩ κ y = [ δ ∈ S x ,δ ′ ∈ S y δ ∩ δ ′ . (50) En outre, S x ∩ S y = ∅ don par dénition d'un omplexe, δ ∩ δ ′ est soit vide, soit une sous-fae omm une de δ et δ ′ . On remarque aussi que S x et S y ne son t pas vides, ar ils on tiennen t haun au moins un p oly èdre qui on tien t d (puisque d ∈ ∂ O ∩ κ x ∩ κ y ). Considérons par ailleurs p our ǫ > 0 , la b oule ouv erte B ǫ de en tre d et de ra y on ǫ , et notons U ǫ = B ǫ ∩ ∂ O . (51) P ar h yp othèse O = S t κ t don ∂ O ⊂ S t κ t , en outre d n'appartien t à auun des fermés κ t p our t / ∈ { x, y } , don il existe ǫ 0 > 0 tel que p our tout ǫ < ǫ 0 U ǫ ⊂ κ x ∪ κ y . (52) À présen t onsidérons les deux as p ossibles : si d n'est sommet d'auun p oly èdre de S alors il existe ǫ 1 > 0 tel que U ǫ ne on tien t auun sommet des p oly èdres de S p our ǫ ≤ ǫ 1 . Dans e as, puisque d ne p eut être que sur la fron tière de tout p oly èdre qui le on tien t (ar il est dans κ x ∩ κ y ), U ǫ est don l'in tersetion de B ǫ et de l'union d'une famille nie A 1 , . . . , A m de demi-h yp erplans anes on tenan t d U ǫ = B ǫ ∩ [ i A i . (53) Chaun des A i ∩ B ǫ est un moreau d'un p oly èdre n − 1 -dimensionnel δ i inlus dans κ x ou κ y , et il est lair que p our tout i , ∂ κ x ∩ ∂ κ y ∩ ∂ O on tien t ∂ A i ∩ B ǫ qui on tien t lui-même d , ∂ A i désignan t ii la fron tière du demi-h yp erplan A i prise relativ emen t à l'h yp erplan en tier. Si on onsidère par exemple le sous-espae ane ∂ A 1 (de dimension n − 2 ), F = δ 1 ∩ ∂ A 1 est une fae de δ 1 , et puisque S est un omplexe alors F est dans ∂ κ x ∩ ∂ κ y ∩ ∂ O (puisqu'on vien t de v oir qu'une b oule n − 2 dimensionnelle inluse dans F y est déjà, si la fae en tière n'y était pas ela impliquerait qu'un sommet d'un autre p oly èdre de S serait dans F priv é de ses propres sommets, e qui on tredirait le fait que S est un omplexe) ; si d est sommet d'un p oly èdre de S alors il existe ǫ 2 > 0 tel que U ǫ ne on tien t auun autre sommet de S p our ǫ ≤ ǫ 2 . P ar un raisonnemen t analogue sur un p oin t e ∈ ∂ κ x ∩ ∂ κ y ∩ ∂ O ∩ B ǫ distint de d , il est p ossible de trouv er une fae inluse dans ∂ κ x ∩ ∂ κ y ∩ ∂ O qui on tien t d et e . 20 Dans les deux as, on a don trouv é une fae F telle que d ∈ F ⊂ κ x ∩ κ y ∩ ∂ O . (54) Il nous reste enore à v érier que le p oly èdre h F ∪ { x, y }i est de dimension n . Puisque κ x et κ y son t resp etiv emen t étoilés par rapp ort à x et y , et F ⊂ κ x ∩ κ y alors le sous-espae ane minimal H ′ de dimension n − 2 on tenan t F ne on tien t pas x et y , et sa diretion n'est pas parallèle à elle de la droite ( x, y ) , don h F, { x }i est de dimension n − 1 et l'h yp erplan ane le on tenan t ne on tien t pas y . Dès lors h ( δ 1 ∩ δ 2 ) ∪ { x, y }i ∈ S ( S, G, p ) (55) a v e par onstrution, a ∈ h{ x, y , d }i ⊂ h{ x, y } ∪ ( δ 1 ∩ δ 2 ) i , 'est à dire que a ∈ U ( S ′ ) ; si b ∈ ∂ κ z ∩ κ x alors il sut de refaire le raisonnemen t préédan t en p erm utan t y et z . Si O ( x ) = 1 alors en notan t y le v oisin de x il est p ossible de refaire un raisonnemen t sem blable en remplaçan t κ z par ∅ . P our onlure, dans tous les as on a bien démon tré que a ∈ U ( S ′ ) , 'est à dire que O ⊂ U ( S ′ ) . L'inlusion in v erse est lairemen t v ériée dès que les ( κ x ) x ∈ T v érien t les h yp othèses du lemme 1, puisque dans e as tous les nou- v eaux p oly èdres réés lors de la susp ension resten t inlus dans S x ∈ T κ x : les p oly èdres de première esp èe obten us par susp ension par rapp ort à un sommet x son t inlus dans κ x ; eux de seonde esp èe obten us par susp ension par rapp ort à deux som- mets v oisins x et y son t inlus dans κ x ∪ κ y . À présen t donnons une dénition p our dérire la situation où un omplexe om bine les h yp othèses des lemmes 1 et 2 par rapp ort à un ouv ert en forme de tub e parouru par un graphe linéaire, en utilisan t des parties ( κ x ) x ∈ T obten ues par déoupage du tub e par des h yp erplans p erp endiulaires aux arêtes du graphe et p ouv an t être plaés à ǫ près. Supp osons que n ≥ 2 , onsidérons un omplexe n − 1 -dimensionnel S , un ouv ert O tel que ∂ O = U ( S ) et un graphe linéaire G = ( T , A ) tel que T ⊂ O . P our deux sommets v oisins x et y de G et r ∈ i − d ( x,y ) 2 , d ( x,y ) 2 h on notera H ( x, y , r ) l'h yp erplan ane p erp endiulaire à et passan t par le seg- men t [ x, y ] à distane r + d ( x,y ) 2 de x , H + ( x, y , r ) le demi-espae ane de fron- tière H ( x, y , r ) qui on tien t x et H − ( x, y , r ) l'autre demi-espae orresp ondan t. Soit f une appliation de T 2 dans R , an tiomm utativ e ('est à dire telle que ∀ ( x, y ) ∈ T 2 : f ( x , y ) = − f ( y , x ) ) et v érian t ∀{ x, y } ∈ A : | f ( x, y ) | < d ( x, y ) 2 . (56) Supp osons que # T > 1 , p our un sommet x ∈ T selon les as : si O ( x ) = 0 (dans e as G est réduit à un seul sommet par h yp othèse de linéarité) on p osera κ x ( f ) = O ; si O ( x ) = 1 alors soit y le v oisin de x , on notera κ x ( f ) l'adhérene de la omp osan te onnexe de H + ( x, y , f ( x, y )) ∩ O qui on tien t x ; 21 si O ( x ) = 2 alors soien t y et z les deux v oisins distints de x , on no- tera κ x ( f ) l'adhérene de la omp osan te onnexe de H + ( x, y , f ( x, y )) ∩ H + ( x, z , f ( x , z )) ∩ O qui on tien t x . Et p our nir on dénit enore la famille de p oly èdres n − 1 -dimensionnels S ( f ) par δ ∈ S ( f ) ⇐ ⇒ ∃ ( δ ′ , x ) ∈ S × T : δ = δ ′ ∩ κ x ( f ) et dim δ = n − 1 . (57) Dénition 10 (Susp ension tubulaire) . Soient S un omplexe n − 1 -dimension- nel, O un ouvert tel que ∂ O = U ( S ) et G = ( T , A ) un gr aphe liné air e tel que T ⊂ O . Pour ǫ > 0 donné, on dir a que S est ǫ -tubulair e p ar r app ort à G et O si G est r é duit à un seul sommet, ou s'il existe deux appli ations f et g : T 2 → R anti ommutatives et vériant : 1. ∀{ x, y } ∈ A : ( f ( x, y ) , g ( x, y )) ∈ − d ( x, y ) 2 , d ( x, y ) 2 2 | f ( x, y ) − g ( x, y ) | ≥ ǫ ; (58) 2. p our toute appli ation anti ommutative h : T 2 → R tel le que min( f , g ) ≤ h ≤ max( f , g ) , S ( h ) est un omplexe vériant les hyp othèses des lemmes 1 et 2 p ar r app ort au gr aphe G et O en utilisant les ouverts κ x ( h ) et le hoix p de susp ension déni p ar p ( δ ) = x ⇔ δ ⊂ κ x ( h ) . Lorsque les h yp othèses de la dénition son t v ériées, ∂ O admet un h yp er- plan tangen t H n − 1 -presque partout (en tan t qu'union nie de p oly èdres n − 1 - dimensionnels). On notera ∂ ⊥ O le sous-ensem ble de ∂ O où un tel h yp erplan existe, et − → n ( z ) un v eteur unitaire normal à et h yp erplan lorsque z ∈ ∂ ⊥ O . Lorsque le graphe G est réduit à un seul sommet x on notera α − = β − = d ( x, ∂ O ) γ = H n − 1 ( ∂ O ) 1 n − 1 α + = β + = sup t ∈ ∂ O d ( x, t ) η = inf t ∈ ∂ ⊥ O | < − → n ( t ) , t − x > | k t − x k . (59) Lorsque # T > 1 on notera F l'ensem ble des appliations an tiomm utativ es omprises en tre f et g : F = n h ∈ R T 2 : h an tiomm utativ e et min( f , g ) ≤ h ≤ max( f , g ) o (60) 22 et a v e es notations on dénit enore les quan tités suiv an tes : α − = min { x,y }∈ A d ( x, y ) β − = inf h ∈ F { x,y }∈ A z ∈ [ x,y ] d ( z , ∂ O ∩ ( κ x ( h ) ∪ κ y ( h ))) α + = max { x,y }∈ A d ( x, y ) β + = sup h ∈ F { x,y }∈ A z ∈ [ x,y ] sup t ∈ ∂ O ∩ ( κ x ( h ) ∪ κ y ( h )) d ( z , t ) γ = sup h ∈ F x ∈ T H n − 1 ( ∂ O ∩ κ x ( h )) 1 n − 1 η = inf h ∈ F { x,y }∈ A z ∈ [ x,y ] t ∈ ∂ ⊥ O ∩ ( κ x ( h ) ∪ κ y ( h )) | < − → n ( t ) , t − z > | k t − z k . (61) Le lemme suiv an t p ermet d'év aluer les onstan tes de forme optimales des p oly èdres d'une susp ension de omplexe ǫ -tubulaire. Comme dans le as de la propriété 2 , il serait p ossible de le donner sous une forme plus préise mais elle-i nous sura p our la suite. Lemme 3 (Rotondité d'une susp ension tubulaire) . Pour toute p artie omp ate K ⊂ ]0 , + ∞ [ 9 il existe des onstantes c 1 et c 2 stritement p ositives tel les que p our tout omplexe ǫ -tubulair e S p ar r app ort à un ouvert O et un gr aphe G , si on p eut tr ouver deux onstantes ρ + et ρ − tel les que ρ + > R ( S ′ ) > R ( S ′ ) > ρ − > 0 (62) et n, η , ρ + ρ − , ǫ ρ + , α − ρ + , α + ρ + , β − ρ + , β + ρ + , γ ρ − ∈ K (63) alors on p eut tr ouver h ∈ F tel que S ′ = S ( S ( h ) , G, p ) est un omplexe n - dimensionnel vériant R ( S ′ ) ≤ c 1 R ( S ) , R ( S ′ ) ≥ c 2 R ( S ) et U ( S ′ ) = O . (64) Démonstr ation. On p eut ommener par remarquer que le lemme est éviden t si # T = 1 . En eet, dans e as il sut de onsidérer δ ∈ F ( S ) , en notan t o un ortho en tre de δ et x ∈ T il vien t η β − ≤ d ( x, Affine( δ )) ≤ β + β − ≤ d ( x, o ) ≤ β + ρ − ≤ R ( δ ) ≤ ρ + (65) d'où on tire η β − β + ≤ d ( x, Affine( δ )) d ( x, o ) ≤ 1 β − ρ + ≤ d ( x, o ) R ( δ ) ≤ β + ρ − . (66) 23 En appliquan t la propriété 2 on obtien t immédiatemen t les onstan tes désirées, on supp osera don p our la suite que # T > 1 . Soit δ ∈ F k ( S ) une sous-fae de dimension k ≤ n − 1 d'un p oly èdre de S , onsidérons les deux as : si k = 1 alors # F k − 1 ( δ ) = 2 ; si k > 1 , par h yp othèse δ est on ten u dans une b oule de en tre c δ et de ra y on au plus ρ + . Notons resp etiv emen t U k et V k la surfae de la sphère unité et le v olume de la b oule unité en dimension k . En rapp elan t que δ est on v exe et on ten u dans une b oule de ra y on ρ + il vien t H k − 1 ( ∂ δ ) ≤ U k ρ k − 1 + (67) et puisque les faes de δ son t disjoin tes et formen t sa fron tière on a aussi X α ∈F k − 1 ( δ ) H k − 1 ( α ) = H k − 1 ( ∂ δ ) . (68) De la même façon, les faes de δ on tiennen t une b oule k − 1 -dimensionnelle de ra y on au moins ρ − et don # F k − 1 ( δ ) V k − 1 ρ k − 1 − ≤ H k − 1 ( ∂ δ ) . (69) On p eut alors tirer de ( 67 ) et (69 ) : # F k − 1 ( δ ) ≤ U k V k − 1 ρ + ρ − k − 1 . (70) P ar onséquen t, on p eut don trouv er M > 0 ne dép endan t que de K tel que p our 0 ≤ k ≤ n − 1 et p our tout sous-omplexe S ′ ⊂ S # F k ( S ′ ) ≤ M # F n − 1 ( S ′ ) . (71) Puisqu'on a supp osé que G n'est pas réduit à un seul sommet alors A 6 = ∅ , on p eut don onsidérer { x, y } ∈ A et p oser u = min( f ( x, y ) , g ( x, y )) et v = max( f ( x, y ) , g ( x, y )) . (72) Fixons k ∈ { 0 , . . . , n − 1 } et onsidérons le sous-omplexe S k ( x, y ) des sous-faes de dimension k de S p our lesquelles il existe w ∈ ] u, v [ tel que l'h yp erplan ane H ( x, y , w ) in tersete leur in térieur sans les on tenir : S k ( x, y ) = { δ ∈ F k ( S ) : ∃ w ∈ ] u, v [ , ◦ δ ∩ H ( x, y , w ) 6 = ∅ et δ 6⊂ H ( x, y , w ) } . (73) P ar ailleurs en prenan t k = n − 1 on sait que U ( S n − 1 ( x, y )) ⊂ ∂ O ∩ [ u ≤ w ≤ v H ( x, y , w ) (74) sinon il y aurait des p oly èdres de S qui p ourraien t être déoup és plusieurs fois par les h yp erplans H ( x, y , w ) p our { x, y } ∈ A , e que les h yp othèses du lemme in terdisen t. On en déduit que les S n − 1 ( x, y ) (p our { x, y } ∈ A ) son t des sous- omplexes disjoin ts deux à deux de S qui v érien t U ( S n − 1 ( x, y )) ⊂ ( κ x ( f ) ∪ κ x ( g )) ∩ ∂ O (75) 24 et on en tire H n − 1 ( U ( S n − 1 ( x, y ))) ≤ H n − 1 (( κ x ( f ) ∪ κ x ( g )) ∩ ∂ O ) ≤ 2 γ n − 1 . (76) En outre, tous les p oly èdres de S n − 1 ( x, y ) on tiennen t une b oule n − 1 -dimen- sionnelle de ra y on au moins R ( S ) > ρ − don V n − 1 # S n − 1 ( x, y ) ρ n − 1 − ≤ H n − 1 ( U ( S n − 1 ( x, y ))) (77) d'où on tire # S n − 1 ( x, y ) ≤ 2 γ n − 1 ρ n − 1 − V n − 1 (78) et d'après ( 71 ) X k ρ − ). Notons enore : u ′ = inf { w ∈ [ u, v ] : H ( x, y , w ) ∩ ◦ δ 6 = ∅} δ + ( w ) = H + ( x, y , w ) ∩ δ (80) v ′ = sup { w ∈ [ u, v ] : H ( x, y , w ) ∩ ◦ δ 6 = ∅} δ − ( w ) = H − ( x, y , w ) ∩ δ (81) S ( δ, w ) = ( { δ + ( w ) , δ − ( w ) } si w ∈ ] u ′ , v ′ [ { δ } si w / ∈ ] u ′ , v ′ [ . (82) P ar onstrution H ( x, y , u ′ ) ∩ ◦ B = H ( x, y , v ′ ) ∩ ◦ B = ∅ (ar B ⊂ δ ), δ + ( w ) et δ − ( w ) son t deux p oly èdres k + 1 -dimensionnels p our u ′ < w < v ′ , S ( δ, w ) est un omplexe k -dimensionnel et il existe w 0 ∈ ] u ′ , v ′ [ tel que c ∈ H ( x, y , w 0 ) . Soien t x ′ ∈ δ ∩ H ( x, y , u ′ ) et y ′ ∈ δ ∩ H ( x, y , v ′ ) et p osons B ′ = S ( B , x ′ ) ∪ S ( B , y ′ ) . Déjà B ′ ⊂ δ par on v exité, en outre B ∩ H + ( x, y , w 0 ) et B ∩ H − ( x, y , w 0 ) on tiennen t haun une b oule de ra y on R ( δ ) / 2 . En p osan t B + ( w ) = B ′ ∩ H + ( x, y , w ) et B − ( w ) = B ′ ∩ H − ( x, y , w ) (83) et en onsidéran t une homothétie de en tre x ′ il vien t ∀ w ∈ ] u ′ , w 0 ] : R ( B + ( w )) ≥ w − u ′ w 0 − u ′ · R ( δ ) 2 (84) et de manière symétrique ∀ w ∈ [ w 0 , v ′ [ : R ( B − ( w )) ≥ w − v ′ w 0 − v ′ · R ( δ ) 2 . (85) Réipro quemen t, ∀ w ∈ ] w 0 , v ′ [ : R ( B + ( w )) ≥ R ( δ ) 2 (86) et ∀ w ∈ ] u ′ , w 0 [ : R ( B − ( w )) ≥ R ( δ ) 2 . (87) 25 P ar ailleurs puisque par h yp othèse R ( δ ) ≥ ρ − et R ( δ ) ≤ ρ + , alors min( w 0 − u ′ , v ′ − w 0 ) ≥ ρ − 2 ρ + ( v ′ − u ′ ) (88) et en p osan t ψ δ ( w ) = 1 si w ≤ u ′ min( | w − u ′ | , | w − v ′ | ) v ′ − u ′ · ρ − 4 ρ + si u ′ < w < v ′ 1 si w ≥ u ′ (89) il vien t min α ∈ S ( δ,w ) R ( α ) ≥ R ( δ ) . (90) A v e nos notations, on p eut don érire R ( S ( x, y , w )) ≥ min 1 ≤ k ≤ n − 1 δ ∈ S k ( x,y ) ψ δ ( w ) R ( S ) (91) où S ( x, y , w ) désigne le omplexe obten u par déoupage des p oly èdres de S n − 1 ( x, y ) par l'h yp erplan H ( x, y , w ) . P our a ∈ R et b ∈ ]0 , + ∞ ] ériv ons enore φ a,b ( w ) = 1 si w ≤ a w − a b/ 2 si w ∈ ] a, a + b/ 2] a + b − w b/ 2 si w ∈ ] a + b/ 2 , a + b [ 1 si w ≥ a + b (92) et remarquons que p our δ ∈ S k ( x, y ) on a ψ δ ( w ) ≥ ρ − 4 ρ + φ u ′ ,v ′ − u ′ ( w ) (93) a v e v ′ − u ′ ≤ 2 ρ + . P ar ailleurs il est faile de onstater que ∀ ( a, b, σ ) ∈ R × ]0 , 2 ρ + ] × [0 , 1[ : H 1 ( { w ∈ R : φ a,b ( w ) ≤ σ } ) ≤ bσ ≤ 2 ρ + σ . (94) D'après (79 ) il vien t sup w ∈ [ u,v ] min 1 ≤ k ≤ n − 1 δ ∈ S k ( x,y ) ψ δ ( w ) R ( S ) ≥ ρ − 4 ρ + min ( a 1 ,...,a N ) ∈ R N ( b 1 ,...,b N ) ∈ ]0 , 2 ρ + ] N sup w ∈ [0 ,ǫ ] φ a,b ( w ) (95) et en utilisan t (94 ) ∀ σ ∈ [0 , 1 [ , ∀ ( a 1 , . . . , a N ) ∈ R N , ∀ ( b 1 , . . . , b N ) ∈ ]0 , 2 ρ + ] N : H 1 ( { w ∈ R : φ a,b ≤ σ } ) ≤ 2 N ρ + σ . (96) En prenan t σ = ǫ 4 N ρ + dans (96 ) et d'après (91 ) on p eut don trouv er w x,y ∈ [ u, v ] tel que R ( S ( x, y , w x,y )) ≥ ǫρ − 16 N ρ 2 + R ( S ) = A R ( S ) (97) 26 a v e là enore A > 0 qui ne dép end que de K . En p osan t h ( x, y ) = w x,y et en reommençan t a v e tous les ouples de v oisins du graphe, il est don p ossible de trouv er h ∈ F telle que : R ( S ( h )) ≥ A R ( S ) et R ( S ( h )) ≤ R ( S ) . (98) Il nous reste enore à établir des relations uniformes sur les régularités après susp ension. P our ela soit δ ∈ F ( S ′ ) une sous-fae de S ′ et rapp elons que omme vu dans la démonstration du lemme 1 , δ p eut être de quatre sortes : si δ ∈ F ( S ( h )) alors par dénition R ( δ ) ≤ R ( S ( h )) et R ( δ ) ≥ R ( S ( h )); (99) si δ = [ u, v ] où u et v son t deux sommets v oisins du graphe, alors R ( δ ) = R ( δ ) ∈ [ α − , α + ] ⊂ α − ρ + R ( S ) , α − ρ − R ( S ) ; (100) si δ = S ( F, u ) où F ∈ F ( S ( h )) est une sous-fae de S ( h ) et u ∈ T un sommet du graphe, notons c un ortho en tre de F . On a d ( u, Affine( δ )) d ( u, c ) ∈ η β − β + , 1 et d ( u, c ) R ( F ) ∈ β − ρ + , β + ρ − (101) don la propriété 2 nous donne des onstan tes a et b ne dép endan t que de K telles que R ( δ ) ≤ aR ( F ) ≤ a R ( S ( h )) et R ( δ ) ≥ bR ( F ) ≥ b R ( S ( h )); (102) si δ = h F ∪ { u, v }i = S ( S ( F , u ) , v ) où F est une sous-fae de S ( h ) et { u, v } ∈ A deux sommets v oisins du graphe, notons F ′ = S ( F, u ) et c ′ un ortho en tre de F ′ . Déjà, omme vu p our le as prééden t on a R ( F ′ ) ≤ a R ( S ( h )) et R ( F ′ ) ≥ b R ( S ( h )) (103) d'où on tire d'après (98 ) R ( F ′ ) ≥ R ( F ′ ) ≥ b R ( S ( h )) ≥ bAρ − et R ( F ′ ) ≤ aρ + . (104) P ar dénition de la susp ension tubulaire F ⊂ H ( u, v , h ( u, v )) , F ′ ⊂ κ u , ◦ F ′ ∩ κ v = ∅ et dim Affine( F ) ≤ n − 2 , don ( d ( v , Affine( F ′ )) , d ( v , c ′ )) ∈ [ d ( v , F ′ ) , β + ] 2 . (105) P ar ailleurs d ( v , F ′ ) ∈ min( α − , β − ) 2 , max( α + , β + ) (106) et don d'après (104 ) d ( v , Affine( F ′ )) d ( v , c ′ ) ∈ min( α − , β − ) 2 max( α + , β + ) , 1 d ( v , c ′ ) R ( F ′ ) ∈ min( α − , β − ) 2 aρ + , max( α + , β + ) bAρ − (107) d'où on tire de nouv eau d'après la propriété 2 et l'inégalité (103 ) R ( δ ) ≤ a ′ R ( F ′ ) ≤ aa ′ R ( S ( h )) et R ( δ ) ≥ b ′ R ( F ′ ) ≥ bb ′ R ( S ( h )) (108) a v e là enore a ′ et b ′ qui ne dép enden t que de K . 27 En om binan t l'inégalité (98 ) a v e elles obten ues p our haun des quatre as ((99 ), (100 ), (102 ) et (108 )) on obtien t les onstan tes c 1 et c 2 désirées, e qui termine la démonstration du lemme. 3 Raordemen t de omplexes dy adiques On s'in téresse à présen t à des omplexes omp osés de ub es dy adiques de R n . Un ub e dy adique de pas r > 0 s'érit omme le pa v é [0 , r ] n dans une base orthonormale adaptée. Un famille de tels ub es disp osés sur un pa v age onstitue naturellemen t un omplexe. Dénition 11 (Complexes dy adiques) . On app el ler a omplexe dyadique n - dimensionnel de p as r > 0 toute famil le S de ub es dyadiques qui p eut s'é rir e S = { r z + [0 , r ] n : z ∈ Z } (109) dans une b ase orthonormale adapté e. On dir a qu'un omplexe T est dyadique en surfa e s'il existe un omplexe dyadique S tel que F ∂ ( T ) = F ∂ ( S ) . (110) Comme préédemmen t on généralise la dénition à des omplexes dy adiques de dimension k ≤ n en se plaçan t dans un sous-espae ane. Lorsqu'un omplexe T est dy adique en surfae il est lair qu'il existe un seul omplexe dy adique S a v e les mêmes faes sur la fron tière. On généralise don naturellemen t à T les attributs de S propres aux omplexes dy adiques (par exemple les propriétés de group emen t de la dénition 12 ). Les prinipales dénitions a y an t été données, on p eut à présen t énoner le théorème prinipal. Théorème 1 (F usion) . Il existe tr ois onstantes stritement p ositives ρ , c 1 et c 2 ne dép endant que de n tel les que p our tout omp at K ⊂ R n , p our tout ouvert O ⊂ K et p our tous omplexes n -dimensionnels S 1 et S 2 dyadiques unitair es en surfa e vériant U ( S 1 ) = K \ O U ( S 2 ) ⊂ O min ( x,y ) ∈U ( S 1 ) ×U ( S 2 ) k x − y k > ρ (111) on p eut onstruir e S 3 tel que S ′ = S 1 ∪ S 2 ∪ S 3 est un omplexe n -dimensionnel vériant U ( S ′ ) = K R ( S ′ ) ≤ c 1 R ( S 1 ∪ S 2 ) R ( S ′ ) ≥ c 2 R ( S 1 ∪ S 2 ) . (112) Dans e qui suit on notera φ une isométrie ane qui fait passer d'une base de S 1 à une base de S 2 . La démonstration v a onsister à om bler l'espae ompris en tre S 1 et S 2 par des ou hes suessiv es de p oly èdres de façon à former un seul omplexe plus grand, en raisonnan t par réurrene sur la dimension n . Aupara v an t, on v a donner un lemme préliminaire. 3.1 Sub division Dénissons une propriété aratérisan t les omplexes dy adiques qui son t des sub divisions de omplexes dy adiques plus grands. 28 Dénition 12 (Group emen t) . Soit S un omplexe dyadique de p as r et p un entier non nul. On dir a que S est p × p · · · × p | {z } k fois -gr oup é s'il existe un omplexe dyadique T de p as pr tel que U ( S ) = U ( T ) . Dans e as on dir a que S est la p × p · · · × p -sub division de T , ou que T est le p × p · · · × p -gr oup ement de S . On se réserv e aussi le droit de parler de p 1 × p 2 . . . × p k -group emen ts par la suite (où les p i son t des en tiers non n uls pas forémen t tous égaux) lorsque le omplexe S s'y prête. P our simplier les notations, on remplaera aussi parfois p × p × . . . × p par p k . Étan t donnés un en tier m > 1 et un omplexe dy adique en surfae, le lemme suiv an t p ermet de onstruire une ou he de p oly èdres sur la fron tière de façon à le rendre m k -group é en surfae, tout en gardan t un on trle sur les onstan tes de forme obten ues. Lemme 4 (Sub division) . Pour tout entier p ≥ 1 il existe deux onstantes c 1 et c 2 tel les que p our tout omplexe n -dimensionnel S dyadique en surfa e de p as r il est p ossible de onstruir e un omplexe S ′ ⊃ S dyadique en surfa e de p as r/p , p n -gr oup é dans la même b ase et vériant max x ∈U ( S ′ ) d ( x, U ( S )) ≤ r √ n (113) R ( S ′ ) ≤ c 2 R ( S ) R ( S ′ ) ≥ c 1 R ( S ) . (114) Démonstr ation. Considérons la famille T des ub es dy adiques de pas r dans une base adaptée à S qui on t au moins un p oin t omm un a v e ∂ U ( S ) et qui son t d'in térieur disjoin t a v e tous les p oly èdres de S . Il est lair que S ∪ T est un omplexe dy adique en surfae de pas r qui v érie l'inégalité (113 ), a v e en outre ∂ U ( S ∪ T ) ∩ ∂ U ( S ) = ∅ . (115) Soit δ ∈ T et notons c δ son en tre. L'ensem ble F n − 1 ( δ ) ∩ F ∂ ( T ) on tien t des ub es dy adiques n − 1 -dimensionnels de pas r , qu'il est p ossible de sub diviser haun naturellemen t en p n − 1 ub es de même dimension et de pas r/p . On notera E δ le omplexe obten u après sub division des ub es de F n − 1 ( δ ) ∩ F ∂ ( T ) , et F δ = F n − 1 ( δ ) \ F ∂ ( T ) . (116) P ar onstrution, E δ ∪ F δ est un omplexe n − 1 -dimensionnel v érian t ∂ δ = U ( E δ ∪ F δ ) (117) et en faisan t la susp ension des ub es de E δ ∪ F δ par rapp ort à c δ on se retrouv e dans le as partiulier d'une susp ension tubulaire par rapp ort à un graphe réduit à un seul sommet, a v e des onstan tes β − , β + , γ et η qui ne dép enden t que de p et n . Dès lors en p osan t S δ = {S ( α, c δ ) : α ∈ E δ ∪ F δ } (118) on sait d'après le lemme 3 que S δ est un omplexe n -dimensionnel v érian t U ( S δ ) = δ et R ( S δ ) ≤ c 1 R ( E δ ∪ F δ ) R ( S δ ) ≥ c 2 R ( E δ ∪ F δ ) (119) 29 a v e c 1 et c 2 qui dép enden t uniquemen t de n et p . P osons nalemen t S ′ = S ∪ [ δ ∈ T S δ . (120) P ar onstrution S ′ est un omplexe n -dimensionnel dy adique en surfae de pas r/p , p n -group é, qui v érie l'inégalité (113 ), ainsi que (114 ) d'après (119 ). Dans la démonstration du théorème qui v a suivre, p our p > 1 et ρ ′ > 0 donnés, en supp osan t que ρ > 3 √ n + ρ ′ et en appliquan t le lemme 4 à S 1 et S 2 (quitte à enlev er ensuite les ub es ra joutés à S 2 qui ne son t pas dans O ) on p eut aussi supp oser que tous deux son t p × p -group és (p our alléger les notations on supp osera qu'ils son t toujours unitaires, et on les notera enore S 1 et S 2 ) et les h yp othèses du théorème resteron t v ériées a v e ρ ′ . En partiulier si on prend p > 3 ρ ′ + 3 √ n , en notan t A = n x ∈ O : d ( x, U ( S 1 )) > p 3 o O ′ = O \ A (121) alors U ( S 1 ) ⊂ O ′ ⊂ O et toute omp osan te onnexe de O ′ on tien t une unique omp osan te onnexe de U ( S 1 ) . P ar ailleurs, en a joutan t à S 1 tous les ub es dy adiques unitaires p ossibles dans une même base situés à distane au moins ρ ′ de U ( S 2 ) et inlus dans O on a U ( S 1 ) ⊃ A (ar tout ub e dy adique unitaire qui in tersete ∂ A ∩ O est à distane au moins p/ 3 − √ n > ρ ′ de U ( S 1 ) ). P ar onséquen t, quitte à sub diviser préalablemen t S 1 et S 2 , à a jouter des ub es à S 1 et à tra v ailler séparémen t dans les omp osan tes onnexes de O ′ on v a supp oser en plus que U ( S 2 ) est onnexe, e qui implique en partiulier que ∂ U ( S 2 ) l'est. 3.2 F usion en dimension 2 T raitons d'ab ord le as de la fusion de deux omplexes dy adiques bidimen- sionnels. On v erra que la onstrution qu'on v a expliiter v a être enore réutili- sable dans la suite de la démonstration en dimension plus grande. Lemme 5. L e thé or ème 1 est vr ai lorsque n = 2 . Démonstr ation. Supp osons don que n = 2 , que les h yp othèses du théorème de fusion son t v ériées. Dans es onditions, les p ortions de S 1 et S 2 qui nous in téressen t son t deux graphes au sens de la dénition 6 , les arêtes étan t les faes (ou segmen ts) qui son t resp etiv emen t dans la fron tière de O et de U ( S 1 ) . On v a supp oser qu'on disp ose d'une distane ρ assez grande en tre les deux omplexes p our faire toutes les onstrutions don t on v a a v oir b esoin dans la démonstration qui suit, on v erra à la n que ρ p eut être b orné indép endammen t des omplexes onsidérés. Remarquons qu'une isométrie φ qui fait passer d'une base de S 1 à l'une de S 2 p eut être déomp osée en une rotation linéaire r θ d'angle θ suivie d'une translation τ : φ = τ ◦ r θ . (122) En faisan t év en tuellemen t une p erm utation et/ou des in v ersions des v eteurs de la base de l'un des omplexes, on p eut aussi supp oser que l'angle θ est ompris 30 en tre − π 2 et 0 mo dulo π 2 . P our tout en tier p > 0 , la rotation r θ p eut alors être déomp osée en p rotations d'angle θ ′ = θ p ∈ h − π 2 p , 0 i : r θ = r θ /p p = ( r θ ′ ) p . (123) Enn en p osan t θ ′′ = π 4 + θ ′ 2 on onstate que θ ′ = 2 θ ′′ mo dulo π 2 et là enore à des p erm utations/in v ersions près des v eteurs des bases onsidérées, r θ p eut s'érire omme le pro duit de 2 p rotations d'angle θ ′′ ∈ h π 4 − π 4 p , π 4 i . Si l'on onstruit suessiv emen t 2 p − 1 omplexes dy adiques en ouronne autour de S 2 (en supp osan t ρ assez grand) don t une base est l'image de elle du omplexe préédan t par une rotation d'angle θ ′′ , le problème de fusionner S 1 a v e S 2 se ramène à faire fusionner suessiv emen t deux à deux es omplexes. De la même façon en p osan t θ ′′′ = θ ′′ − π 4 p , la omp osée de 2 p rotations d'angle θ ′′′ est une rotation d'angle égal à θ mo dulo π 2 , a v e θ ′′′ ∈ π 4 − π 2 p , π 4 − π 4 p . (124) On supp osera don à partir de main tenan t p our simplier la démonstration que θ ∈ [ θ min , θ max ] ⊂ i 0 , π 4 h (125) où θ min p eut être hoisi arbitrairemen t pro he de π 4 , au prix d'un nom bre de transitions p assez grand qui ne dép end pas des omplexes à faire fusionner. À présen t onsidérons la sub division 4 × 4 -group ée du omplexe S 2 obten ue en utilisan t le lemme 4 a v e p = 4 (on app ellera aussi S 2 le omplexe obten u, et on supp osera enore qu'il est unitaire p our ne pas sur harger les notations). Chaque ouple de faes distintes de F ∂ ( S 2 ) a y an t un p oin t en omm un p euv en t former un angle plat, aigu ou obtus. Dans e qui suit, p our deux p oin ts a = ( a 1 , a 2 ) et b = ( b 1 , b 2 ) de R 2 on notera d max ( a, b ) la distane dite habituellemen t du maxim um qui les sépare, dénie par d max ( a, b ) = max ( | a 1 − b 1 | , | a 2 − b 2 | ) . (126) Considérons l'ensem ble des p oin ts de o ordonnées Z 2 + 1 2 , 1 2 dans une base de S 2 (les en tres des ub es de S 2 en fon t par exemple partie), et notons T le sous-ensem ble de es p oin ts qui son t à l'extérieur de U ( S 2 ) et à distane 1 2 p our la distane d max : T = z ∈ Z 2 + 1 2 , 1 2 : d max ( z , U ( S 2 )) = 1 2 . (127) Cet ensem ble de sommets p eut être m uni naturellemen t d'une struture de graphe, en p osan t que les v oisins d'un p oin t de T son t les p oin ts de T à distane minimale : A = {{ x, y } ⊂ T : x ∈ T , y ∈ T \ { x } et ∀ z ∈ T \ { x } , k z − x k ≥ k y − x k} (128) Notons G le graphe formé du ouple ( T , A ) et v érions rapidemen t que G est linéaire ylique. D'ab ord tout p oin t de T a au moins deux v oisins ar si x ∈ T 31 alors il existe x ′ ∈ F 0 ( S 2 ) tel que x ′ ∈ U ( S 2 ) et d max ( x ′ , x ) = 1 2 . On a vu que x ′ était le sommet d'un angle plat, aigu ou obtus, et on p eut trouv er y ′ et z ′ distints dans F 0 ( S 2 ) ∩ ∂ U ( S 2 ) tels que d ( x ′ , y ′ ) = d ( x ′ , z ′ ) = 1 . puisque l'on a sub divisé quatre fois alors néessairemen t seul l'un des trois sommets ( x ′ , y ′ , z ′ ) de la fron tière du omplexe p eut être le sommet d'un angle non plat. P ar onséquen t on p eut alors trouv er y et z distints et distints de x dans Z 2 + 1 2 , 1 2 tels que d max ( y ′ , y ) = 1 2 , d max ( z ′ , z ) = 1 2 et d ( x, y ) = d ( x, z ) = 1 . P ar onséquen t x a au moins deux v oisins : y et z . Raisonnons à présen t par l'absurde et supp osons que x a au moins trois v oisins distints a , b et c . P ar onstrution a , b et c son t à distane 1 de x don formen t les sommets d'un triangle retangle iso èle don t x est le milieu de l'h yp otén use et par exemple a est l'angle droit. Considérons alors l'union U des b oules fermées de en tres x , a , b et c et de ra y on 1 2 p our la distane d max (il s'agit en fait de quatre ub es dy adiques dans une base de S 2 ). Puisque l'on a sub divisé S 2 quatre fois alors U ( S 2 ) ∩ U est forémen t ompris d'un seul té de la droite ( b, c ) , e qui implique soit que d max ( a, U ( S 2 )) = 3 2 , soit que d max ( a, U ( S 2 )) = 0 . Dans tous les as, on a une on tradition a v e la dénition des p oin ts de T . On vien t don de mon trer que tout sommet du graphe G a exatemen t deux v oisins. On a en outre supp osé que ∂ U ( S 2 ) est onnexe, par onséquen t G est ylique. Et puisque G a au minim um h uit sommets (e serait le as si S 2 n'était omp osé que d'un seul ub e) alors il ne on tien t auun 3 -yle. P ar onséquen t G est bien linéaire ylique. Soien t u et v deux réels tels que 1 < u < v < 3 2 . On dénit une bande en forme de ouronne autour de S 2 à distane omprise en tre u et v : K u,v = { x ∈ R n : u < d ( x, U ( S 2 )) < v } . (129) La fron tière de ette bande a une omp osan te onnexe extérieure située à distane v de U ( S 2 ) : K v = { x ∈ R n : d ( x, U ( S 2 )) = v } . (130) Lorsque v est xé, ∀ u < v on p eut trouv er un en tier p tel que √ 2 p < v − u , don en sub divisan t p fois S 1 , si δ ∈ S 1 et δ ∩ K v 6 = ∅ alors d ( δ, U ( S 2 )) > u . On v a alors ompléter S 1 en lui ra joutan t tous les ub es inlus dans O , de pas 1 p dans la même base et qui on tiennen t un p oin t à distane au moins v de U ( S 2 ) : S ′ 1 = S 1 ∪ δ : δ ⊂ O et sup x ∈ δ d ( x, U ( S 2 )) ≥ v . (131) On remarquera que par onstrution, tous les p oly èdres de S ′ 1 son t à distane au moins u de U ( S 2 ) , don que ∂ U ( S ′ 1 ) a une omp osan te onnexe inluse dans K u,v . Là enore, p our simplier les notations on notera enore S 1 à la plae de S ′ 1 , puisque S 1 v érie aussi les h yp othèses du théorème a v e une autre onstan te ρ . Notons T ′ l'ensem ble des sommets du graphe G qui son t alignés a v e leurs deux v oisins. Remarquons que p our toute arête { x, y } ∈ A du graphe G , x ∈ T ′ ou y ∈ T ′ ar on a v ait sub divisé S 2 quatre fois. P our tout sommet x ∈ T ′ soit ( d ) la droite p erp endiulaire à elle qu'il forme a v e ses deux v oisins, on notera C x 32 le ne de sommet x et don t les p oin ts formen t un angle (non orien té) ompris en tre 0 et θ min a v e la droite ( d ) : C x = n z ∈ R n : \ ( x, y ) , ( d ) ∈ [0 , θ min ] o . (132) Nous allons à présen t disuter des diéren tes ongurations p ossibles des som- mets du graphe. Cas d'un angle plat Soien t x et y deux sommets v oisins du graphe tous deux alignés a v e leurs v oisins ( x, y ∈ T ′ ). Remarquons d'ab ord que puisque l'on a supp osé que θ ∈ [ θ min , θ max ] alors ∂ S 1 ∩ K u,v ∩ C x est en o lusion simple par rapp ort à x (res- p etiv emen t ∂ S 1 ∩ K u,v ∩ C y par rapp ort à y ). En outre, ∂ S 1 ∩ K u,v ∩ C x ∩ C y est en o lusion simple par rapp ort au segmen t [ x, y ] : en eet, remarquons que les faes de S 1 qui son t dans et ensem ble formen t un angle ompris en tre θ min et π 4 a v e la normale à la droite ( x, y ) , don oup en t la droite ( x, y ) en un p oin t extérieur au segmen t [ x, y ] ar u > 1 . En hoisissan t θ min assez pro he de π 4 il est p ossible d'obtenir que tan θ min > 1 2 , et en prenan t v > 1 2 + 1 2 tan θ min (133) on obtien t que K v ∩ C x ∩ C y est un segmen t non vide parallèle à [ x, y ] , de longueur ν > 0 qui ne dép end que de v et θ min . On notera H λ une droite p erp endiulaire à e segmen t, à distane λ de l'une de ses extrémité (p our λ ∈ [0 , ν ]) . 33 Cas d'un angle aigu T raitons à présen t le as des angles aigus : soit x le sommet de l'angle, et y et z ses deux v oisins. Si θ min est susammen t pro he de π 4 , il est p ossible de trouv er une droite ∆ parallèle à l'un des v eteurs de la base anonique de S 1 et telle qu'elle passe par des sommets de la fron tière de S 1 , situés resp etiv emen t dans K u,v ∩ C y et K u,v ∩ C z . Si on supp ose qu'on a assez sub divisé S 1 (il sut que son pas soit inférieur à 1 100 par exemple) on p eut aussi imp oser que la droite ∆ ne oup e pas les segmen ts [ x, y ] et [ x, z ] et même, on p eut trouv er une onstan te C > 0 ne dép endan t que du pas de sub division et de θ min telle qu'on puisse imp oser d ( x, ∆) > C . Notons ∆ + le demi-plan délimité par ∆ qui on tien t x , ∆ − l'autre demi-plan. On ra joute alors à S 1 tous les ub es qui son t dans ∆ − ∩ { t ∈ R n : d ( t, U ( S 2 )) ≤ v } . On prend ette fois-i des droites H λ et H ′ µ qui son t p erp endiulaires à ∆ et à distane resp etiv e λ et µ de x , du té resp etiv emen t de y et de z , a v e par exemple λ, µ ∈ [ 1 3 , 2 3 ] . 34 Cas d'un angle obtus T raitons à présen t le as des angles obtus : soit x le sommet de l'angle, et y et z ses deux v oisins. On v a pro éder quasimen t de la même façon que p our les angles aigus. Notons y ′ le v oisin de y qui n'est pas x , z ′ elui de z qui n'est pas x . Si θ min est susammen t pro he de π 4 , il est p ossible de trouv er une droite ∆ parallèle à l'un des v eteurs de la base anonique de S 1 et telle qu'elle passe par des sommets de la fron tière de S 1 , situés resp etiv emen t dans K u,v ∩ C y ∩ C y ′ et K u,v ∩ C z ∩ C z ′ . Si on supp ose qu'on a assez sub divisé S 1 (il sut que son pas soit inférieur à 1 100 par exemple) on p eut aussi imp oser que la droite ∆ ne oup e pas les segmen ts [ x, y ] et [ x, z ] et même, on p eut trouv er une onstan te C > 0 ne dép endan t que du pas de sub division et de θ min telle qu'on puisse imp oser d ( x, ∆) > C . Notons ∆ + le demi-plan délimité par ∆ qui on tien t x , ∆ − l'autre demi-plan. On retire alors à S 1 tous les ub es qui son t dans ∆ − ∩ { t ∈ R n : d ( t, U ( S 2 )) ≥ u } (ette op ération est p ossible sans mo diation des omplexes initiaux si on a v ait supp osé ρ > 2 par exemple, puisque dans e as on ne retire que e qu'on a v ait sura jouté). On prend des droites H λ et H ′ µ qui son t p erp endiulaires à ∆ et à distane resp etiv e λ et µ de x , du té resp etiv emen t de y et de z , p our λ, µ ∈ [ 1 3 , 2 3 ] par exemple. 35 Conlusion Notons ǫ = min ν, 1 3 et Σ le omplexe omp osé des faes de S 1 et S 2 inluses dans leurs fron tières en vis-à-vis : Σ = F ∈ F 1 ( S 1 ∪ S 2 ) : F ⊂ ∂ U ( S 1 ) ou F ⊂ ∂ U ( S 2 ) ∩ O . (134) Il est lair que Σ est ǫ -tubulaire par rapp ort à G et O en utilisan t les droites H λ et H µ qu'on a onstruites p our le déoupage. Considérons les h yp othèses du lemme 3 , par onstrution on obtien t failemen t les b ornes suiv an tes : α + = α − = 1 β − > u 2 β + < 2 v γ < 1 0 0 η ∈ [cos θ max , cos θ min ] . (135) Puisque omme on l'a vu, θ min , θ max , u et v p euv en t être hoisis indép endam- men t des omplexes à fusionner il est lair qu'on p eut trouv er des onstan tes ρ + , ρ − et un ompat K qui ne dép enden t pas de S 1 et S 2 tels que (61 ) et (62 ) soien t v ériées, e qui nous donne les onstan tes c 1 et c 2 re her hées. Cette démonstration v a aussi nous servir à prouv er le lemme 7 , utile dans la suite de la démonstration du théorème de fusion en dimension plus grande. Aupara v an t donnons quelques dénitions. Dénition 13 (Graphe anonique) . Soit S un omplexe dyadique de p as r , p our tout ub e δ ∈ S notons c δ son entr e. L e gr aphe anonique G = ( T , A ) asso ié à S est déni natur el lement p ar T = { c δ : δ ∈ S } A = {{ x, y } ⊂ T : k x − y k = r } (136) et on dir a qu'un omplexe dyadique est onnexe, ylique ou liné air e si son gr aphe anonique l'est. Plaçons-nous temp orairemen t dans R 2 , p our ( x, y ) ∈ R 2 et r > 0 on notera ∆( x, y , r ) = [ x, x + r ] × [ y , y + r ] V (∆( x, y , r )) = { ∆( x + u, y + v , r ) : ( u, v ) ∈ {− r, 0 , r } 2 } V ∗ (∆( x, y , r )) = { ∆( x + u, y + v , r ) : ( u, v ) ∈ {− r, 0 , r } 2 et | u + v | = r } . (137) En remarquan t que es dénitions ne dép enden t pas du hoix de la base de ub e dy adique onsidérée, on les généralise à des omplexes dy adiques bidimension- nels dans R n ( n ≥ 2 ) en se plaçan t dans le 2 -plan ane orresp ondan t. On dira que V ( δ ) est l'ensem ble des ub es v oisins de δ , V ∗ ( δ ) elui des ub es tangen ts à δ . On notera aussi Extrem( S ) = { δ ∈ S : #( V ∗ ( δ ) ∩ S ) = 1 } . (138) Si on onsidère un omplexe bidimensionnel S et son graphe anonique as- so ié G = ( T , A ) on a par dénition les équiv alenes ∀ ( α, β ) ∈ S 2 : { c α , c β } ∈ A ⇔ α ∈ V ∗ ( β ) ⇔ β ∈ V ∗ ( α ) (139) 36 où c α et c β désignen t les en tres de α et β . En remarquan t que le graphe ano- nique d'un omplexe dy adique n'a jamais de 3 -yles on p eut enore érire : S linéaire ⇔ S onnexe et ∀ δ ∈ S : #( V ∗ ( δ ) ∩ S ) ≤ 2 (140) S linéaire ylique ⇔ S onnexe et ∀ δ ∈ S : #( V ∗ ( δ ) ∩ S ) = 2 (141) S linéaire non ylique ⇒ # Extrem( S ) = 2 (142) S linéaire ylique ⇒ Extrem( S ) = ∅ . (143) De façon à simplier les énonés par la suite, in tro duisons une notion p our désigner des omplexes dy adiques bidimensionnels omp osés de sous-omplexes linéaires en forme de sillons qui ne p euv en t se renon trer qu'en leurs extrémités. Dénition 14 (Complexes suliformes) . Soit S un omplexe dyadique bidimen- sionnel. On dir a que S est un omplexe quasi-suliforme s'il existe une p artition ( S i ) i ∈ I de S en sous- omplexes liné air es n 'ayant p as de fa es ommunes sur leur fr ontièr e hors de leurs extr émités : ∀ ( i, j ) ∈ I 2 : i 6 = j ⇒ F ∂ ( S i \ Extrem( S i )) ∩ F ∂ ( S j \ Extrem( S j )) = ∅ (144) et dans e as on dir a que les S i sont des sil lons de S . Si de plus les S i n 'ont auune fa e ommune (extr émités omprises), autr e- ment dit si ∀ ( i, j ) ∈ I 2 : i 6 = j ⇒ F ∂ ( S i ) ∩ F ∂ ( S j ) = ∅ (145) alors on dir a que S est suliforme. Si en outr e tous les sil lons de S sont yliques, on dir a que S est suliforme en yles. On p ourra remarquer que dans le as d'un omplexe suliforme, les sillons son t dénis de manière unique. Dans le as d'un omplexe 4 × 4 -group é, le lemme suiv an t indique la p ossibilité d'y reuser des sillons (le omplexe app elé T ), de sorte que les ub es qui resten t dans le omplémen taire et formen t leur talus (les omplexes app elés U 1 et U 2 ) omp osen t eux aussi des sillons, év en tuellemen t deux fois plus larges, mais qui ne p euv en t se renon trer qu'au niv eau de l'une de leurs extrémités. Lemme 6 (Lab oureur) . Soit S un omplexe dyadique bidimensionnel 4 × 4 - gr oup é. On p eut onstruir e une p artition de S p ar tr ois sous- omplexes disjoints T , U 1 et U 2 tels que : 1. S = T ⊔ U 1 ⊔ U 2 ; 2. T est suliforme en yles et F ∂ ( S ) ⊂ F ∂ ( T ) , 'est à dir e que les fa es de la fr ontièr e de S sont des fa es de la fr ontièr e de T ; 3. U 1 est suliforme ; 4. U 2 est la 2 × 2 -sub division d'un omplexe quasi-suliforme U ′ 2 ; 5. ∀ δ ∈ U ′ 2 \ E x trem ( U ′ 2 ) : U ( U 1 ) ∩ δ = ∅ , 'est à dir e que seules les extr émités des sil lons de U ′ 2 p euvent touher les ub es de U 1 . Démonstr ation. On se plae dans R 2 et on supp ose que l'on disp ose d'un om- plexe dy adique unitaire S 4 × 4 -group é dans la base anonique de R 2 . Notons D 2 l'ensem ble des ub es dy adiques bidimensionnels unitaires dans la même base, les sous-ensem bles nis de D 2 formen t l'ensem ble des omplexes 37 Fig. 6 Lemme 6 du lab oureur appliqué à un omplexe 4 × 4 -group é dy adiques unitaires par rapp ort à ette base. On notera D l'appliation qui enlèv e à un omplexe dy adique les ub es situés sur sa fron tière : D : ( P ( D 2 ) → P ( D 2 ) T 7→ D ( T ) = T \ { δ ∈ T : #( V ( δ ) ∩ T ) < 9 } . (146) On dénit alors la suite ( S n ) n ∈ N de omplexes : ( S 0 = S S n +1 = D ( S n ) (147) P our tout omplexe T , # D ( T ) < # T don il existe un en tier N tel que ∀ n ≥ N : S n = ∅ . On v a her her dans un premier temps à mon trer que ∀ T ∈ P ( D 2 ) : T est un omplexe 4 × 4 -group é ⇒ D 2 ( T ) est 4 × 4 -group é. (148) Remarquons d'ab ord que puisque D ( T ) est déni à partir du 1 -v oisinage de haun des ub es de T , si T ∈ P ( D 2 ) , alors p our tous p, q ∈ N , la restrition de D ( T ) au arré [ p, q ] 2 ('est à dire le sous-omplexe D ( T ) | [ p,q ] 2 = δ ∈ D ( T ) : ◦ δ ∩ [ p , q ] 2 6 = ∅ (149) v oir la dénition 16 ) est onn ue à partir de la restrition de T à [ p − 1 , q + 1 ] 2 : D ( T ) | [ p,q ] 2 = D T | [ p − 1 ,q + 1] 2 . (150) 38 P ar onséquen t si l'on onnaît T | [0 , 12] 2 alors on p eut aluler D 2 ( T ) | [2 , 10] 2 . Dès lors, si l'on disp ose d'une métho de p our én umérer tous les D 2 ( T | [0 , 12] 2 ) p our tous les omplexes T unitaires 4 × 4 -group és p ossibles (par rapp ort à l'origine (0 , 0) ) tels que U ( T ) ⊂ [0 , 12] 2 , et v érier que les sous-omplexes obten us restrein ts à [2 , 10 ] 2 son t tous eux-mêmes 4 × 4 -group és (par rapp ort à l'origine (2 , 2) ), ei sura à prouv er que D 2 onserv e la propriété de 4 × 4 -group emen t. Dans un seond temps, dénissons p our n ≥ 0 : T n = S n \ S n +1 T = [ n ∈ N T 2 n U = [ n ∈ N T 2 n +1 . (151) Si l'on prouv e que p our tout omplexe S 4 × 4 -group é par rapp ort à l'origine (0 , 0) , les ub es de la diérene ensem bliste S \ D ( S ) on t haun deux v oisins tangen ts ei p eut se faire autour du arré en tral [4 , 8] 2 , puisque S est 4 × 4 - group é autremen t dit si ∀ δ ∈ ( S \ D ( S )) | [4 , 8] 2 : # V ∗ ( δ ∩ ( S \ D ( S )) | [3 , 9] 2 = 2 (152) alors on aura aussi démon tré que T est suliforme en yles. Il sura p our onlure d'extraire de U deux sous-omplexes U 1 et U 2 qui justien t le lemme. P our ela, on donnera aussi un algorithme qui p ermet de dresser la liste de toutes les ongurations p ossibles de ( D ( S ) \ D 2 ( S )) | [3 , 9] 2 à une isométrie laissan t le arré [3 , 9] 2 in v arian t. On disutera ensuite des diéren ts as trouv és, et de la façon d'extraire des sous-omplexes U 1 et U 2 v érian t les propriétés annonées, e déoupage p ouv an t être déterminé lo alemen t par pa v age. Les algorithmes et le programme en C, ainsi que la n de la preuv e son t donnés en annexe. P our alléger les énonés à v enir, on v a généraliser la notion de sillons à des omplexes non dy adiques en dénissan t la notion de analisation. Dénition 15 (Canalisations) . Soient O un ouvert b orné de R n , S un omplexe n − 1 -dimensionnel, G une famil le de gr aphes liné air es et ǫ > 0 . On dir a que le ouple ( S, G ) est une ǫ - analisation de O si ∂ O = U ( S ) et si p our toute omp osante onnexe Ω de O on p eut tr ouver un sous- omplexe Σ de S et un gr aphe G = ( T , A ) de G vériant : T ⊂ Ω ∂ Ω = U (Σ) Σ est ǫ -tubulair e p ar r app ort à Ω et G. (153) On p eut par exemple v érier sans problème que les faes de la fron tière d'un omplexe suliforme et les graphes anoniques de ses sillons formen t une analisation. Il nous reste enore à établir un dernier lemme qui v a lore notre étude des omplexes dy adiques bidimensionnels. Il sera utilisé dans le adre de la démonstration du théorème de fusion en dimension n > 2 . P our deux omplexes bidimensionnels dy adiques unitaires S 1 et S 2 de R 2 , on notera θ un angle de rotation pris mo dulo π / 4 qui fait passer d'une base de S 1 à une base de S 2 . Lemme 7 (Canalisations omplémen taires en dimension 2 ) . Il existe quatr e onstantes θ min , θ max , p , ǫ et un omp at K ⊂ ]0 , + ∞ [ tels que 0 < θ min < θ max < π 4 p ∈ N \ { 0 } ǫ > 0 (154) 39 et p our tous omplexes bidimensionnels dyadiques unitair es de R 2 tels que S 2 est 28 × 28 -gr oup é, θ ∈ [ θ min , θ max ] et min ( x,y ) ∈U ( S 1 ) ×U ( S 2 ) k x − y k > 8 (155) alors il est p ossible de onstruir e un ouvert O tel que U ( S 2 ) ⊂ O et inf ( x,y ) ∈U ( S 1 ) × O k x − y k > √ 2 , (156) un omplexe T 1 dyadique de p as 1 p dans la même b ase que S 1 (on noter a O 1 = ◦ U ( T 1 ) ), un sous- omplexe T 2 7 × 7 -gr oup é de S 2 (on noter a O 2 = ◦ U ( T 2 ) ) tel que F ∂ ( S 2 ) ⊂ F ∂ ( T 2 ) , (157) un omplexe unidimensionnel Σ pla é à ǫ -pr ès (voir plus b as), tr ois famil les G 1 , G 2 et G 3 de gr aphes liné air es vériant les pr opriétés suivantes : 1. O 1 ∩ O 2 = ∅ et O 1 ∪ O 2 ⊂ O ; 2. G 1 et un sous- omplexe de F ∂ ( T 1 ) forment une analisation de O \ O 1 ; 3. G 2 et un sous- omplexe de Σ ∪ F ∂ ( T 2 ) forment une analisation de ◦ U ( S 2 ) \ ( O 2 ∪ U (Σ)) ; 4. G 3 et un sous- omplexe de F ∂ ( T 1 ∪ T 2 ) forment une analisation de O \ ( O 1 ∪ O 2 ) ; 5. on p eut tr ouver des onstantes ρ + et ρ − tel les que p our toutes les susp en- sions tubulair es des analisations mentionné es i-dessus, les r elations (61 ) et (62 ) du lemme 3 sont vérié es. P ar plaé à ǫ près on en tend que p our tout segmen t [ x, y ] ∈ Σ , l'une de ses extrémités p eut être déplaée à l'in térieur d'une b oule de ra y on ǫ sans que ela hange quoi que e soit aux inq p oin ts exprimés plus haut. Démonstr ation. Appliquons d'ab ord le lemme 6 au 7 × 7 -group emen t de S 2 (qui est lui-même 4 × 4 -group é ar S 2 est 28 × 28 -group é par h yp othèse) : on obtien t les trois sous-omplexes T , U 1 et U 2 annonés dans e lemme. On notera G la famille des graphes anoniques asso iés aux sillons de T (e son t des graphes linéaires yliques, ar T est suliforme en yles), et on dénit T 2 omme la 7 × 7 -sub division de T ( T 2 est bien un sous-omplexe de S 2 ar T est un sous- omplexe du 7 × 7 -group emen t de S 2 ), et l'ouv ert O 2 par O 2 = U ( T 2 ) . Considérons, p our r ∈ ]0 , 7 / 3[ et p ∈ N \ { 0 } tel que 7 p < 7 6 √ 2 le omplexe T 1 ( r , p ) de ub es dy adiques de pas 7 p dans la même base que S 1 et les ouv erts O et O 1 dénis par : T 1 ( r , p ) = { δ : ∀ x ∈ δ, r < d ( x, U ( T 2 )) < 6 } O = U ( { δ : ∀ x ∈ δ, d ( x, U ( S 2 )) < 6 } ) O 1 = U ( T 1 ( r , p )) . (158) 40 Fig. 7 Canalisations omplémen taires en dimension 2 Soit Ω une omp osan te onnexe de O \ ( O 1 ∪ O 2 ) : d'après les onditions sur r et p , sa fron tière a exatemen t deux omp osan tes onnexes, l'une p ortée par des faes de la fron tière de T 1 ( r , p ) , l'autre par des faes de la fron tière de T (on rapp elle que T est le 7 × 7 -group emen t de T 2 ). Notons resp etiv emen t t 1 et t 2 les omplexes omp osés de es faes : t 1 ⊂ F ∂ ( T 1 ( r , p )) et t 2 ⊂ F ∂ ( T ) . Utilisons à présen t e qu'on a vu dans la démonstration du lemme 5 en dimension 2 : il est p ossible de hoisir θ min , θ max et v ∈ ]1 , 2[ qui v érien t (133 ) de façon à e que tout omplexe dy adique unitaire situé à distane au moins v de U ( S 2 ) et de même base que S 1 , susammen t sub divisé, puisse être omplété p our former a v e t 2 et les ub es de t 1 en vis-à-vis une susp ension tubulaire par rapp ort au graphe utilisé dans la démonstration. On p eut prendre r = 13 6 , e qui nous assure : r > 2 > v r < 7 3 . (159) On hoisira p susammen t grand (à la fois p our que 7 p < 7 6 √ 2 , et p our p ou- v oir faire la même onstrution que dans la démonstration du lemme 5), et on notera T 1 le omplexe obten u à partir de T 1 ( r , p ) p our les v aleurs orresp on- dan tes, auquel on a év en tuellemen t a jouté les ub es supplémen taires néessaires à la onstrution du tub e. Cei termine don la démonstration du quatrième p oin t, en notan t G 3 la famille des graphes utilisés p our les diéren tes omp o- san tes onnexes Ω p ossibles. Considérons main tenan t les graphes de G et sub divisons-les naturellemen t sept fois (en ra joutan t inq sommets uniformémen t répartis sur haque arête). Les graphes obten us son t toujours linéaires yliques, notons G 2 la famille qu'ils 41 omp osen t. Soit Ω une omp osan te onnexe de O \ O 1 : par onstrution sa fron tière est p ortée par un sous-omplexe s de F ∂ ( T 1 ) , et il existe un graphe g ∈ G 1 don t les sommets son t dans Ω . En fait, e sous-omplexe est formé par l'union des sous-omplexes qui in terviennen t dans les susp ensions tubulaires des omp osan tes onnexes de O \ ( O 2 ∪ O 1 ( r , p )) (eux qu'on a app elés t 1 dans le as préédan t), et les arêtes du graphe g son t situés à distane 7 d'une arête parallèle des graphes du as préédan t, à l'in térieur de U ( S 1 ) . Il est alors faile de onstater que puisque l'on a pu réaliser une susp ension tubulaire a v e t 1 dans le as préédan t, on p eut enore le faire a v e s . Cei termine alors la démonstration du deuxième p oin t. En outre, par onstrution d'après (155 ) et (158 ) on a min x ∈U ( T 1 ) y ∈U ( S 1 ) k x − y k > min x ∈U ( S 1 ) y ∈U ( S 2 ) k x − y k − min x ∈U ( T 1 ) y ∈U ( S 2 ) k x − y k > 8 − 6 = 2 > √ 2 (160) don (156 ) est v ériée. Rev enons à présen t à la onstrution qui in tervien t dans la démonstration du lemme 6 (qui gure en annexe) : on a déoup é le omplexe T \ S t ∈T 1 t a v e des segmen ts de longueur 2 longean t un 2 × 2 ub e δ de U ′ 2 , extrémal ou isolé ( # V ∗ ( δ ) ≤ 1 ) p our séparer les sillons de U 1 et U 2 . On notera Σ le omplexe de dimension 1 qui on tien t tous es segmen ts : puisque de façon éviden te, le omplexe formé des faes de la fron tière d'un omplexe dy adique linéaire est en situation de susp ension tubulaire par rapp ort à son graphe anonique, le troi- sième p oin t est démon tré en prenan t p our G 2 la famille des graphes anoniques de U 1 et U ′ 2 . Il est de plus tout à fait p ossible de déoup er les segmen ts forman t Σ (par exemple en leur milieu), et il est lair qu'on p eut donner ǫ > 0 ne dép en- dan t pas de S 1 et S 2 tel qu'on puisse déplaer es p oin ts à l'in térieur de b oules de ra y on ǫ sans que ela ne hange l'existene de es susp ensions tubulaires. T ous les autres p oin ts du lemmes son t v ériés par onstrution (l'existene de ρ − , ρ + et d'un ompat K v érian t (71) et (79) qui ne dép enden t pas de S 1 et S 2 a y an t été démon trée a v e le théorème de fusion en dimension 2 p our Σ xé). De plus, en prenan t ǫ assez p etit, on p eut trouv er K susammen t grand qui ne dép end pas du hoix de Σ à ǫ près. 3.3 F usion en dimension quelonque Notre ob jetif est de démon trer le théorème de fusion de omplexes dy a- diques par réurrene sur la dimension n dans le as d'une rotation planaire : en déoupan t les deux omplexes à faire fusionner en tran hes d'épaisseur 1 et parallèles au plan de la rotation, on fera la fusion sur les p ortions planaires des fron tières de la tran he en utilisan t l'h yp othèse de réurrene p our onstruire des ouv erles , puis on v a exhib er des graphes linéaires (en dimension 2 ) à l'in térieur des tran hes p our faire une susp ension tubulaire remplissan t les b oîtes ainsi formée, et ainsi remplir tout l'espae en tre les deux omplexes. Le problème est qu'en dimension n > 2 , on trairemen t au as prééden t en dimension 2 , les faes de la fron tière des deux omplexes en vis-à-vis p euv en t être très éloignées les unes des autres (en partiulier si le omplexe en tral a de larges moreaux de fron tière formés de ub es alignés parallèlemen t au plan de la rotation). On n'a alors plus de b orne sur les régularités des susp ensions tubulaires, ar la distane des p oin ts et des arêtes du graphe au tub e n'est plus ma jorée indép endammen t des omplexes à faire fusionner. 42 P our on tourner le problème on se prop ose de généraliser le lemme 7 p our mon trer qu'il est p ossible de reuser des analisations omplémen taires dans les deux omplexes, de façon à e qu'en les enastran t l'un dans l'autre, on disp ose d'une b orne sup érieure à la distane séparan t les faes en vis-à-vis et p erp endiulaires au plan de rotation. A v an t de ommener dénissons la notion de restrition d'un omplexe à un sous-ensem ble, qui v a nous être ommo de p our énoner le lemme à v enir. Dénition 16 (Restrition d'un omplexe) . Soient S un omplexe n -dimen- sionnel et A une sous-p artie de R n , on dénit la r estrition de S à A omme l'ensemble des interse tions ave A des p olyè dr es de S dont l'intérieur est non disjoint de A : S | A = δ ∩ A : δ ∈ S et ◦ δ ∩ A 6 = ∅ . (161) Il est faile de v érier que lorsque A est une in tersetion nie de demi-espaes anes (par exemple si A est un sous-espae ane, omme dans e qui v a suivre) alors S | A est enore un omplexe lorsqu'elle est non vide. Réipro quemen t on v a utiliser des susp ensions tubulaires bidimensionnelles p our onstruire des susp ensions tubulaires n -dimensionnelles par rapp ort à un pro duit artésien du tub e bidimensionnel, anqué de ouv erles orthogo- naux. Le lemme suiv an t p ermet d'év aluer les régularités extrêmes obten ues lors de ette op ération. On supp ose que n > 2 , que S est un omplexe de dimension 1 de R 2 , tubulaire par rapp ort à une graphe G = ( T , A ) et un ouv ert O . P our r > 0 on notera S ′ le omplexe obten u par pro duit artésien des ub es de S par [ − r, r ] n − 2 , O ′ le pro duit artésien de O par ] − r , r [ n − 2 , et G ′ = ( T ′ , A ′ ) le plongemen t de G dans R n : S ′ = δ × [ − r, r ] n − 2 : δ ∈ S O ′ = O × ] − r, r [ n − 2 T ′ = { ( x, y , 0 , . . . , 0) : ( x, y ) ∈ T } A ′ = {{ ( x, y , 0 , . . . , 0) , ( x ′ , y ′ , 0 , . . . , 0) } : { ( x, y ) , ( x ′ , y ′ ) } ∈ A } . (162) P our k ∈ { 0 , . . . , n − 3 } et r > 0 on notera O 2 k +1 = O × [ − r, r ] k × {− r } × [ − r, r ] n − 3 − k O 2 k +2 = O × [ − r, r ] k × { r } × [ − r, r ] n − 3 − k (163) et on supp osera aussi qu'il existe une famille de 2( n − 2 ) omplexes n − 1 -di- mensionnels S 1 , . . . , S 2( n − 2) de R n tels que ∀ k ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } : U ( S k ) = O k et F ∂ ( S k ) = S ′ | O k . (164) Lemme 8 (Pro duit artésien d'une susp ension tubulaire) . Pour tout omp at K ⊂ ]0 , + ∞ [ 9 et p our tout r > 0 il existe un omp at K ′ ⊂ ]0 , + ∞ [ 9 tel que p our tout omplexe unidimensionnel ǫ -tubulair e S p ar r app ort à un ouvert O ⊂ R 2 et un gr aphe G , si on p eut tr ouver deux onstantes ρ + et ρ − tel les que les r elations (62 ) et (63 ) du lemme 3 sont vérié es ave en plus ∀ k ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } : ρ + > R ( S k ) > R ( S k ) > ρ − (165) 43 alors la famil le de p olyè dr es n − 1 -dimensionnels S ′′ = S ′ ∪ [ k S k (166) est un omplexe ǫ -tubulair e p ar r app ort à O ′ et G ′ et il est p ossible de tr ouver ρ ′ − et ρ ′ + qui vérient ( 62 ) et (63 ) ave le omp at K ′ . Démonstr ation. Remarquons d'ab ord que les p oly èdres des S k son t tous dans des h yp erplans parallèles aux arêtes du graphe. Dès lors les h yp othèses de sus- p ension tubulaire son t automatiquemen t v ériées p our S ′′ puisque les h yp er- plans du déoupage tubulaire n -dimensionnel son t le pro duit artésien de eux de la susp ension bidimensionnelle par R n − 2 , don p erp endiulaires aux h yp er- plans on tenan t les p oly èdres des S k . En notan t α ′ ± , β ′ ± , γ ′ et η ′ les onstan tes relativ es à O ′ , G ′ et S ′′ qui son t dénies dans (61) on p eut déjà donner immédiatemen t les b ornes suiv an tes par onstrution : α ′ − = α − β ′ − ≥ min( β − , r ) α ′ + = α + β ′ + ≤ β + + r √ n − 2 η ′ ∈ β − β − + r √ n − 2 · η , 1 . (167) En outre la mesure n − 1 -dimensionnelle des p oly èdres de S ′ est obten ue à partir de la mesure unidimensionnelle de eux de S m ultipliée par (2 r ) n − 2 . Si l'on onsidère un sommet x ∈ T et le sommet x ′ orresp ondan t de T ′ , par dénition tous les p oly èdres du déoupage tubulaire des S k qui v on t être mis en orresp on- dane a v e x ′ par le hoix de susp ension tubulaire son t inlus dans le ylindre C = B ( x, s ) × [ − r, r ] n − 2 où B ( x, s ) désigne une b oule 2 -dimensionnelle en trée en x et de ra y on s = 2 max( α + , β + ) . P ar ailleurs, p our tout k ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } on a H n − 1 ( O k ∩ C ) ≤ us 2 (2 r ) n − 3 (168) où u désigne le v olume de la b oule unitaire en dimension 2 . On en tire γ ′ ∈ h ((2 r ) n − 2 γ ) 1 n − 1 , ((2 r γ + us 2 )(2 r ) n − 3 ) 1 n − 1 i . (169) Dès lors, en prenan t ρ ′ − = min( ρ − , r ) ρ ′ + = ρ + + r √ n − 2 (170) l'inégalité (62 ) est v ériée p our S ′′ , e qui termine la démonstration du lemme. P oursuiv ons à présen t notre onstrution de omplexes im briqués en généralisan t le lemme 7 des analisations omplémen taires en dimension n ≥ 3 . L'idée ii est de onsidérer des omplexes dy adiques dans des bases a y an t subi une rotation planaire l'une par rapp ort à l'autre, parallèlemen t aux deux premiers v eteurs de es bases. Dans e as, le lemme suiv an t indique qu'il est p ossible de onstruire des analisations à haque étage parallèlemen t au 2 - plan de la rotation, tout en restan t susammen t loin du omplexe extérieur p our se laisser la plae de onstruire des raords. 44 Fig. 8 Un exemple de omplexe S 1 en dimension 3 Fig. 9 Le omplexe S 2 représen té autour du omplexe de la gure prééden te Fig. 10 T rois étages dans lesquels on v a reuser des analisations 45 Fig. 11 Exemples de analisations omplémen taires en dimension 3 , qui p euv en t s'im briquer l'une dans l'autre 46 On v a don supp oser que n > 2 , que S 1 et S 2 son t deux omplexes dy adiques n -dimensionnels unitaires tels qu'une base anonique de S 1 soit l'image de elle de S 2 par une rotation ane d'angle θ ∈ 0 , π 4 dans le 2 -plan R 2 × { 0 } n − 2 . P our simplier on supp osera qu'une base anonique de S 2 est elle de R n , et p our z = ( z 3 , . . . , z n ) ∈ Z n − 2 on dénit le 2 -plan ane H z = z + R 2 × 1 2 n − 2 . (171) Lemme 9 (Canalisations omplémen taires en dimension quelonque) . Il existe quatr e onstantes θ min , θ max , p , ǫ et un omp at K ⊂ ]0 , + ∞ [ ne dép endant que de n tels que 0 < θ min < θ max < π 4 p ∈ N \ { 0 } ǫ > 0 (172) et p our tous omplexes dyadiques n -dimensionnels unitair es de R n tels que S 2 est 28 n -gr oup é, θ ∈ [ θ min , θ max ] et min ( x,y ) ∈U ( S 1 ) ×U ( S 2 ) k x − y k > 8 (173) alors il est p ossible de onstruir e un ouvert O tel que U ( S 2 ) ⊂ O et inf x ∈ O d ( x, U ( S 1 )) > √ 2 , (174) un omplexe T 1 dyadique de p as 1 p , 1 × 1 × p n − 2 -gr oup é dans la même b ase que S 1 (on noter a O 1 = ◦ U ( T 1 ) ), un sous- omplexe T 2 de S 2 (on noter a O 2 = ◦ U ( T 2 ) ) tel que max x ∈U ( S 2 ) d ( x, U ( T 2 )) ≤ 2 √ n, (175) un omplexe unidimensionnel Σ pla é à ǫ -pr ès (voir plus b as), une famil le G de gr aphes liné air es vériant les pr opriétés suivantes : 1. O 1 ∩ O 2 = ∅ et O 1 ∪ O 2 ⊂ O ; 2. p our tout z ∈ Z n − 2 tel que O ∩ H z 6 = ∅ , il existe un sous- omplexe de ( F ∂ ( T 1 ∪ T 2 ) ∪ Σ) | H z et une sous-famil le de gr aphes de G formant une analisation de ( O ∩ H z ) \ ( O 1 ∪ O 2 ∪ U (Σ)) (en se plaçant dans le 2 -plan H z ) ; 3. on p eut tr ouver des onstantes ρ + et ρ − tel les que p our toutes les susp en- sions tubulair es des analisations mentionné es i-dessus, les r elations (61 ) et (62) du lemme 3 sont vérié es. P ar plaé à ǫ près on en tend que p our tout segmen t [ x, y ] ∈ Σ , l'une de ses extrémités p eut être déplaée à l'in térieur d'une b oule 2 -dimensionnelle parallèle à H z et de ra y on ǫ sans que ela hange quoi que e soit aux trois p oin ts exprimés plus haut. 47 Démonstr ation. Prenons θ min et θ max égales aux onstan tes du lemme 7 et soien t S 1 et S 2 deux omplexes dy adiques v érian t les h yp othèses du lemme 9. On v a onstruire T 1 et T 2 étage par étage, en déoupan t S 1 et S 2 par des tran hes I z (p our z ∈ (28 Z ) n − 2 ) d'épaisseur 28 autour de H z : I z = R 2 × ( z + [0 , 28] n − 2 ) . (176) Fixons z ∈ (28 Z ) n − 2 tel que S 2 | H z 6 = ∅ et notons U 1 , . . . , U 2( n − 2) les moreaux de fron tière plane de I z de la forme (p our k ∈ { 1 , . . . , n − 2 } ) : U 2 k − 1 = R 2 × [0 , 28] k × { 0 } × [0 , 28] n − 3 − k U 2 k = R 2 × [0 , 28] k × { 28 } × [0 , 28] n − 3 − k . (177) App elons aussi U ∗ 1 , . . . , U ∗ 2( n − 2) les milieux de es moreaux (il s'agit de deux 2 -plans parallèles an plan de la rotation) : U ∗ 2 k − 1 = R 2 × { 14 } k × { 0 } × { 1 4 } n − 3 − k U ∗ 2 k = R 2 × { 14 } k × { 28 } × { 14 } n − 3 − k . (178) Constatons que p our 1 ≤ j ≤ 2( n − 2) les restritions de F ∂ ( S 1 ) et de F ∂ ( S 2 ) à U ∗ j son t deux omplexes dy adiques bidimensionnels unitaires, et notons-les resp etiv emen t S 1 ( j ) et S 2 ( j ) : S 1 ( j ) = ( F ∂ ( S 1 )) | U ∗ j S 2 ( j ) = ( F ∂ ( S 2 )) | U ∗ j . (179) En observ an t que les U ∗ j son t des 2 -plan anes parallèles, on v a onsidérer les pro jetion resp etiv es S ∗ 1 ( j ) et S ∗ 2 ( j ) de S 1 ( j ) et S 2 ( j ) sur le 2 -plan v etoriel pa- rallèle à U ∗ j , qu'on iden tie à R 2 p our ne pas alourdir les notations. Considérons la famille de omplexes bidimensionnels de R 2 : S 2 = ( t = \ l ∈ K S ∗ 2 ( l ) \ [ l / ∈ K S ∗ 2 ( l ) : K $ { 1 , . . . , 2 n − 4 } et t 6 = ∅ ) . (180) P ar onstrution les omplexes de S 2 son t dy adiques unitaires, bidimensionnels dans la base anonique de R 2 , 28 × 28 -group és, disjoin ts deux à deux et p our tout j ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } , S ∗ 2 ( j ) est un omplexe formé par une union disjoin te d'un ensem ble S 2 ( j ) de ertains omplexes de S 2 : ∀ j ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } : ∃ S 2 ( j ) ⊂ S 2 , S ∗ 2 ( j ) = G t ∈ S 2 ( j ) t. (181) P our j xé, soit Σ 2 ∈ S 2 ( j ) et p osons Σ 1 = S ∗ 1 ( j ) ; appliquons alors le lemme 7 des analisations omplémen taires bidimensionnelles à Σ 1 et Σ 2 (res- p etiv emen t notés S 1 et S 2 dans l'énoné du lemme 7) : on obtien t les trois omplexes Θ 1 ( j, Σ 2 ) , Θ 2 ( j, Σ 2 ) et Σ( j, Σ 2 ) (resp etiv emen t notés T 1 , T 2 et Σ dans l'énoné du lemme), et les trois familles de graphes G 1 ( j, Σ 2 ) , G 2 ( j, Σ 2 ) et G ( j, Σ 2 ) . On v a ter de Θ 1 ( j, Σ 2 ) les ub es qui, dans la démonstration du lemme 7 formen t une ouronne autour de Σ 2 , 'est à dire ne garder que eux qui son t inlus dans l'union des ub es du omplexe original Σ 2 (en d'autres termes, on ne garde que eux qui p euv en t s'insérer dans les trous qu'on a reusés dans Σ 2 dans la démonstration du lemme) : Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) = { δ ∈ Θ 1 : δ ⊂ U (Σ 2 ) } . (182) 48 Fig. 12 Un exemple en dimension plus grande Fig. 13 Canalisations omplémen taires du as prééden t 49 Fig. 14 Les diéren ts graphes utilisés p our les analisations T oujours d'après le lemme 7 , on sait que Θ 2 ( j, Σ 2 ) est suliforme en yles, et d'après (157 ) que la onstrution eetuée préserv e les ub es qui tou hen t la fron tière de Θ 2 : F ∂ (Σ 2 ) ⊂ F ∂ (Θ 2 ( j, Σ 2 )) . (183) Si l'on onsidère un sillon ylique de Θ 2 ( j, Σ 2 ) alors d'après le quatrième p oin t du lemme, il existe un sous-omplexe de F ∂ (Θ 1 ( j, Σ 2 )) qui est située en vis- à-vis , à l'in térieur de Σ 2 , et don t l'union des p oly èdres (ii de dimension 1 ) forme une ourb e fermée de R 2 qui est la fron tière d'un ouv ert b orné. Si on note Ω( j, Σ 2 ) l'union de tous es ouv erts, alors Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) ⊂ Ω( j, Σ 2 ) ⊂ U (Σ 2 ) . Dans es onditions, nos omplexes v érien t les propriétés suiv an tes : 1. Θ 2 ( j, Σ 2 ) est 7 × 7 -group é (d'après le lemme en dimension 2 ) ; 2. G 1 ( j, Σ 2 ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ 1 ( j, Σ 2 )) formen t une analisation de Ω( j, Σ 2 ) \ U (Θ ′ 1 ( j, Σ 2 )) ; 3. G 2 ( j, Σ 2 ) et un sous-omplexe de Σ( j, Σ 2 ) ∪ F ∂ (Θ 2 ( j, Σ 2 )) formen t une analisation de ◦ U (Σ 2 ) \ U (Θ 2 ( j, Σ 2 ) ∪ Σ( j, Σ 2 )) ; 4. G 3 ( j, Σ 2 ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) ∪ Θ 2 ( j, Σ 2 )) formen t une analisation de ◦ U (Σ 2 ) \ U (Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) ∪ Θ 2 ( j, Σ 2 )) . En se rapp elan t que S 2 est omp osée de omplexes disjoin ts, on p eut alors dénir : Θ 1 ( j ) = G Σ 2 ∈ S 2 ( j ) Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) G 1 ( j ) = [ Σ 2 ∈ S 2 ( j ) G 1 ( j, Σ 2 ) Θ 2 ( j ) = G Σ 2 ∈ S 2 ( j ) Θ 2 ( j, Σ 2 ) G 2 ( j ) = [ Σ 2 ∈ S 2 ( j ) G 2 ( j, Σ 2 ) Σ( j ) = G Σ 2 ∈ S 2 ( j ) Σ( j, Σ 2 ) G 3 ( j ) = [ Σ 2 ∈ S 2 ( j ) G 3 ( j, Σ 2 ) Ω( j ) = [ Σ 2 ∈ S 2 ( j ) Ω( j, Σ 2 ) (184) Les trois familles Θ 1 ( j ) , Θ 2 ( j ) et Σ( j ) formen t bien des omplexes ar haun des élémen ts qui in tervien t dans les unions qui les dénissen t est inlus dans un unique U (Σ 2 ) ∈ S 2 . Ces ensem bles v érien t en plus les propriétés suiv an tes : 50 1. Θ 2 ( j ) est 7 × 7 -group é, Θ 2 ( j ) ⊂ S ∗ 2 ( j ) , F ∂ ( S ∗ 2 ( j )) ⊂ F ∂ (Θ 2 ( j )) et Ω( j ) ⊂ U ( S ∗ 2 ( j )) ; 2. G 1 ( j ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ 1 ( j )) formen t une analisation de Ω( j ) \ U (Θ 1 ( j )) ; 3. G 2 ( j ) et un sous-omplexe de Σ( j ) ∪ F ∂ (Θ 2 ( j )) formen t une analisation de ◦ U ( S ∗ 2 ( j )) \ U (Θ 2 ( j ) ∪ Σ( j )) ; 4. G 3 ( j ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ 1 ( j ) ∪ Θ 2 ( j )) formen t une analisation de ◦ U ( S ∗ 2 ( j )) \ U (Θ 1 ( j ) ∪ Θ 2 ( j )) . Considérons à présen t l'ensem ble K ( j ) des fron tières omm unes des sillons des Θ 2 ( j, Σ 2 ) , lorsque Σ 2 parourt S 2 ( j ) : K ( j ) = { s = U ( s 1 ) ∩ U ( s 2 ) : Σ 2 ∈ S 2 ( j ) , s 6 = ∅ , s 1 et s 2 sillons de Θ 2 ( j, Σ 2 ) et s 1 6 = s 2 } . (185) K ( j ) est omp osé de ourb es formées de segmen ts parallèles aux v eteurs de la base de S ∗ 2 . Soien t p et r les onstan tes qui in terviennen t dans la démonstration du lemme 7 en dimension 2 , et év en tuellemen t en a joutan t 1 à p on s'assure qu'il est impair ; dénissons alors le omplexe omp osé de ub es dy adiques de pas 1 p dans la même base que S ∗ 1 ( j ) , situés à distane omprise en tre r et 6 de U ( S ∗ 2 ( j )) : Θ ′ 1 ( j ) = δ : r < min x ∈ δ d ( x, U ( S ∗ 2 ( j )) < 6 . (186) Puisque les ourb es de K ( j ) son t inluses dans U ( S ∗ 2 ( j )) , elles ne renon tren t pas U (Θ ′ 1 ( j )) . Considérons l'ensem ble des extrémités de es ourb es (parmi elles qui ne son t pas fermées) qui ne fon t partie d'auune autre ourb e de K ( j ) , et onstruisons à partir de es p oin ts l'ensem ble des segmen ts don t l'autre extrémité est le sommet le plus pro he de U ( S ∗ 2 ( j )) : app elons e nouv el ensem ble de segmen ts K ′ ( j ) . Ces segmen ts son t d'in térieurs disjoin ts deux à deux et des ourb es de K ( j ) (ar les extrémités des segmen ts forman t les ourb es de K ( j ) son t au moins à distane 7 les unes des autres, et situées à distane au plus r + 1 < 3 d'un sommet de S ∗ 2 ( j ) ), dès lors l'ensem ble des segmen ts de K ′ ( j ) et eux forman t les ourb es de K ( j ) (év en tuellemen t en les déoupan t aux endroits où ils se renon tren t) forme un omplexe unidimensionnel. Notons O ( j ) l'ouv ert de R 2 don t l'adhérene est l'union des ub es dy adiques de pas 1 p et à distane au plus 6 de U ( S ∗ 2 ( j )) : O ( j ) = U δ : min x ∈ δ d ( x, U ( S ∗ 2 ( j ))) < 6 . (187) P ar un argumen t similaire à elui utilisé dans la démonstration du lemme 7, quitte à a jouter/enlev er quelques ub es à Θ ′ 1 ( j ) , on p eut trouv er une famille G ( j ) de graphes linéaires forman t a v e le omplexe unidimensionnel K ′ ( j ) ∪ F ∂ (Θ ′ 1 ( j )) ∪ F ∂ ( S ∗ 2 ( j )) une analisation de O ( j ) \ U ( S ∗ 2 ( j )) . De plus, si l'on supp ose que l'on a sub divisé de façon naturelle les segmen ts de K ( j ) en mor- eaux de longueur 1 (on notera K ′′ ( j ) e nouv eau omplexe) alors par le même argumen t, il est aussi p ossible de trouv er une famille G ′ ( j ) de graphes for- man t a v e un sous-omplexe de K ′ ( j ) ∪ K ′′ ( j ) ∪ F ∂ (Θ ′ 1 ( j )) une analisation 51 de O ( j ) \ ( U (Θ ′ 1 ( j )) ∪ U ( K ′ ( j ) ∪ K ′′ ( j ))) . De plus, omme dans la démonstra- tion du lemme 7 il est p ossible de déplaer l'une des extrémités des segmen ts de K ′ ( j ) et K ′′ ( j ) à l'in térieur d'une b oule de ra y on ǫ susammen t p etit p our que les régularités extrêmes des susp ensions tubulaires resten t omparables à elles de S ∗ 1 ( j ) et S ∗ 2 ( j ) , a v e des onstan tes uniformes. Dénissons enore : Θ ′′ 1 ( j ) = Θ 1 ( j ) ∪ Θ ′ 1 ( j ) Σ ′ ( j ) = Σ( j ) ∪ K ′ ( j ) ∪ K ′′ ( j ) G ′ 1 ( j ) = G 1 ( j ) ∪ G ′ ( j ) G ′ 3 ( j ) = G 3 ( j ) ∪ G ( j ) . (188) On disp ose à présen t de deux omplexes qui v érien t les propriétés suiv an tes : 1. G ′ 1 ( j ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ ′′ 1 ( j )) ∪ Σ ′ ( j ) formen t une analisation de O ( j ) \ ( U (Θ 1 ( j )) ∪ U (Σ ′ ( j ))) ; 2. G ′ 3 ( j ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ ′′ 1 ( j ) ∪ Θ 2 ( j )) formen t une analisation de ◦ U ( S ∗ 2 ( j )) \ U (Θ ′′ 1 ( j ) ∪ Θ 2 ( j )) . Il est temps à présen t d'utiliser toutes es analisations bidimensionnelles p our onstruire T 1 et T 2 . On notera ette fois, p our r 1 < r 2 , z ∈ (28 Z ) n − 2 et j ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } : V ( r 1 , r 2 , z , j ) = ( z + [0 , 28] k × [ r 1 , r 2 ] × [0 , 28] n − 3 − k si j = 2 k − 1 z + [0 , 28] k × [28 − r 2 , 28 − r 1 ] × [0 , 28] n − 3 − k si j = 2 k (189) 'est à dire, les R 2 × V ( r 1 , r 2 , z , j ) son t des tran hes de I z à distane omprise en tre r 1 et r 2 des p ortions planaires de sa fron tière. Commençons par ter de S 2 l'ensem ble des ub es de sa fron tière qui ne son t pas dans U (Θ 2 ( j )) × V (0 , 2 , z , j ) (ela revien t à enlev er sur une épaisseur de deux ub es, parallèlemen t à la fron tière de I z , les ub es don t la pro jetion sur R 2 a été enlev ée dans le lemme 7 ) en p osan t : t 2 ( z , j ) = δ ∈ S 2 | R 2 × V (0 , 2 ,z ,j ) : δ ⊂ U (Θ 2 ( j )) × V (0 , 2 , z , j ) . (190) On dénira aussi l'ouv ert O ( z ) par : O ( z ) = [ j O ( j ) × V (0 , 1 , z , j ) . (191) Soien t z ′ ∈ (28 Z ) n − 2 , et j ′ ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } et notons S et S ′ les sous- omplexes formés des ub es de S 2 a y an t au moins un sommet omm un a v e eux de F ∂ ( S 2 ) , restrein ts resp etiv emen t à V (0 , 1 , z , j ) et V (0 , 1 , z ′ , j ′ ) . Dans es onditions : S | V (0 , 1 ,z ′ ,j ′ ) = S ′ | V (0 , 1 ,z ,j ) . (192) Considérons alors les restritions resp etiv es de t 2 ( z , j ) à V (0 , 1 , z ′ , j ′ ) , et de t 2 ( z ′ , j ′ ) à V (0 , 1 , z , j ) : puisque d'après (157 ) seules les restritions des ub es a y an t un sommet omm un a v e la fron tière de S 2 qui n'a v aien t pas de sommet omm un a v e la fron tière des S ∗ 2 ( j ) on t été enlev és à S 2 p our former les t 2 ( z , j ) quand on a utilisé le lemme 7 alors il vien t S ⊂ t 2 ( z , j ) S ′ ⊂ t 2 ( z ′ , j ′ ) (193) 52 et don t 2 ( z , j ) | V (0 , 1 ,j ′ ,z ′ ) ∩ V (0 , 1 ,j,z ) = t 2 ( z ′ , j ′ ) | V (0 , 1 ,j ′ ,z ′ ) ∩ V (0 , 1 ,j,z ) . (194) Puisque t 2 ( z , j ) et t 2 ( z ′ , j ′ ) son t 7 × 7 × 2 n − 2 -group és, ette relation est aussi vraie a v e des ou hes d'épaisseur 2 , dès lors t 2 ( z , j ) | V (0 , 2 ,j,z ) = t 2 ( z , j ) et t 2 ( z ′ , j ′ ) | V (0 , 2 ,j ′ ,z ′ ) = t 2 ( z ′ , j ′ ) et on trouv e nalemen t : t 2 ( z , j ) | V (0 , 2 ,j ′ ,z ′ ) = t 2 ( z ′ , j ′ ) | V (0 , 2 ,j,z ) . (195) En p osan t T 2 ( z ) = [ 1 ≤ j ≤ 2( n − 2) t 2 ( z , j ) ⊔ S 2 | R 2 × [2 , 25] n − 2 (196) d'après (194 ) T 2 ( z ) est don un sous-omplexe de S 2 tel que T 2 ( z ) | U ∗ j est égal à Θ 2 ( j ) si on iden tie U ∗ j a v e R 2 . En outre T 2 ( z ) v érie (175 ) par onstrution, puisqu'on a enlev é des p oly èdres sur une ou he d'épaisseur 2 autour de la fron tière de S 2 . Dénissons par ailleurs t 1 ( z , j ) omme l'ensem ble des ub es dy adiques de pas 1 p dans la même base que S 1 et qui son t inlus dans U (Θ ′′ 1 ( j )) × V ( − 1 , 1 , j, z ) : t 1 ( z , j ) = { δ : δ ⊂ U (Θ ′′ 1 ( j )) × V ( − 1 , 1 , j, z ) } . (197) Soien t z ′ et j ′ tels que V ( − 1 , 1 , j, z ) = V ( − 1 , 1 , j ′ , z ′ ) et I z 6 = I z ′ ('est à dire que I z et I z ′ on t p our fron tière omm une l'un des U ∗ j qui est égal à l'un des U ∗ j ′ ). On remarque déjà que t 1 ( s, j ) est 1 × 1 × p n − 2 -group é et que t 1 ( z , j ) | V ( − 1 , 0 ,j,z ) = t 1 ( z ′ , j ′ ) | V ( − 1 , 0 ,j ′ ,z ′ ) (198) puisque l'on a utilisé p our onstruire es deux omplexes resp etiv emen t les restritions de S 1 et S 2 à U ∗ j et U ∗ j ′ , qui son t égales. Construisons main tenan t t ′ 1 ( z ) omme l'ensem ble des ub es dy adiques de pas 1 p dans la même base que S 1 , inlus dans R 2 × [1 , 27] n − 2 et à distane omprise en tre r et 6 de S 2 : t ′ 1 ( z ) = δ : r < min x ∈ δ d ( x, U ( S 2 | I z )) < 6 . (199) De même on dénit l'ouv ert O ′ ( z ) don t l'adhérene est omp osée des ub es situés à distane au plus 6 : O ′ ( z ) = U δ : min x ∈ δ d ( x, U ( S 2 | I z )) < 6 . (200) Là enore, par un argumen t iden tique à elui utilisé dans la démonstration du lemme 7 on p eut mon trer qu'il est p ossible, en a joutan t/suppriman t quelques ub es à t ′ 1 ( z ) , de faire des susp ensions tubulaires 2 a v e les faes en vis-à-vis de t ′ 1 ( z ) | H z ′ et S 2 | H z ′ p our tout z ′ ∈ z + { 1 , . . . , 26 } n − 2 . En outre, il est p ossible de le faire de façon à e que t ′ 1 ( z ) soit 1 × 1 × p n − 2 -group é (en a joutan t/suppriman t 2 Ii in tervien t le fait qu'on ait supp osé p impair, p our que H z oup e les ub es de t ′ 1 ( z ) en passan t par leur en tre, et pas le long de leur fron tière. 53 des paquets de ub es 1 × 1 × p n − 2 -group és). On notera G ( z ) l'ensem ble des graphes utilisés p our réaliser es susp ensions tubulaires. P our nir on p ose : T 1 ( z ) = G 1 ≤ j ≤ 2( n − 2) t 1 ( z , j ) ∪ t ′ 1 ( z ) . (201) Il ne nous reste plus qu'à mon trer que T 1 ( z ) et T 2 ( z ) v érien t les propriétés annonées dans le lemme à l'in térieur de I z : soit z ′ ∈ [0 , 27] n − 2 , et notons ν = 1 2 , . . . , 1 2 ∈ R n − 2 . Deux as son t p ossibles : si z ′ + ν ∈ [2 , 26] n − 2 alors T 2 ( z ) | H z + z ′ est égal à S 2 ( z ) | H z ′ , et T 1 ( z ) | H z + z ′ est égal à T ′ 1 ( z ) don on p eut utiliser la famille des graphes de G ( z ) men tionnée plus haut p our faire une analisation de O ′ ( z ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 1 ( z ) ∪ T 2 ( z )) ; si z + z ′ + ν / ∈ [2 , 26] n − 2 alors notons z min et z max resp etiv emen t les o ordonnées minimale et maximale de z ′ . Là enore, onsidérons deux as p ossibles : si z min > 1 et z max < 26 alors soit j tel que z + z ′ + ν ∈ V (1 , 2 , j, z ) : on a démon tré que G 2 ( j ) et un sous-omplexe de Σ( j ) ∪ F ∂ (Θ 2 ( j )) formen t une analisation de ◦ U ( S ∗ 2 ( j )) \ U (Θ 2 ( j ) ∪ Σ( j )) . Dès lors en onsidéran t que les graphes de G 2 ( j ) son t des graphes du 2 -plan H s + z ′ , et que le omplexe unidimensionnel Σ( j ) est un omplexe du 2 -plan H z + z ′ alors il vien t que G 2 ( j ) et un sous-omplexe de Σ( j ) ∪ F ∂ ( T 2 ( z ) | H z + z ′ ) formen t une analisation de ◦ U ( S 2 ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 2 ( z ) ∪ Σ( j )) . De plus, par le même argumen t que dans le as préédan t, G ( z ) et un sous-omplexe de F ∂ (( T 1 ( z ) ∪ S 2 ) | H z + z ′ ) formen t une analisation de O ′ ( z ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 1 ( z ) ∪ S 2 ) . Rapp elons que F ∂ S 2 | H z + z ′ ⊂ F ∂ T 2 ( z ) | H z + z ′ (202) don G ( z ) ∪G 2 ( j ) et un sous-omplexe de Σ( j ) ∪F ∂ ( T 1 ( z ) ∪ T 2 ( z )) | H z + z ′ formen t une analisation de O ′ ( z ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 1 ( z ) ∪ T 2 ( z )) . On notera resp etiv emen t G ′ ( z ) et Σ( z ) l'ensem ble de tous les graphes et l'ensem ble de tous les omplexes unidimensionnels Σ( j ) utilisés dans e as p our faire les analisations ; si z min = 0 ou si z max = 26 alors soit j tel que z + z ′ + ν ∈ V (0 , 1 , j, z ) : on p eut refaire une démonstration analogue (ette fois en utilisan t les graphes G ′ 1 ( j ) et G ′ 3 ( j ) ) p our exhib er des analisations de O ( z ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 1 ( z ) ∪ T 2 ( z )) . Cette fois-i on notera resp etiv emen t G ′′ ( z ) et Σ ′ ( z ) l'ensem ble de tous les graphes et l'ensem ble de tous les omplexes uni- dimensionnels Σ( j ) utilisés p our faire es analisations. Il est temps de onlure en p osan t : T 1 = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 T 1 ( z ) T 2 = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 T 2 ( z ) Σ = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 Σ( z ) ∪ Σ ′ ( z ) O = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 O ( z ) ∪ O ′ ( z ) G = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 G ( z ) ∪ G ′ ( z ) ∪ G ′′ ( z ) (203) 54 On vien t de démon trer les p oin ts 1 et 2 du lemme, l'existene des onstan tes ρ + et ρ − ainsi que le ompat K men tionnés dans le p oin t (3) on t quan t à elles été obten ues en appliquan t le lemme 7 . À présen t, on disp ose de tous les lemmes néessaires p our démon trer que le théorème 1 de fusion est une propriété indutiv e sur n p our n ≥ 2 . Lemme 10 (F usion en dimension quelonque) . Soit n ≥ 3 . Si le thé or ème 1 est vr ai en dimension n − 1 , alors il est vr ai en dimension n . Démonstr ation. On supp ose que n > 2 , que le théorème de fusion est vrai en dimension n − 1 et que S 1 et S 2 v érien t les h yp othèses du théorème de fusion en dimension n . L'isométrie ane φ de hangemen t de base en tre les deux omplexes p eut être déomp osée en N = ( n +1)( n +2) 2 rotations anes suessiv es dans des plans engendrés par des ouples de v eteurs de la base anonique de S 2 par exemple. Il est don p ossible, en a joutan t des ou hes de p oly èdres suessiv es autour de S 2 et en supp osan t ρ susammen t grand, de se ramener au as où φ est une rotation d'angle θ dans le plan engendré par deux v eteurs d'une base de S 2 . Il sura de réaliser la fusion en faisan t N transitions p our démon trer le théorème. Et omme dans le as de la dimension 2 il est même p ossible, en inséran t enore les étap es in termédiaires néessaires, de supp oser que θ ∈ [ θ min , θ max ] (204) a v e θ min < θ max deux onstan tes arbitraires prises dans 0 π 4 . Bien évidem- men t, le nom bre de transitions à eetuer ne dép endra que de n et des onstan tes θ min et θ max hoisies. P our simplier l'ériture de la démonstration, en notan t ( u 1 , . . . , u n ) une base anonique de S 2 on supp osera aussi, quitte à p erm uter ses v eteurs, que φ est une rotation dans le 2 -plan V ect( u 1 , u 2 ) . À présen t supp osons qu'on ait simplemen t sub divisé S 2 vingt-h uit fois grâe au lemme 4 de sub division, et appliquons le lemme 9 à S 1 et à S 2 : on obtien t les trois omplexes T 1 , T 2 et Σ annonés dans le lemme. D'après (175 ) on sait que seuls les ub es qui étaien t à distane au plus 2 √ n de la fron tière de S 2 n'apparaissen t pas dans T 2 , don si l'on supp ose que ρ est susammen t grand p our qu'on ait ra jouté une ou he d'épaisseur 2 de ub es autour de S 2 après sub division, alors on p eut supp oser que T 2 ⊂ S 2 et que les omplexes T 1 , T 2 et Σ v érien t toujours les propriétés annonées. P our simplier enore, on notera toujours S 2 le omplexe obten u après y a v oir déoup é les analisations du lemme, au lieu de T 2 . Main tenan t onsidérons le omplexe T 1 : il est de pas 1 p don il sut de sub diviser p fois S 1 p our le raorder à T 1 , la ondition (174 ) nous assuran t qu'on disp ose de l'espae néessaire p our le faire. P ar ommo dité là enore on notera toujours S 1 le omplexe obten u après raordemen t. Il est temps d'utiliser notre h yp othèse de réurrene. Considérons la famille des h yp erplans anes (p our 1 ≤ k ≤ 2( n − 2) et z ∈ Z n − 2 ) : H k,z = z + R 2 × R k × { 0 } × R n − 3 − k (205) et les restritions F n − 1 ( S 1 ) | H k,z et F n − 1 ( S 2 ) | H k,z : lorsqu'elles son t non vides, e son t deux omplexes n − 1 -dimensionnels qui v érien t les h yp othèses du théorème de fusion à ei près qu'ils ne son t pas forémen t à distane susan te l'un de l'autre. Cep endan t on p eut tout à fait supp oser que l'on a v ait sub divisé 55 préalablemen t S 1 et S 2 susammen t p our que e soit le as (d'un nom bre de fois q qui ne dép end pas des omplexes onsidérés) et qu'on a jusqu'ii tra v aillé sur des q n -group emen ts, de façon à e que q 2 p > ρ ′ où ρ ′ est ette distane minimale imp osée par le théorème en dimension n − 1 et p la onstan te donnée par le lemme 9 . En appliquan t le théorème de fusion en dimension n − 1 on p eut don remplir toutes les omp osan tes onnexes de O ∩ H k,z \ U ( S 2 ) de omplexes n − 1 -dimensionnels, don t on notera Θ l'union. Considérons main tenan t le omplexe unidimensionnel Σ , et notons Σ ′ l'en- sem ble des pro duits artésiens de ses segmen ts par − 1 2 , 1 2 n − 2 : par une démons- tration analogue à elle du lemme 3 on p eut mon trer que parmi les p ositions à ǫ près des sommets de Σ qui p euv en t être déplaés, il est p ossible d'en trou- v er telles que les régularités extrêmes des déoupages des faes de Θ par les p oly èdres de Σ ′ dans les ou hes H k,z p euv en t être b ornées par des onstan tes m ultipliativ es ne dép endan t pas de S 1 et S 2 par rapp ort aux régularités de S 1 et S 2 . À présen t il ne reste plus qu'à utiliser les graphes de la famille G fournie par le lemme 9 , puis le lemme 8 p our onlure : on p eut faire des susp ensions tubulaires dans toutes les omp osan tes onnexes de O \ U (Θ ∪ S 1 ∪ S 2 ∪ Σ ′ ) et de e fait, remplir toute l'adhérene de O de p oly èdres, de façon à obtenir un omplexe n -dimensionnel v érian t toutes les onditions v oulues, e qui a hèv e la démonstration du lemme 10 et par là elle du théorème 1 par réurrene. 4 Preuv e informatique du lemme du lab oureur On v a à présen t donner les algorithmes d'én umération annonés dans le début de la démonstration du lemme 6. Il y a en tout 2 9 = 512 as à traiter, qu'on p ourrait ramener à 2 6 = 64 à des hangemen ts de base près. Ce nom bre enore trop élev é justie le reours à un outil informatique au lieu d'un tra v ail à la main fastidieux et guère in téressan t. Les algorithmes utilisés étan t très simples, on se disp ensera de donner une preuv e détaillée de leur fontionnemen t orret. 4.1 Métho de algorithmique Dans les algorithmes à v enir, p our tout omplexe S dy adique unitaire, on v a représen ter S | [0 , 12] 2 par une matrie d'en tiers M = ( m i,j ) ( i,j ) ∈{ 1 ,..., 12 } 2 de taille 12 × 12 , v érian t l'équiv alene suiv an te : ( m i,j = 1 ⇔ ∆( i − 1 , j − 1 , 1) ∈ S | [0 , 12] 2 m i,j = 0 ⇔ ∆( i − 1 , j − 1 , 1) / ∈ S | [0 , 12] 2 (206) 4.1.1 D 2 et le 4 × 4 -group emen t P our ommener on p eut aluler très simplemen t le nom bre d'élémen ts de V (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S (p our ( x, y ) ∈ [2 , 11] 2 ) en omptan t le nom bre de ases v oisines de ( x, y ) égales à 1 dans la représen tation de S . On obtien t alors l'algorithme 1. La représen tation de D ( S ) est alors obten ue en ne gardan t que les ases p our lesquelles e nom bre est égal à 9 , 'est l'algorithme 2. 56 Algorithme 1 Calul de #( V (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) En trée: M ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) et ( x, y ) ∈ { 2 , . . . , 11 } 2 Sortie: s = #( V (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) 1. s ⇐ 0 2. p our tout ( u, v ) ∈ {− 1 , 0 , 1 } 2 faire 3. si m x + u,y + v = 1 alors 4. s ⇐ s + 1 Algorithme 2 Calul de la représen tation de D ( S ) En trée: M ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) Sortie: M ′ ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) telle que M ′ représen te D ( S ) | [1 , 11] 2 1. p our tout ( x, y ) ∈ { 1 , . . . , 12 } 2 faire 2. m ′ x,y ⇐ 0 3. p our tout ( x, y ) ∈ { 2 , . . . , 11 } 2 faire 4. si #( V (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) = 9 alors 5. m ′ x,y ⇐ 0 À présen t en p osan t S ′ = ( D ) 2 ( S ) l'algorithme 3 p ermet de v érier si S ′ | [2 , 10] 2 est 4 × 4 -group é (relativ emen t à l'origine (2 , 2) ). Algorithme 3 Détermine si S ′ | [2 , 10] 2 est 4 × 4 -group é par rapp ort à l'origine (2 , 2) En trée: M ′ ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) Sortie: vrai si S ′ | [2 , 10] 2 est 4 × 4 -group é, faux sinon 1. p our tout ( u, v ) ∈ { 2 , 6 } 2 faire 2. p our tout ( x, y ) ∈ { 0 , . . . , 3 } 2 faire 3. si m ′ x + u,y + v 6 = m ′ u,v alors 4. ren v o y er faux 5. ren v o y er vrai Considérons l'ensem ble des restritions p ossibles au arré [0 , 12 ] 2 de om- plexes unitaires 4 × 4 -group és par rapp ort à l'origine (0 , 0) . Il est lair qu'il y en a 2 9 et en les notan t G i p our 0 ≤ i < 2 9 on p eut les paramétrer par : ∀ ( x, y ) ∈ { 0 , . . . , 3 } 2 , ∀ ( u, v ) ∈ { 0 , 1 , 2 } 2 : ∆(3 u + x, 3 v + x ) ∈ G i ⇔ 2 3 u + v ≤ i mo d 2 3 u + v +1 . (207) L'algorithme 4 est utilisé p our générer la représen tation de G i . En utilisan t les quatre algorithmes prééden ts (1, 2 , 3 et 4 ) on p eut don- ner l'algorithme 5 qui p ermet de v érier si D 2 préserv e la propriété de 4 × 4 - group emen t (par rapp ort à l'origine (2 , 2) ) p our tout omplexe 4 × 4 -group é (par rapp ort à l'origine (0 , 0) ). 4.1.2 Déoupage en omplexes linéaires Sur le mo dèle de l'algorithme 1 , l'algorithme 6 p ermet de aluler le nom bre d'élémen ts de V ∗ (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S . 57 Algorithme 4 Calul de la représen tation de G i En trée: i ∈ { 0 , . . . , 2 9 − 1 } Sortie: M = G i 1. p our tout ( u, v ) ∈ { 0 , 1 , 2 } 2 faire 2. p our tout ( x, y ) ∈ { 0 , . . . , 3 } 2 faire 3. si 2 3 u + v ≤ i mo d 2 3 u + v +1 alors 4. m 3 u + x, 3 v + y ⇐ 1 5. sinon 6. m 3 u + x, 3 v + y ⇐ 0 Algorithme 5 Vérier si D 2 préserv e le 4 × 4 -group emen t Sortie: vrai si D 2 préserv e la propriété de 4 × 4 -group emen t, faux sinon 1. p our tout i ∈ { 0 , . . . , 2 9 } faire 2. M ⇐ G i 3. M ⇐ D ( M ) 4. M ⇐ D ( M ) 5. si M est 4 × 4 -group é par rapp ort à l'origine (2 , 2) alors 6. ren v o y er vrai 7. sinon 8. ren v o y er faux Algorithme 6 Calul de #( V ∗ (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) En trée: M ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) et ( x, y ) ∈ { 4 , . . . , 9 } 2 Sortie: s = #( V ∗ (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) 1. s ⇐ 0 2. p our tout ( u, v ) ∈ {− 1 , 0 , 1 } 2 tel que | u + v | = 1 faire 3. si m x + u,y + v = 1 alors 4. s ⇐ s + 1 58 Il existe en tout h uit isométries laissan t le arré [3 , 9] 2 in v arian t (l'iden tité et la symétrie par rapp ort au en tre, les deux symétries par rapp ort aux diagonales, les deux symétries par rapp ort aux médianes et les deux rotations d'angles π 2 et − π 2 ). On les notera φ i p our 1 ≤ i ≤ 8 . L'algorithme 7 p ermet de v érier si deux omplexes restrein ts à [3 , 9] 2 son t égaux à une isométrie près. Algorithme 7 Déterminer si deux omplexes son t égaux à une isométrie près En trée: M , M ′ ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) Sortie: vrai si les deux grilles restrein tes à [3 , 9] 2 son t égales à une isométrie près, faux sinon 1. p our tout i ∈ { 1 , . . . , 8 } faire 2. s ⇐ vrai 3. p our tout ( x, y ) ∈ { 3 , 9 } 2 faire 4. si m x,y 6 = m φ i ( x,y ) alors 5. s ⇐ faux 6. si s alors 7. ren v o y er vrai 8. ren v o y er faux P our nir, l'algorithme 8 v érie que p our tout omplexe S 4 × 4 -group é, ( S \ D ( S )) | [3 , 9] 2 ne on tien t que des ub es à deux v oisins tangen ts, et dans le même temps se harge de dresser la liste des ongurations p ossibles de ( D ( S ) \ D 2 ( S )) | [3 , 9] 2 lorsque S parourt l'ensem ble des omplexes dy adiques unitaires 4 × 4 -group és par rapp ort à l'origine (0 , 0) . Algorithme 8 Vériation que ( S \ D ( S )) | [3 , 9] 2 est suliforme en yles et liste des ongurations p ossibles de ( D ( S ) \ D 2 ( S )) | [3 , 9] 2 p our tout omplexe S 4 × 4 - group é Sortie: s = vrai si p our tout omplexe S 4 × 4 -group é : ∀ δ ∈ ( S \ D ( S )) | [4 , 8] 2 : #( V ∗ ( δ ) ∩ S \ D ( S )) | [3 , 9] 2 = 2 (208) faux sinon. L on tien t la liste des ongurations p ossibles à une isométrie près de ( D ( S ) \ D 2 ( S )) | [3 , 9] 2 1. L ⇐ ∅ 2. s ⇐ vrai 3. p our tout i ∈ { 0 , . . . , 2 9 } faire 4. M ⇐ G i 5. M ′ ⇐ M \ D ( M ) 6. si ∃ δ ∈ S ′ | [4 , 8] 2 : #( V ∗ (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ′ ) 6 = 2 alors 7. s ⇐ faux 8. M ′′ ⇐ D ( M ) \ D 2 ( M ) 9. si M ′′ / ∈ L à une restrition à [3 , 9] 2 et une isométrie près alors 10. L ⇐ L ∪ { M ′′ } 4.2 Implémen tation en C Ce programme est la tradution en langage C des algorithmes donnés plus haut. 59 1 # i n l u d e < s t d i o . h > # i n l u d e < s t d l i b . h > # i n l u d e < a s s e r t . h > / * T a i l l e d e s g r o u p e m e n t s o n s i d é r é s ( i i 4 × 4 ) * / 6 # d e f i n e N 4 / * N o m b r e d e g r o u p e m e n t s d a n s u n e g r i l l e ( i i 3 × 3 ) * / # d e f i n e M 3 11 / * U n e g r i l l e d e t a i l l e 12 × 12 * / t y p e d e f i n t G R I D [M * N ℄ [ M * N ℄ ; / * U n m a s q u e p o u r r e m p l i r l e s g r i l l e s 4 × 4 − g r o u p é e s * / t y p e d e f i n t M A S K [M * M ℄ ; 16 / * L e t a b l e a u d e s 2 9 m a s q u e s p o s s i b l e s * / M A S K m a s k s [ 1 < < ( M * M ) ℄ ; / * L a l i s t e d e s g r i l l e s t r o u v é e s , e t l e n o m b r e d ' ← ֓ é l é m e n t s q u ' e l l e o n t i e n t * / 21 # d e f i n e T A B _ G R I D _ M A X 1 0 0 G R I D t a b _ g r i d [ T A B _ G R I D _ M A X℄ ; i n t t a b _ g r i d _ o u n t = 0 ; / * A f f i h e u n e g r i l l e r e s t r e i n t e à [2 , 10] 2 * / 26 v o i d p r i n t _ b i g _ G R I D ( G R I D g ) { i n t x , y ; f o r ( x = N / 2 ; x < N * (M − 1 ) + N / 2 ; x + + ) { f o r ( y = N / 2 ; y < N * (M − 1 ) + N / 2 ; y + + ) i f ( g [ x ℄ [ y ℄ ) 31 p r i n t f ( " # " ) ; e l s e p r i n t f ( " · " ) ; p r i n t f ( " \ n " ) ; } 36 } / * A f f i h e u n e g r i l l e r e s t r e i n t e à [3 , 9] 2 * / v o i d p r i n t _ s m a l l _ G R I D ( G R I D g ) { i n t x , y ; 41 f o r ( x = N − 1 ; x < N * (M − 1 ) + 1 ; x + + ) { f o r ( y = N − 1 ; y < N * (M − 1 ) + 1 ; y + + ) i f ( g [ x ℄ [ y ℄ ) p r i n t f ( " # " ) ; e l s e 46 p r i n t f ( " · " ) ; p r i n t f ( " \ n " ) ; } } 51 / * C o p i e l a g r i l l e s r d a n s d e s t * / v o i d opy_GRID ( G R I D s r , G R I D d e s t ) { i n t x , y ; 60 f o r ( x = 0 ; x < M * N ; x + + ) f o r ( y = 0 ; y < M * N ; y + + ) 56 d e s t [ x ℄ [ y ℄ = s r [ x ℄ [ y ℄ ; } / * R e m p l i t l e t a b l e a u d e m a s q u e s * / v o i d f i l l _ m a s k s ( v o i d ) { 61 i n t i , j ; f o r ( i = 0 ; i < 1 < < ( M * M ) ; i + + ) f o r ( j = 0 ; j < M * M; j + + ) m a s k s [ i ℄ [ j ℄ = ( i & (1 < < j ) ) ! = 0 ; } 66 / * R e m p l i t u n e g r i l l e s e l o n u n m a s q u e * / v o i d f i l l _ G R I D ( M A S K m , G R I D g ) { i n t X [ 9 ℄ = { 0 , N , 2 * N , 0 , N , 2 * N , 0 , N , 2 * N } ; i n t Y [ 9 ℄ = { 0 , 0 , 0 , N , N , N , 2 * N , 2 * N , 2 * N } ; 71 i n t i , x , y , u , v ; f o r ( i = 0 ; i < M * M; i + + ) { x = X [ i ℄ ; y = Y [ i ℄ ; f o r ( u = 0 ; u < N ; u + + ) 76 f o r ( v = 0 ; v < N ; v + + ) g [ x + u ℄ [ y + v ℄ = m [ i ℄ ; } } 81 / * C a l u l d e l ' i m a g e d e ( x, y ) ∈ [0 , 12] 2 p a r l ' h o m o t h é t i e ← ֓ φ index * / v o i d i s o m e t r i _ t r a n s f o r m ( i n t * x , i n t * y , i n t i n d e x ) { i n t z ; s w i t h ( i n d e x ) { a s e ( 1 ) : 86 * x = N * M − 1 − * x ; b r e a k ; a s e ( 2 ) : * y = N * M − 1 − * y ; b r e a k ; 91 a s e ( 3 ) : * x = N * M − 1 − * x ; * y = N * M − 1 − * y ; b r e a k ; a s e ( 4 ) : 96 z = * x ; * x= * y ; * y = z ; b r e a k ; a s e ( 5 ) : 101 z = * x ; * x = N * M − 1 − * y ; * y = z ; b r e a k ; a s e ( 6 ) : 106 z = * x ; 61 * x = * y ; * y = N * M − 1 − z ; b r e a k ; a s e ( 7 ) : 111 z = * x ; * x = N * M − 1 − * y ; * y = N * M − 1 − z ; } } 116 / * C o p i e l ' i m a g e d e l a g r i l l e s r p a r l ' h o m o t h é t i e φ index ← ֓ d a n s d e s t * / v o i d o p y _ i s o m e t r i _ t r a n s f o r m _ G R I D ( G R I D s r , G R I D d e s t , ← ֓ i n t i n d e x ) { i n t x , y , u , v ; f o r ( x = 0 ; x < M * N ; x+ + ) 121 f o r ( y = 0 ; y < M * N ; y+ + ){ u = x ; v = y ; i s o m e t r i _ t r a n s f o r m ( & u , & v , i n d e x ) ; d e s t [ u ℄ [ v ℄ = s r [ x ℄ [ y ℄ ; 126 } } / * D é t e r m i n e s i 2 g r i l l e s r e s t r e i n t e s à [2 , 9] 2 s o n t é g a l e s ← ֓ à u n e i s o m é t r i e p r è s * / i n t o m p a r e _ i s o m e t r i _ t r a n s f o r m e d _ G R I D ( G R I D g 1 , G R I D g 2 ) { 131 i n t s , i , x , y ; G R I D g ; f o r ( i = 0 ; i < 8 ; i + + ) { s = 1 ; o p y _ i s o m e t r i _ t r a n s f o r m _ G R I D ( g 1 , g , i ) ; 136 f o r ( x = N − 1 ; x < N * (M − 1 ) + 1 ; x + + ) f o r ( y = N − 1 ; y < N * (M − 1 ) + 1 ; y + + ) s = s & & ( g [ x ℄ [ y ℄ = = g 2 [ x ℄ [ y ℄ ) ; i f ( s ) r e t u r n 1 ; 141 } r e t u r n 0 ; } / * A j o u t e u n e g r i l l e à l a l i s t e s i e l l e n ' y e s t p a s d é j à ← ֓ à u n e i s o m é t r i e p r è s * / 146 v o i d i n s e r t _ G R I D ( G R I D g ) { i n t i ; f o r ( i = 0 ; i < t a b _ g r i d _ o u n t ; i + + ) i f ( o m p a r e _ i s o m e t r i _ t r a n s f o r m e d _ G R I D ( g , t a b _ g r i d [ i ← ֓ ℄ ) ) r e t u r n ; 151 a s s e r t ( t a b _ g r i d _ o u n t < T A B _ G R I D _ M A X ) ; opy_GRID ( g , t a b _ g r i d [ t a b _ g r i d _ o u n t ℄ ) ; t a b _ g r i d _ o u n t + + ; } 62 156 / * C a l u l e #( V ( ∆( x, y, 1)) ∩ T ) * / i n t n e i g h b o r _ o u n t ( i n t x , i n t y , G R I D g ) { i n t r = 0 , u , v ; f o r ( u = − 1 ; u < = 1 ; u + + ) f o r ( v = − 1 ; v < = 1 ; v + + ) 161 i f ( g [ x + u ℄ [ y + v ℄ ) r + + ; r e t u r n r ; } 166 / * C a l u l e #( V ∗ (∆( x, y , 1)) ∩ T ) * / i n t s t a r _ n e i g h b o r _ o u n t ( i n t x , i n t y , G R I D g ) { i n t r = 0 , u , v ; f o r ( u = − 1 ; u < = 1 ; u + + ) f o r ( v = − 1 ; v < = 1 ; v + + ) 171 i f ( ( ( u = = 0 ) ^ ( v = = 0 ) ) & & ( g [ x + u ℄ [ y + v ℄ ) ) r + + ; r e t u r n r ; } 176 / * C a l u l e D ( T ) * / v o i d dig_GRID ( G R I D g ) { i n t x , y ; G R I D h ; opy_GRID ( g , h ) ; 181 f o r ( x = 1 ; x < M * N − 1 ; x + + ) f o r ( y = 1 ; y < M * N − 1 ; y + + ) i f ( n e i g h b o r _ o u n t ( x , y , g ) ! = 9 ) h [ x ℄ [ y ℄ = 0 ; opy_GRID ( h , g ) ; 186 } / * V é r i f i e s i u n e g r i l l e e s t b i e n 4 × 4 − g r o u p é e p a r ← ֓ r a p p o r t à l ' o r i g i n e (2 , 2) * / v o i d h e k _ G R I D _ i s _ 4 _ 4 _ g r o u p ( G R I D g ) { i n t u , v , x , y ; 191 f o r ( x = N ; x < N * (M − 1 ) ; x + + ) f o r ( y = N ; y < N * (M − 1 ) ; y+ + ) f o r ( u = − N / 2 ; u < = N / 2 ; u + = N ) f o r ( v = − N / 2 ; v < = N / 2 ; v + = N ) i f ( g [ x + u ℄ [ y + v ℄ ^ g [ N + u ℄ [ N + v ℄ ) { 196 p r i n t f ( " C e o m p l e x e n ' e s t p a s 4 x 4 − g r o u p é : \ n " ← ֓ ) ; p r i n t _ b i g _ G R I D ( g ) ; a b o r t ( ) ; } } 201 / * V é r i f i e s i u n e g r i l l e n e o n t i e n t q u e d e s p o i n t s d ' ← ֓ o r d r e 2 * / v o i d h e k _ G R I D _ i s _ y l i ( G R I D g ) { i n t k , x , y ; f o r ( x = N ; x < N * (M − 1 ) ; x + + ) 206 f o r ( y = N ; y < N * (M − 1 ) ; y+ + ){ 63 k =s t a r _ n e i g h b o r _ o u n t ( x , y , g ) ; i f ( ( k < 1 ) & & g [ x ℄ [ y ℄ ) { p r i n t f ( " C e o m p l e x e n ' e s t p a s u n e r e s t r i t i o n d e ← ֓ o m p l e x e s u l i f o r m e y l i q u e : \ n " ) ; p r i n t _ s m a l l _ G R I D ( g ) ; 211 a b o r t ( ) ; } } } 216 / * D i f f é r e n e e n s e m b l i s t e e n t r e 2 g r i l l e s * / v o i d s u b s t r a t _ G R I D ( G R I D g 1 , G R I D g 2 ) { i n t x , y ; f o r ( x = 0 ; x < N * M ; x+ + ) f o r ( y = 0 ; y < N * M ; y+ + ) 221 g 2 [ x ℄ [ y ℄ = g 2 [ x ℄ [ y ℄ & & ! g 1 [ x ℄ [ y ℄ ; } / * F o n t i o n p r i n i p a l e * / v o i d m a i n ( ) { 226 G R I D g , h ; i n t i ; f i l l _ m a s k s ( ) ; f o r ( i = 0 ; i < 1 < < ( M * M ) ; i + + ) { f i l l _ G R I D ( m a s k s [ i ℄ , g ) ; 231 opy_GRID ( g , h ) ; dig_GRID ( g ) ; s u b s t r a t _ G R I D ( g , h ) ; h e k _ G R I D _ i s _ y l i ( h ) ; 236 opy_GRID ( g , h ) ; dig_GRID ( g ) ; h e k _ G R I D _ i s _ 4 _ 4 _ g r o u p ( g ) ; 241 s u b s t r a t _ G R I D ( g , h ) ; i n s e r t _ G R I D ( h ) ; } p r i n t f ( " L e s d e u x p r o p r i é t é s \ n t e s t é e s s o n t v é r i f i é e s . \ n ← ֓ " ) ; p r i n t f ( " I l y a % i o m p l e x e s \ n d a n s l a l i s t e . \ n \ n \ n \ n \ n " ← ֓ , t a b _ g r i d _ o u n t ) ; 246 f o r ( i = 0 ; i < t a b _ g r i d _ o u n t ; i + + ) { p r i n t f ( " \ n C o m p l e x e n o % i : \ n " , i + 1 ) ; p r i n t _ s m a l l _ G R I D ( t a b _ g r i d [ i ℄ ) ; } } 4.3 Résultats donnés par le programme Notre programme se ompile sans message d'erreur ni d'a v ertissemen t a v e une v ersion réen te de g . Il s'exéute en moins d'une seonde et imprime les résultats regroup és dans la table 1. 64 Les deux propriétés testées sont vérifiées. Il y a 14 omplexes dans la liste. Complexe no 1: · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 2: · · · · · · · · · · · · · · # # · · · · # # · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 3: · · · · · · · · · · · · # # # # · · # # # # · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 4: · · # # · · · · # # · · # # # # · · # # # # · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 5: · · · # · · · · · # · · · · · # · · # # # # · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 6: · · # # · · · · # # · · · · # # · · · · # # · · · · # # · · · · # # · · Complexe no 7: · · # # · · · · # # · · # # # # · · # # # # · · · · # # · · · · # # · · Complexe no 8: · · · # · · · · · # · · · · · # · · # # # # · · · · # # · · · · # # · · Complexe no 9: · · · # · · · · · # · · · · · # · · · · · # · · · · · # · · · · · # · · Complexe no 10: · · # # · · · · # # · · # # # # # # # # # # # # · · # # · · · · # # · · Complexe no 11: · · · # · · · · · # · · · · · # # # # # # # # # · · # # · · · · # # · · Complexe no 12: · · · # · · · · · # · · · · · # # # · · · # # # · · · # · · · · · # · · Complexe no 13: · · # · · · · · # · · · # # # · · · · · · # # # · · · # · · · · · # · · Complexe no 14: · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · # # # · · · # · · · · · # · · T ab. 1 Résultats imprimés par le programme 65 4.4 Fin de la démonstration du lemme On a regroup é dans le tableau suiv an t les quatorze diéren tes ongurations p ossibles à une isométrie près des ub es de U sur un v oisinage de taille 6 × 6 . Les traits en p oin tillés délimiten t un v oisinage de taille 4 × 4 qui onstitue les b ords du motif de pa v age p ermettan t de reouvrir U (puisqu'on a vu que D 2 préserv e le 4 × 4 -group emen t). C'est à dire que quel que soit le omplexe original S 4 × 4 -group é, toute restrition de U à z + [ − 1 , 5] 2 p our z ∈ (4 Z ) 2 est égale à une isométrie près à l'un des motifs du tableau, et toute restrition de U à z + [0 , 4] 2 est égale à l'un des motifs du tableau délimité par les traits en p oin tillés. La ou he d'épaisseur 1 autour du arré en p oin tillés v a être utilisée p our aluler le nom bre de v oisins des ub es dy adiques à l'in térieur des p oin tillés. Il nous reste enore à extraire de U les deux omplexes U 1 et U 2 annonés. Considérons le déoupage présen té dans le tableau suiv an t : les ha h ures v erti- ales représen ten t U 1 les ha h ures v ertiales U 2 . Les traits en gras dénissen t une partition de U 2 en sillons, ou les endroits où des ub es de U 2 tou hen t des ub es de U 1 . Si l'on observ e les restritions de U 1 au motif de pa v age de taille 4 × 4 matérialisé par les traits en p oin tillé, on onstate que U 1 est bien suliforme en 66 yles ('est à dire que tout ub e de U 1 a deux v oisins tangen ts, év en tuellemen t à l'extérieur du arré). En outre U 2 est bien 2 × 2 -group é (par rapp ort à une origine plaée au en tre du arré du motif ) et si on observ e les partitions de son 2 × 2 -group emen t U ′ 2 délimitées par les traits en gras, on onstate bien que haun des ub es des sous-omplexes a au plus deux v oisins tangen ts, don que U ′ 2 est quasi-suliforme. De plus, les seuls ub es de U ′ 2 qui tou hen t des ub es de U 1 son t des extrémités de U ′ 2 ('est à dire qui on t au plus un v oisin tangen t dans U ′ 2 ). Une ériture formelle des expliations qu'on vien t de donner serait vrai- sem blablemen t fastidieuse et guère plus on v ainan te, on en restera là et on onsidèrera que les trois omplexes T , U 1 et U 2 qu'on a extraits de S v érien t bien toutes les propriétés annonées dans le lemme 6. Référenes [Bas59℄ A. Bastiani. P oly èdres on v exes dans les espaes v etoriels top olo- giques. Sémin. de T op ologie et de Géométrie diéren tielle Ch. Ehres- mann 1 (1957/58), No.19, 46 p., 1959. [Da v03℄ G. Da vid. Limits of Almgren quasiminimal sets. In Harmoni A naly- sis at Mount Holyoke : Pr o e e dings of an A ms-Ims-Siam Joint Sum- mer R ese ar h Confer en e on Harmoni A nalysis, June 25-July 5, 2001, Mount Holyoke Col le ge, South Had ley, Ma , v olume 32. Amerian Ma- thematial So iet y , 2003. [DP07℄ T. De P au w. Appro ximating ompat retiable surfaes in Hausdor measure and in Hausdor distane b y lo ally ayli surfaes ha ving the same b oundary. 2007. [Kir34℄ M.D. Kirszbraun. Ub er die zusammenziehenden und Lips hitzs hen T ransformationen. F und. Math , 22 :77108, 1934. [KM40℄ M. Krein and D. Milman. On extreme p oin ts of regular on v ex sets. Studia Math , 9 :133138, 1940. [Mat95℄ P . Mattila. Ge ometry of Sets and Me asur es in Eulide an Sp a es : F r a- tals and R e tiability . Cam bridge Univ ersit y Press, 1995. [Rei60℄ E.R. Reifen b erg. Solution of the Plateau problem for m-dimensional surfaes of v arying top ologial t yp e. A ta Mathemati a , 104(1) :192, 1960. 67 Remplissage de l'espae Eulidien par des omplexes p oly édriques d'orien tation imp osée et de rotondité uniforme Vinen t F euvrier 6 septem bre 2021 Résumé Nous donnons une métho de de onstrution de omplexes p oly édriques dans R n p ermettan t de relier en tre elles des grilles dy adiques d'orien ta- tions diéren tes tout en s'assuran t que les p oly èdres utilisés ne soien t pas trop plats, y ompris leurs sous-faes de toutes dimensions. P our ela, après a v oir rapp elé quelques dénitions et propriétés simples des p oly èdres eulidiens ompats et des omplexes, on se dote d'un outil qui p ermet de remplir de p oly èdres n -dimensionnels un ouv ert en forme de tub e don t la fron tière est p ortée par un omplexe n − 1 -dimensionnel. Le théorème prinipal est démon tré par indution sur n en relian t les omplexes dy a- diques ou he par ou he, en remplissan t des tub es disp osés autour des diéren tes ou hes et en utilisan t le théorème en dimension inférieure p our onstruire les moreaux manquan ts de la fron tière des tub es. Une appli- ation p ossible de e résultat est la re her he de solutions à des problèmes de minimisation de la mesure en dimension et o dimension quelonques dans ertaines lasses top ologiques. Abstrat W e build p olyhedral omplexes in R n that oinide with dy adi grids with dieren t orien tations, while k eeping uniform lo w er b ounds (dep end- ing only on n ) on the atness of the added p olyhedrons inluding their subfaes in all dimensions. After the denitions and rst prop erties of ompat Eulidean p olyhedrons and omplexes, w e in tro due a to ol al- lo wing us to ll with n -dimensionnal p olyhedrons a tubular-shap ed op en set, the b oundary of whi h is a giv en n − 1 -dimensionnal omplex. The main result is pro v en indutiv ely o v er n b y ompleting our dy adi grids la y er after la y er, lling the tub e surrounding ea h la y er and using the result in the previous dimension to build the missing parts of the tub e b oundary . A p ossible appliation of this result is a w a y to nd solutions to problems of measure minimization o v er ertain top ologial lasses of sets, in arbitrary dimension and o dimension. 1
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