Remplissage De LEspace Euclidien Par Des Complexes PolyEdriques DOrientation ImposEe Et De RotonditE Uniforme

We build polyhedral complexes in Rn that coincide with dyadic grids with different orientations, while keeping uniform lower bounds (depending only on n) on the flatness of the added polyhedrons including their subfaces in all dimensions. After the d…

Authors: Vincent Feuvrier (LM-Orsay)

Remplissage De LEspace Euclidien Par Des Complexes PolyEdriques   DOrientation ImposEe Et De RotonditE Uniforme
Remplissage de l'espae Eulidien par des omplexes p oly édriques d'orien tation imp osée et de rotondité uniforme Vinen t F euvrier 6 septem bre 2021 Résumé Nous donnons une métho de de onstrution de omplexes p oly édriques dans R n p ermettan t de relier en tre elles des grilles dy adiques d'orien ta- tions diéren tes tout en s'assuran t que les p oly èdres utilisés ne soien t pas trop plats, y ompris leurs sous-faes de toutes dimensions. P our ela, après a v oir rapp elé quelques dénitions et propriétés simples des p oly èdres eulidiens ompats et des omplexes, on se dote d'un outil qui p ermet de remplir de p oly èdres n -dimensionnels un ouv ert en forme de tub e don t la fron tière est p ortée par un omplexe n − 1 -dimensionnel. Le théorème prinipal est démon tré par indution sur n en relian t les omplexes dy a- diques ou he par ou he, en remplissan t des tub es disp osés autour des diéren tes ou hes et en utilisan t le théorème en dimension inférieure p our onstruire les moreaux manquan ts de la fron tière des tub es. Une appli- ation p ossible de e résultat est la re her he de solutions à des problèmes de minimisation de la mesure en dimension et o dimension quelonques dans ertaines lasses top ologiques. Abstrat W e build p olyhedral omplexes in R n that oinide with dy adi grids with dieren t orien tations, while k eeping uniform lo w er b ounds (dep end- ing only on n ) on the atness of the added p olyhedrons inluding their subfaes in all dimensions. After the denitions and rst prop erties of ompat Eulidean p olyhedrons and omplexes, w e in tro due a to ol al- lo wing us to ll with n -dimensionnal p olyhedrons a tubular-shap ed op en set, the b oundary of whi h is a giv en n − 1 -dimensionnal omplex. The main result is pro v en indutiv ely o v er n b y ompleting our dy adi grids la y er after la y er, lling the tub e surrounding ea h la y er and using the result in the previous dimension to build the missing parts of the tub e b oundary . A p ossible appliation of this result is a w a y to nd solutions to problems of measure minimization o v er ertain top ologial lasses of sets, in arbitrary dimension and o dimension. 1 Sommaire 1 In tro dution 3 2 P oly èdres et omplexes eulidiens 6 2.1 Sous-faes et susp ensions de p oly èdres . . . . . . . . . . . . . . . 7 2.2 Complexes p oly édriques et graphes . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 2.3 Susp ension de omplexes par rapp ort à un graphe linéaire . . . . 12 3 Raordemen t de omplexes dy adiques 28 3.1 Sub division . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 3.2 F usion en dimension 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 3.3 F usion en dimension quelonque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 4 Preuv e informatique du lemme du lab oureur 56 4.1 Métho de algorithmique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 4.1.1 D 2 et le 4 × 4 -group emen t . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 4.1.2 Déoupage en omplexes linéaires . . . . . . . . . . . . . . 57 4.2 Implémen tation en C . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 4.3 Résultats donnés par le programme . . . . . . . . . . . . . . . . . 64 4.4 Fin de la démonstration du lemme . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 2 Fig. 1  F usion à la main de deux omplexes bidimensionnels et les onstan tes de forme obten ues 1 In tro dution Le résultat prinipal de e papier (le théorème 1, dit  de fusion ) p eut s'énoner simplemen t :  Étan t donnés deux omplexes dy adiques S 1 et S 2 tels qu'un moreau de la fron tière de S 1 forme la fron tière d'un ouv ert b orné O disjoin t de S 1 qui on tien t S 2 , si la distane séparan t S 1 et S 2 est susammen t grande dev an t la taille des ub es dy adiques onsidérés alors on p eut onstruire un omplexe S 3 tel que S 2 ∪ S 3 remplisse O , a v e une b orne inférieure uniforme sur la rotondité des p oly èdres onstruits et leurs sous-faes.  Le leteur qui se risquerait à eetuer un dessin en dimension 2 n'aurait probablemen t auun mal à ompléter deux omplexes dy adiques d'orien tations diéren tes en s'imp osan t une b orne inférieure raisonnable sur les angles des seg- men ts qui s'in terseten t. Il obtiendrait d'ailleurs vraisem blablemen t des b ornes inférieures sur la rotondité et la distane en tre les deux omplexes meilleures que elles du théorème 1. Bien évidemmen t les  hoses se ompliquen t en dimen- sion plus grande, en partiulier faute d'outils desriptifs  morphologiques  eaes. En outre des problèmes supplémen taires surviennen t lorsque n ≥ 4 , rendan t les représen tations b eauoup plus diiles. Nous donnons d'ab ord une dénition simple et in tuitiv e (dénition 1 ) des p oly èdres eulidiens on v exes de R n en tan t qu'in tersetion ompate de demi- espaes anes, équiv alen te à elle des p olytop es (propriété 1) et amenan t natu- rellemen t la dénition des faes et des sous-faes (dénition 2 ). On p ourra lire à e sujet l'artile d'Andrée Bastiani [Bas59 ℄ p our des dénitions plus générales 3 dans des espaes top ologiques. Nous in tro duisons une quan tité (la rotondité, dé- nition 4 ) p ermettan t de on trler la forme d'un p oly èdre donné en onsidéran t le rapp ort ompris en tre 0 et 1 des ra y ons d'une b oule insrite et d'une b oule ironsrite ; plus e rapp ort est pro  he de zéro, plus le p oly èdre est aplati. Enn p our formaliser l'idée in tuitiv e de familles de p oly èdres de même dimension qui se raorden t bien en tre eux nous dénissons la notion de omplexe (dénition 5), en imp osan t que les p oly èdres et leurs sous-faes de dimensions inférieures soien t d'in térieurs disjoin ts deux à deux (hormis eux qui son t onfondus) ; 'est le as par exemple des omplexes dy adiques, ab ordés dans la setion 3 . La notion de rotondité est généralisée aux omplexes en onsidéran t la rotondité minimale parmi les p oly èdres et les sous-faes, de façon à p ouv oir minorer la rotondité de la sous-fae la plus aplatie. A v an t d'énoner le plan de l'artile donnons rapidemen t et sans démons- tration une appliation p ossible de e résultat inspirée de Reifen b erg [Rei60 ℄ p our trouv er des ensem bles de mesure minimale parmi ertaines lasses top o- logiques. P ar exemple, trouv er parmi une lasse F stable par des déformations lips hitziennes un ensem ble E ∈ F tel que H d ( E ) = inf F ∈ F H d ( F ) , (1) la mesure utilisée ii étan t la mesure de Hausdor d -dimensionnelle H d a v e 0 ≤ d < n (on p ourra trouv er plus de détails dans le livre de Mattila [ Mat95 ℄). Notons que la te hnique utilisée reste v alable p our la minimisation de fontion- nelles ensem blistes plus générales. Considérons un p oly èdre n -dimensionnel δ (on v exe par dénition, de roton- dité R ( δ ) ) et c ∈ ◦ δ . Notons Π δ,c la pro jetion radiale sur ∂ δ qui à x ∈ δ \ { c } asso ie l'unique in tersetion de la demi-droite [ c, x ) a v e ∂ δ . P osons d = n − 1 et soit E ⊂ δ une sous-partie fermée H d -mesurable telle que H d ( E ) < ∞ . En alulan t la v aleur mo y enne de H d (Π δ,c ( E )) lorsque c parourt ◦ δ \ E on p eut mon trer en utilisan t F ubini qu'il existe une onstan te K > 0 ne dép endan t que de d et n telle que ∃ c ∈ ◦ δ : H d (Π δ,c ( E )) ≤ K R ( δ ) − 2 d H d ( E ) . (2) En utilisan t par exemple le théorème d'extension lips hitzienne de Kirzbraun [Kir34 ℄ on p eut mon trer que p our tout omplexe S de rotondité R ( S ) et toute sous-partie fermée E telle que E ⊂ U ( S ) on p eut trouv er une appliation lip- s hitzienne φ telle que φ ( E ) est inlus dans les faes de S et H d ( φ ( E )) ≤ K R ( S ) − 2 d H d ( E ) . (3) En on tin uan t les pro jetions radiales dans les sous-faes de dimension inférieure qui ne son t pas en tièremen t reouv ertes on p eut même eetuer ette onstru- tion en o dimension n − d ≥ 1 quelonque, et imp oser que φ ( E ) soit une union nie de sous-faes de dimension au plus d de S . Supp osons que E ∈ F . Lorsque E est retiable, par un lemme de t yp e Vitali on p eut reouvrir E à une partie de mesure arbitrairemen t p etite près par une union nie de omplexes dy adiques disjoin ts don t les orien tations suiv en t la diretion des plans tangen ts appro ximatifs de E . D'après le théorème 1 il est alors p ossible de relier tous es omplexes dy adiques en un omplexe plus 4 grand S de façon à a v oir à la fois E ⊂ U ( S ) et R ( S ) > C où C ne dép end que de n . En pro jetan t préalablemen t E sur ses plans tangen ts appro ximatifs et en omp osan t a v e les pro jetions radiales men tionnées plus haut on p eut onstruire une appliation lips hitzienne ψ telle que ette fois E ′ = ψ ( E ) soit une union nie de sous-faes de dimension au plus d de S et H d ( E ′ ) ≤ (1 + ǫ ) H d ( E ) . (4) En minimisan t parmi les élémen ts de F qui son t des unions de sous-faes de dimension au plus d de S (il y en a un nom bre ni) on p eut trouv er un ensem ble p oly édrique optimal E ′′ qui v érie en partiulier H d ( E ′′ ) ≤ H d ( E ′ ) ≤ (1 + ǫ ) H d ( E ) . (5) P ar ailleurs p our toute déformation lips hitzienne F de E ′′ à l'in térieur de U ( S ′ ) , d'après (3) et puisque E ′′ est optimal on a H d ( E ′′ ) ≤ K C − 2 d H d ( F ) (6) 'est à dire que E ′′ est M -quasiminimal a v e M = K C − 2 d qui ne dép end que de d et n . P our résumer en onsidéran t une suite minimisan te E k de F , 'est à dire telle que lim k → + ∞ H d ( E k ) = inf F ∈ F H d ( F ) (7) il est don p ossible de onstruire automatiquemen t une suite minimisan te d'en- sem bles quasiminimaux p oly édriques de F . Dans e as un résultat de Guy Da vid dans [Da v03 ℄ établit la semi-on tin uité inférieure de la mesure par passage à la limite, e qui n'est généralemen t pas le as et onstitue une diulté te hnique p our la re her he de minimiseurs. Une v ersion détaillée de e pro essus d'optimisation p oly édrale devrait faire l'ob jet d'un pro  hain artile. Notre métho de p ourrait par ailleurs p ermettre de généraliser en dimension et o dimension quelonques un résultat de Thierry De P au w dans [DP07 ℄ basé sur un théorème d'appro ximation p oly édrale d'en- sem bles retiables de dimension 2 dans R 3 , dans un adre de re her he de minimiseurs de taille p our les ouran ts en tiers. Le plan de l'artile est le suiv an t. La setion 2 est onsarée aux dénitions et propriétés immédiates des p o- ly èdres et omplexes eulidiens. En partiulier nous démon trons le lemme 3 de susp ension tubulaire, un outil qui p ermet de remplir de p oly èdres un ouv ert en forme de tub e don t la fron tière est p ortée par un omplexe n − 1 -dimensionnel en onstruisan t un omplexe n -dimensionnel qui remplit son adhérene en s'ap- puy an t sur le omplexe-fron tière. Ce résultat supp ose de prendre les préautions néessaires p our s'assurer que les p oly èdres onstruits son t d'in térieurs disjoin ts, omme indiqué dans le lemme 1, et p ermet de on trler la rotondité du omplexe obten u en fontion de la forme du tub e. La setion 3 est onsarée aux omplexes dy adiques et à la démonstration du théorème 1 par réurrene sur la dimension n . On ommene par le démon trer en dimension 2 (lemme 5 ). Puis l'indution est prouv ée par le lemme 10 . En supp osan t que les bases des deux omplexes dy adiques à faire fusionner son t l'image l'une de l'autre par une rotation planaire parallèle aux ub es il est 5 p ossible de tra v ailler ou he par ou he. Il est en outre p ossible d'imp oser que l'angle de rotation soit arbitrairemen t pro  he de zéro. Nous obtenons es deux onditions en déomp osan t une isométrie ane de  hangemen t de base en tre les deux omplexes dy adiques en un pro duit de rotations planaires, puis en déomp osan t  haque rotation en un pro duit de rotations d'angle susammen t pro  he de zéro. Il sut alors de remplir des ou hes de transitions en  oignon  p our passer de S 1 à S 2 et supp osan t ρ susammen t grand, le nom bre total de ou hes ne dép endan t que de n et du  hoix de l'angle de rotation maximal. On eetue alors des susp ensions tubulaires autour des diéren tes ou hes en utilisan t le théorème en dimension inférieure p our ompléter les parties man- quan tes de la fron tière des ou hes. L'un des problèmes te hniques est qu'on ne disp ose pas de b ornes uniformes sur le diamètre des tub es utilisés p our les susp ensions. Il fon t don reuser des analisations (dénition 15 ) à la surfae des deux omplexes à fusionner, qui p euv en t s'im briquer de manière omplé- men taire (lemme 9 ). Ces analisations son t obten ues en étudian t des omplexes dy adiques bidimensionnels. Nous prouv ons le lemme 6 dit  du lab oureur  qui p ermet de reuser des sillons dans un omplexe dy adique bidimensionnel de fa- çon à e que le talus de es sillons (le omplémen taire des ub es enlev és) forme lui aussi quasimen t des sillons, a v an t de généraliser en dimension plus grande. La dernière setion est une étude de diéren ts as in terv enan t dans la dé- monstration du lemme du lab oureur. Étan t donné le nom bre élev é de as à onsidérer, nous utilisons un algorithme et son implémen tation en langage C p our terminer la démonstration. Je tiens à remerier Guy Da vid p our son onstan t soutien, ses nom breux onseils et suggestions. 2 P oly èdres et omplexes eulidiens Un demi-espae ane A est la somme direte d'un h yp erplan ane H a v e une demi-droite R + u où u est une diretion non parallèle à − → H , 'est à dire A = { x + r u : x ∈ H et r ≥ 0 } . (8) On dira qu'une in tersetion de demi-espaes anes est un p oly èdre, au sens de la dénition suiv an te. Dénition 1 (P oly èdres) . Un p olyè dr e δ de dimension n est une p artie  om- p ate de R n d'intérieur non vide, obtenue p ar interse tion nie de demi-esp a es anes. En ne gardan t que les demi-espaes anes don t la fron tière in tersete δ sur une sous-partie de dimension de Hausdor égale à n − 1 on v érie failemen t que parmi toutes les familles de demi-espaes anes qui p euv en t on v enir il en existe une minimale p our l'inlusion ; on la notera A ( δ ) . En autorisan t des parties ompates non vides mais d'in térieur vide on gé- néralise aussi la dénition à des p oly èdres de dimension k ≤ n en onsidéran t la dimension k du plus p etit sous-espae ane qui les on tien t, noté Affine( δ ) . Dans e as les diéren ts op érateurs top ologiques usuels (fron tière, adhérene ou in térieur) seron t pris relativ emen t à e sous-espae ane minimal, de même que les demi-sous-espaes anes dans A ( δ ) . P ar on v en tion, on onsidère que 6 les singletons son t des p oly èdres de dimension 0 , égaux à leur in térieur et de fron tière vide. A v e es on v en tions, un argumen t simple de on v exité p ermet d'établir la orresp ondane en tre la dimension de Affine( δ ) et la dimension de Hausdor de δ , qu'on note dim δ . 2.1 Sous-faes et susp ensions de p oly èdres Les p oly èdres tels qu'on les a dénis son t on v exes et p ossèden t des faes et des sous-faes. Dénition 2 (Sous-faes) . Soit δ un p olyè dr e n -dimensionnel tel que A ( δ ) = { A 1 , . . . , A p } et { A ′ 1 , . . . , A ′ p } une famil le de sous-p arties de R n tel le que A ′ i = A i ou A ′ i = ∂ A i p our 1 ≤ i ≤ p . En p osant α = T i A ′ i , si α 6 = ∅ on dir a que α est une sous-fa e de δ , et plus pr é isément :  si dim α < dim δ on dir a que α est une sous-fa e strite ;  si dim α = dim δ − 1 on dir a que α est une fa e ;  si dim α = 0 (autr ement dit si α est un singleton) on dir a que α est un sommet, et on le  onfondr a souvent ave  le p oint qu'il  ontient. On note F ( δ ) l'ensemble des sous-fa es de δ (dont δ lui-même) et p our 0 ≤ k ≤ dim δ l'ensemble des sous-fa es k -dimensionnel les F k ( δ ) = { α ∈ F ( δ ) : dim α = k } . (9) Là enore on généralise naturellemen t ette dénition à des p oly èdres de dimension k ≤ n . On p eut v érier aisémen t que les sous-faes son t elles-mêmes des p oly èdres, et que les sous-faes des sous-faes de δ son t aussi des sous-faes de δ . En outre les faes son t d'in térieur disjoin t, et leur union forme la fron tière du p oly èdre. On p eut même érire que δ = G α ∈F ( δ ) ◦ α (10) où ⊔ désigne une union disjoin te, l'in térieur des sous-faes étan t pris à  haque fois relativ emen t au sous-espae ane engendré orresp ondan t. De façon à rendre plus lisibles ertains des énonés à v enir on v a enore se doter de la dénition suiv an te. Dénition 3 (Susp ension) . Pour une p artie A ⊂ R n et x ∈ R n on dénit la susp ension de A p ar r app ort à x p ar S ( A, x ) = { ty + (1 − t ) x : y ∈ A et t ∈ [0 , 1] } . (11) P our une partie A on note h A i son en v elopp e on v exe, 'est à dire l'in ter- setion de tous les on v exes qui la on tiennen t. Il est faile de v érier que si A est on v exe, p our deux p oin ts quelonques x et y on a S ( A, x ) = h A ∪ { x }i et S ( S ( A, x ) , y ) = S ( S ( A, y ) , x ) P our une partie A ⊂ R on note l'ensem ble de ses p oin ts extrémaux Extrem( A ) = { x ∈ A : x / ∈ h A \ { x }i} . (12) A v e es notations on p eut donner la aratérisation suiv an te, qui établit l'équi- v alene en tre les p oly èdres de la dénition 1 et les p olytop es. Il est p ossible de 7 Fig. 2  Un p oly èdre (ii un ub e) et ses sous-faes visibles en dimension 3 Fig. 3  Susp ension d'un p oly èdre δ par rapp ort à un p oin t x oplanaire ou non 8 la démon trer (e qu'on ne fera pas ii) par réurrene sur le nom bre de p oin ts de Extrem( δ ) p our l'impliation 1 ⇒ 2 , par réurrene sur la dimension de δ p our l'impliation réipro que, et en utilisan t le théorème de Krein-Milman dans les espaes eulidiens [KM40 ℄ p our le dernier p oin t. Propriété 1 (P olytop es) . Pour toute p artie  onvexe  omp ate non vide δ ⊂ R n , les deux énon és suivants sont é quivalents : 1. Extrem( δ ) est nie ; 2. δ est un p olyè dr e. En p artiulier, si δ est un p olyè dr e alors Extrem( δ ) = F 0 ( δ ) . Étan t donné un ompat A ⊂ R n , donnons-nous trois quan tités p ermettan t de on trler sa forme, et en partiulier dans le as d'un p oly èdre de donner une b orne inférieure impliite sur les angles que fon t ses faes en tre elles. Dénition 4 (Rotondité) . L es  onstantes de forme d'un  omp at A ⊂ R n sont :  le supr emum des r ayons des b oules inluses r elativement au sous-esp a e ane engendr é (ave  la  onvention sup ∅ = 0 ) app elé ra y on in térieur R ( A ) = sup { r > 0 : ∃ x ∈ R n , A ⊃ B ( x, r ) ∩ Affine( A ) } ; (13)  l'inmum des r ayons des b oules qui le  ontiennent (ave  la  onvention inf ∅ = 0 ) app elé ra y on extérieur R ( A ) = inf { r > 0 : ∃ x ∈ R n , A ⊂ B ( x, r ) } ; (14)  le r app ort des deux (ave  la  onvention R ( A ) = 1 lorsque R ( A ) = 0 ) app elé rotondité R ( A ) = R ( A ) R ( A ) ∈ [0 , 1] . (15) On dir a que plus R ( A ) est pr o he de 1 , plus A est arr ondi. Dans le as d'une partie on v exe et lorsqu'il est non n ul, le suprem um dans le alul de R ( A ) est attein t par ompaité, on parle alors d'une b oule insrite dans A , en trée sur un ortho en tre. Lors de la susp ension d'un p oly èdre δ par rapp ort à un p oin t x non oplanaire, il est p ossible de donner des b ornes sur les onstan tes de forme du p oly èdre obten u en fontion de la distane de x à un ortho en tre de δ et au sous-espae Affine( δ ) . La propriété suiv an te p ourrait être donnée sous une forme plus préise mais elle sura amplemen t p our la suite. Propriété 2. L orsque δ est un p olyè dr e, les sous-fa es de S ( δ, x ) sont de tr ois sortes :  { x } lui-même (lorsque x / ∈ δ ou x ∈ F 0 ( δ ) ) ;  des sous-fa es de δ ;  des susp ensions de sous-fa es de δ p ar r app ort à x . Pour tout  omp at K ⊂ ]0 , + ∞ [ 2 il existe des  onstantes c 1 et c 1 stritement p ositives tel les que p our tous p olyè dr e δ ave  un ortho  entr e o et x ∈ R n \ Affine( δ ) , si  d ( x, Affine( δ )) d ( x, o ) , d ( x, o ) R ( δ )  ∈ K (16) alors R ( S ( δ, x )) ≤ c 1 R ( δ ) et R ( S ( δ, x )) ≥ c 2 R ( δ ) . (17) 9 Fig. 4  Ra y on in térieur d'une susp ension de p oly èdre Démonstr ation. Le premier p oin t est éviden t si l'on se réfère à la propriété 1 et en partiulier à la minimalité p our la on v exité des sommets de S ( δ, x ) . P our v érier le seond p oin t, notons :  δ ′ = S ( δ, x ) ;  H = Affine( δ ) ;  o un ortho en tre de δ ;  B une b oule insrite dans δ de en tre o ;  B la b oule de en tre o et de ra y on 2 R ( δ ) (dès lors δ ⊂ B ) ;  o ′ un p oin t du segmen t [ x, o ] . Le problème p eut se ramener à trouv er une b oule B ( o ′ , r ) inluse dans S ( B , x ) , et une b oule B ( o, r ) on tenan t S  B , x  . App elons C le ne de sommet x en- gendré par B (par h yp othèse d ( x, H ) > 0 don x / ∈ H ), et B ′ la plus grande b oule de en tre o on ten ue dans C . Son ra y on R ′ v aut R ( δ ) cos α où α est l'angle (non orien té) en tre la normale à H et la droite ( x, o ) . Or cos α = d ( x, H ) d ( x, o ) (18) don R ′ = R ( δ ) d ( x, H ) d ( x, o ) . (19) Les b oules images de B ′ par l'homothétie de en tre x et de rapp ort γ > 0 son t toutes on ten ues dans le ne C , en partiulier la b oule B ′′ de en tre c ′ obten ue a v e γ = 1 2 par exemple. Choisissons o ′ omme le milieu du segmen t [ x, o ] et p osons r 1 = 1 2 · R ′ = 1 2 · d ( x, H ) d ( x, o ) · R ( δ ) r 2 = d ( o ′ , H ) = d ( x, H ) 2 . (20) Puisque par dénition R ( δ ) ≤ R ( δ ) il vien t enore r 2 ≥ 1 2 · d ( x, H ) d ( x, o ) · d ( x, o ) R ( δ ) · R ( δ ) . (21) P ar onstrution B ( o ′ , r 1 ) ⊂ C et B ( o ′ , r 2 ) ⊂ S ( H, x ) , don B ( o ′ , r 1 ) ∩ B ( o ′ , r 2 ) ⊂ C ∩ S ( H, x ) ⊂ δ ′ , et nalemen t r = min( r 1 , r 2 ) on vien t. On ob- 10 tien t don les b ornes suiv an tes en fontion de K : R ( δ ′ ) ≥ 1 2 · d ( x, H ) d ( x, o ) min  1 , d ( x, o ) R ( δ )  R ( δ ) R ( δ ′ ) ≤ max  2 , d ( x, o ) R ( δ )  R ( δ ) . (22) 2.2 Complexes p oly édriques et graphes Dans e qui v a suivre, p our en ensem ble S ni de p oly èdres k -dimensionnels de R n on notera :  l'union des p oly èdres U ( S ) = [ δ ∈ S δ ; (23)  l'ensem ble des sous-faes F ( S ) = [ δ ∈ S F ( δ ); (24)  l'ensem ble des sous-faes k ′ -dimensionnelles (p our 0 ≤ k ′ ≤ k ) F k ′ ( S ) = [ δ ∈ S F k ′ ( δ ); (25)  l'ensem ble des faes de la fron tière F ∂ ( S ) = { α ∈ F k − 1 ( S ) : ∀ ( β , γ ) ∈ S 2 , α 6 = β ∩ γ } . (26) La dénition suiv an te p ermet de formaliser l'idée in tuitiv e de grilles de p oly èdres qui se raorden t bien en tre eux. Dénition 5 (Complexes) . L orsque toutes les sous-fa es de S sont d'intérieurs (r elativement au sous-esp a e ane engendr é  orr esp ondant) disjoints deux à deux, autr ement dit si ∀ ( α, β ) ∈ ( F ( S )) 2 : α 6 = β ⇒ ◦ α ∩ ◦ β = ∅ (27) on dir a que S est un  omplexe k -dimensionnel. L es  onstantes de forme de S sont les extr ema de  el les de ses sous-fa es de toute dimension et ser ont noté es ave  des lettr es r ondes : R ( S ) = max δ ∈ F ( S ) R ( δ ) R ( S ) = min δ ∈ F ( S ) \F 0 ( S ) R ( δ ) R ( S ) = min δ ∈ F ( S ) R ( δ ) . (28) On p eut par exemple v érier que p our tout p oly èdre δ et 0 ≤ k ≤ dim δ l'en- sem ble F k ( δ ) est un omplexe, de même que F k ′ ( S ) lorsque S est un omplexe k -dimensionnel et 0 ≤ k ′ ≤ k . Dans le as d'un omplexe n -dimensionnel S , on a aussi par dénition ∂ U ( S ) = U ( F ∂ ( S )) . P our les b esoins des onstrutions à v enir on devra par ailleurs utiliser des ensem bles nis de p oin ts m unis d'une struture onnetiv e non orien tée. Selon la terminologie usuelle on app ellera de tels ensem bles graphes, au sens de la dé- nition suiv an te. On notera qu'il ne s'agit pas seulemen t ii de graphes abstraits, mais bien du plongemen t des ob jets orresp ondan ts dans R n . 11 Dénition 6 (Graphes) . Un gr aphe G = ( T , A ) est la donné e d'un  ouple formé de deux ensembles :  l'ensemble des sommets, une p artie nie non vide de R n app elé e supp ort de G ;  un ensemble d'ar êtes A ⊂ P 2 ( T ) qui  ontient des doublons de sommets distints formant des se gments ouverts disjoints deux à deux, 'est à dir e que ∀ ( { a, b } , { c, d } ) ∈ A 2 : { a, b } 6 = { c, d } ⇒ ] a, b [ ∩ ] c, d [= ∅ . (29) Puisque les arêtes d'un graphe ainsi déni formen t un omplexe de dimension 1 (ar supp osées d'in térieurs disjoin ts), on se réserv e le droit d'user parfois d'une terminologie iden tique p our les deux t yp es d'ob jets. Lorsqu'une arête { x, y } ∈ A on dira que les sommets x et y son t v oisins, et on onfondra souv en t ette arête a v e le segmen t [ x, y ] . P our tout sommet x ∈ T on app elle ordre de x le nom bre de ses v oisins : O ( x ) = # { y ∈ T : { x, y } ∈ A } . (30) Cette dénition p eut enore s'étendre au graphe tout en tier : O ( G ) = max x ∈ T O ( x ) . (31) Dotons-nous enore de la terminologie qui suit an de dérire la struture des graphes :  p our k > 1 on dira qu'un  hemin de longueur k est un k + 1 -uplet de sommets ( x 1 , . . . , x k +1 ) ∈ T k +1 tel que ∀ i ∈ { 1 , . . . , k } : { x i , x i +1 } ∈ A ;  un k -yle est un  hemin de longueur k don t les deux extrémités son t égales, et les k − 1 autres sommets le omp osan t distints deux à deux. P ar exemple, si { x, y } ∈ A le triplet ( x, y , x ) est un 2 -yle ;  on dira que G est onnexe s'il existe un  hemin qui le parourt en en tier ;  on dira que G est linéaire si O ( G ) ≤ 2 , s'il ne p ossède auun 3 -yle et s'il est onnexe ;  on dira que G est ylique s'il existe un yle qui passe par tous ses som- mets. 2.3 Susp ension de omplexes par rapp ort à un graphe li- néaire On supp ose qu'on disp ose d'un omplexe k -dimensionnel S , d'un graphe linéaire G = ( T , A ) et d'une appliation p de S dans T , app elée  hoix de sus- p ension. P osons S ′ = { α ∩ β : { p ( α ) , p ( β ) } ∈ A } S ∗ = S ∪ S ′ (32) et p our δ ∈ S ∗ on notera p ∗ ( δ ) = ( { p ( δ ) } si δ ∈ S { p ( α ) , p ( β ) } si δ ∈ S ′ . (33) A v e es notations on v a donner une dénition p our la susp ension de S par rapp ort à G . 12 Dénition 7 (Susp ension de omplexe) . L a susp ension S ( S, G, p ) du  omplexe k -dimensionnel S p ar r app ort au gr aphe liné air e G selon le hoix p est l'ensemble des p olyè dr es h δ ∪ p ∗ ( δ ) i de dimension k + 1 obtenus lorsque δ p ar  ourt S ∗ : S ( S, G, p ) = { δ ′ = h δ ∪ p ∗ ( δ ) i : δ ∈ S ∗ et dim δ ′ = k + 1 } . (34) L orsque S ( S, G, p ) est un  omplexe on dir a que p est un hoix adapté à la sus- p ension. Il est lair qu'une susp ension de omplexe n'est en général pas un omplexe, on p eut donner l'exemple simple de deux p oly èdres et d'un graphe à un seul sommet situé sur l'origine d'une demi-droite qui in tersete l'in térieur de  haun des p oly èdres : dans e as les susp ensions resp etiv es des deux p oly èdres ne son t pas d'in térieurs disjoin ts. En fait, il est néessaire que toute demi-droite don t l'origine est l'un des sommets du graphe ne renon tre au maxim um qu'une seule fois l'union des p oly èdres mis en orresp ondane a v e e sommet par le  hoix p . P our formaliser ette idée, p our deux parties A et B de R n on dira que A est en o lusion simple par rapp ort à B si ∀ ( x, y ) ∈ A × B : [ x, y ] ∩ A = { x } . (35) En partiulier lorsque A est la fron tière d'un ouv ert b orné U ette propriété est équiv alen te au fait que U soit étoilé par rapp ort à tout p oin t de A . De manière plus générale on se donne aussi la dénition suiv an te dans le as de la susp ension d'un omplexe k -dimensionnel S par rapp ort à un graphe G = ( T , A ) . Dénition 8 (Olusion simple) . On dir a que S est en o  lusion simple p ar r app ort à G ave  le hoix p si les tr ois  onditions suivantes sont r é alisé es : 1. les p olyè dr es de S ne r en ontr ent p as les ar êtes de G ; 2. p our tout sommet x ∈ T , l'ensemble U ( p − 1 ( x )) = [ δ ∈ S : p ( δ )= x δ (36) est en o  lusion simple p ar r app ort à x ; 3. p our toute ar ête { x, y } ∈ A :  U ( p − 1 ( x )) ∩ U ( p − 1 ( y )) est en o  lusion simple p ar r app ort au se gment [ x, y ] ;  U ( p − 1 ( x )) ∪ S ( U ( p − 1 ( x )) ∩ U ( p − 1 ( y )) , y ) est en o  lusion simple p ar r app ort au p oint x . A v e ette dénition on v a être en mesure de donner des onditions susan tes p our que la susp ension d'un omplexe en o lusion simple par rapp ort à un graphe linéaire soit enore un omplexe. Lemme 1 (Condition susan te de susp ension adaptée) . Soient S un  omplexe k -dimensionnel, G = ( T , A ) un gr aphe liné air e et p un hoix de susp ension vériant les pr opriétés suivantes :  S est en o  lusion simple p ar r app ort à G ave  le hoix p ;  il existe une famil le ( κ x ) x ∈ T d'ouverts deux à deux disjoints de R n tels que : 13 Fig. 5  Exemples de susp ensions de omplexes a v e  hoix adapté ; les exemples du bas et de droite v érien t en plus les h yp othèses du lemme 2 d'o lusion totale, le seond a v e un graphe ylique  ∀ x ∈ T , κ x est étoilé p ar r app ort à x et U ( p − 1 ( x )) ⊂ κ x ;  si x et y sont deux sommets voisins de G alors en notant κ x,y = [ ( u,v ) ∈ κ x × κ y [ u, v ] (37) p our tout z ∈ T \ { x, y } on a κ z ∩ κ x,y = ∅ ;  si { a, b } et { c, d } sont deux ar êtes distintes du gr aphe alors κ a,b ∩ κ c,d = ∅ ( ette  ondition impliquant la pr é  é dente lorsque G est ylique). A lors S ( S, G, p ) est un  omplexe k + 1 -dimensionnel. Démonstr ation. P ar dénition les p oly èdres de S ( S, G, p ) son t de deux esp èes : 1. eux obten us par susp ension d'un p oly èdre de S par rapp ort à un sommet de T ; 2. eux obten us par susp ension suessiv e d'une fae de S par rapp ort à deux sommets v oisins de T . Vérions que l'ensem ble des p oly èdres de es deux esp èes forme bien un om- plexe. Considérons F une sous-fae d'un p oly èdre δ réé après susp ension, elle p eut être obten ue de quatre manières diéren tes : 1. δ est de première ou seonde esp èe et F est une sous-fae de S ; 2. δ est de première ou seonde esp èe et F = h F ′ ∪ { x }i où F ′ est une sous-fae de S et x un sommet de G ; 3. δ est de seonde esp èe et F = h F ′ ∪ { x, y }i où F ′ est une sous-fae de S et x et y deux sommets v oisins de G ; 14 4. δ est de seonde esp èe et F est une arête de G . Notons resp etiv emen t S 1 , S 2 , S 3 et S 4 les ensem bles des sous-faes obten ues après susp ension et orresp ondan t resp etiv emen t à es quatre sortes (les en- sem bles S i son t deux à deux disjoin ts, puisque par onstrution une sous-fae ne p eut être que d'une seule sorte à la fois), ainsi F ( S ( S, G, p )) = S 1 ⊔ S 2 ⊔ S 3 ⊔ S 4 . (38) On v a mon trer que les p oly èdres de F ( S ( S, G, p )) son t d'in térieurs disjoin ts deux à deux. P our ela onsidérons (lorsque ela est p ossible 1 ) p our 1 ≤ i ≤ 4 deux p oly èdres distints F i et G i de S i et démon trons que ∀ ( i, j ) ∈ { 1 , 2 , 3 , 4 } 2 : ◦ F i ∩ ◦ G j = ∅ . (39) Il y a un total de seize as à onsidérer, qu'on p eut ramener à dix à une p erm u- tation des notations près, et qu'on v a traiter un à un en utilisan t es notations :  F 1 est une sous-fae d'un p oly èdre α 1 de S  F 2 = h F ′ 2 ∪ { x } i où F ′ 2 est une sous fae de α 2 ∈ S ;  G 2 = h G ′ 2 ∪ { y }i où G ′ 2 est une sous fae de β 2 ∈ S ;  F 3 = h F ′ 3 ∪ { a, b }i où F ′ 3 est une sous fae de α 3 ∈ S ;  G 3 = h G ′ 3 ∪ { c, d }i où G ′ 3 est une sous fae de β 3 ∈ S ;  G 4 = [ u, v ] . ◦ F 1 ∩ ◦ G 1 F 1 et G 1 son t d'in térieurs disjoin ts par dénition puisque S est un omplexe. ◦ F 1 ∩ ◦ G 2 remarquons d'ab ord que si F 1 est une sous-fae de G ′ 2 elle est aussi une sous-fae de G 2 (ar y est en o lusion simple par rapp ort à G ′ 2 ) et don ◦ F 1 ∩ ◦ G 2 = ∅ . Supp osons alors que F 1 ne soit pas une sous-fae de G ′ 2 , p osons z = p ( α 1 ) et onsidérons les deux as :  si z 6 = y alors par h yp othèse d'ab ord F 1 ⊂ α 1 ⊂ κ z et G ′ 2 ⊂ β 2 ⊂ κ y don G 2 ⊂ κ y ar κ y est étoilé par rapp ort à y . De plus puisque y / ∈ κ z alors G 2 ∩ ∂ κ z ⊂ G ′ 2 . Dès lors puisque κ y et κ z son t disjoin ts il vien t F 1 ∩ G 2 = F 1 ∩ κ z ∩ G 2 ∩ κ y = F 1 ∩ G 2 ∩ ∂ κ y ∩ ∂ κ z ⊂ F 1 ∩ G 2 ∩ ∂ κ y ⊂ F 1 ∩ G ′ 2 ;  si z = y , puisque par h yp othèse y est en o lusion simple par rapp ort à β 2 ∪ F 1 don aussi par rapp ort à G ′ 2 ∪ F 1 alors F 1 ∩ G 2 = F 1 ∩ G ′ 2 . Dans les deux as, G ′ 2 est une sous-fae strite de G 2 et puisque l'on a supp osé que F 1 n'est pas une sous fae de G ′ 2 alors F 1 ∩ G ′ 2 est soit vide, soit une sous-fae strite de F 1 . P our onlure, F 1 ∩ G 2 est don soit vide, soit une sous-fae strite de F 1 et G 2 (don inluse dans leur fron tière) et par onséquen t ◦ F 1 ∩ ◦ G 2 = ∅ . ◦ F 1 ∩ ◦ G 3 remarquons d'ab ord que si F 1 est une sous-fae de G ′ 3 , elle est aussi une sous-fae de G 3 (ar auun p oin t de [ c, d ] n'est dans le sous-espae ane engendré par G ′ 3 par h yp othèse d'o lusion simple) et don ◦ F 1 ∩ ◦ G 3 = ∅ . Supp osons don que F 1 ne soit pas une sous-fae de G ′ 3 et p osons z = p ( α 1 ) . Quitte à p erm uter les notations, il y a deux as à en visager : 1 Il se p eut que l'un des S i soit vide ou réduit à un seul p oly èdre ; dans e as-là enore on obtien t e qu'on  her hait, à sa v oir que les p oly èdres de S i S i son t d'in térieurs disjoin ts deux à deux. 15  si z 6 = c et z 6 = d alors de la même façon que p our le as prééden t on a que G 3 ⊂ κ c,d et puisque [ c, d ] ⊂ κ c,d alors G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ G ′ 3 . Puisque par h yp othèse κ c,d et κ z son t disjoin ts alors F 1 ∩ G 3 = F 1 ∩ κ z ∩ G 3 ∩ κ c,d = F 1 ∩ G 3 ∩ ∂ κ z ∩ ∂ κ c,d ⊂ F 1 ∩ G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ F 1 ∩ G ′ 3 ;  si z = c , puisque [ c, d ] est en o lusion simple par rapp ort à β 3 ∪ α 1 don aussi par rapp ort à G ′ 3 ∪ F 1 alors F 1 ∩ G 3 = F 1 ∩ G ′ 3 . Dans les deux as, G ′ 3 est une sous-fae strite de G 3 et puisque l'on a supp osé que F 1 n'est pas une sous-fae de G ′ 3 alors F 1 ∩ G ′ 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F 1 . P our onlure, F 1 ∩ G 3 est don soit vide, soit une sous-fae strite de F 1 et G 3 (don inluse dans leur fron tière) et par onséquen t ◦ F 1 ∩ ◦ G 3 = ∅ . ◦ F 1 ∩ ◦ G 4 par h yp othèse d'o lusion simple les arêtes du graphe ne renontren t pas les p oly èdres du omplexe don a fortiori ◦ F 1 ∩ ◦ G 4 = ∅ . ◦ F 2 ∩ ◦ G 2 onsidérons les deux as p ossibles :  si x 6 = y alors omme vu dans le as ( i, j ) = (1 , 2) , F 2 ∩ ∂ κ x ⊂ F ′ 2 et G 2 ∩ ∂ κ y ⊂ G ′ 2 a v e par h yp othèse κ x ∩ κ y = ∅ . P ar onséquen t, puisque κ x ∩ κ y = ∅ alors F 2 ∩ G 2 = F 2 ∩ κ x ∩ G 2 ∩ κ y = F 2 ∩ ∂ κ x ∩ G 2 ∩ ∂ κ y ⊂ F ′ 2 ∩ G ′ 2 . Or, puisque F ′ 2 et G ′ 2 son t deux sous-faes strites de F 2 et G 2 , alors F 2 ∩ G 2 est soit vide, soit une sous-fae strite de F 2 et G 2 (don inluse dans leurs fron tières) et par onséquen t ◦ F 2 ∩ ◦ G 2 = ∅ ;  si x = y alors F 2 ∩ G 2 = h ( F ′ 2 ∩ G ′ 2 ) ∪ { x }i . Remarquons ensuite que par h yp othèse F ′ 2 6 = G ′ 2 (sinon F 2 = G 2 ), et si F ′ 2 (resp etiv emen t G ′ 2 ) est une sous fae strite de G ′ 2 (resp etiv emen t F ′ 2 ) alors F 2 (resp e- tiv emen t G 2 ) est une sous-fae strite de G 2 (resp etiv emen t F 2 ) et alors ◦ F 2 ∩ ◦ G 2 = ∅ . Supp osons alors que F ′ 2 et G ′ 2 ne soien t pas sous- fae de resp etiv emen t G ′ 2 et F ′ 2 , alors F ′ 2 ∩ G ′ 2 est soit vide, soit une sous-fae strite de F ′ 2 et G ′ 2 . P ar onséquen t, F 2 ∩ G 2 est une sous-fae strite de F 2 et G 2 , don inluse dans leurs fron tières et par onséquen t ◦ F 2 ∩ ◦ G 2 = ∅ . ◦ F 2 ∩ ◦ G 3 quitte à p erm uter les notations, il reste deux as à étudier :  si x 6 = c et x 6 = d alors omme vu dans les as prééden ts, F 2 ∩ ∂ κ x ⊂ F ′ 2 et G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ G ′ 3 . De plus par h yp othèse κ x ∩ κ c,d = ∅ d'où F 2 ∩ G 3 = F 2 ∩ κ x ∩ G 3 ∩ κ c,d = F 2 ∩ ∂ κ x ∩ G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ F ′ 2 ∩ G ′ 3 . Or F ′ 2 et G ′ 3 son t des sous-faes strites de resp etiv emen t F 2 et G 3 , par onséquen t F 2 ∩ G 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F 2 et G 3 (don inluse dans leurs fron tières) et nalemen t ◦ F 2 ∩ ◦ G 3 = ∅ ;  si x = c alors d'après la dernière h yp othèse de la dénition de l'o lusion simple d'un omplexe on sait que F ′ 2 ∪ h G ′ 3 ∪ { y }i est en o lusion simple par rapp ort à x . On en tire que F 2 ∩ G 3 = h F ′ 2 ∪ { x }i ∩ h G ′ 3 ∪ { x, y }i = h ( F ′ 2 ∩ h G ′ 3 ∪ { y }i ) ∪ { x }i . P ar ailleurs, on sait aussi que F ′ 2 ⊂ κ x et G ′ 3 ⊂ κ x ∩ κ y , a v e κ x ∩ κ y = ∅ et κ y qui est étoilé par rapp ort à y . Il vien t don F ′ 2 ∩h G ′ 3 ∪ { y }i = F ′ 2 ∩ G ′ 3 , d'où on tire F 2 ∩ G 3 = h ( F ′ 2 ∩ G ′ 3 ) ∪ { x }i . Remarquons enore que si F ′ 2 est une sous-fae de G ′ 3 alors F 2 est une sous-fae de G 3 et don ◦ F 2 ∩ ◦ G 3 = ∅ . Supp osons alors que F ′ 2 ne soit pas une sous-fae de G ′ 3 , dans e as F ′ 2 ∩ G ′ 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F ′ 2 , don h ( F ′ 2 ∩ G ′ 3 ) ∩ { x }i est une sous-fae strite 16 de F 2 . Puisque 'est aussi une sous-fae strite de G 3 alors F 2 ∩ G 3 est inluse dans la fron tière de F 2 et G 3 et par onséquen t ◦ F 2 ∩ ◦ G 3 = ∅ . ◦ F 2 ∩ ◦ G 4 remarquons que si u et v son t tous deux diéren ts de x , puisque F 2 ⊂ κ x et que κ u,v ∩ κ x = ∅ alors F 2 ∩ [ u, v ] = ∅ puisque [ u, v ] ⊂ κ u,v . Supp osons ensuite que u = x par exemple, et raisonnons par l'absurde en supp osan t que F 2 ∩ [ u , v ] 6 = { u } . Dans e as F 2 est la susp ension de F ′ 2 par rapp ort à u a v e F ′ 2 ⊂ κ u . En outre κ u étan t étoilé par rapp ort à u et v / ∈ κ u on trouv e que forémen t [ u, v ] ∩ F ′ 2 6 = ∅ , e qui on tredit l'h yp othèse que les arêtes du graphe ne renon tren t pas les p oly èdres de S . ◦ F 3 ∩ ◦ G 3 puisque F 3 (resp etiv emen t G 3 ) est de seonde esp èe, par dénition de la susp ension d'un omplexe, F ′ 3 (resp etiv emen t G ′ 3 ) est inluse dans l'in tersetion de deux p oly èdres δ 1 et δ 2 de S (resp etiv emen t δ 3 et δ 4 ) tels que p ( δ 1 ) = a et p ( δ 2 ) = b (resp etiv emen t p ( δ 3 ) = c et p ( δ 4 ) = d ). Remarquons alors que si F ′ 3 (resp etiv emen t G ′ 3 ) est une sous-fae de G ′ 3 (resp etiv emen t F ′ 3 ) alors parmi tous les δ i p ouv an t on v enir on p eut  hoisir δ 1 = δ 3 et δ 2 = δ 4 et don { a, b } = { c, d } . Dès lors, F 3 (resp etiv emen t G 3 ) est une sous-fae de G 3 (resp etiv emen t F 3 ) et don par onséquen t ◦ F 3 ∩ ◦ G 3 = ∅ ou F 3 = G 3 . On supp osera don que F ′ 3 ∩ G ′ 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F ′ 3 et de G ′ 3 . Quitte à p erm uter les notations il reste là enore trois as à traiter séparémen t :  si { a, b } ∩ { c, d } = ∅ alors par h yp othèse κ a,b ∩ κ c,d = ∅ , de plus omme vu dans les as prééden ts, puisque F 3 ∩ ∂ κ a,b ⊂ F ′ 3 et G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ G ′ 3 alors F 3 ∩ G 3 = F 3 ∩ κ a,b ∩ G 3 ∩ κ c,d = F 3 ∩ ∂ κ a,b ∩ G 3 ∩ ∂ κ c,d ⊂ F ′ 3 ∩ G ′ 3 ;  si a = c et b 6 = d , puisque par h yp othèse F ′ 3 ⊂ κ b et G ′ 3 ⊂ κ d a v e κ b ∩ κ d = ∅ , b ∈ κ b et d ∈ κ d alors déjà h F ′ 3 ∪ { b }i ∩ h G ′ 3 ∪ { d }i = F ′ 3 ∩ G ′ 3 . De plus κ a,b ∩ κ d = ∅ et κ a,d ∩ κ b = ∅ a v e F 3 ⊂ κ a,b et G 3 ⊂ κ a,d don F 3 ∩ G 3 = h F ′ 3 ∪ { a, b } i ∩ h G ′ 3 ∪ { a, d }i = h F ′ 3 ∪ { a }i ∩ h G ′ 3 ∪ { a }i = h ( F ′ 3 ∩ G ′ 3 ) ∪ { a }i . Or puisque b / ∈ κ a et d / ∈ κ a alors h ( F ′ 3 ∩ G ′ 3 ) ∪ { a }i est une sous-fae strite de F 3 et G 3 ;  si a = c et b = d alors puisque par h yp othèse [ a, b ] est en o lusion simple par rapp ort à α 3 ∪ β 3 , F 3 ∩ G 3 = h ( F ′ 3 ∩ G ′ 3 ) ∪ [ a, b ] i . Or F ′ 3 ∩ G ′ 3 est soit vide, soit une sous-fae strite de F ′ 3 ou G ′ 3 don F 3 ∩ G 3 est une sous-fae strite de F 3 et G 3 . Dans les trois as, F 3 ∩ G 3 est une sous-fae strite de F 3 et de G 3 et par onséquen t ◦ F 3 ∩ ◦ G 3 = ∅ . ◦ F 3 ∩ ◦ G 4 quitte à é hanger les notations il y a trois as à en visager :  si u = a et v = b alors [ u, v ] est une sous-fae de F 3 et don ◦ F 3 ∩ ◦ G 4 = ∅ ;  si u = a et v 6 = b , puisque F 3 ⊂ κ u,b alors par h yp othèse v / ∈ F 3 . En ériv an t que F 3 = h F ′ 3 ∪ { u, b }i = hh F ′ 3 ∪ { b }i ∪ { u }i , raisonnons par l'absurde et supp osons que ] u, v [ ∩ F 3 6 = ∅ . Puisque F 3 est la susp ension de h F ′ 3 ∪ { b }i par rapp ort à u et que v / ∈ F 3 , le segmen t ] u, v [ in tersete alors h F ′ 3 ∪ { b }i en au moins un p oin t. P ar h yp othèse, κ u,v ∩ κ b = ∅ a v e κ u,v et κ b ouv erts, don on a aussi que κ u,v ∩ κ b = ∅ , en outre h F ′ 3 ∪ { b }i ⊂ κ b ar κ b est étoilé par rapp ort à b . En résumé, en sup- p osan t que ] u, v [ ∩ F 3 6 = ∅ on obtien t quatre omparaisons ensem blistes 17 on traditoires : ] u, v [ ⊂ κ u,v κ u,v ∩ κ b = ∅ h F ′ 3 ∪ { b }i ⊂ κ b ] u, v [ ∩ h F ′ 3 ∪ { b }i 6 = ∅ . (40) P ar onséquen t, ] u, v [ ∩ F 3 est néessairemen t vide ;  si u 6 = a et v 6 = b alors puisque [ u, v ] ∩ κ a,b = ∅ (ar [ u, v ] est inlus dans l'ouv ert κ u,v et κ u,v ∩ κ a,b = ∅ ) et F 3 ⊂ κ a,b (ar κ a et κ b étoilés par rapp ort resp etiv emen t à a et b ) on obtien t que [ u, v ] ∩ F 3 = ∅ . Dans les trois as, on trouv e bien que ◦ F 3 ∩ ◦ G 4 = ∅ . ◦ F 4 ∩ ◦ G 4 par dénition d'un graphe ses arêtes son t d'in térieurs disjoin ts don ◦ F 4 ∩ ◦ G 4 = ∅ . Cei termine la démonstration que l'ensem ble de p oly èdres S ( S, G, p ) est un omplexe k + 1 -dimensionnel, puisqu'on a démon tré que ses sous-faes son t d'in térieurs disjoin ts deux à deux. Dans e qui suit, on v a dev oir susp endre un omplexe qui forme la fron tière d'un ouv ert de façon à remplir de p oly èdres n -dimensionnel tout le v olume de et ouv ert. La notion d'o lusion totale v a p ermettre de aratériser une situation où le remplissage se fait automatiquemen t. Dénition 9 (Olusion totale) . On dir a qu'un gr aphe liné air e G est en o  lu- sion totale p ar r app ort à un  omplexe n − 1 -dimensionnel S ave  le hoix p si p est surje tif et s'il existe un ouvert b orné O et une famil le d'ouverts deux à deux disjoints ( κ x ) x ∈ T vériant les tr ois  onditions suivantes : 1. U ( S ) = ∂ O et O = S x ∈ T κ x ; 2. ∀ x ∈ T : κ x est étoilé p ar r app ort à x et U ( p − 1 ( x )) ⊂ κ x ; 3. ∀ ( x, y ) ∈ T 2 : { x, y } / ∈ A ⇒ x = y ou κ x ∩ κ y = ∅ . Le lemme suiv an t justie qu'en situation d'o lusion totale, la susp ension v a remplir tout l'espae vide à l'in térieur de l'ouv ert O . Lemme 2 (Remplissage en o lusion totale) . Si le gr aphe liné air e G est en o  lusion totale p ar r app ort au  omplexe S ave  le hoix p , et si p est un hoix adapté à la susp ension alors S ′ = S ( S, G, p ) est un  omplexe qui vérie O ⊂ U ( S ′ ) . (41) Si S vérie aussi les hyp othèses du lemme 1 ave  les mêmes ouverts κ x (qui, r app elons-le, établissent une  ondition susante p our un hoix adapté) l'inlusion inverse est el le aussi vérié e : O = U ( S ′ ) . (42) Démonstr ation. D'ab ord on sait que S ′ est un omplexe, si de plus G est réduit à un seul sommet le lemme est éviden t. Supp osons don à présen t que e n'est pas le as. P ar dénition, un graphe linéaire non réduit à un seul sommet est tel que  haque sommet a un ou deux v oisins distints. Dans le seond as, en notan t x un sommet de G et y et z ses deux v oisins, puisque les ( κ u ) u ∈ T son t disjoin ts 18 deux à deux alors ∂ κ x = ( ∂ O ∩ κ x \ ( κ y ∪ κ z )) ∪ ( ∂ κ y ∩ κ x ) ∪ ( ∂ κ z ∩ κ x ) . De plus par h yp othèse on a aussi que κ y ∩ κ z = ∅ ar y et z ne p euv en t être v oisins (sinon ( y , x, z , y ) formerait un 3 -yle) don ∂ κ y ∩ ∂ κ z = ∅ . Cette union est par onséquen t une union d'ensem bles disjoin ts deux à deux : ∂ κ x = ( ∂ O ∩ κ x \ ( κ y ∪ κ z )) ⊔ ( ∂ κ y ∩ κ x ) ⊔ ( ∂ κ z ∩ κ x ) . (43) De même si x a un seul v oisin y alors ∂ κ x = ( ∂ O ∩ κ x \ κ y ) ⊔ ( ∂ κ y ∩ κ x ) . (44) À présen t, si on  hoisit a ∈ O on p eut alors trouv er x ∈ T tel que a ∈ κ x (en eet, O ⊂ S x ∈ T κ x ). Il nous faut onsidérer l'ordre du sommet x : supp osons d'ab ord que O ( x ) = 2 et notons y et z ses deux v oisins distints. Si x = a alors puisque p est surjetif on p eut trouv er δ ∈ S tel que p ( δ ) = x , de plus par dénition h δ ∪ { x } i ∈ S ( S, G, p ) don a ∈ U ( S ′ ) . Si x 6 = a alors puisque x, a ∈ κ x et que κ x est un ouv ert b orné, on p eut don trouv er b ∈ ∂ κ x tel que a ∈ [ b, x [ . Et puisque κ x est étoilé par rapp ort à x alors on a aussi que ] b, x ] ⊂ κ x . D'après (43 ) il nous faut onsidérer trois as p ossibles :  si b ∈ ∂ O ∩ κ x \ ( κ y ∪ κ z ) alors puisque U ( S ) = ∂ O on p eut trouv er δ ∈ S tel que b ∈ δ . Remarquons aussi que puisque b / ∈ κ y ∪ κ z alors néessairemen t p ( δ ) = x (en eet si p ( δ ) = y par exemple alors par h yp othèse on aurait que δ ⊂ κ y e qui est imp ossible ar b ∈ δ ). Don h δ ∪ { x } i ∈ S ( S, G, p ) , or [ b, x ] ⊂ h δ ∪ { x }i par onséquen t a ∈ h δ ∪ { x } i ∈ S ′ ;  si b ∈ ∂ κ y ∩ κ x alors notons c l'in tersetion de la demi-droite d'origine x et de diretion − → y x a v e ∂ κ x . Cette in tersetion existe ar κ x est un ouv ert b orné et x ∈ κ x , et est unique ar κ x est étoilé par rapp ort à x . Puisque κ y est étoilé par rapp ort à y alors néessairemen t c / ∈ ∂ κ y (sinon on devrait a v oir ] c, x [ ⊂ κ y , e qui n'est pas le as ar ] c, x [ ⊂ κ x ). À présen t si on note H un 2 -plan ane on tenan t les trois p oin ts x , y et a , puisque c ∈ H il vien t H ∩ ∂ κ x 6 = H ∩ ∂ κ y ∩ κ x . (45) En faisan t l'in tersetion des mem bres de l'égalité ( 43) a v e le 2 -plan H , on obtien t H ∩ ∂ κ x = O ′ ⊔ F 1 ⊔ F 2 (46) a v e O ′ = H ∩ ∂ O ∩ κ x \ ( κ y ∪ κ z ) F 1 = H ∩ ∂ κ y ∩ κ x F 2 = H ∩ ∂ κ z ∩ κ x . (47) En résumé, en se plaçan t dans H on a mon tré que le fermé H ∩ ∂ κ x est l'union disjoin te de l'ouv ert O ′ et des deux fermés non vides F 1 et F 2 , a v e F 1 6 = H ∩ ∂ κ x . Il est faile de onstater en plus que H ∩ ∂ κ x est onnexe, puisque 'est la fron tière de l'ouv ert H ∩ κ x de H , qui est b orné et étoilé par rapp ort à x . P ar onséquen t l'in tersetion de O ′ et de F 1 n'est pas vide, en d'autres termes : D = H ∩ ∂ κ x ∩ ∂ O ∩ ∂ κ y 6 = ∅ . (48) 19 Notons d un élémen t de D , et démon trons à présen t qu'il est p ossible de trouv er une fae F de S telle que d ∈ F et F ⊂ κ x ∩ κ y . Soien t S x et S y les sous-omplexes de S formés des p oly èdres resp etiv e- men t inlus dans κ x et κ y : S x = { δ ∈ S : δ ⊂ κ x } S y = { δ ∈ S : δ ⊂ κ y } . (49) Puisque par h yp othèse ∂ O = U ( S ) il vien t ∂ O ∩ κ x ∩ κ y = [ δ ∈ S x ,δ ′ ∈ S y δ ∩ δ ′ . (50) En outre, S x ∩ S y = ∅ don par dénition d'un omplexe, δ ∩ δ ′ est soit vide, soit une sous-fae omm une de δ et δ ′ . On remarque aussi que S x et S y ne son t pas vides, ar ils on tiennen t  haun au moins un p oly èdre qui on tien t d (puisque d ∈ ∂ O ∩ κ x ∩ κ y ). Considérons par ailleurs p our ǫ > 0 , la b oule ouv erte B ǫ de en tre d et de ra y on ǫ , et notons U ǫ = B ǫ ∩ ∂ O . (51) P ar h yp othèse O = S t κ t don ∂ O ⊂ S t κ t , en outre d n'appartien t à auun des fermés κ t p our t / ∈ { x, y } , don il existe ǫ 0 > 0 tel que p our tout ǫ < ǫ 0 U ǫ ⊂ κ x ∪ κ y . (52) À présen t onsidérons les deux as p ossibles :  si d n'est sommet d'auun p oly èdre de S alors il existe ǫ 1 > 0 tel que U ǫ ne on tien t auun sommet des p oly èdres de S p our ǫ ≤ ǫ 1 . Dans e as, puisque d ne p eut être que sur la fron tière de tout p oly èdre qui le on tien t (ar il est dans κ x ∩ κ y ), U ǫ est don l'in tersetion de B ǫ et de l'union d'une famille nie A 1 , . . . , A m de demi-h yp erplans anes on tenan t d U ǫ = B ǫ ∩ [ i A i . (53) Chaun des A i ∩ B ǫ est un moreau d'un p oly èdre n − 1 -dimensionnel δ i inlus dans κ x ou κ y , et il est lair que p our tout i , ∂ κ x ∩ ∂ κ y ∩ ∂ O on tien t ∂ A i ∩ B ǫ qui on tien t lui-même d , ∂ A i désignan t ii la fron tière du demi-h yp erplan A i prise relativ emen t à l'h yp erplan en tier. Si on onsidère par exemple le sous-espae ane ∂ A 1 (de dimension n − 2 ), F = δ 1 ∩ ∂ A 1 est une fae de δ 1 , et puisque S est un omplexe alors F est dans ∂ κ x ∩ ∂ κ y ∩ ∂ O (puisqu'on vien t de v oir qu'une b oule n − 2 dimensionnelle inluse dans F y est déjà, si la fae en tière n'y était pas ela impliquerait qu'un sommet d'un autre p oly èdre de S serait dans F priv é de ses propres sommets, e qui on tredirait le fait que S est un omplexe) ;  si d est sommet d'un p oly èdre de S alors il existe ǫ 2 > 0 tel que U ǫ ne on tien t auun autre sommet de S p our ǫ ≤ ǫ 2 . P ar un raisonnemen t analogue sur un p oin t e ∈ ∂ κ x ∩ ∂ κ y ∩ ∂ O ∩ B ǫ distint de d , il est p ossible de trouv er une fae inluse dans ∂ κ x ∩ ∂ κ y ∩ ∂ O qui on tien t d et e . 20 Dans les deux as, on a don trouv é une fae F telle que d ∈ F ⊂ κ x ∩ κ y ∩ ∂ O . (54) Il nous reste enore à v érier que le p oly èdre h F ∪ { x, y }i est de dimension n . Puisque κ x et κ y son t resp etiv emen t étoilés par rapp ort à x et y , et F ⊂ κ x ∩ κ y alors le sous-espae ane minimal H ′ de dimension n − 2 on tenan t F ne on tien t pas x et y , et sa diretion n'est pas parallèle à elle de la droite ( x, y ) , don h F, { x }i est de dimension n − 1 et l'h yp erplan ane le on tenan t ne on tien t pas y . Dès lors h ( δ 1 ∩ δ 2 ) ∪ { x, y }i ∈ S ( S, G, p ) (55) a v e par onstrution, a ∈ h{ x, y , d }i ⊂ h{ x, y } ∪ ( δ 1 ∩ δ 2 ) i , 'est à dire que a ∈ U ( S ′ ) ;  si b ∈ ∂ κ z ∩ κ x alors il sut de refaire le raisonnemen t préédan t en p erm utan t y et z . Si O ( x ) = 1 alors en notan t y le v oisin de x il est p ossible de refaire un raisonnemen t sem blable en remplaçan t κ z par ∅ . P our onlure, dans tous les as on a bien démon tré que a ∈ U ( S ′ ) , 'est à dire que O ⊂ U ( S ′ ) . L'inlusion in v erse est lairemen t v ériée dès que les ( κ x ) x ∈ T v érien t les h yp othèses du lemme 1, puisque dans e as tous les nou- v eaux p oly èdres réés lors de la susp ension resten t inlus dans S x ∈ T κ x :  les p oly èdres de première esp èe obten us par susp ension par rapp ort à un sommet x son t inlus dans κ x ;  eux de seonde esp èe obten us par susp ension par rapp ort à deux som- mets v oisins x et y son t inlus dans κ x ∪ κ y . À présen t donnons une dénition p our dérire la situation où un omplexe om bine les h yp othèses des lemmes 1 et 2 par rapp ort à un ouv ert en forme de  tub e  parouru par un graphe linéaire, en utilisan t des parties ( κ x ) x ∈ T obten ues par déoupage du tub e par des h yp erplans p erp endiulaires aux arêtes du graphe et p ouv an t être plaés à ǫ près. Supp osons que n ≥ 2 , onsidérons un omplexe n − 1 -dimensionnel S , un ouv ert O tel que ∂ O = U ( S ) et un graphe linéaire G = ( T , A ) tel que T ⊂ O . P our deux sommets v oisins x et y de G et r ∈ i − d ( x,y ) 2 , d ( x,y ) 2 h on notera H ( x, y , r ) l'h yp erplan ane p erp endiulaire à et passan t par le seg- men t [ x, y ] à distane r + d ( x,y ) 2 de x , H + ( x, y , r ) le demi-espae ane de fron- tière H ( x, y , r ) qui on tien t x et H − ( x, y , r ) l'autre demi-espae orresp ondan t. Soit f une appliation de T 2 dans R , an tiomm utativ e ('est à dire telle que ∀ ( x, y ) ∈ T 2 : f ( x , y ) = − f ( y , x ) ) et v érian t ∀{ x, y } ∈ A : | f ( x, y ) | < d ( x, y ) 2 . (56) Supp osons que # T > 1 , p our un sommet x ∈ T selon les as :  si O ( x ) = 0 (dans e as G est réduit à un seul sommet par h yp othèse de linéarité) on p osera κ x ( f ) = O ;  si O ( x ) = 1 alors soit y le v oisin de x , on notera κ x ( f ) l'adhérene de la omp osan te onnexe de H + ( x, y , f ( x, y )) ∩ O qui on tien t x ; 21  si O ( x ) = 2 alors soien t y et z les deux v oisins distints de x , on no- tera κ x ( f ) l'adhérene de la omp osan te onnexe de H + ( x, y , f ( x, y )) ∩ H + ( x, z , f ( x , z )) ∩ O qui on tien t x . Et p our nir on dénit enore la famille de p oly èdres n − 1 -dimensionnels S ( f ) par δ ∈ S ( f ) ⇐ ⇒ ∃ ( δ ′ , x ) ∈ S × T : δ = δ ′ ∩ κ x ( f ) et dim δ = n − 1 . (57) Dénition 10 (Susp ension tubulaire) . Soient S un  omplexe n − 1 -dimension- nel, O un ouvert tel que ∂ O = U ( S ) et G = ( T , A ) un gr aphe liné air e tel que T ⊂ O . Pour ǫ > 0 donné, on dir a que S est ǫ -tubulair e p ar r app ort à G et O si G est r é duit à un seul sommet, ou s'il existe deux appli ations f et g : T 2 → R anti ommutatives et vériant : 1. ∀{ x, y } ∈ A : ( f ( x, y ) , g ( x, y )) ∈  − d ( x, y ) 2 , d ( x, y ) 2  2 | f ( x, y ) − g ( x, y ) | ≥ ǫ ; (58) 2. p our toute appli ation anti ommutative h : T 2 → R tel le que min( f , g ) ≤ h ≤ max( f , g ) , S ( h ) est un  omplexe vériant les hyp othèses des lemmes 1 et 2 p ar r app ort au gr aphe G et O en utilisant les ouverts κ x ( h ) et le hoix p de susp ension déni p ar p ( δ ) = x ⇔ δ ⊂ κ x ( h ) . Lorsque les h yp othèses de la dénition son t v ériées, ∂ O admet un h yp er- plan tangen t H n − 1 -presque partout (en tan t qu'union nie de p oly èdres n − 1 - dimensionnels). On notera ∂ ⊥ O le sous-ensem ble de ∂ O où un tel h yp erplan existe, et − → n ( z ) un v eteur unitaire normal à et h yp erplan lorsque z ∈ ∂ ⊥ O . Lorsque le graphe G est réduit à un seul sommet x on notera α − = β − = d ( x, ∂ O ) γ =  H n − 1 ( ∂ O )  1 n − 1 α + = β + = sup t ∈ ∂ O d ( x, t ) η = inf t ∈ ∂ ⊥ O | < − → n ( t ) , t − x > | k t − x k . (59) Lorsque # T > 1 on notera F l'ensem ble des appliations an tiomm utativ es omprises en tre f et g : F = n h ∈ R T 2 : h an tiomm utativ e et min( f , g ) ≤ h ≤ max( f , g ) o (60) 22 et a v e es notations on dénit enore les quan tités suiv an tes : α − = min { x,y }∈ A d ( x, y ) β − = inf h ∈ F { x,y }∈ A z ∈ [ x,y ] d ( z , ∂ O ∩ ( κ x ( h ) ∪ κ y ( h ))) α + = max { x,y }∈ A d ( x, y ) β + = sup h ∈ F { x,y }∈ A z ∈ [ x,y ] sup t ∈ ∂ O ∩ ( κ x ( h ) ∪ κ y ( h )) d ( z , t ) γ =   sup h ∈ F x ∈ T H n − 1 ( ∂ O ∩ κ x ( h ))   1 n − 1 η = inf h ∈ F { x,y }∈ A z ∈ [ x,y ] t ∈ ∂ ⊥ O ∩ ( κ x ( h ) ∪ κ y ( h )) | < − → n ( t ) , t − z > | k t − z k . (61) Le lemme suiv an t p ermet d'év aluer les onstan tes de forme optimales des p oly èdres d'une susp ension de omplexe ǫ -tubulaire. Comme dans le as de la propriété 2 , il serait p ossible de le donner sous une forme plus préise mais elle-i nous sura p our la suite. Lemme 3 (Rotondité d'une susp ension tubulaire) . Pour toute p artie  omp ate K ⊂ ]0 , + ∞ [ 9 il existe des  onstantes c 1 et c 2 stritement p ositives tel les que p our tout  omplexe ǫ -tubulair e S p ar r app ort à un ouvert O et un gr aphe G , si on p eut tr ouver deux  onstantes ρ + et ρ − tel les que ρ + > R ( S ′ ) > R ( S ′ ) > ρ − > 0 (62) et  n, η , ρ + ρ − , ǫ ρ + , α − ρ + , α + ρ + , β − ρ + , β + ρ + , γ ρ −  ∈ K (63) alors on p eut tr ouver h ∈ F tel que S ′ = S ( S ( h ) , G, p ) est un  omplexe n - dimensionnel vériant R ( S ′ ) ≤ c 1 R ( S ) , R ( S ′ ) ≥ c 2 R ( S ) et U ( S ′ ) = O . (64) Démonstr ation. On p eut ommener par remarquer que le lemme est éviden t si # T = 1 . En eet, dans e as il sut de onsidérer δ ∈ F ( S ) , en notan t o un ortho en tre de δ et x ∈ T il vien t η β − ≤ d ( x, Affine( δ )) ≤ β + β − ≤ d ( x, o ) ≤ β + ρ − ≤ R ( δ ) ≤ ρ + (65) d'où on tire η β − β + ≤ d ( x, Affine( δ )) d ( x, o ) ≤ 1 β − ρ + ≤ d ( x, o ) R ( δ ) ≤ β + ρ − . (66) 23 En appliquan t la propriété 2 on obtien t immédiatemen t les onstan tes désirées, on supp osera don p our la suite que # T > 1 . Soit δ ∈ F k ( S ) une sous-fae de dimension k ≤ n − 1 d'un p oly èdre de S , onsidérons les deux as :  si k = 1 alors # F k − 1 ( δ ) = 2 ;  si k > 1 , par h yp othèse δ est on ten u dans une b oule de en tre c δ et de ra y on au plus ρ + . Notons resp etiv emen t U k et V k la surfae de la sphère unité et le v olume de la b oule unité en dimension k . En rapp elan t que δ est on v exe et on ten u dans une b oule de ra y on ρ + il vien t H k − 1 ( ∂ δ ) ≤ U k ρ k − 1 + (67) et puisque les faes de δ son t disjoin tes et formen t sa fron tière on a aussi X α ∈F k − 1 ( δ ) H k − 1 ( α ) = H k − 1 ( ∂ δ ) . (68) De la même façon, les faes de δ on tiennen t une b oule k − 1 -dimensionnelle de ra y on au moins ρ − et don # F k − 1 ( δ ) V k − 1 ρ k − 1 − ≤ H k − 1 ( ∂ δ ) . (69) On p eut alors tirer de ( 67 ) et (69 ) : # F k − 1 ( δ ) ≤ U k V k − 1  ρ + ρ −  k − 1 . (70) P ar onséquen t, on p eut don trouv er M > 0 ne dép endan t que de K tel que p our 0 ≤ k ≤ n − 1 et p our tout sous-omplexe S ′ ⊂ S # F k ( S ′ ) ≤ M # F n − 1 ( S ′ ) . (71) Puisqu'on a supp osé que G n'est pas réduit à un seul sommet alors A 6 = ∅ , on p eut don onsidérer { x, y } ∈ A et p oser u = min( f ( x, y ) , g ( x, y )) et v = max( f ( x, y ) , g ( x, y )) . (72) Fixons k ∈ { 0 , . . . , n − 1 } et onsidérons le sous-omplexe S k ( x, y ) des sous-faes de dimension k de S p our lesquelles il existe w ∈ ] u, v [ tel que l'h yp erplan ane H ( x, y , w ) in tersete leur in térieur sans les on tenir : S k ( x, y ) = { δ ∈ F k ( S ) : ∃ w ∈ ] u, v [ , ◦ δ ∩ H ( x, y , w ) 6 = ∅ et δ 6⊂ H ( x, y , w ) } . (73) P ar ailleurs en prenan t k = n − 1 on sait que U ( S n − 1 ( x, y )) ⊂ ∂ O ∩ [ u ≤ w ≤ v H ( x, y , w ) (74) sinon il y aurait des p oly èdres de S qui p ourraien t être déoup és plusieurs fois par les h yp erplans H ( x, y , w ) p our { x, y } ∈ A , e que les h yp othèses du lemme in terdisen t. On en déduit que les S n − 1 ( x, y ) (p our { x, y } ∈ A ) son t des sous- omplexes disjoin ts deux à deux de S qui v érien t U ( S n − 1 ( x, y )) ⊂ ( κ x ( f ) ∪ κ x ( g )) ∩ ∂ O (75) 24 et on en tire H n − 1 ( U ( S n − 1 ( x, y ))) ≤ H n − 1 (( κ x ( f ) ∪ κ x ( g )) ∩ ∂ O ) ≤ 2 γ n − 1 . (76) En outre, tous les p oly èdres de S n − 1 ( x, y ) on tiennen t une b oule n − 1 -dimen- sionnelle de ra y on au moins R ( S ) > ρ − don V n − 1 # S n − 1 ( x, y ) ρ n − 1 − ≤ H n − 1 ( U ( S n − 1 ( x, y ))) (77) d'où on tire # S n − 1 ( x, y ) ≤ 2 γ n − 1 ρ n − 1 − V n − 1 (78) et d'après ( 71 ) X k ρ − ). Notons enore : u ′ = inf { w ∈ [ u, v ] : H ( x, y , w ) ∩ ◦ δ 6 = ∅} δ + ( w ) = H + ( x, y , w ) ∩ δ (80) v ′ = sup { w ∈ [ u, v ] : H ( x, y , w ) ∩ ◦ δ 6 = ∅} δ − ( w ) = H − ( x, y , w ) ∩ δ (81) S ( δ, w ) = ( { δ + ( w ) , δ − ( w ) } si w ∈ ] u ′ , v ′ [ { δ } si w / ∈ ] u ′ , v ′ [ . (82) P ar onstrution H ( x, y , u ′ ) ∩ ◦ B = H ( x, y , v ′ ) ∩ ◦ B = ∅ (ar B ⊂ δ ), δ + ( w ) et δ − ( w ) son t deux p oly èdres k + 1 -dimensionnels p our u ′ < w < v ′ , S ( δ, w ) est un omplexe k -dimensionnel et il existe w 0 ∈ ] u ′ , v ′ [ tel que c ∈ H ( x, y , w 0 ) . Soien t x ′ ∈ δ ∩ H ( x, y , u ′ ) et y ′ ∈ δ ∩ H ( x, y , v ′ ) et p osons B ′ = S ( B , x ′ ) ∪ S ( B , y ′ ) . Déjà B ′ ⊂ δ par on v exité, en outre B ∩ H + ( x, y , w 0 ) et B ∩ H − ( x, y , w 0 ) on tiennen t  haun une b oule de ra y on R ( δ ) / 2 . En p osan t B + ( w ) = B ′ ∩ H + ( x, y , w ) et B − ( w ) = B ′ ∩ H − ( x, y , w ) (83) et en onsidéran t une homothétie de en tre x ′ il vien t ∀ w ∈ ] u ′ , w 0 ] : R ( B + ( w )) ≥ w − u ′ w 0 − u ′ · R ( δ ) 2 (84) et de manière symétrique ∀ w ∈ [ w 0 , v ′ [ : R ( B − ( w )) ≥ w − v ′ w 0 − v ′ · R ( δ ) 2 . (85) Réipro quemen t, ∀ w ∈ ] w 0 , v ′ [ : R ( B + ( w )) ≥ R ( δ ) 2 (86) et ∀ w ∈ ] u ′ , w 0 [ : R ( B − ( w )) ≥ R ( δ ) 2 . (87) 25 P ar ailleurs puisque par h yp othèse R ( δ ) ≥ ρ − et R ( δ ) ≤ ρ + , alors min( w 0 − u ′ , v ′ − w 0 ) ≥ ρ − 2 ρ + ( v ′ − u ′ ) (88) et en p osan t ψ δ ( w ) =        1 si w ≤ u ′ min( | w − u ′ | , | w − v ′ | ) v ′ − u ′ · ρ − 4 ρ + si u ′ < w < v ′ 1 si w ≥ u ′ (89) il vien t min α ∈ S ( δ,w ) R ( α ) ≥ R ( δ ) . (90) A v e nos notations, on p eut don érire R ( S ( x, y , w )) ≥ min 1 ≤ k ≤ n − 1 δ ∈ S k ( x,y ) ψ δ ( w ) R ( S ) (91) où S ( x, y , w ) désigne le omplexe obten u par déoupage des p oly èdres de S n − 1 ( x, y ) par l'h yp erplan H ( x, y , w ) . P our a ∈ R et b ∈ ]0 , + ∞ ] ériv ons enore φ a,b ( w ) =              1 si w ≤ a w − a b/ 2 si w ∈ ] a, a + b/ 2] a + b − w b/ 2 si w ∈ ] a + b/ 2 , a + b [ 1 si w ≥ a + b (92) et remarquons que p our δ ∈ S k ( x, y ) on a ψ δ ( w ) ≥ ρ − 4 ρ + φ u ′ ,v ′ − u ′ ( w ) (93) a v e v ′ − u ′ ≤ 2 ρ + . P ar ailleurs il est faile de onstater que ∀ ( a, b, σ ) ∈ R × ]0 , 2 ρ + ] × [0 , 1[ : H 1 ( { w ∈ R : φ a,b ( w ) ≤ σ } ) ≤ bσ ≤ 2 ρ + σ . (94) D'après (79 ) il vien t sup w ∈ [ u,v ] min 1 ≤ k ≤ n − 1 δ ∈ S k ( x,y ) ψ δ ( w ) R ( S ) ≥ ρ − 4 ρ + min ( a 1 ,...,a N ) ∈ R N ( b 1 ,...,b N ) ∈ ]0 , 2 ρ + ] N sup w ∈ [0 ,ǫ ] φ a,b ( w ) (95) et en utilisan t (94 ) ∀ σ ∈ [0 , 1 [ , ∀ ( a 1 , . . . , a N ) ∈ R N , ∀ ( b 1 , . . . , b N ) ∈ ]0 , 2 ρ + ] N : H 1 ( { w ∈ R : φ a,b ≤ σ } ) ≤ 2 N ρ + σ . (96) En prenan t σ = ǫ 4 N ρ + dans (96 ) et d'après (91 ) on p eut don trouv er w x,y ∈ [ u, v ] tel que R ( S ( x, y , w x,y )) ≥ ǫρ − 16 N ρ 2 + R ( S ) = A R ( S ) (97) 26 a v e là enore A > 0 qui ne dép end que de K . En p osan t h ( x, y ) = w x,y et en reommençan t a v e tous les ouples de v oisins du graphe, il est don p ossible de trouv er h ∈ F telle que : R ( S ( h )) ≥ A R ( S ) et R ( S ( h )) ≤ R ( S ) . (98) Il nous reste enore à établir des relations uniformes sur les régularités après susp ension. P our ela soit δ ∈ F ( S ′ ) une sous-fae de S ′ et rapp elons que omme vu dans la démonstration du lemme 1 , δ p eut être de quatre sortes :  si δ ∈ F ( S ( h )) alors par dénition R ( δ ) ≤ R ( S ( h )) et R ( δ ) ≥ R ( S ( h )); (99)  si δ = [ u, v ] où u et v son t deux sommets v oisins du graphe, alors R ( δ ) = R ( δ ) ∈ [ α − , α + ] ⊂  α − ρ + R ( S ) , α − ρ − R ( S )  ; (100)  si δ = S ( F, u ) où F ∈ F ( S ( h )) est une sous-fae de S ( h ) et u ∈ T un sommet du graphe, notons c un ortho en tre de F . On a d ( u, Affine( δ )) d ( u, c ) ∈  η β − β + , 1  et d ( u, c ) R ( F ) ∈  β − ρ + , β + ρ −  (101) don la propriété 2 nous donne des onstan tes a et b ne dép endan t que de K telles que R ( δ ) ≤ aR ( F ) ≤ a R ( S ( h )) et R ( δ ) ≥ bR ( F ) ≥ b R ( S ( h )); (102)  si δ = h F ∪ { u, v }i = S ( S ( F , u ) , v ) où F est une sous-fae de S ( h ) et { u, v } ∈ A deux sommets v oisins du graphe, notons F ′ = S ( F, u ) et c ′ un ortho en tre de F ′ . Déjà, omme vu p our le as prééden t on a R ( F ′ ) ≤ a R ( S ( h )) et R ( F ′ ) ≥ b R ( S ( h )) (103) d'où on tire d'après (98 ) R ( F ′ ) ≥ R ( F ′ ) ≥ b R ( S ( h )) ≥ bAρ − et R ( F ′ ) ≤ aρ + . (104) P ar dénition de la susp ension tubulaire F ⊂ H ( u, v , h ( u, v )) , F ′ ⊂ κ u , ◦ F ′ ∩ κ v = ∅ et dim Affine( F ) ≤ n − 2 , don ( d ( v , Affine( F ′ )) , d ( v , c ′ )) ∈ [ d ( v , F ′ ) , β + ] 2 . (105) P ar ailleurs d ( v , F ′ ) ∈  min( α − , β − ) 2 , max( α + , β + )  (106) et don d'après (104 ) d ( v , Affine( F ′ )) d ( v , c ′ ) ∈  min( α − , β − ) 2 max( α + , β + ) , 1  d ( v , c ′ ) R ( F ′ ) ∈  min( α − , β − ) 2 aρ + , max( α + , β + ) bAρ −  (107) d'où on tire de nouv eau d'après la propriété 2 et l'inégalité (103 ) R ( δ ) ≤ a ′ R ( F ′ ) ≤ aa ′ R ( S ( h )) et R ( δ ) ≥ b ′ R ( F ′ ) ≥ bb ′ R ( S ( h )) (108) a v e là enore a ′ et b ′ qui ne dép enden t que de K . 27 En om binan t l'inégalité (98 ) a v e elles obten ues p our  haun des quatre as ((99 ), (100 ), (102 ) et (108 )) on obtien t les onstan tes c 1 et c 2 désirées, e qui termine la démonstration du lemme. 3 Raordemen t de omplexes dy adiques On s'in téresse à présen t à des omplexes omp osés de ub es dy adiques de R n . Un ub e dy adique de pas r > 0 s'érit omme le pa v é [0 , r ] n dans une base orthonormale adaptée. Un famille de tels ub es disp osés sur un pa v age onstitue naturellemen t un omplexe. Dénition 11 (Complexes dy adiques) . On app el ler a  omplexe dyadique n - dimensionnel de p as r > 0 toute famil le S de ub es dyadiques qui p eut s'é rir e S = { r z + [0 , r ] n : z ∈ Z } (109) dans une b ase orthonormale adapté e. On dir a qu'un  omplexe T est dyadique en surfa e s'il existe un  omplexe dyadique S tel que F ∂ ( T ) = F ∂ ( S ) . (110) Comme préédemmen t on généralise la dénition à des omplexes dy adiques de dimension k ≤ n en se plaçan t dans un sous-espae ane. Lorsqu'un omplexe T est dy adique en surfae il est lair qu'il existe un seul omplexe dy adique S a v e les mêmes faes sur la fron tière. On généralise don naturellemen t à T les attributs de S propres aux omplexes dy adiques (par exemple les propriétés de group emen t de la dénition 12 ). Les prinipales dénitions a y an t été données, on p eut à présen t énoner le théorème prinipal. Théorème 1 (F usion) . Il existe tr ois  onstantes stritement p ositives ρ , c 1 et c 2 ne dép endant que de n tel les que p our tout  omp at K ⊂ R n , p our tout ouvert O ⊂ K et p our tous  omplexes n -dimensionnels S 1 et S 2 dyadiques unitair es en surfa e vériant U ( S 1 ) = K \ O U ( S 2 ) ⊂ O min ( x,y ) ∈U ( S 1 ) ×U ( S 2 ) k x − y k > ρ (111) on p eut  onstruir e S 3 tel que S ′ = S 1 ∪ S 2 ∪ S 3 est un  omplexe n -dimensionnel vériant U ( S ′ ) = K R ( S ′ ) ≤ c 1 R ( S 1 ∪ S 2 ) R ( S ′ ) ≥ c 2 R ( S 1 ∪ S 2 ) . (112) Dans e qui suit on notera φ une isométrie ane qui fait passer d'une base de S 1 à une base de S 2 . La démonstration v a onsister à om bler l'espae ompris en tre S 1 et S 2 par des ou hes suessiv es de p oly èdres de façon à former un seul omplexe plus grand, en raisonnan t par réurrene sur la dimension n . Aupara v an t, on v a donner un lemme préliminaire. 3.1 Sub division Dénissons une propriété aratérisan t les omplexes dy adiques qui son t des sub divisions de omplexes dy adiques plus grands. 28 Dénition 12 (Group emen t) . Soit S un  omplexe dyadique de p as r et p un entier non nul. On dir a que S est p × p · · · × p | {z } k fois -gr oup é s'il existe un  omplexe dyadique T de p as pr tel que U ( S ) = U ( T ) . Dans  e  as on dir a que S est la p × p · · · × p -sub division de T , ou que T est le p × p · · · × p -gr oup ement de S . On se réserv e aussi le droit de parler de p 1 × p 2 . . . × p k -group emen ts par la suite (où les p i son t des en tiers non n uls pas forémen t tous égaux) lorsque le omplexe S s'y prête. P our simplier les notations, on remplaera aussi parfois p × p × . . . × p par p k . Étan t donnés un en tier m > 1 et un omplexe dy adique en surfae, le lemme suiv an t p ermet de onstruire une ou he de p oly èdres sur la fron tière de façon à le rendre m k -group é en surfae, tout en gardan t un on trle sur les onstan tes de forme obten ues. Lemme 4 (Sub division) . Pour tout entier p ≥ 1 il existe deux  onstantes c 1 et c 2 tel les que p our tout  omplexe n -dimensionnel S dyadique en surfa e de p as r il est p ossible de  onstruir e un  omplexe S ′ ⊃ S dyadique en surfa e de p as r/p , p n -gr oup é dans la même b ase et vériant max x ∈U ( S ′ ) d ( x, U ( S )) ≤ r √ n (113) R ( S ′ ) ≤ c 2 R ( S ) R ( S ′ ) ≥ c 1 R ( S ) . (114) Démonstr ation. Considérons la famille T des ub es dy adiques de pas r dans une base adaptée à S qui on t au moins un p oin t omm un a v e ∂ U ( S ) et qui son t d'in térieur disjoin t a v e tous les p oly èdres de S . Il est lair que S ∪ T est un omplexe dy adique en surfae de pas r qui v érie l'inégalité (113 ), a v e en outre ∂ U ( S ∪ T ) ∩ ∂ U ( S ) = ∅ . (115) Soit δ ∈ T et notons c δ son en tre. L'ensem ble F n − 1 ( δ ) ∩ F ∂ ( T ) on tien t des ub es dy adiques n − 1 -dimensionnels de pas r , qu'il est p ossible de sub diviser  haun naturellemen t en p n − 1 ub es de même dimension et de pas r/p . On notera E δ le omplexe obten u après sub division des ub es de F n − 1 ( δ ) ∩ F ∂ ( T ) , et F δ = F n − 1 ( δ ) \ F ∂ ( T ) . (116) P ar onstrution, E δ ∪ F δ est un omplexe n − 1 -dimensionnel v érian t ∂ δ = U ( E δ ∪ F δ ) (117) et en faisan t la susp ension des ub es de E δ ∪ F δ par rapp ort à c δ on se retrouv e dans le as partiulier d'une susp ension tubulaire par rapp ort à un graphe réduit à un seul sommet, a v e des onstan tes β − , β + , γ et η qui ne dép enden t que de p et n . Dès lors en p osan t S δ = {S ( α, c δ ) : α ∈ E δ ∪ F δ } (118) on sait d'après le lemme 3 que S δ est un omplexe n -dimensionnel v érian t U ( S δ ) = δ et R ( S δ ) ≤ c 1 R ( E δ ∪ F δ ) R ( S δ ) ≥ c 2 R ( E δ ∪ F δ ) (119) 29 a v e c 1 et c 2 qui dép enden t uniquemen t de n et p . P osons nalemen t S ′ = S ∪ [ δ ∈ T S δ . (120) P ar onstrution S ′ est un omplexe n -dimensionnel dy adique en surfae de pas r/p , p n -group é, qui v érie l'inégalité (113 ), ainsi que (114 ) d'après (119 ). Dans la démonstration du théorème qui v a suivre, p our p > 1 et ρ ′ > 0 donnés, en supp osan t que ρ > 3 √ n + ρ ′ et en appliquan t le lemme 4 à S 1 et S 2 (quitte à enlev er ensuite les ub es ra joutés à S 2 qui ne son t pas dans O ) on p eut aussi supp oser que tous deux son t p × p -group és (p our alléger les notations on supp osera qu'ils son t toujours unitaires, et on les notera enore S 1 et S 2 ) et les h yp othèses du théorème resteron t v ériées a v e ρ ′ . En partiulier si on prend p > 3 ρ ′ + 3 √ n , en notan t A = n x ∈ O : d ( x, U ( S 1 )) > p 3 o O ′ = O \ A (121) alors U ( S 1 ) ⊂ O ′ ⊂ O et toute omp osan te onnexe de O ′ on tien t une unique omp osan te onnexe de U ( S 1 ) . P ar ailleurs, en a joutan t à S 1 tous les ub es dy adiques unitaires p ossibles dans une même base situés à distane au moins ρ ′ de U ( S 2 ) et inlus dans O on a U ( S 1 ) ⊃ A (ar tout ub e dy adique unitaire qui in tersete ∂ A ∩ O est à distane au moins p/ 3 − √ n > ρ ′ de U ( S 1 ) ). P ar onséquen t, quitte à sub diviser préalablemen t S 1 et S 2 , à a jouter des ub es à S 1 et à tra v ailler séparémen t dans les omp osan tes onnexes de O ′ on v a supp oser en plus que U ( S 2 ) est onnexe, e qui implique en partiulier que ∂ U ( S 2 ) l'est. 3.2 F usion en dimension 2 T raitons d'ab ord le as de la fusion de deux omplexes dy adiques bidimen- sionnels. On v erra que la onstrution qu'on v a expliiter v a être enore réutili- sable dans la suite de la démonstration en dimension plus grande. Lemme 5. L e thé or ème 1 est vr ai lorsque n = 2 . Démonstr ation. Supp osons don que n = 2 , que les h yp othèses du théorème de fusion son t v ériées. Dans es onditions, les p ortions de S 1 et S 2 qui nous in téressen t son t deux graphes au sens de la dénition 6 , les arêtes étan t les faes (ou segmen ts) qui son t resp etiv emen t dans la fron tière de O et de U ( S 1 ) . On v a supp oser qu'on disp ose d'une distane ρ assez grande en tre les deux omplexes p our faire toutes les onstrutions don t on v a a v oir b esoin dans la démonstration qui suit, on v erra à la n que ρ p eut être b orné indép endammen t des omplexes onsidérés. Remarquons qu'une isométrie φ qui fait passer d'une base de S 1 à l'une de S 2 p eut être déomp osée en une rotation linéaire r θ d'angle θ suivie d'une translation τ : φ = τ ◦ r θ . (122) En faisan t év en tuellemen t une p erm utation et/ou des in v ersions des v eteurs de la base de l'un des omplexes, on p eut aussi supp oser que l'angle θ est ompris 30 en tre − π 2 et 0 mo dulo π 2 . P our tout en tier p > 0 , la rotation r θ p eut alors être déomp osée en p rotations d'angle θ ′ = θ p ∈ h − π 2 p , 0 i : r θ =  r θ /p  p = ( r θ ′ ) p . (123) Enn en p osan t θ ′′ = π 4 + θ ′ 2 on onstate que θ ′ = 2 θ ′′ mo dulo π 2 et là enore à des p erm utations/in v ersions près des v eteurs des bases onsidérées, r θ p eut s'érire omme le pro duit de 2 p rotations d'angle θ ′′ ∈ h π 4 − π 4 p , π 4 i . Si l'on onstruit suessiv emen t 2 p − 1 omplexes dy adiques en ouronne autour de S 2 (en supp osan t ρ assez grand) don t une base est l'image de elle du omplexe préédan t par une rotation d'angle θ ′′ , le problème de fusionner S 1 a v e S 2 se ramène à faire fusionner suessiv emen t deux à deux es omplexes. De la même façon en p osan t θ ′′′ = θ ′′ − π 4 p , la omp osée de 2 p rotations d'angle θ ′′′ est une rotation d'angle égal à θ mo dulo π 2 , a v e θ ′′′ ∈  π 4 − π 2 p , π 4 − π 4 p  . (124) On supp osera don à partir de main tenan t p our simplier la démonstration que θ ∈ [ θ min , θ max ] ⊂ i 0 , π 4 h (125) où θ min p eut être  hoisi arbitrairemen t pro  he de π 4 , au prix d'un nom bre de transitions p assez grand qui ne dép end pas des omplexes à faire fusionner. À présen t onsidérons la sub division 4 × 4 -group ée du omplexe S 2 obten ue en utilisan t le lemme 4 a v e p = 4 (on app ellera aussi S 2 le omplexe obten u, et on supp osera enore qu'il est unitaire p our ne pas sur harger les notations). Chaque ouple de faes distintes de F ∂ ( S 2 ) a y an t un p oin t en omm un p euv en t former un angle plat, aigu ou obtus. Dans e qui suit, p our deux p oin ts a = ( a 1 , a 2 ) et b = ( b 1 , b 2 ) de R 2 on notera d max ( a, b ) la distane dite habituellemen t  du maxim um  qui les sépare, dénie par d max ( a, b ) = max ( | a 1 − b 1 | , | a 2 − b 2 | ) . (126) Considérons l'ensem ble des p oin ts de o ordonnées Z 2 +  1 2 , 1 2  dans une base de S 2 (les en tres des ub es de S 2 en fon t par exemple partie), et notons T le sous-ensem ble de es p oin ts qui son t à l'extérieur de U ( S 2 ) et à distane 1 2 p our la distane d max : T =  z ∈ Z 2 +  1 2 , 1 2  : d max ( z , U ( S 2 )) = 1 2  . (127) Cet ensem ble de sommets p eut être m uni naturellemen t d'une struture de graphe, en p osan t que les v oisins d'un p oin t de T son t les p oin ts de T à distane minimale : A = {{ x, y } ⊂ T : x ∈ T , y ∈ T \ { x } et ∀ z ∈ T \ { x } , k z − x k ≥ k y − x k} (128) Notons G le graphe formé du ouple ( T , A ) et v érions rapidemen t que G est linéaire ylique. D'ab ord tout p oin t de T a au moins deux v oisins ar si x ∈ T 31 alors il existe x ′ ∈ F 0 ( S 2 ) tel que x ′ ∈ U ( S 2 ) et d max ( x ′ , x ) = 1 2 . On a vu que x ′ était le sommet d'un angle plat, aigu ou obtus, et on p eut trouv er y ′ et z ′ distints dans F 0 ( S 2 ) ∩ ∂ U ( S 2 ) tels que d ( x ′ , y ′ ) = d ( x ′ , z ′ ) = 1 . puisque l'on a sub divisé quatre fois alors néessairemen t seul l'un des trois sommets ( x ′ , y ′ , z ′ ) de la fron tière du omplexe p eut être le sommet d'un angle non plat. P ar onséquen t on p eut alors trouv er y et z distints et distints de x dans Z 2 +  1 2 , 1 2  tels que d max ( y ′ , y ) = 1 2 , d max ( z ′ , z ) = 1 2 et d ( x, y ) = d ( x, z ) = 1 . P ar onséquen t x a au moins deux v oisins : y et z . Raisonnons à présen t par l'absurde et supp osons que x a au moins trois v oisins distints a , b et c . P ar onstrution a , b et c son t à distane 1 de x don formen t les sommets d'un triangle retangle iso èle don t x est le milieu de l'h yp otén use et par exemple a est l'angle droit. Considérons alors l'union U des b oules fermées de en tres x , a , b et c et de ra y on 1 2 p our la distane d max (il s'agit en fait de quatre ub es dy adiques dans une base de S 2 ). Puisque l'on a sub divisé S 2 quatre fois alors U ( S 2 ) ∩ U est forémen t ompris d'un seul té de la droite ( b, c ) , e qui implique soit que d max ( a, U ( S 2 )) = 3 2 , soit que d max ( a, U ( S 2 )) = 0 . Dans tous les as, on a une on tradition a v e la dénition des p oin ts de T . On vien t don de mon trer que tout sommet du graphe G a exatemen t deux v oisins. On a en outre supp osé que ∂ U ( S 2 ) est onnexe, par onséquen t G est ylique. Et puisque G a au minim um h uit sommets (e serait le as si S 2 n'était omp osé que d'un seul ub e) alors il ne on tien t auun 3 -yle. P ar onséquen t G est bien linéaire ylique. Soien t u et v deux réels tels que 1 < u < v < 3 2 . On dénit une bande en forme de ouronne autour de S 2 à distane omprise en tre u et v : K u,v = { x ∈ R n : u < d ( x, U ( S 2 )) < v } . (129) La fron tière de ette bande a une omp osan te onnexe  extérieure  située à distane v de U ( S 2 ) : K v = { x ∈ R n : d ( x, U ( S 2 )) = v } . (130) Lorsque v est xé, ∀ u < v on p eut trouv er un en tier p tel que √ 2 p < v − u , don en sub divisan t p fois S 1 , si δ ∈ S 1 et δ ∩ K v 6 = ∅ alors d ( δ, U ( S 2 )) > u . On v a alors ompléter S 1 en lui ra joutan t tous les ub es inlus dans O , de pas 1 p dans la même base et qui on tiennen t un p oin t à distane au moins v de U ( S 2 ) : S ′ 1 = S 1 ∪  δ : δ ⊂ O et sup x ∈ δ d ( x, U ( S 2 )) ≥ v  . (131) On remarquera que par onstrution, tous les p oly èdres de S ′ 1 son t à distane au moins u de U ( S 2 ) , don que ∂ U ( S ′ 1 ) a une omp osan te onnexe inluse dans K u,v . Là enore, p our simplier les notations on notera enore S 1 à la plae de S ′ 1 , puisque S 1 v érie aussi les h yp othèses du théorème a v e une autre onstan te ρ . Notons T ′ l'ensem ble des sommets du graphe G qui son t alignés a v e leurs deux v oisins. Remarquons que p our toute arête { x, y } ∈ A du graphe G , x ∈ T ′ ou y ∈ T ′ ar on a v ait sub divisé S 2 quatre fois. P our tout sommet x ∈ T ′ soit ( d ) la droite p erp endiulaire à elle qu'il forme a v e ses deux v oisins, on notera C x 32 le ne de sommet x et don t les p oin ts formen t un angle (non orien té) ompris en tre 0 et θ min a v e la droite ( d ) : C x = n z ∈ R n : \ ( x, y ) , ( d ) ∈ [0 , θ min ] o . (132) Nous allons à présen t disuter des diéren tes ongurations p ossibles des som- mets du graphe. Cas d'un angle plat Soien t x et y deux sommets v oisins du graphe tous deux alignés a v e leurs v oisins ( x, y ∈ T ′ ). Remarquons d'ab ord que puisque l'on a supp osé que θ ∈ [ θ min , θ max ] alors ∂ S 1 ∩ K u,v ∩ C x est en o lusion simple par rapp ort à x (res- p etiv emen t ∂ S 1 ∩ K u,v ∩ C y par rapp ort à y ). En outre, ∂ S 1 ∩ K u,v ∩ C x ∩ C y est en o lusion simple par rapp ort au segmen t [ x, y ] : en eet, remarquons que les faes de S 1 qui son t dans et ensem ble formen t un angle ompris en tre θ min et π 4 a v e la normale à la droite ( x, y ) , don oup en t la droite ( x, y ) en un p oin t extérieur au segmen t [ x, y ] ar u > 1 . En  hoisissan t θ min assez pro  he de π 4 il est p ossible d'obtenir que tan θ min > 1 2 , et en prenan t v > 1 2 + 1 2 tan θ min (133) on obtien t que K v ∩ C x ∩ C y est un segmen t non vide parallèle à [ x, y ] , de longueur ν > 0 qui ne dép end que de v et θ min . On notera H λ une droite p erp endiulaire à e segmen t, à distane λ de l'une de ses extrémité (p our λ ∈ [0 , ν ]) . 33 Cas d'un angle aigu T raitons à présen t le as des angles aigus : soit x le sommet de l'angle, et y et z ses deux v oisins. Si θ min est susammen t pro  he de π 4 , il est p ossible de trouv er une droite ∆ parallèle à l'un des v eteurs de la base anonique de S 1 et telle qu'elle passe par des sommets de la fron tière de S 1 , situés resp etiv emen t dans K u,v ∩ C y et K u,v ∩ C z . Si on supp ose qu'on a assez sub divisé S 1 (il sut que son pas soit inférieur à 1 100 par exemple) on p eut aussi imp oser que la droite ∆ ne oup e pas les segmen ts [ x, y ] et [ x, z ] et même, on p eut trouv er une onstan te C > 0 ne dép endan t que du pas de sub division et de θ min telle qu'on puisse imp oser d ( x, ∆) > C . Notons ∆ + le demi-plan délimité par ∆ qui on tien t x , ∆ − l'autre demi-plan. On ra joute alors à S 1 tous les ub es qui son t dans ∆ − ∩ { t ∈ R n : d ( t, U ( S 2 )) ≤ v } . On prend ette fois-i des droites H λ et H ′ µ qui son t p erp endiulaires à ∆ et à distane resp etiv e λ et µ de x , du té resp etiv emen t de y et de z , a v e par exemple λ, µ ∈ [ 1 3 , 2 3 ] . 34 Cas d'un angle obtus T raitons à présen t le as des angles obtus : soit x le sommet de l'angle, et y et z ses deux v oisins. On v a pro éder quasimen t de la même façon que p our les angles aigus. Notons y ′ le v oisin de y qui n'est pas x , z ′ elui de z qui n'est pas x . Si θ min est susammen t pro  he de π 4 , il est p ossible de trouv er une droite ∆ parallèle à l'un des v eteurs de la base anonique de S 1 et telle qu'elle passe par des sommets de la fron tière de S 1 , situés resp etiv emen t dans K u,v ∩ C y ∩ C y ′ et K u,v ∩ C z ∩ C z ′ . Si on supp ose qu'on a assez sub divisé S 1 (il sut que son pas soit inférieur à 1 100 par exemple) on p eut aussi imp oser que la droite ∆ ne oup e pas les segmen ts [ x, y ] et [ x, z ] et même, on p eut trouv er une onstan te C > 0 ne dép endan t que du pas de sub division et de θ min telle qu'on puisse imp oser d ( x, ∆) > C . Notons ∆ + le demi-plan délimité par ∆ qui on tien t x , ∆ − l'autre demi-plan. On retire alors à S 1 tous les ub es qui son t dans ∆ − ∩ { t ∈ R n : d ( t, U ( S 2 )) ≥ u } (ette op ération est p ossible sans mo diation des omplexes initiaux si on a v ait supp osé ρ > 2 par exemple, puisque dans e as on ne retire que e qu'on a v ait sura jouté). On prend des droites H λ et H ′ µ qui son t p erp endiulaires à ∆ et à distane resp etiv e λ et µ de x , du té resp etiv emen t de y et de z , p our λ, µ ∈ [ 1 3 , 2 3 ] par exemple. 35 Conlusion Notons ǫ = min  ν, 1 3  et Σ le omplexe omp osé des faes de S 1 et S 2 inluses dans leurs fron tières en  vis-à-vis  : Σ =  F ∈ F 1 ( S 1 ∪ S 2 ) : F ⊂ ∂ U ( S 1 ) ou F ⊂ ∂ U ( S 2 ) ∩ O  . (134) Il est lair que Σ est ǫ -tubulaire par rapp ort à G et O en utilisan t les droites H λ et H µ qu'on a onstruites p our le déoupage. Considérons les h yp othèses du lemme 3 , par onstrution on obtien t failemen t les b ornes suiv an tes : α + = α − = 1 β − > u 2 β + < 2 v γ < 1 0 0 η ∈ [cos θ max , cos θ min ] . (135) Puisque omme on l'a vu, θ min , θ max , u et v p euv en t être  hoisis indép endam- men t des omplexes à fusionner il est lair qu'on p eut trouv er des onstan tes ρ + , ρ − et un ompat K qui ne dép enden t pas de S 1 et S 2 tels que (61 ) et (62 ) soien t v ériées, e qui nous donne les onstan tes c 1 et c 2 re her hées. Cette démonstration v a aussi nous servir à prouv er le lemme 7 , utile dans la suite de la démonstration du théorème de fusion en dimension plus grande. Aupara v an t donnons quelques dénitions. Dénition 13 (Graphe anonique) . Soit S un  omplexe dyadique de p as r , p our tout ub e δ ∈ S notons c δ son  entr e. L e gr aphe  anonique G = ( T , A ) asso ié à S est déni natur el lement p ar T = { c δ : δ ∈ S } A = {{ x, y } ⊂ T : k x − y k = r } (136) et on dir a qu'un  omplexe dyadique est  onnexe, ylique ou liné air e si son gr aphe  anonique l'est. Plaçons-nous temp orairemen t dans R 2 , p our ( x, y ) ∈ R 2 et r > 0 on notera ∆( x, y , r ) = [ x, x + r ] × [ y , y + r ] V (∆( x, y , r )) = { ∆( x + u, y + v , r ) : ( u, v ) ∈ {− r, 0 , r } 2 } V ∗ (∆( x, y , r )) = { ∆( x + u, y + v , r ) : ( u, v ) ∈ {− r, 0 , r } 2 et | u + v | = r } . (137) En remarquan t que es dénitions ne dép enden t pas du  hoix de la base de ub e dy adique onsidérée, on les généralise à des omplexes dy adiques bidimension- nels dans R n ( n ≥ 2 ) en se plaçan t dans le 2 -plan ane orresp ondan t. On dira que V ( δ ) est l'ensem ble des ub es v oisins de δ , V ∗ ( δ ) elui des ub es tangen ts à δ . On notera aussi Extrem( S ) = { δ ∈ S : #( V ∗ ( δ ) ∩ S ) = 1 } . (138) Si on onsidère un omplexe bidimensionnel S et son graphe anonique as- so ié G = ( T , A ) on a par dénition les équiv alenes ∀ ( α, β ) ∈ S 2 : { c α , c β } ∈ A ⇔ α ∈ V ∗ ( β ) ⇔ β ∈ V ∗ ( α ) (139) 36 où c α et c β désignen t les en tres de α et β . En remarquan t que le graphe ano- nique d'un omplexe dy adique n'a jamais de 3 -yles on p eut enore érire : S linéaire ⇔ S onnexe et ∀ δ ∈ S : #( V ∗ ( δ ) ∩ S ) ≤ 2 (140) S linéaire ylique ⇔ S onnexe et ∀ δ ∈ S : #( V ∗ ( δ ) ∩ S ) = 2 (141) S linéaire non ylique ⇒ # Extrem( S ) = 2 (142) S linéaire ylique ⇒ Extrem( S ) = ∅ . (143) De façon à simplier les énonés par la suite, in tro duisons une notion p our désigner des omplexes dy adiques bidimensionnels omp osés de sous-omplexes linéaires en forme de sillons qui ne p euv en t se renon trer qu'en leurs extrémités. Dénition 14 (Complexes suliformes) . Soit S un  omplexe dyadique bidimen- sionnel. On dir a que S est un  omplexe quasi-suliforme s'il existe une p artition ( S i ) i ∈ I de S en sous- omplexes liné air es n 'ayant p as de fa es  ommunes sur leur fr ontièr e hors de leurs extr émités : ∀ ( i, j ) ∈ I 2 : i 6 = j ⇒ F ∂ ( S i \ Extrem( S i )) ∩ F ∂ ( S j \ Extrem( S j )) = ∅ (144) et dans  e  as on dir a que les S i sont des sil lons de S . Si de plus les S i n 'ont auune fa e  ommune (extr émités  omprises), autr e- ment dit si ∀ ( i, j ) ∈ I 2 : i 6 = j ⇒ F ∂ ( S i ) ∩ F ∂ ( S j ) = ∅ (145) alors on dir a que S est suliforme. Si en outr e tous les sil lons de S sont yliques, on dir a que S est suliforme en yles. On p ourra remarquer que dans le as d'un omplexe suliforme, les sillons son t dénis de manière unique. Dans le as d'un omplexe 4 × 4 -group é, le lemme suiv an t indique la p ossibilité d'y reuser des sillons (le omplexe app elé T ), de sorte que les ub es qui resten t dans le omplémen taire et formen t leur  talus  (les omplexes app elés U 1 et U 2 ) omp osen t eux aussi des sillons, év en tuellemen t deux fois plus larges, mais qui ne p euv en t se renon trer qu'au niv eau de l'une de leurs extrémités. Lemme 6 (Lab oureur) . Soit S un  omplexe dyadique bidimensionnel 4 × 4 - gr oup é. On p eut  onstruir e une p artition de S p ar tr ois sous- omplexes disjoints T , U 1 et U 2 tels que : 1. S = T ⊔ U 1 ⊔ U 2 ; 2. T est suliforme en yles et F ∂ ( S ) ⊂ F ∂ ( T ) , 'est à dir e que les fa es de la fr ontièr e de S sont des fa es de la fr ontièr e de T ; 3. U 1 est suliforme ; 4. U 2 est la 2 × 2 -sub division d'un  omplexe quasi-suliforme U ′ 2 ; 5. ∀ δ ∈ U ′ 2 \ E x trem ( U ′ 2 ) : U ( U 1 ) ∩ δ = ∅ , 'est à dir e que seules les extr émités des sil lons de U ′ 2 p euvent touher les ub es de U 1 . Démonstr ation. On se plae dans R 2 et on supp ose que l'on disp ose d'un om- plexe dy adique unitaire S 4 × 4 -group é dans la base anonique de R 2 . Notons D 2 l'ensem ble des ub es dy adiques bidimensionnels unitaires dans la même base, les sous-ensem bles nis de D 2 formen t l'ensem ble des omplexes 37 Fig. 6  Lemme 6 du lab oureur appliqué à un omplexe 4 × 4 -group é dy adiques unitaires par rapp ort à ette base. On notera D l'appliation qui enlèv e à un omplexe dy adique les ub es situés sur sa fron tière : D : ( P ( D 2 ) → P ( D 2 ) T 7→ D ( T ) = T \ { δ ∈ T : #( V ( δ ) ∩ T ) < 9 } . (146) On dénit alors la suite ( S n ) n ∈ N de omplexes : ( S 0 = S S n +1 = D ( S n ) (147) P our tout omplexe T , # D ( T ) < # T don il existe un en tier N tel que ∀ n ≥ N : S n = ∅ . On v a  her her dans un premier temps à mon trer que ∀ T ∈ P ( D 2 ) : T est un omplexe 4 × 4 -group é ⇒ D 2 ( T ) est 4 × 4 -group é. (148) Remarquons d'ab ord que puisque D ( T ) est déni à partir du 1 -v oisinage de  haun des ub es de T , si T ∈ P ( D 2 ) , alors p our tous p, q ∈ N , la restrition de D ( T ) au arré [ p, q ] 2 ('est à dire le sous-omplexe D ( T ) | [ p,q ] 2 =  δ ∈ D ( T ) : ◦ δ ∩ [ p , q ] 2 6 = ∅  (149) v oir la dénition 16 ) est onn ue à partir de la restrition de T à [ p − 1 , q + 1 ] 2 : D ( T ) | [ p,q ] 2 = D  T | [ p − 1 ,q + 1] 2  . (150) 38 P ar onséquen t si l'on onnaît T | [0 , 12] 2 alors on p eut aluler D 2 ( T ) | [2 , 10] 2 . Dès lors, si l'on disp ose d'une métho de p our én umérer tous les D 2 ( T | [0 , 12] 2 ) p our tous les omplexes T unitaires 4 × 4 -group és p ossibles (par rapp ort à l'origine (0 , 0) ) tels que U ( T ) ⊂ [0 , 12] 2 , et v érier que les sous-omplexes obten us restrein ts à [2 , 10 ] 2 son t tous eux-mêmes 4 × 4 -group és (par rapp ort à l'origine (2 , 2) ), ei sura à prouv er que D 2 onserv e la propriété de 4 × 4 -group emen t. Dans un seond temps, dénissons p our n ≥ 0 : T n = S n \ S n +1 T = [ n ∈ N T 2 n U = [ n ∈ N T 2 n +1 . (151) Si l'on prouv e que p our tout omplexe S 4 × 4 -group é par rapp ort à l'origine (0 , 0) , les ub es de la diérene ensem bliste S \ D ( S ) on t  haun deux v oisins tangen ts  ei p eut se faire autour du arré en tral [4 , 8] 2 , puisque S est 4 × 4 - group é  autremen t dit si ∀ δ ∈ ( S \ D ( S )) | [4 , 8] 2 : #  V ∗ ( δ ∩ ( S \ D ( S )) | [3 , 9] 2  = 2 (152) alors on aura aussi démon tré que T est suliforme en yles. Il sura p our onlure d'extraire de U deux sous-omplexes U 1 et U 2 qui justien t le lemme. P our ela, on donnera aussi un algorithme qui p ermet de dresser la liste de toutes les ongurations p ossibles de ( D ( S ) \ D 2 ( S )) | [3 , 9] 2 à une isométrie laissan t le arré [3 , 9] 2 in v arian t. On disutera ensuite des diéren ts as trouv és, et de la façon d'extraire des sous-omplexes U 1 et U 2 v érian t les propriétés annonées, e déoupage p ouv an t être déterminé lo alemen t par pa v age. Les algorithmes et le programme en C, ainsi que la n de la preuv e son t donnés en annexe. P our alléger les énonés à v enir, on v a généraliser la notion de sillons à des omplexes non dy adiques en dénissan t la notion de analisation. Dénition 15 (Canalisations) . Soient O un ouvert b orné de R n , S un  omplexe n − 1 -dimensionnel, G une famil le de gr aphes liné air es et ǫ > 0 . On dir a que le  ouple ( S, G ) est une ǫ - analisation de O si ∂ O = U ( S ) et si p our toute  omp osante  onnexe Ω de O on p eut tr ouver un sous- omplexe Σ de S et un gr aphe G = ( T , A ) de G vériant : T ⊂ Ω ∂ Ω = U (Σ) Σ est ǫ -tubulair e p ar r app ort à Ω et G. (153) On p eut par exemple v érier sans problème que les faes de la fron tière d'un omplexe suliforme et les graphes anoniques de ses sillons formen t une analisation. Il nous reste enore à établir un dernier lemme qui v a lore notre étude des omplexes dy adiques bidimensionnels. Il sera utilisé dans le adre de la démonstration du théorème de fusion en dimension n > 2 . P our deux omplexes bidimensionnels dy adiques unitaires S 1 et S 2 de R 2 , on notera θ un angle de rotation pris mo dulo π / 4 qui fait passer d'une base de S 1 à une base de S 2 . Lemme 7 (Canalisations omplémen taires en dimension 2 ) . Il existe quatr e  onstantes θ min , θ max , p , ǫ et un  omp at K ⊂ ]0 , + ∞ [ tels que 0 < θ min < θ max < π 4 p ∈ N \ { 0 } ǫ > 0 (154) 39 et p our tous  omplexes bidimensionnels dyadiques unitair es de R 2 tels que S 2 est 28 × 28 -gr oup é, θ ∈ [ θ min , θ max ] et min ( x,y ) ∈U ( S 1 ) ×U ( S 2 ) k x − y k > 8 (155) alors il est p ossible de  onstruir e  un ouvert O tel que U ( S 2 ) ⊂ O et inf ( x,y ) ∈U ( S 1 ) × O k x − y k > √ 2 , (156)  un  omplexe T 1 dyadique de p as 1 p dans la même b ase que S 1 (on noter a O 1 = ◦ U ( T 1 ) ),  un sous- omplexe T 2 7 × 7 -gr oup é de S 2 (on noter a O 2 = ◦ U ( T 2 ) ) tel que F ∂ ( S 2 ) ⊂ F ∂ ( T 2 ) , (157)  un  omplexe unidimensionnel Σ  pla é à ǫ -pr ès  (voir plus b as),  tr ois famil les G 1 , G 2 et G 3 de gr aphes liné air es vériant les pr opriétés suivantes : 1. O 1 ∩ O 2 = ∅ et O 1 ∪ O 2 ⊂ O ; 2. G 1 et un sous- omplexe de F ∂ ( T 1 ) forment une  analisation de O \ O 1 ; 3. G 2 et un sous- omplexe de Σ ∪ F ∂ ( T 2 ) forment une  analisation de ◦ U ( S 2 ) \ ( O 2 ∪ U (Σ)) ; 4. G 3 et un sous- omplexe de F ∂ ( T 1 ∪ T 2 ) forment une  analisation de O \ ( O 1 ∪ O 2 ) ; 5. on p eut tr ouver des  onstantes ρ + et ρ − tel les que p our toutes les susp en- sions tubulair es des  analisations mentionné es i-dessus, les r elations (61 ) et (62 ) du lemme 3 sont vérié es. P ar  plaé à ǫ près  on en tend que p our tout segmen t [ x, y ] ∈ Σ , l'une de ses extrémités p eut être déplaée à l'in térieur d'une b oule de ra y on ǫ sans que ela  hange quoi que e soit aux inq p oin ts exprimés plus haut. Démonstr ation. Appliquons d'ab ord le lemme 6 au 7 × 7 -group emen t de S 2 (qui est lui-même 4 × 4 -group é ar S 2 est 28 × 28 -group é par h yp othèse) : on obtien t les trois sous-omplexes T , U 1 et U 2 annonés dans e lemme. On notera G la famille des graphes anoniques asso iés aux sillons de T (e son t des graphes linéaires yliques, ar T est suliforme en yles), et on dénit T 2 omme la 7 × 7 -sub division de T ( T 2 est bien un sous-omplexe de S 2 ar T est un sous- omplexe du 7 × 7 -group emen t de S 2 ), et l'ouv ert O 2 par O 2 = U ( T 2 ) . Considérons, p our r ∈ ]0 , 7 / 3[ et p ∈ N \ { 0 } tel que 7 p < 7 6 √ 2 le omplexe T 1 ( r , p ) de ub es dy adiques de pas 7 p dans la même base que S 1 et les ouv erts O et O 1 dénis par : T 1 ( r , p ) = { δ : ∀ x ∈ δ, r < d ( x, U ( T 2 )) < 6 } O = U ( { δ : ∀ x ∈ δ, d ( x, U ( S 2 )) < 6 } ) O 1 = U ( T 1 ( r , p )) . (158) 40 Fig. 7  Canalisations omplémen taires en dimension 2 Soit Ω une omp osan te onnexe de O \ ( O 1 ∪ O 2 ) : d'après les onditions sur r et p , sa fron tière a exatemen t deux omp osan tes onnexes, l'une p ortée par des faes de la fron tière de T 1 ( r , p ) , l'autre par des faes de la fron tière de T (on rapp elle que T est le 7 × 7 -group emen t de T 2 ). Notons resp etiv emen t t 1 et t 2 les omplexes omp osés de es faes : t 1 ⊂ F ∂ ( T 1 ( r , p )) et t 2 ⊂ F ∂ ( T ) . Utilisons à présen t e qu'on a vu dans la démonstration du lemme 5 en dimension 2 : il est p ossible de  hoisir θ min , θ max et v ∈ ]1 , 2[ qui v érien t (133 ) de façon à e que tout omplexe dy adique unitaire situé à distane au moins v de U ( S 2 ) et de même base que S 1 , susammen t sub divisé, puisse être omplété p our former a v e t 2 et les ub es de t 1 en  vis-à-vis  une susp ension tubulaire par rapp ort au graphe utilisé dans la démonstration. On p eut prendre r = 13 6 , e qui nous assure : r > 2 > v r < 7 3 . (159) On  hoisira p susammen t grand (à la fois p our que 7 p < 7 6 √ 2 , et p our p ou- v oir faire la même onstrution que dans la démonstration du lemme 5), et on notera T 1 le omplexe obten u à partir de T 1 ( r , p ) p our les v aleurs orresp on- dan tes, auquel on a év en tuellemen t a jouté les ub es supplémen taires néessaires à la onstrution du tub e. Cei termine don la démonstration du quatrième p oin t, en notan t G 3 la famille des graphes utilisés p our les diéren tes omp o- san tes onnexes Ω p ossibles. Considérons main tenan t les graphes de G et sub divisons-les naturellemen t sept fois (en ra joutan t inq sommets uniformémen t répartis sur  haque arête). Les graphes obten us son t toujours linéaires yliques, notons G 2 la famille qu'ils 41 omp osen t. Soit Ω une omp osan te onnexe de O \ O 1 : par onstrution sa fron tière est p ortée par un sous-omplexe s de F ∂ ( T 1 ) , et il existe un graphe g ∈ G 1 don t les sommets son t dans Ω . En fait, e sous-omplexe est formé par l'union des sous-omplexes qui in terviennen t dans les susp ensions tubulaires des omp osan tes onnexes de O \ ( O 2 ∪ O 1 ( r , p )) (eux qu'on a app elés t 1 dans le as préédan t), et les arêtes du graphe g son t situés à distane 7 d'une arête parallèle des graphes du as préédan t, à l'in térieur de U ( S 1 ) . Il est alors faile de onstater que puisque l'on a pu réaliser une susp ension tubulaire a v e t 1 dans le as préédan t, on p eut enore le faire a v e s . Cei termine alors la démonstration du deuxième p oin t. En outre, par onstrution d'après (155 ) et (158 ) on a min x ∈U ( T 1 ) y ∈U ( S 1 ) k x − y k > min x ∈U ( S 1 ) y ∈U ( S 2 ) k x − y k − min x ∈U ( T 1 ) y ∈U ( S 2 ) k x − y k > 8 − 6 = 2 > √ 2 (160) don (156 ) est v ériée. Rev enons à présen t à la onstrution qui in tervien t dans la démonstration du lemme 6 (qui gure en annexe) : on a déoup é le omplexe T \ S t ∈T 1 t a v e des segmen ts de longueur 2 longean t un 2 × 2 ub e δ de U ′ 2 , extrémal ou isolé ( # V ∗ ( δ ) ≤ 1 ) p our séparer les sillons de U 1 et U 2 . On notera Σ le omplexe de dimension 1 qui on tien t tous es segmen ts : puisque de façon éviden te, le omplexe formé des faes de la fron tière d'un omplexe dy adique linéaire est en situation de susp ension tubulaire par rapp ort à son graphe anonique, le troi- sième p oin t est démon tré en prenan t p our G 2 la famille des graphes anoniques de U 1 et U ′ 2 . Il est de plus tout à fait p ossible de déoup er les segmen ts forman t Σ (par exemple en leur milieu), et il est lair qu'on p eut donner ǫ > 0 ne dép en- dan t pas de S 1 et S 2 tel qu'on puisse déplaer es p oin ts à l'in térieur de b oules de ra y on ǫ sans que ela ne  hange l'existene de es susp ensions tubulaires. T ous les autres p oin ts du lemmes son t v ériés par onstrution (l'existene de ρ − , ρ + et d'un ompat K v érian t (71) et (79) qui ne dép enden t pas de S 1 et S 2 a y an t été démon trée a v e le théorème de fusion en dimension 2 p our Σ xé). De plus, en prenan t ǫ assez p etit, on p eut trouv er K susammen t grand qui ne dép end pas du  hoix de Σ à ǫ près. 3.3 F usion en dimension quelonque Notre ob jetif est de démon trer le théorème de fusion de omplexes dy a- diques par réurrene sur la dimension n dans le as d'une rotation planaire : en déoupan t les deux omplexes à faire fusionner en  tran hes  d'épaisseur 1 et parallèles au plan de la rotation, on fera la fusion sur les p ortions planaires des fron tières de la tran he en utilisan t l'h yp othèse de réurrene p our onstruire des  ouv erles  , puis on v a exhib er des graphes linéaires (en dimension 2 ) à l'in térieur des tran hes p our faire une susp ension tubulaire remplissan t les  b oîtes  ainsi formée, et ainsi remplir tout l'espae en tre les deux omplexes. Le problème est qu'en dimension n > 2 , on trairemen t au as prééden t en dimension 2 , les faes de la fron tière des deux omplexes en vis-à-vis p euv en t être très éloignées les unes des autres (en partiulier si le omplexe en tral a de larges moreaux de fron tière formés de ub es alignés parallèlemen t au plan de la rotation). On n'a alors plus de b orne sur les régularités des susp ensions tubulaires, ar la distane des p oin ts et des arêtes du graphe au tub e n'est plus ma jorée indép endammen t des omplexes à faire fusionner. 42 P our on tourner le problème on se prop ose de généraliser le lemme 7 p our mon trer qu'il est p ossible de reuser des analisations omplémen taires dans les deux omplexes, de façon à e qu'en les  enastran t  l'un dans l'autre, on disp ose d'une b orne sup érieure à la distane séparan t les faes en vis-à-vis et p erp endiulaires au plan de rotation. A v an t de ommener dénissons la notion de restrition d'un omplexe à un sous-ensem ble, qui v a nous être ommo de p our énoner le lemme à v enir. Dénition 16 (Restrition d'un omplexe) . Soient S un  omplexe n -dimen- sionnel et A une sous-p artie de R n , on dénit la r estrition de S à A  omme l'ensemble des interse tions ave  A des p olyè dr es de S dont l'intérieur est non disjoint de A : S | A =  δ ∩ A : δ ∈ S et ◦ δ ∩ A 6 = ∅  . (161) Il est faile de v érier que lorsque A est une in tersetion nie de demi-espaes anes (par exemple si A est un sous-espae ane, omme dans e qui v a suivre) alors S | A est enore un omplexe lorsqu'elle est non vide. Réipro quemen t on v a utiliser des susp ensions tubulaires bidimensionnelles p our onstruire des susp ensions tubulaires n -dimensionnelles par rapp ort à un pro duit artésien du tub e bidimensionnel, anqué de  ouv erles  orthogo- naux. Le lemme suiv an t p ermet d'év aluer les régularités extrêmes obten ues lors de ette op ération. On supp ose que n > 2 , que S est un omplexe de dimension 1 de R 2 , tubulaire par rapp ort à une graphe G = ( T , A ) et un ouv ert O . P our r > 0 on notera S ′ le omplexe obten u par pro duit artésien des ub es de S par [ − r, r ] n − 2 , O ′ le pro duit artésien de O par ] − r , r [ n − 2 , et G ′ = ( T ′ , A ′ ) le plongemen t de G dans R n : S ′ =  δ × [ − r, r ] n − 2 : δ ∈ S  O ′ = O × ] − r, r [ n − 2 T ′ = { ( x, y , 0 , . . . , 0) : ( x, y ) ∈ T } A ′ = {{ ( x, y , 0 , . . . , 0) , ( x ′ , y ′ , 0 , . . . , 0) } : { ( x, y ) , ( x ′ , y ′ ) } ∈ A } . (162) P our k ∈ { 0 , . . . , n − 3 } et r > 0 on notera O 2 k +1 = O × [ − r, r ] k × {− r } × [ − r, r ] n − 3 − k O 2 k +2 = O × [ − r, r ] k × { r } × [ − r, r ] n − 3 − k (163) et on supp osera aussi qu'il existe une famille de 2( n − 2 ) omplexes n − 1 -di- mensionnels S 1 , . . . , S 2( n − 2) de R n tels que ∀ k ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } : U ( S k ) = O k et F ∂ ( S k ) = S ′ | O k . (164) Lemme 8 (Pro duit artésien d'une susp ension tubulaire) . Pour tout  omp at K ⊂ ]0 , + ∞ [ 9 et p our tout r > 0 il existe un  omp at K ′ ⊂ ]0 , + ∞ [ 9 tel que p our tout  omplexe unidimensionnel ǫ -tubulair e S p ar r app ort à un ouvert O ⊂ R 2 et un gr aphe G , si on p eut tr ouver deux  onstantes ρ + et ρ − tel les que les r elations (62 ) et (63 ) du lemme 3 sont vérié es ave  en plus ∀ k ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } : ρ + > R ( S k ) > R ( S k ) > ρ − (165) 43 alors la famil le de p olyè dr es n − 1 -dimensionnels S ′′ = S ′ ∪ [ k S k (166) est un  omplexe ǫ -tubulair e p ar r app ort à O ′ et G ′ et il est p ossible de tr ouver ρ ′ − et ρ ′ + qui vérient ( 62 ) et (63 ) ave  le  omp at K ′ . Démonstr ation. Remarquons d'ab ord que les p oly èdres des S k son t tous dans des h yp erplans parallèles aux arêtes du graphe. Dès lors les h yp othèses de sus- p ension tubulaire son t automatiquemen t v ériées p our S ′′ puisque les h yp er- plans du déoupage tubulaire n -dimensionnel son t le pro duit artésien de eux de la susp ension bidimensionnelle par R n − 2 , don p erp endiulaires aux h yp er- plans on tenan t les p oly èdres des S k . En notan t α ′ ± , β ′ ± , γ ′ et η ′ les onstan tes relativ es à O ′ , G ′ et S ′′ qui son t dénies dans (61) on p eut déjà donner immédiatemen t les b ornes suiv an tes par onstrution : α ′ − = α − β ′ − ≥ min( β − , r ) α ′ + = α + β ′ + ≤ β + + r √ n − 2 η ′ ∈  β − β − + r √ n − 2 · η , 1  . (167) En outre la mesure n − 1 -dimensionnelle des p oly èdres de S ′ est obten ue à partir de la mesure unidimensionnelle de eux de S m ultipliée par (2 r ) n − 2 . Si l'on onsidère un sommet x ∈ T et le sommet x ′ orresp ondan t de T ′ , par dénition tous les p oly èdres du déoupage tubulaire des S k qui v on t être mis en orresp on- dane a v e x ′ par le  hoix de susp ension tubulaire son t inlus dans le ylindre C = B ( x, s ) × [ − r, r ] n − 2 où B ( x, s ) désigne une b oule 2 -dimensionnelle en trée en x et de ra y on s = 2 max( α + , β + ) . P ar ailleurs, p our tout k ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } on a H n − 1 ( O k ∩ C ) ≤ us 2 (2 r ) n − 3 (168) où u désigne le v olume de la b oule unitaire en dimension 2 . On en tire γ ′ ∈ h ((2 r ) n − 2 γ ) 1 n − 1 , ((2 r γ + us 2 )(2 r ) n − 3 ) 1 n − 1 i . (169) Dès lors, en prenan t ρ ′ − = min( ρ − , r ) ρ ′ + = ρ + + r √ n − 2 (170) l'inégalité (62 ) est v ériée p our S ′′ , e qui termine la démonstration du lemme. P oursuiv ons à présen t notre onstrution de omplexes  im briqués  en généralisan t le lemme 7 des analisations omplémen taires en dimension n ≥ 3 . L'idée ii est de onsidérer des omplexes dy adiques dans des bases a y an t subi une rotation planaire l'une par rapp ort à l'autre, parallèlemen t aux deux premiers v eteurs de es bases. Dans e as, le lemme suiv an t indique qu'il est p ossible de onstruire des analisations à  haque  étage  parallèlemen t au 2 - plan de la rotation, tout en restan t susammen t loin du omplexe  extérieur  p our se laisser la plae de onstruire des raords. 44 Fig. 8  Un exemple de omplexe S 1 en dimension 3 Fig. 9  Le omplexe S 2 représen té autour du omplexe de la gure prééden te Fig. 10  T rois  étages  dans lesquels on v a reuser des analisations 45 Fig. 11  Exemples de analisations omplémen taires en dimension 3 , qui p euv en t s'im briquer l'une dans l'autre 46 On v a don supp oser que n > 2 , que S 1 et S 2 son t deux omplexes dy adiques n -dimensionnels unitaires tels qu'une base anonique de S 1 soit l'image de elle de S 2 par une rotation ane d'angle θ ∈  0 , π 4  dans le 2 -plan R 2 × { 0 } n − 2 . P our simplier on supp osera qu'une base anonique de S 2 est elle de R n , et p our z = ( z 3 , . . . , z n ) ∈ Z n − 2 on dénit le 2 -plan ane H z = z + R 2 ×  1 2  n − 2 . (171) Lemme 9 (Canalisations omplémen taires en dimension quelonque) . Il existe quatr e  onstantes θ min , θ max , p , ǫ et un  omp at K ⊂ ]0 , + ∞ [ ne dép endant que de n tels que 0 < θ min < θ max < π 4 p ∈ N \ { 0 } ǫ > 0 (172) et p our tous  omplexes dyadiques n -dimensionnels unitair es de R n tels que S 2 est 28 n -gr oup é, θ ∈ [ θ min , θ max ] et min ( x,y ) ∈U ( S 1 ) ×U ( S 2 ) k x − y k > 8 (173) alors il est p ossible de  onstruir e  un ouvert O tel que U ( S 2 ) ⊂ O et inf x ∈ O d ( x, U ( S 1 )) > √ 2 , (174)  un  omplexe T 1 dyadique de p as 1 p , 1 × 1 × p n − 2 -gr oup é dans la même b ase que S 1 (on noter a O 1 = ◦ U ( T 1 ) ),  un sous- omplexe T 2 de S 2 (on noter a O 2 = ◦ U ( T 2 ) ) tel que max x ∈U ( S 2 ) d ( x, U ( T 2 )) ≤ 2 √ n, (175)  un  omplexe unidimensionnel Σ  pla é à ǫ -pr ès  (voir plus b as),  une famil le G de gr aphes liné air es vériant les pr opriétés suivantes : 1. O 1 ∩ O 2 = ∅ et O 1 ∪ O 2 ⊂ O ; 2. p our tout z ∈ Z n − 2 tel que O ∩ H z 6 = ∅ , il existe un sous- omplexe de ( F ∂ ( T 1 ∪ T 2 ) ∪ Σ) | H z et une sous-famil le de gr aphes de G formant une  analisation de ( O ∩ H z ) \ ( O 1 ∪ O 2 ∪ U (Σ)) (en se plaçant dans le 2 -plan H z ) ; 3. on p eut tr ouver des  onstantes ρ + et ρ − tel les que p our toutes les susp en- sions tubulair es des  analisations mentionné es i-dessus, les r elations (61 ) et (62) du lemme 3 sont vérié es. P ar  plaé à ǫ près  on en tend que p our tout segmen t [ x, y ] ∈ Σ , l'une de ses extrémités p eut être déplaée à l'in térieur d'une b oule 2 -dimensionnelle parallèle à H z et de ra y on ǫ sans que ela  hange quoi que e soit aux trois p oin ts exprimés plus haut. 47 Démonstr ation. Prenons θ min et θ max égales aux onstan tes du lemme 7 et soien t S 1 et S 2 deux omplexes dy adiques v érian t les h yp othèses du lemme 9. On v a onstruire T 1 et T 2 étage par étage, en déoupan t S 1 et S 2 par des tran hes I z (p our z ∈ (28 Z ) n − 2 ) d'épaisseur 28 autour de H z : I z = R 2 × ( z + [0 , 28] n − 2 ) . (176) Fixons z ∈ (28 Z ) n − 2 tel que S 2 | H z 6 = ∅ et notons U 1 , . . . , U 2( n − 2) les moreaux de fron tière plane de I z de la forme (p our k ∈ { 1 , . . . , n − 2 } ) : U 2 k − 1 = R 2 × [0 , 28] k × { 0 } × [0 , 28] n − 3 − k U 2 k = R 2 × [0 , 28] k × { 28 } × [0 , 28] n − 3 − k . (177) App elons aussi U ∗ 1 , . . . , U ∗ 2( n − 2) les  milieux  de es moreaux (il s'agit de deux 2 -plans parallèles an plan de la rotation) : U ∗ 2 k − 1 = R 2 × { 14 } k × { 0 } × { 1 4 } n − 3 − k U ∗ 2 k = R 2 × { 14 } k × { 28 } × { 14 } n − 3 − k . (178) Constatons que p our 1 ≤ j ≤ 2( n − 2) les restritions de F ∂ ( S 1 ) et de F ∂ ( S 2 ) à U ∗ j son t deux omplexes dy adiques bidimensionnels unitaires, et notons-les resp etiv emen t S 1 ( j ) et S 2 ( j ) : S 1 ( j ) = ( F ∂ ( S 1 )) | U ∗ j S 2 ( j ) = ( F ∂ ( S 2 )) | U ∗ j . (179) En observ an t que les U ∗ j son t des 2 -plan anes parallèles, on v a onsidérer les pro jetion resp etiv es S ∗ 1 ( j ) et S ∗ 2 ( j ) de S 1 ( j ) et S 2 ( j ) sur le 2 -plan v etoriel pa- rallèle à U ∗ j , qu'on iden tie à R 2 p our ne pas alourdir les notations. Considérons la famille de omplexes bidimensionnels de R 2 : S 2 = ( t = \ l ∈ K S ∗ 2 ( l ) \ [ l / ∈ K S ∗ 2 ( l ) : K $ { 1 , . . . , 2 n − 4 } et t 6 = ∅ ) . (180) P ar onstrution les omplexes de S 2 son t dy adiques unitaires, bidimensionnels dans la base anonique de R 2 , 28 × 28 -group és, disjoin ts deux à deux et p our tout j ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } , S ∗ 2 ( j ) est un omplexe formé par une union disjoin te d'un ensem ble S 2 ( j ) de ertains omplexes de S 2 : ∀ j ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } : ∃ S 2 ( j ) ⊂ S 2 , S ∗ 2 ( j ) = G t ∈ S 2 ( j ) t. (181) P our j xé, soit Σ 2 ∈ S 2 ( j ) et p osons Σ 1 = S ∗ 1 ( j ) ; appliquons alors le lemme 7 des analisations omplémen taires bidimensionnelles à Σ 1 et Σ 2 (res- p etiv emen t notés S 1 et S 2 dans l'énoné du lemme 7) : on obtien t les trois omplexes Θ 1 ( j, Σ 2 ) , Θ 2 ( j, Σ 2 ) et Σ( j, Σ 2 ) (resp etiv emen t notés T 1 , T 2 et Σ dans l'énoné du lemme), et les trois familles de graphes G 1 ( j, Σ 2 ) , G 2 ( j, Σ 2 ) et G ( j, Σ 2 ) . On v a ter de Θ 1 ( j, Σ 2 ) les ub es qui, dans la démonstration du lemme 7 formen t une ouronne autour de Σ 2 , 'est à dire ne garder que eux qui son t inlus dans l'union des ub es du omplexe original Σ 2 (en d'autres termes, on ne garde que eux qui p euv en t  s'insérer  dans les trous qu'on a reusés dans Σ 2 dans la démonstration du lemme) : Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) = { δ ∈ Θ 1 : δ ⊂ U (Σ 2 ) } . (182) 48 Fig. 12  Un exemple en dimension plus grande Fig. 13  Canalisations omplémen taires du as prééden t 49 Fig. 14  Les diéren ts graphes utilisés p our les analisations T oujours d'après le lemme 7 , on sait que Θ 2 ( j, Σ 2 ) est suliforme en yles, et d'après (157 ) que la onstrution eetuée préserv e les ub es qui tou hen t la fron tière de Θ 2 : F ∂ (Σ 2 ) ⊂ F ∂ (Θ 2 ( j, Σ 2 )) . (183) Si l'on onsidère un sillon ylique de Θ 2 ( j, Σ 2 ) alors d'après le quatrième p oin t du lemme, il existe un sous-omplexe de F ∂ (Θ 1 ( j, Σ 2 )) qui est située en vis- à-vis , à l'in térieur de Σ 2 , et don t l'union des p oly èdres (ii de dimension 1 ) forme une ourb e fermée de R 2 qui est la fron tière d'un ouv ert b orné. Si on note Ω( j, Σ 2 ) l'union de tous es ouv erts, alors Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) ⊂ Ω( j, Σ 2 ) ⊂ U (Σ 2 ) . Dans es onditions, nos omplexes v érien t les propriétés suiv an tes : 1. Θ 2 ( j, Σ 2 ) est 7 × 7 -group é (d'après le lemme en dimension 2 ) ; 2. G 1 ( j, Σ 2 ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ 1 ( j, Σ 2 )) formen t une analisation de Ω( j, Σ 2 ) \ U (Θ ′ 1 ( j, Σ 2 )) ; 3. G 2 ( j, Σ 2 ) et un sous-omplexe de Σ( j, Σ 2 ) ∪ F ∂ (Θ 2 ( j, Σ 2 )) formen t une analisation de ◦ U (Σ 2 ) \ U (Θ 2 ( j, Σ 2 ) ∪ Σ( j, Σ 2 )) ; 4. G 3 ( j, Σ 2 ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) ∪ Θ 2 ( j, Σ 2 )) formen t une analisation de ◦ U (Σ 2 ) \ U (Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) ∪ Θ 2 ( j, Σ 2 )) . En se rapp elan t que S 2 est omp osée de omplexes disjoin ts, on p eut alors dénir : Θ 1 ( j ) = G Σ 2 ∈ S 2 ( j ) Θ ′ 1 ( j, Σ 2 ) G 1 ( j ) = [ Σ 2 ∈ S 2 ( j ) G 1 ( j, Σ 2 ) Θ 2 ( j ) = G Σ 2 ∈ S 2 ( j ) Θ 2 ( j, Σ 2 ) G 2 ( j ) = [ Σ 2 ∈ S 2 ( j ) G 2 ( j, Σ 2 ) Σ( j ) = G Σ 2 ∈ S 2 ( j ) Σ( j, Σ 2 ) G 3 ( j ) = [ Σ 2 ∈ S 2 ( j ) G 3 ( j, Σ 2 ) Ω( j ) = [ Σ 2 ∈ S 2 ( j ) Ω( j, Σ 2 ) (184) Les trois familles Θ 1 ( j ) , Θ 2 ( j ) et Σ( j ) formen t bien des omplexes ar  haun des élémen ts qui in tervien t dans les unions qui les dénissen t est inlus dans un unique U (Σ 2 ) ∈ S 2 . Ces ensem bles v érien t en plus les propriétés suiv an tes : 50 1. Θ 2 ( j ) est 7 × 7 -group é, Θ 2 ( j ) ⊂ S ∗ 2 ( j ) , F ∂ ( S ∗ 2 ( j )) ⊂ F ∂ (Θ 2 ( j )) et Ω( j ) ⊂ U ( S ∗ 2 ( j )) ; 2. G 1 ( j ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ 1 ( j )) formen t une analisation de Ω( j ) \ U (Θ 1 ( j )) ; 3. G 2 ( j ) et un sous-omplexe de Σ( j ) ∪ F ∂ (Θ 2 ( j )) formen t une analisation de ◦ U ( S ∗ 2 ( j )) \ U (Θ 2 ( j ) ∪ Σ( j )) ; 4. G 3 ( j ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ 1 ( j ) ∪ Θ 2 ( j )) formen t une analisation de ◦ U ( S ∗ 2 ( j )) \ U (Θ 1 ( j ) ∪ Θ 2 ( j )) . Considérons à présen t l'ensem ble K ( j ) des fron tières omm unes des sillons des Θ 2 ( j, Σ 2 ) , lorsque Σ 2 parourt S 2 ( j ) : K ( j ) = { s = U ( s 1 ) ∩ U ( s 2 ) : Σ 2 ∈ S 2 ( j ) , s 6 = ∅ , s 1 et s 2 sillons de Θ 2 ( j, Σ 2 ) et s 1 6 = s 2 } . (185) K ( j ) est omp osé de ourb es formées de segmen ts parallèles aux v eteurs de la base de S ∗ 2 . Soien t p et r les onstan tes qui in terviennen t dans la démonstration du lemme 7 en dimension 2 , et év en tuellemen t en a joutan t 1 à p on s'assure qu'il est impair ; dénissons alors le omplexe omp osé de ub es dy adiques de pas 1 p dans la même base que S ∗ 1 ( j ) , situés à distane omprise en tre r et 6 de U ( S ∗ 2 ( j )) : Θ ′ 1 ( j ) =  δ : r < min x ∈ δ d ( x, U ( S ∗ 2 ( j )) < 6  . (186) Puisque les ourb es de K ( j ) son t inluses dans U ( S ∗ 2 ( j )) , elles ne renon tren t pas U (Θ ′ 1 ( j )) . Considérons l'ensem ble des extrémités de es ourb es (parmi elles qui ne son t pas fermées) qui ne fon t partie d'auune autre ourb e de K ( j ) , et onstruisons à partir de es p oin ts l'ensem ble des segmen ts don t l'autre extrémité est le sommet le plus pro  he de U ( S ∗ 2 ( j )) : app elons e nouv el ensem ble de segmen ts K ′ ( j ) . Ces segmen ts son t d'in térieurs disjoin ts deux à deux et des ourb es de K ( j ) (ar les extrémités des segmen ts forman t les ourb es de K ( j ) son t au moins à distane 7 les unes des autres, et situées à distane au plus r + 1 < 3 d'un sommet de S ∗ 2 ( j ) ), dès lors l'ensem ble des segmen ts de K ′ ( j ) et eux forman t les ourb es de K ( j ) (év en tuellemen t en les déoupan t aux endroits où ils se renon tren t) forme un omplexe unidimensionnel. Notons O ( j ) l'ouv ert de R 2 don t l'adhérene est l'union des ub es dy adiques de pas 1 p et à distane au plus 6 de U ( S ∗ 2 ( j )) : O ( j ) = U  δ : min x ∈ δ d ( x, U ( S ∗ 2 ( j ))) < 6  . (187) P ar un argumen t similaire à elui utilisé dans la démonstration du lemme 7, quitte à a jouter/enlev er quelques ub es à Θ ′ 1 ( j ) , on p eut trouv er une famille G ( j ) de graphes linéaires forman t a v e le omplexe unidimensionnel K ′ ( j ) ∪ F ∂ (Θ ′ 1 ( j )) ∪ F ∂ ( S ∗ 2 ( j )) une analisation de O ( j ) \ U ( S ∗ 2 ( j )) . De plus, si l'on supp ose que l'on a sub divisé de façon naturelle les segmen ts de K ( j ) en mor- eaux de longueur 1 (on notera K ′′ ( j ) e nouv eau omplexe) alors par le même argumen t, il est aussi p ossible de trouv er une famille G ′ ( j ) de graphes for- man t a v e un sous-omplexe de K ′ ( j ) ∪ K ′′ ( j ) ∪ F ∂ (Θ ′ 1 ( j )) une analisation 51 de O ( j ) \ ( U (Θ ′ 1 ( j )) ∪ U ( K ′ ( j ) ∪ K ′′ ( j ))) . De plus, omme dans la démonstra- tion du lemme 7 il est p ossible de déplaer l'une des extrémités des segmen ts de K ′ ( j ) et K ′′ ( j ) à l'in térieur d'une b oule de ra y on ǫ susammen t p etit p our que les régularités extrêmes des susp ensions tubulaires resten t omparables à elles de S ∗ 1 ( j ) et S ∗ 2 ( j ) , a v e des onstan tes uniformes. Dénissons enore : Θ ′′ 1 ( j ) = Θ 1 ( j ) ∪ Θ ′ 1 ( j ) Σ ′ ( j ) = Σ( j ) ∪ K ′ ( j ) ∪ K ′′ ( j ) G ′ 1 ( j ) = G 1 ( j ) ∪ G ′ ( j ) G ′ 3 ( j ) = G 3 ( j ) ∪ G ( j ) . (188) On disp ose à présen t de deux omplexes qui v érien t les propriétés suiv an tes : 1. G ′ 1 ( j ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ ′′ 1 ( j )) ∪ Σ ′ ( j ) formen t une analisation de O ( j ) \ ( U (Θ 1 ( j )) ∪ U (Σ ′ ( j ))) ; 2. G ′ 3 ( j ) et un sous-omplexe de F ∂ (Θ ′′ 1 ( j ) ∪ Θ 2 ( j )) formen t une analisation de ◦ U ( S ∗ 2 ( j )) \ U (Θ ′′ 1 ( j ) ∪ Θ 2 ( j )) . Il est temps à présen t d'utiliser toutes es analisations bidimensionnelles p our onstruire T 1 et T 2 . On notera ette fois, p our r 1 < r 2 , z ∈ (28 Z ) n − 2 et j ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } : V ( r 1 , r 2 , z , j ) = ( z + [0 , 28] k × [ r 1 , r 2 ] × [0 , 28] n − 3 − k si j = 2 k − 1 z + [0 , 28] k × [28 − r 2 , 28 − r 1 ] × [0 , 28] n − 3 − k si j = 2 k (189) 'est à dire, les R 2 × V ( r 1 , r 2 , z , j ) son t des  tran hes  de I z à distane omprise en tre r 1 et r 2 des p ortions planaires de sa fron tière. Commençons par ter de S 2 l'ensem ble des ub es de sa fron tière qui ne son t pas dans U (Θ 2 ( j )) × V (0 , 2 , z , j ) (ela revien t à enlev er sur une épaisseur de deux ub es, parallèlemen t à la fron tière de I z , les ub es don t la pro jetion sur R 2 a été enlev ée dans le lemme 7 ) en p osan t : t 2 ( z , j ) =  δ ∈ S 2 | R 2 × V (0 , 2 ,z ,j ) : δ ⊂ U (Θ 2 ( j )) × V (0 , 2 , z , j )  . (190) On dénira aussi l'ouv ert O ( z ) par : O ( z ) = [ j O ( j ) × V (0 , 1 , z , j ) . (191) Soien t z ′ ∈ (28 Z ) n − 2 , et j ′ ∈ { 1 , . . . , 2( n − 2) } et notons S et S ′ les sous- omplexes formés des ub es de S 2 a y an t au moins un sommet omm un a v e eux de F ∂ ( S 2 ) , restrein ts resp etiv emen t à V (0 , 1 , z , j ) et V (0 , 1 , z ′ , j ′ ) . Dans es onditions : S | V (0 , 1 ,z ′ ,j ′ ) = S ′ | V (0 , 1 ,z ,j ) . (192) Considérons alors les restritions resp etiv es de t 2 ( z , j ) à V (0 , 1 , z ′ , j ′ ) , et de t 2 ( z ′ , j ′ ) à V (0 , 1 , z , j ) : puisque d'après (157 ) seules les restritions des ub es a y an t un sommet omm un a v e la fron tière de S 2 qui n'a v aien t pas de sommet omm un a v e la fron tière des S ∗ 2 ( j ) on t été enlev és à S 2 p our former les t 2 ( z , j ) quand on a utilisé le lemme 7 alors il vien t S ⊂ t 2 ( z , j ) S ′ ⊂ t 2 ( z ′ , j ′ ) (193) 52 et don t 2 ( z , j ) | V (0 , 1 ,j ′ ,z ′ ) ∩ V (0 , 1 ,j,z ) = t 2 ( z ′ , j ′ ) | V (0 , 1 ,j ′ ,z ′ ) ∩ V (0 , 1 ,j,z ) . (194) Puisque t 2 ( z , j ) et t 2 ( z ′ , j ′ ) son t 7 × 7 × 2 n − 2 -group és, ette relation est aussi vraie a v e des ou hes d'épaisseur 2 , dès lors t 2 ( z , j ) | V (0 , 2 ,j,z ) = t 2 ( z , j ) et t 2 ( z ′ , j ′ ) | V (0 , 2 ,j ′ ,z ′ ) = t 2 ( z ′ , j ′ ) et on trouv e nalemen t : t 2 ( z , j ) | V (0 , 2 ,j ′ ,z ′ ) = t 2 ( z ′ , j ′ ) | V (0 , 2 ,j,z ) . (195) En p osan t T 2 ( z ) =   [ 1 ≤ j ≤ 2( n − 2) t 2 ( z , j )   ⊔ S 2 | R 2 × [2 , 25] n − 2 (196) d'après (194 ) T 2 ( z ) est don un sous-omplexe de S 2 tel que T 2 ( z ) | U ∗ j est égal à Θ 2 ( j ) si on iden tie U ∗ j a v e R 2 . En outre T 2 ( z ) v érie (175 ) par onstrution, puisqu'on a enlev é des p oly èdres sur une ou he d'épaisseur 2 autour de la fron tière de S 2 . Dénissons par ailleurs t 1 ( z , j ) omme l'ensem ble des ub es dy adiques de pas 1 p dans la même base que S 1 et qui son t inlus dans U (Θ ′′ 1 ( j )) × V ( − 1 , 1 , j, z ) : t 1 ( z , j ) = { δ : δ ⊂ U (Θ ′′ 1 ( j )) × V ( − 1 , 1 , j, z ) } . (197) Soien t z ′ et j ′ tels que V ( − 1 , 1 , j, z ) = V ( − 1 , 1 , j ′ , z ′ ) et I z 6 = I z ′ ('est à dire que I z et I z ′ on t p our fron tière omm une l'un des U ∗ j qui est égal à l'un des U ∗ j ′ ). On remarque déjà que t 1 ( s, j ) est 1 × 1 × p n − 2 -group é et que t 1 ( z , j ) | V ( − 1 , 0 ,j,z ) = t 1 ( z ′ , j ′ ) | V ( − 1 , 0 ,j ′ ,z ′ ) (198) puisque l'on a utilisé p our onstruire es deux omplexes resp etiv emen t les restritions de S 1 et S 2 à U ∗ j et U ∗ j ′ , qui son t égales. Construisons main tenan t t ′ 1 ( z ) omme l'ensem ble des ub es dy adiques de pas 1 p dans la même base que S 1 , inlus dans R 2 × [1 , 27] n − 2 et à distane omprise en tre r et 6 de S 2 : t ′ 1 ( z ) =  δ : r < min x ∈ δ d ( x, U ( S 2 | I z )) < 6  . (199) De même on dénit l'ouv ert O ′ ( z ) don t l'adhérene est omp osée des ub es situés à distane au plus 6 : O ′ ( z ) = U  δ : min x ∈ δ d ( x, U ( S 2 | I z )) < 6  . (200) Là enore, par un argumen t iden tique à elui utilisé dans la démonstration du lemme 7 on p eut mon trer qu'il est p ossible, en a joutan t/suppriman t quelques ub es à t ′ 1 ( z ) , de faire des susp ensions tubulaires 2 a v e les faes en vis-à-vis de t ′ 1 ( z ) | H z ′ et S 2 | H z ′ p our tout z ′ ∈ z + { 1 , . . . , 26 } n − 2 . En outre, il est p ossible de le faire de façon à e que t ′ 1 ( z ) soit 1 × 1 × p n − 2 -group é (en a joutan t/suppriman t 2 Ii in tervien t le fait qu'on ait supp osé p impair, p our que H z oup e les ub es de t ′ 1 ( z ) en passan t par leur en tre, et pas le long de leur fron tière. 53 des paquets de ub es 1 × 1 × p n − 2 -group és). On notera G ( z ) l'ensem ble des graphes utilisés p our réaliser es susp ensions tubulaires. P our nir on p ose : T 1 ( z ) =   G 1 ≤ j ≤ 2( n − 2) t 1 ( z , j )   ∪ t ′ 1 ( z ) . (201) Il ne nous reste plus qu'à mon trer que T 1 ( z ) et T 2 ( z ) v érien t les propriétés annonées dans le lemme à l'in térieur de I z : soit z ′ ∈ [0 , 27] n − 2 , et notons ν =  1 2 , . . . , 1 2  ∈ R n − 2 . Deux as son t p ossibles :  si z ′ + ν ∈ [2 , 26] n − 2 alors T 2 ( z ) | H z + z ′ est égal à S 2 ( z ) | H z ′ , et T 1 ( z ) | H z + z ′ est égal à T ′ 1 ( z ) don on p eut utiliser la famille des graphes de G ( z ) men tionnée plus haut p our faire une analisation de O ′ ( z ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 1 ( z ) ∪ T 2 ( z )) ;  si z + z ′ + ν / ∈ [2 , 26] n − 2 alors notons z min et z max resp etiv emen t les o ordonnées minimale et maximale de z ′ . Là enore, onsidérons deux as p ossibles :  si z min > 1 et z max < 26 alors soit j tel que z + z ′ + ν ∈ V (1 , 2 , j, z ) : on a démon tré que G 2 ( j ) et un sous-omplexe de Σ( j ) ∪ F ∂ (Θ 2 ( j )) formen t une analisation de ◦ U ( S ∗ 2 ( j )) \ U (Θ 2 ( j ) ∪ Σ( j )) . Dès lors en onsidéran t que les graphes de G 2 ( j ) son t des graphes du 2 -plan H s + z ′ , et que le omplexe unidimensionnel Σ( j ) est un omplexe du 2 -plan H z + z ′ alors il vien t que G 2 ( j ) et un sous-omplexe de Σ( j ) ∪ F ∂ ( T 2 ( z ) | H z + z ′ ) formen t une analisation de ◦ U ( S 2 ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 2 ( z ) ∪ Σ( j )) . De plus, par le même argumen t que dans le as préédan t, G ( z ) et un sous-omplexe de F ∂ (( T 1 ( z ) ∪ S 2 ) | H z + z ′ ) formen t une analisation de O ′ ( z ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 1 ( z ) ∪ S 2 ) . Rapp elons que F ∂  S 2 | H z + z ′  ⊂ F ∂  T 2 ( z ) | H z + z ′  (202) don G ( z ) ∪G 2 ( j ) et un sous-omplexe de Σ( j ) ∪F ∂  ( T 1 ( z ) ∪ T 2 ( z )) | H z + z ′  formen t une analisation de O ′ ( z ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 1 ( z ) ∪ T 2 ( z )) . On notera resp etiv emen t G ′ ( z ) et Σ( z ) l'ensem ble de tous les graphes et l'ensem ble de tous les omplexes unidimensionnels Σ( j ) utilisés dans e as p our faire les analisations ;  si z min = 0 ou si z max = 26 alors soit j tel que z + z ′ + ν ∈ V (0 , 1 , j, z ) : on p eut refaire une démonstration analogue (ette fois en utilisan t les graphes G ′ 1 ( j ) et G ′ 3 ( j ) ) p our exhib er des analisations de O ( z ) ∩ H z + z ′ \ U ( T 1 ( z ) ∪ T 2 ( z )) . Cette fois-i on notera resp etiv emen t G ′′ ( z ) et Σ ′ ( z ) l'ensem ble de tous les graphes et l'ensem ble de tous les omplexes uni- dimensionnels Σ( j ) utilisés p our faire es analisations. Il est temps de onlure en p osan t : T 1 = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 T 1 ( z ) T 2 = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 T 2 ( z ) Σ = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 Σ( z ) ∪ Σ ′ ( z ) O = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 O ( z ) ∪ O ′ ( z ) G = [ z ∈ (28 Z ) n − 2 G ( z ) ∪ G ′ ( z ) ∪ G ′′ ( z ) (203) 54 On vien t de démon trer les p oin ts 1 et 2 du lemme, l'existene des onstan tes ρ + et ρ − ainsi que le ompat K men tionnés dans le p oin t (3) on t quan t à elles été obten ues en appliquan t le lemme 7 . À présen t, on disp ose de tous les lemmes néessaires p our démon trer que le théorème 1 de fusion est une propriété indutiv e sur n p our n ≥ 2 . Lemme 10 (F usion en dimension quelonque) . Soit n ≥ 3 . Si le thé or ème 1 est vr ai en dimension n − 1 , alors il est vr ai en dimension n . Démonstr ation. On supp ose que n > 2 , que le théorème de fusion est vrai en dimension n − 1 et que S 1 et S 2 v érien t les h yp othèses du théorème de fusion en dimension n . L'isométrie ane φ de  hangemen t de base en tre les deux omplexes p eut être déomp osée en N = ( n +1)( n +2) 2 rotations anes suessiv es dans des plans engendrés par des ouples de v eteurs de la base anonique de S 2 par exemple. Il est don p ossible, en a joutan t des ou hes de p oly èdres suessiv es autour de S 2 et en supp osan t ρ susammen t grand, de se ramener au as où φ est une rotation d'angle θ dans le plan engendré par deux v eteurs d'une base de S 2 . Il sura de réaliser la fusion en faisan t N transitions p our démon trer le théorème. Et omme dans le as de la dimension 2 il est même p ossible, en inséran t enore les étap es in termédiaires néessaires, de supp oser que θ ∈ [ θ min , θ max ] (204) a v e θ min < θ max deux onstan tes arbitraires prises dans  0 π 4  . Bien évidem- men t, le nom bre de transitions à eetuer ne dép endra que de n et des onstan tes θ min et θ max  hoisies. P our simplier l'ériture de la démonstration, en notan t ( u 1 , . . . , u n ) une base anonique de S 2 on supp osera aussi, quitte à p erm uter ses v eteurs, que φ est une rotation dans le 2 -plan V ect( u 1 , u 2 ) . À présen t supp osons qu'on ait simplemen t sub divisé S 2 vingt-h uit fois grâe au lemme 4 de sub division, et appliquons le lemme 9 à S 1 et à S 2 : on obtien t les trois omplexes T 1 , T 2 et Σ annonés dans le lemme. D'après (175 ) on sait que seuls les ub es qui étaien t à distane au plus 2 √ n de la fron tière de S 2 n'apparaissen t pas dans T 2 , don si l'on supp ose que ρ est susammen t grand p our qu'on ait ra jouté une ou he d'épaisseur 2 de ub es autour de S 2 après sub division, alors on p eut supp oser que T 2 ⊂ S 2 et que les omplexes T 1 , T 2 et Σ v érien t toujours les propriétés annonées. P our simplier enore, on notera toujours S 2 le omplexe obten u après y a v oir déoup é les analisations du lemme, au lieu de T 2 . Main tenan t onsidérons le omplexe T 1 : il est de pas 1 p don il sut de sub diviser p fois S 1 p our le raorder à T 1 , la ondition (174 ) nous assuran t qu'on disp ose de l'espae néessaire p our le faire. P ar ommo dité là enore on notera toujours S 1 le omplexe obten u après raordemen t. Il est temps d'utiliser notre h yp othèse de réurrene. Considérons la famille des h yp erplans anes (p our 1 ≤ k ≤ 2( n − 2) et z ∈ Z n − 2 ) : H k,z = z + R 2 × R k × { 0 } × R n − 3 − k (205) et les restritions F n − 1 ( S 1 ) | H k,z et F n − 1 ( S 2 ) | H k,z : lorsqu'elles son t non vides, e son t deux omplexes n − 1 -dimensionnels qui v érien t les h yp othèses du théorème de fusion à ei près qu'ils ne son t pas forémen t à distane susan te l'un de l'autre. Cep endan t on p eut tout à fait supp oser que l'on a v ait sub divisé 55 préalablemen t S 1 et S 2 susammen t p our que e soit le as (d'un nom bre de fois q qui ne dép end pas des omplexes onsidérés) et qu'on a jusqu'ii tra v aillé sur des q n -group emen ts, de façon à e que q 2 p > ρ ′ où ρ ′ est ette distane minimale imp osée par le théorème en dimension n − 1 et p la onstan te donnée par le lemme 9 . En appliquan t le théorème de fusion en dimension n − 1 on p eut don remplir toutes les omp osan tes onnexes de O ∩ H k,z \ U ( S 2 ) de omplexes n − 1 -dimensionnels, don t on notera Θ l'union. Considérons main tenan t le omplexe unidimensionnel Σ , et notons Σ ′ l'en- sem ble des pro duits artésiens de ses segmen ts par  − 1 2 , 1 2  n − 2 : par une démons- tration analogue à elle du lemme 3 on p eut mon trer que parmi les p ositions à ǫ près des sommets de Σ qui p euv en t être déplaés, il est p ossible d'en trou- v er telles que les régularités extrêmes des déoupages des faes de Θ par les p oly èdres de Σ ′ dans les ou hes H k,z p euv en t être b ornées par des onstan tes m ultipliativ es ne dép endan t pas de S 1 et S 2 par rapp ort aux régularités de S 1 et S 2 . À présen t il ne reste plus qu'à utiliser les graphes de la famille G fournie par le lemme 9 , puis le lemme 8 p our onlure : on p eut faire des susp ensions tubulaires dans toutes les omp osan tes onnexes de O \ U (Θ ∪ S 1 ∪ S 2 ∪ Σ ′ ) et de e fait, remplir toute l'adhérene de O de p oly èdres, de façon à obtenir un omplexe n -dimensionnel v érian t toutes les onditions v oulues, e qui a hèv e la démonstration du lemme 10 et par là elle du théorème 1 par réurrene. 4 Preuv e informatique du lemme du lab oureur On v a à présen t donner les algorithmes d'én umération annonés dans le début de la démonstration du lemme 6. Il y a en tout 2 9 = 512 as à traiter, qu'on p ourrait ramener à 2 6 = 64 à des  hangemen ts de base près. Ce nom bre enore trop élev é justie le reours à un outil informatique au lieu d'un tra v ail à la main fastidieux et guère in téressan t. Les algorithmes utilisés étan t très simples, on se disp ensera de donner une preuv e détaillée de leur fontionnemen t orret. 4.1 Métho de algorithmique Dans les algorithmes à v enir, p our tout omplexe S dy adique unitaire, on v a représen ter S | [0 , 12] 2 par une matrie d'en tiers M = ( m i,j ) ( i,j ) ∈{ 1 ,..., 12 } 2 de taille 12 × 12 , v érian t l'équiv alene suiv an te : ( m i,j = 1 ⇔ ∆( i − 1 , j − 1 , 1) ∈ S | [0 , 12] 2 m i,j = 0 ⇔ ∆( i − 1 , j − 1 , 1) / ∈ S | [0 , 12] 2 (206) 4.1.1 D 2 et le 4 × 4 -group emen t P our ommener on p eut aluler très simplemen t le nom bre d'élémen ts de V (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S (p our ( x, y ) ∈ [2 , 11] 2 ) en omptan t le nom bre de ases v oisines de ( x, y ) égales à 1 dans la représen tation de S . On obtien t alors l'algorithme 1. La représen tation de D ( S ) est alors obten ue en ne gardan t que les ases p our lesquelles e nom bre est égal à 9 , 'est l'algorithme 2. 56 Algorithme 1 Calul de #( V (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) En trée: M ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) et ( x, y ) ∈ { 2 , . . . , 11 } 2 Sortie: s = #( V (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) 1. s ⇐ 0 2. p our tout ( u, v ) ∈ {− 1 , 0 , 1 } 2 faire 3. si m x + u,y + v = 1 alors 4. s ⇐ s + 1 Algorithme 2 Calul de la représen tation de D ( S ) En trée: M ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) Sortie: M ′ ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) telle que M ′ représen te D ( S ) | [1 , 11] 2 1. p our tout ( x, y ) ∈ { 1 , . . . , 12 } 2 faire 2. m ′ x,y ⇐ 0 3. p our tout ( x, y ) ∈ { 2 , . . . , 11 } 2 faire 4. si #( V (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) = 9 alors 5. m ′ x,y ⇐ 0 À présen t en p osan t S ′ = ( D ) 2 ( S ) l'algorithme 3 p ermet de v érier si S ′ | [2 , 10] 2 est 4 × 4 -group é (relativ emen t à l'origine (2 , 2) ). Algorithme 3 Détermine si S ′ | [2 , 10] 2 est 4 × 4 -group é par rapp ort à l'origine (2 , 2) En trée: M ′ ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) Sortie: vrai si S ′ | [2 , 10] 2 est 4 × 4 -group é, faux sinon 1. p our tout ( u, v ) ∈ { 2 , 6 } 2 faire 2. p our tout ( x, y ) ∈ { 0 , . . . , 3 } 2 faire 3. si m ′ x + u,y + v 6 = m ′ u,v alors 4. ren v o y er faux 5. ren v o y er vrai Considérons l'ensem ble des restritions p ossibles au arré [0 , 12 ] 2 de om- plexes unitaires 4 × 4 -group és par rapp ort à l'origine (0 , 0) . Il est lair qu'il y en a 2 9 et en les notan t G i p our 0 ≤ i < 2 9 on p eut les paramétrer par : ∀ ( x, y ) ∈ { 0 , . . . , 3 } 2 , ∀ ( u, v ) ∈ { 0 , 1 , 2 } 2 : ∆(3 u + x, 3 v + x ) ∈ G i ⇔ 2 3 u + v ≤ i mo d 2 3 u + v +1 . (207) L'algorithme 4 est utilisé p our générer la représen tation de G i . En utilisan t les quatre algorithmes prééden ts (1, 2 , 3 et 4 ) on p eut don- ner l'algorithme 5 qui p ermet de v érier si D 2 préserv e la propriété de 4 × 4 - group emen t (par rapp ort à l'origine (2 , 2) ) p our tout omplexe 4 × 4 -group é (par rapp ort à l'origine (0 , 0) ). 4.1.2 Déoupage en omplexes linéaires Sur le mo dèle de l'algorithme 1 , l'algorithme 6 p ermet de aluler le nom bre d'élémen ts de V ∗ (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S . 57 Algorithme 4 Calul de la représen tation de G i En trée: i ∈ { 0 , . . . , 2 9 − 1 } Sortie: M = G i 1. p our tout ( u, v ) ∈ { 0 , 1 , 2 } 2 faire 2. p our tout ( x, y ) ∈ { 0 , . . . , 3 } 2 faire 3. si 2 3 u + v ≤ i mo d 2 3 u + v +1 alors 4. m 3 u + x, 3 v + y ⇐ 1 5. sinon 6. m 3 u + x, 3 v + y ⇐ 0 Algorithme 5 Vérier si D 2 préserv e le 4 × 4 -group emen t Sortie: vrai si D 2 préserv e la propriété de 4 × 4 -group emen t, faux sinon 1. p our tout i ∈ { 0 , . . . , 2 9 } faire 2. M ⇐ G i 3. M ⇐ D ( M ) 4. M ⇐ D ( M ) 5. si M est 4 × 4 -group é par rapp ort à l'origine (2 , 2) alors 6. ren v o y er vrai 7. sinon 8. ren v o y er faux Algorithme 6 Calul de #( V ∗ (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) En trée: M ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) et ( x, y ) ∈ { 4 , . . . , 9 } 2 Sortie: s = #( V ∗ (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ) 1. s ⇐ 0 2. p our tout ( u, v ) ∈ {− 1 , 0 , 1 } 2 tel que | u + v | = 1 faire 3. si m x + u,y + v = 1 alors 4. s ⇐ s + 1 58 Il existe en tout h uit isométries laissan t le arré [3 , 9] 2 in v arian t (l'iden tité et la symétrie par rapp ort au en tre, les deux symétries par rapp ort aux diagonales, les deux symétries par rapp ort aux médianes et les deux rotations d'angles π 2 et − π 2 ). On les notera φ i p our 1 ≤ i ≤ 8 . L'algorithme 7 p ermet de v érier si deux omplexes restrein ts à [3 , 9] 2 son t égaux à une isométrie près. Algorithme 7 Déterminer si deux omplexes son t égaux à une isométrie près En trée: M , M ′ ∈ M 12 ( { 0 , 1 } ) Sortie: vrai si les deux grilles restrein tes à [3 , 9] 2 son t égales à une isométrie près, faux sinon 1. p our tout i ∈ { 1 , . . . , 8 } faire 2. s ⇐ vrai 3. p our tout ( x, y ) ∈ { 3 , 9 } 2 faire 4. si m x,y 6 = m φ i ( x,y ) alors 5. s ⇐ faux 6. si s alors 7. ren v o y er vrai 8. ren v o y er faux P our nir, l'algorithme 8 v érie que p our tout omplexe S 4 × 4 -group é, ( S \ D ( S )) | [3 , 9] 2 ne on tien t que des ub es à deux v oisins tangen ts, et dans le même temps se  harge de dresser la liste des ongurations p ossibles de ( D ( S ) \ D 2 ( S )) | [3 , 9] 2 lorsque S parourt l'ensem ble des omplexes dy adiques unitaires 4 × 4 -group és par rapp ort à l'origine (0 , 0) . Algorithme 8 Vériation que ( S \ D ( S )) | [3 , 9] 2 est suliforme en yles et liste des ongurations p ossibles de ( D ( S ) \ D 2 ( S )) | [3 , 9] 2 p our tout omplexe S 4 × 4 - group é Sortie: s = vrai si p our tout omplexe S 4 × 4 -group é : ∀ δ ∈ ( S \ D ( S )) | [4 , 8] 2 : #( V ∗ ( δ ) ∩  S \ D ( S )) | [3 , 9] 2  = 2 (208) faux sinon. L on tien t la liste des ongurations p ossibles à une isométrie près de ( D ( S ) \ D 2 ( S )) | [3 , 9] 2 1. L ⇐ ∅ 2. s ⇐ vrai 3. p our tout i ∈ { 0 , . . . , 2 9 } faire 4. M ⇐ G i 5. M ′ ⇐ M \ D ( M ) 6. si ∃ δ ∈ S ′ | [4 , 8] 2 : #( V ∗ (∆( x − 1 , y − 1 , 1)) ∩ S ′ ) 6 = 2 alors 7. s ⇐ faux 8. M ′′ ⇐ D ( M ) \ D 2 ( M ) 9. si M ′′ / ∈ L à une restrition à [3 , 9] 2 et une isométrie près alors 10. L ⇐ L ∪ { M ′′ } 4.2 Implémen tation en C Ce programme est la tradution en langage C des algorithmes donnés plus haut. 59 1 # i n  l u d e < s t d i o . h > # i n  l u d e < s t d l i b . h > # i n  l u d e < a s s e r t . h > / * T a i l l e d e s g r o u p e m e n t s  o n s i d é r é s ( i  i 4 × 4 ) * / 6 # d e f i n e N 4 / * N o m b r e d e g r o u p e m e n t s d a n s u n e g r i l l e ( i  i 3 × 3 ) * / # d e f i n e M 3 11 / * U n e g r i l l e d e t a i l l e 12 × 12 * / t y p e d e f i n t G R I D [M * N ℄ [ M * N ℄ ; / * U n m a s q u e p o u r r e m p l i r l e s g r i l l e s 4 × 4 − g r o u p é e s * / t y p e d e f i n t M A S K [M * M ℄ ; 16 / * L e t a b l e a u d e s 2 9 m a s q u e s p o s s i b l e s * / M A S K m a s k s [ 1 < < ( M * M ) ℄ ; / * L a l i s t e d e s g r i l l e s t r o u v é e s , e t l e n o m b r e d ' ← ֓ é l é m e n t s q u ' e l l e  o n t i e n t * / 21 # d e f i n e T A B _ G R I D _ M A X 1 0 0 G R I D t a b _ g r i d [ T A B _ G R I D _ M A X℄ ; i n t t a b _ g r i d _  o u n t = 0 ; / * A f f i  h e u n e g r i l l e r e s t r e i n t e à [2 , 10] 2 * / 26 v o i d p r i n t _ b i g _ G R I D ( G R I D g ) { i n t x , y ; f o r ( x = N / 2 ; x < N * (M − 1 ) + N / 2 ; x + + ) { f o r ( y = N / 2 ; y < N * (M − 1 ) + N / 2 ; y + + ) i f ( g [ x ℄ [ y ℄ ) 31 p r i n t f ( " # " ) ; e l s e p r i n t f ( " · " ) ; p r i n t f ( " \ n " ) ; } 36 } / * A f f i  h e u n e g r i l l e r e s t r e i n t e à [3 , 9] 2 * / v o i d p r i n t _ s m a l l _ G R I D ( G R I D g ) { i n t x , y ; 41 f o r ( x = N − 1 ; x < N * (M − 1 ) + 1 ; x + + ) { f o r ( y = N − 1 ; y < N * (M − 1 ) + 1 ; y + + ) i f ( g [ x ℄ [ y ℄ ) p r i n t f ( " # " ) ; e l s e 46 p r i n t f ( " · " ) ; p r i n t f ( " \ n " ) ; } } 51 / * C o p i e l a g r i l l e s r  d a n s d e s t * / v o i d opy_GRID ( G R I D s r  , G R I D d e s t ) { i n t x , y ; 60 f o r ( x = 0 ; x < M * N ; x + + ) f o r ( y = 0 ; y < M * N ; y + + ) 56 d e s t [ x ℄ [ y ℄ = s r  [ x ℄ [ y ℄ ; } / * R e m p l i t l e t a b l e a u d e m a s q u e s * / v o i d f i l l _ m a s k s ( v o i d ) { 61 i n t i , j ; f o r ( i = 0 ; i < 1 < < ( M * M ) ; i + + ) f o r ( j = 0 ; j < M * M; j + + ) m a s k s [ i ℄ [ j ℄ = ( i & (1 < < j ) ) ! = 0 ; } 66 / * R e m p l i t u n e g r i l l e s e l o n u n m a s q u e * / v o i d f i l l _ G R I D ( M A S K m , G R I D g ) { i n t X [ 9 ℄ = { 0 , N , 2 * N , 0 , N , 2 * N , 0 , N , 2 * N } ; i n t Y [ 9 ℄ = { 0 , 0 , 0 , N , N , N , 2 * N , 2 * N , 2 * N } ; 71 i n t i , x , y , u , v ; f o r ( i = 0 ; i < M * M; i + + ) { x = X [ i ℄ ; y = Y [ i ℄ ; f o r ( u = 0 ; u < N ; u + + ) 76 f o r ( v = 0 ; v < N ; v + + ) g [ x + u ℄ [ y + v ℄ = m [ i ℄ ; } } 81 / * C a l  u l d e l ' i m a g e d e ( x, y ) ∈ [0 , 12] 2 p a r l ' h o m o t h é t i e ← ֓ φ index * / v o i d i s o m e t r i  _ t r a n s f o r m ( i n t * x , i n t * y , i n t i n d e x ) { i n t z ; s w i t  h ( i n d e x ) {  a s e ( 1 ) : 86 * x = N * M − 1 − * x ; b r e a k ;  a s e ( 2 ) : * y = N * M − 1 − * y ; b r e a k ; 91  a s e ( 3 ) : * x = N * M − 1 − * x ; * y = N * M − 1 − * y ; b r e a k ;  a s e ( 4 ) : 96 z = * x ; * x= * y ; * y = z ; b r e a k ;  a s e ( 5 ) : 101 z = * x ; * x = N * M − 1 − * y ; * y = z ; b r e a k ;  a s e ( 6 ) : 106 z = * x ; 61 * x = * y ; * y = N * M − 1 − z ; b r e a k ;  a s e ( 7 ) : 111 z = * x ; * x = N * M − 1 − * y ; * y = N * M − 1 − z ; } } 116 / * C o p i e l ' i m a g e d e l a g r i l l e s r  p a r l ' h o m o t h é t i e φ index ← ֓ d a n s d e s t * / v o i d  o p y _ i s o m e t r i  _ t r a n s f o r m _ G R I D ( G R I D s r  , G R I D d e s t , ← ֓ i n t i n d e x ) { i n t x , y , u , v ; f o r ( x = 0 ; x < M * N ; x+ + ) 121 f o r ( y = 0 ; y < M * N ; y+ + ){ u = x ; v = y ; i s o m e t r i  _ t r a n s f o r m ( & u , & v , i n d e x ) ; d e s t [ u ℄ [ v ℄ = s r  [ x ℄ [ y ℄ ; 126 } } / * D é t e r m i n e s i 2 g r i l l e s r e s t r e i n t e s à [2 , 9] 2 s o n t é g a l e s ← ֓ à u n e i s o m é t r i e p r è s * / i n t  o m p a r e _ i s o m e t r i  _ t r a n s f o r m e d _ G R I D ( G R I D g 1 , G R I D g 2 ) { 131 i n t s , i , x , y ; G R I D g ; f o r ( i = 0 ; i < 8 ; i + + ) { s = 1 ;  o p y _ i s o m e t r i  _ t r a n s f o r m _ G R I D ( g 1 , g , i ) ; 136 f o r ( x = N − 1 ; x < N * (M − 1 ) + 1 ; x + + ) f o r ( y = N − 1 ; y < N * (M − 1 ) + 1 ; y + + ) s = s & & ( g [ x ℄ [ y ℄ = = g 2 [ x ℄ [ y ℄ ) ; i f ( s ) r e t u r n 1 ; 141 } r e t u r n 0 ; } / * A j o u t e u n e g r i l l e à l a l i s t e s i e l l e n ' y e s t p a s d é j à ← ֓ à u n e i s o m é t r i e p r è s * / 146 v o i d i n s e r t _ G R I D ( G R I D g ) { i n t i ; f o r ( i = 0 ; i < t a b _ g r i d _  o u n t ; i + + ) i f (  o m p a r e _ i s o m e t r i  _ t r a n s f o r m e d _ G R I D ( g , t a b _ g r i d [ i ← ֓ ℄ ) ) r e t u r n ; 151 a s s e r t ( t a b _ g r i d _  o u n t < T A B _ G R I D _ M A X ) ; opy_GRID ( g , t a b _ g r i d [ t a b _ g r i d _  o u n t ℄ ) ; t a b _ g r i d _  o u n t + + ; } 62 156 / * C a l  u l e #( V ( ∆( x, y, 1)) ∩ T ) * / i n t n e i g h b o r _  o u n t ( i n t x , i n t y , G R I D g ) { i n t r = 0 , u , v ; f o r ( u = − 1 ; u < = 1 ; u + + ) f o r ( v = − 1 ; v < = 1 ; v + + ) 161 i f ( g [ x + u ℄ [ y + v ℄ ) r + + ; r e t u r n r ; } 166 / * C a l  u l e #( V ∗ (∆( x, y , 1)) ∩ T ) * / i n t s t a r _ n e i g h b o r _  o u n t ( i n t x , i n t y , G R I D g ) { i n t r = 0 , u , v ; f o r ( u = − 1 ; u < = 1 ; u + + ) f o r ( v = − 1 ; v < = 1 ; v + + ) 171 i f ( ( ( u = = 0 ) ^ ( v = = 0 ) ) & & ( g [ x + u ℄ [ y + v ℄ ) ) r + + ; r e t u r n r ; } 176 / * C a l  u l e D ( T ) * / v o i d dig_GRID ( G R I D g ) { i n t x , y ; G R I D h ; opy_GRID ( g , h ) ; 181 f o r ( x = 1 ; x < M * N − 1 ; x + + ) f o r ( y = 1 ; y < M * N − 1 ; y + + ) i f ( n e i g h b o r _  o u n t ( x , y , g ) ! = 9 ) h [ x ℄ [ y ℄ = 0 ; opy_GRID ( h , g ) ; 186 } / * V é r i f i e s i u n e g r i l l e e s t b i e n 4 × 4 − g r o u p é e p a r ← ֓ r a p p o r t à l ' o r i g i n e (2 , 2) * / v o i d  h e  k _ G R I D _ i s _ 4 _ 4 _ g r o u p ( G R I D g ) { i n t u , v , x , y ; 191 f o r ( x = N ; x < N * (M − 1 ) ; x + + ) f o r ( y = N ; y < N * (M − 1 ) ; y+ + ) f o r ( u = − N / 2 ; u < = N / 2 ; u + = N ) f o r ( v = − N / 2 ; v < = N / 2 ; v + = N ) i f ( g [ x + u ℄ [ y + v ℄ ^ g [ N + u ℄ [ N + v ℄ ) { 196 p r i n t f ( " C e  o m p l e x e n ' e s t p a s 4 x 4 − g r o u p é : \ n " ← ֓ ) ; p r i n t _ b i g _ G R I D ( g ) ; a b o r t ( ) ; } } 201 / * V é r i f i e s i u n e g r i l l e n e  o n t i e n t q u e d e s p o i n t s d ' ← ֓ o r d r e 2 * / v o i d  h e  k _ G R I D _ i s _  y  l i  ( G R I D g ) { i n t k , x , y ; f o r ( x = N ; x < N * (M − 1 ) ; x + + ) 206 f o r ( y = N ; y < N * (M − 1 ) ; y+ + ){ 63 k =s t a r _ n e i g h b o r _  o u n t ( x , y , g ) ; i f ( ( k < 1 ) & & g [ x ℄ [ y ℄ ) { p r i n t f ( " C e  o m p l e x e n ' e s t p a s u n e r e s t r i  t i o n d e ← ֓  o m p l e x e s u l  i f o r m e  y  l i q u e : \ n " ) ; p r i n t _ s m a l l _ G R I D ( g ) ; 211 a b o r t ( ) ; } } } 216 / * D i f f é r e n  e e n s e m b l i s t e e n t r e 2 g r i l l e s * / v o i d s u b s t r a  t _ G R I D ( G R I D g 1 , G R I D g 2 ) { i n t x , y ; f o r ( x = 0 ; x < N * M ; x+ + ) f o r ( y = 0 ; y < N * M ; y+ + ) 221 g 2 [ x ℄ [ y ℄ = g 2 [ x ℄ [ y ℄ & & ! g 1 [ x ℄ [ y ℄ ; } / * F o n  t i o n p r i n  i p a l e * / v o i d m a i n ( ) { 226 G R I D g , h ; i n t i ; f i l l _ m a s k s ( ) ; f o r ( i = 0 ; i < 1 < < ( M * M ) ; i + + ) { f i l l _ G R I D ( m a s k s [ i ℄ , g ) ; 231 opy_GRID ( g , h ) ; dig_GRID ( g ) ; s u b s t r a  t _ G R I D ( g , h ) ;  h e  k _ G R I D _ i s _  y  l i  ( h ) ; 236 opy_GRID ( g , h ) ; dig_GRID ( g ) ;  h e  k _ G R I D _ i s _ 4 _ 4 _ g r o u p ( g ) ; 241 s u b s t r a  t _ G R I D ( g , h ) ; i n s e r t _ G R I D ( h ) ; } p r i n t f ( " L e s d e u x p r o p r i é t é s \ n t e s t é e s s o n t v é r i f i é e s . \ n ← ֓ " ) ; p r i n t f ( " I l y a % i  o m p l e x e s \ n d a n s l a l i s t e . \ n \ n \ n \ n \ n " ← ֓ , t a b _ g r i d _  o u n t ) ; 246 f o r ( i = 0 ; i < t a b _ g r i d _  o u n t ; i + + ) { p r i n t f ( " \ n C o m p l e x e n o % i : \ n " , i + 1 ) ; p r i n t _ s m a l l _ G R I D ( t a b _ g r i d [ i ℄ ) ; } } 4.3 Résultats donnés par le programme Notre programme se ompile sans message d'erreur ni d'a v ertissemen t a v e une v ersion réen te de g . Il s'exéute en moins d'une seonde et imprime les résultats regroup és dans la table 1. 64 Les deux propriétés testées sont vérifiées. Il y a 14 omplexes dans la liste. Complexe no 1: · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 2: · · · · · · · · · · · · · · # # · · · · # # · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 3: · · · · · · · · · · · · # # # # · · # # # # · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 4: · · # # · · · · # # · · # # # # · · # # # # · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 5: · · · # · · · · · # · · · · · # · · # # # # · · · · · · · · · · · · · · Complexe no 6: · · # # · · · · # # · · · · # # · · · · # # · · · · # # · · · · # # · · Complexe no 7: · · # # · · · · # # · · # # # # · · # # # # · · · · # # · · · · # # · · Complexe no 8: · · · # · · · · · # · · · · · # · · # # # # · · · · # # · · · · # # · · Complexe no 9: · · · # · · · · · # · · · · · # · · · · · # · · · · · # · · · · · # · · Complexe no 10: · · # # · · · · # # · · # # # # # # # # # # # # · · # # · · · · # # · · Complexe no 11: · · · # · · · · · # · · · · · # # # # # # # # # · · # # · · · · # # · · Complexe no 12: · · · # · · · · · # · · · · · # # # · · · # # # · · · # · · · · · # · · Complexe no 13: · · # · · · · · # · · · # # # · · · · · · # # # · · · # · · · · · # · · Complexe no 14: · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · · # # # · · · # · · · · · # · · T ab. 1  Résultats imprimés par le programme 65 4.4 Fin de la démonstration du lemme On a regroup é dans le tableau suiv an t les quatorze diéren tes ongurations p ossibles à une isométrie près des ub es de U sur un v oisinage de taille 6 × 6 . Les traits en p oin tillés délimiten t un v oisinage de taille 4 × 4 qui onstitue les b ords du motif de pa v age p ermettan t de reouvrir U (puisqu'on a vu que D 2 préserv e le 4 × 4 -group emen t). C'est à dire que quel que soit le omplexe original S 4 × 4 -group é, toute restrition de U à z + [ − 1 , 5] 2 p our z ∈ (4 Z ) 2 est égale  à une isométrie près  à l'un des motifs du tableau, et toute restrition de U à z + [0 , 4] 2 est égale à l'un des motifs du tableau délimité par les traits en p oin tillés. La ou he d'épaisseur 1 autour du arré en p oin tillés v a être utilisée p our aluler le nom bre de v oisins des ub es dy adiques à l'in térieur des p oin tillés. Il nous reste enore à extraire de U les deux omplexes U 1 et U 2 annonés. Considérons le déoupage présen té dans le tableau suiv an t : les ha h ures v erti- ales représen ten t U 1 les ha h ures v ertiales U 2 . Les traits en gras dénissen t une partition de U 2 en sillons, ou les endroits où des ub es de U 2 tou hen t des ub es de U 1 . Si l'on observ e les restritions de U 1 au motif de pa v age de taille 4 × 4 matérialisé par les traits en p oin tillé, on onstate que U 1 est bien suliforme en 66 yles ('est à dire que tout ub e de U 1 a deux v oisins tangen ts, év en tuellemen t à l'extérieur du arré). En outre U 2 est bien 2 × 2 -group é (par rapp ort à une origine plaée au en tre du arré du motif ) et si on observ e les partitions de son 2 × 2 -group emen t U ′ 2 délimitées par les traits en gras, on onstate bien que  haun des ub es des sous-omplexes a au plus deux v oisins tangen ts, don que U ′ 2 est quasi-suliforme. De plus, les seuls ub es de U ′ 2 qui tou hen t des ub es de U 1 son t des extrémités de U ′ 2 ('est à dire qui on t au plus un v oisin tangen t dans U ′ 2 ). Une ériture formelle des expliations qu'on vien t de donner serait vrai- sem blablemen t fastidieuse et guère plus on v ainan te, on en restera là et on onsidèrera que les trois omplexes T , U 1 et U 2 qu'on a extraits de S v érien t bien toutes les propriétés annonées dans le lemme 6. Référenes [Bas59℄ A. Bastiani. P oly èdres on v exes dans les espaes v etoriels top olo- giques. Sémin. de T op ologie et de Géométrie diéren tielle Ch. Ehres- mann 1 (1957/58), No.19, 46 p., 1959. [Da v03℄ G. Da vid. Limits of Almgren quasiminimal sets. In Harmoni A naly- sis at Mount Holyoke : Pr o  e e dings of an A ms-Ims-Siam Joint Sum- mer R ese ar h Confer en e on Harmoni A nalysis, June 25-July 5, 2001, Mount Holyoke Col le ge, South Had ley, Ma , v olume 32. Amerian Ma- thematial So iet y , 2003. [DP07℄ T. De P au w. Appro ximating ompat retiable surfaes in Hausdor measure and in Hausdor distane b y lo ally ayli surfaes ha ving the same b oundary. 2007. [Kir34℄ M.D. Kirszbraun. Ub er die zusammenziehenden und Lips hitzs hen T ransformationen. F und. Math , 22 :77108, 1934. [KM40℄ M. Krein and D. Milman. On extreme p oin ts of regular on v ex sets. Studia Math , 9 :133138, 1940. [Mat95℄ P . Mattila. Ge ometry of Sets and Me asur es in Eulide an Sp a es : F r a- tals and R e tiability . Cam bridge Univ ersit y Press, 1995. [Rei60℄ E.R. Reifen b erg. Solution of the Plateau problem for m-dimensional surfaes of v arying top ologial t yp e. A ta Mathemati a , 104(1) :192, 1960. 67 Remplissage de l'espae Eulidien par des omplexes p oly édriques d'orien tation imp osée et de rotondité uniforme Vinen t F euvrier 6 septem bre 2021 Résumé Nous donnons une métho de de onstrution de omplexes p oly édriques dans R n p ermettan t de relier en tre elles des grilles dy adiques d'orien ta- tions diéren tes tout en s'assuran t que les p oly èdres utilisés ne soien t pas trop plats, y ompris leurs sous-faes de toutes dimensions. P our ela, après a v oir rapp elé quelques dénitions et propriétés simples des p oly èdres eulidiens ompats et des omplexes, on se dote d'un outil qui p ermet de remplir de p oly èdres n -dimensionnels un ouv ert en forme de tub e don t la fron tière est p ortée par un omplexe n − 1 -dimensionnel. Le théorème prinipal est démon tré par indution sur n en relian t les omplexes dy a- diques ou he par ou he, en remplissan t des tub es disp osés autour des diéren tes ou hes et en utilisan t le théorème en dimension inférieure p our onstruire les moreaux manquan ts de la fron tière des tub es. Une appli- ation p ossible de e résultat est la re her he de solutions à des problèmes de minimisation de la mesure en dimension et o dimension quelonques dans ertaines lasses top ologiques. Abstrat W e build p olyhedral omplexes in R n that oinide with dy adi grids with dieren t orien tations, while k eeping uniform lo w er b ounds (dep end- ing only on n ) on the atness of the added p olyhedrons inluding their subfaes in all dimensions. After the denitions and rst prop erties of ompat Eulidean p olyhedrons and omplexes, w e in tro due a to ol al- lo wing us to ll with n -dimensionnal p olyhedrons a tubular-shap ed op en set, the b oundary of whi h is a giv en n − 1 -dimensionnal omplex. The main result is pro v en indutiv ely o v er n b y ompleting our dy adi grids la y er after la y er, lling the tub e surrounding ea h la y er and using the result in the previous dimension to build the missing parts of the tub e b oundary . A p ossible appliation of this result is a w a y to nd solutions to problems of measure minimization o v er ertain top ologial lasses of sets, in arbitrary dimension and o dimension. 1

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