The main purpose of this research is to analyze the effects of macroeconomic shocks on unemployment fluctuations in the Democratic Republic of Congo (DRC). Using the SVECM model on DRC data for the period 1960 to 2014, the conclusion is that the high and persistent level of unemployment is mainly explained permanently by technological and price shocks.
Le débat sur le chômage a connu un regain d'intérêt dans les années 1980 à la suite du renouvellement théorique construit autour de l'analyse micro-fondée initiee par les travaux de Friedman (1968) et Phelps (1967).
A ce jour, l’explication du chômage reste dominée par deux courants de pensées : les nouveaux classiques et les nouveaux keynésiens.
Selon les nouveaux classiques, notamment Lucas (1972Lucas ( , 1976)), Barro (1974) et Sargent et Wallace (1975), les fluctuations cycliques sont des réponses optimales de l’économie à des chocs exogènes. Toute variation des prix, de l’offre ou de la demande résulte d’un processus permanent d’ajustement. Lorsque les salaires réels sont temporairement élevés, les ménages seraient prêts à travailler plus et vice-versa. Le marché du travail étant en équilibre de plein emploi, le chômage observé est le résultat d’un processus de substitution inter-temporelle. Il s’agit donc d’un chômage tout à fait volontaire.
Pour leurs part, les nouveaux keynésiens plaident pour la rigidité nominale et réelle des prix. Ils soulignent que les prix sont rigides parce qu’ils n’évoluent pas en fonction des modifications du marché (Phelps et Taylors, 1977). Aussi, les contrats étant négociés de manière échellonnée, il y a un décalage entre les variations de prix et l’adaptation des salaires (Taylors, 1980). De leur coté, Akerlof et Yellen (1985) font valoir qu’en situation de concurrence imparfaite, les ajustements des prix ne correspondent pas aux fondementaux du marché. Il en est de même pour le coût de menu qui empêche les entreprises à modifier leurs prix (Mankiw, 1985).
Par rapport aux rigidités réelles, Azariadis et Stiglitz (1983) montrent que l’aversion pour le risque des salariés est prise en charge par les employeurs de telle sorte que les entreprises ne modifient pas immédiatement les salaires réels en cas de choc économique. Pour Akerlof (1982), les employeurs garantissent un salaire élevé en contrepartie des efforts du salarié quelque soit la conjoncture. Les rigidités réelles peuvent également découler du pouvoir de négociation salariale des syndicats à en croire McDonald et Solow (1981). Les nouveaux keynésiens considèrent donc le chômage comme un phénomène involontaire.
En effet, l’un des cadres d’analyse priviligié par les nouveaux keynésiens pour analyser le chômage est le modèle « WS-PS » mis en oeuvre par Nickell, Jackman et Layard (1991) C’est dans ce cadre que nous nous proposons de répondre à la question fondamentale ci-après : quels sont les chocs qui expliquent le déséquilibre persistant sur le marché congolais du travail ?
Depuis la remise en cause des modèles structurels keynésiens par Lucas (1976) et Sims (1980) Le cadre de référence pour le reste de nos analyses va s’appuyer sur le modèle « WS-PS » tel que decrit par Layard, Nickell, et Jackman (1991). S’inscrivant dans la logique de la nouvelle école keynésienne, ce modèle offre un cadre théorique simple et opérationnel à partir duquel les évolutions macro-économiques du chômage et des salaires sur une longue période peuvent être analysé. (Chelini, Prat, et al., 2013). Ce faisant, nous reprenons le cadre élaboré par Dolado et Jimeno (1997) et Brüggemann (2006) pour orienter notre réflexion au cas de l’économie congolaise.
Les équations structurelles du modèle théorique se présente sous la forme log-linéarisée comme suit :
(1)
(2)
Les équations (1), ( 2 [ ]
où L est l’opérateur de retard et Sur la base de l’hypothèse d’hystérèse total, les équations (1) -( 11) permettent d’obtenir un système complet (un modèle réduit) dans lequel les variables peuvent être exprimées uniquement par des chocs structurels. On obtient alors après réarrangement le système suivant :
(1 )
A partir des équations ( 13) -( 17), il y a lieu de noter que le choc de la demande agrégée ( d ε ) accroit le niveau de la production et de l’emploi.
Il diminue par contre le chômage, le choc de salaire ( w ε ) entraine la diminution de l’output et de l’emploi. Il augmente par ailleurs le salaire et le prix, les effets du choc de productivité ( s ε ) dépendent de la valeur du paramètre ϕ . Si
( )
Les équations ( 18) -( 22
A partir de l’équation (25), on déduit la forme structurel du modèle VECM (SVECM) dont la forme se présente comme suit :
s ε et des prix p ε . Le choc d’offre du travail l ε par ailleurs n’a pas d’effet sur , , et y n w p . En plus de supposer que le choc de demande d ε n’a pas d’effet sur le prix au cours de la période initiale, on retiendra aussi que le choc de prix p ε n’a pas d’effet permanent sur la productivité ( ) 4 5 Par contre, s’agissant de demande de travail, on constate une relation positive entre salaire et productivité. Aussi, par rapport au chômage cette relation est négative. Ce qui n’est pas conforme avec la théorie économique.
Les resultats du test de stationarité de Dickey -Fuller Augmenté confirment que toutes les variables sont non stationnaires en niveau, mais stationnaire en différence pre
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