Assessment of the motor activity of group-housed sows in commercial farms. The objective of this study was to specify the level of motor activity of pregnant sows housed in groups in different housing systems. Eleven commercial farms were selected for this study. Four housing systems were represented: small groups of five to seven sows (SG), free access stalls (FS) with exercise area, electronic sow feeder with a stable group (ESFsta) or a dynamic group (ESFdyn). Ten sows in mid-gestation were observed in each farm. The observations of motor activity were made for 6 hours at the first meal or at the start of the feeding sequence, two consecutive days and at regular intervals of 4 minutes. The results show that the motor activity of group-housed sows depends on the housing system. The activity is higher with the ESFdyn system (standing: 55.7%), sows are less active in the SG system (standing: 26.5%), and FS system is intermediate. The distance traveled by sows in ESF system is linked to a larger area available. Thus, sows travel an average of 362 m $\pm$ 167 m in the ESFdyn system with an average available surface of 446 m${}^2$ whereas sows in small groups travel 50 m $\pm$ 15 m for 15 m${}^2$ available.
Les modes de logement pour les truies en groupes se différencient notamment par les dimensions des cases et la taille de groupes d'animaux (Ramonet et al., 2011). Les critères de réussite pour agencer les salles ou conduire les animaux en groupes ont fait l'objet de nombreux travaux et enquêtes.
La manière dont les truies en groupes se comportent selon le mode de logement est peu connue. Sont-elles davantage actives dans un système plutôt qu’un autre ? Comment utilisentelles l’espace disponible ? Le type de sol, et la présence de litière notamment, engendre-t-il des comportements particuliers ? Préciser le niveau d’activité des truies en groupes selon le mode de logement est important pour au moins deux raisons : 1) L’activité motrice des truies peut être impliquée dans les troubles locomoteurs observés chez des truies en groupes. On peut penser que plus une truie se déplacera, plus elle sera susceptible de développer une boiterie ou des lésions sur les pattes, et moins elle pourra bénéficier d’un temps de repos qui lui permettra de se remettre. Les problèmes locomoteurs des truies en groupes apparaissent très liés au mode de logement (Anil et al., 2007 ;Caille, 2012).
Dans une enquête récente en élevages, Cador (2013) montre ainsi que le caillebotis présente un facteur de risque supplémentaire par rapport à la litière. Le DAC conduit de manière dynamique ou statique est plus à risque que les systèmes batflanc et réfectoire-courette.
- Par ailleurs, l’activité physique des truies induit un besoin énergétique supplémentaire. Le besoin énergétique d’entretien est doublé lorsque les truies sont debout par rapport à une position couchée (Noblet et al., 1994). Ce paramètre est intégré dans le modèle de simulation des besoins alimentaires InraPorc (Dourmad et al., 2008). La donnée de référence est que la truie est en position debout 240 minutes par jour. InraPorc permet de moduler le temps passé debout, et donc de calculer le besoin alimentaire de la truie. Le modèle est cependant difficile à ajuster compte tenu du peu de références disponibles. Les différences de comportement entre modes de logement sont documentés (Paboeuf et al., 2010), mais la comparaison entre études reste difficile compte tenu de la diversité des protocoles utilisés pour réaliser les observations. L’objectif de la présente étude est de préciser, en élevages de production, le niveau d’activité motrice de truies logées dans des systèmes distincts Parcours P1 : Elevage 8 (crécom), DAC stable et litière Tracé du parcours d’une truie lors de 6 h d’observations. La truie explore l’ensemble de la surface de la case.
Photo 1 : Contraste entre 2 modes de logements pour les truies en groupes. En groupe de 6 truies dans une case de 15 m² sur caillebotis (à gauche) ou en groupe dynamique de 280 individus dans une salle de 490 m² sur litière (à droite). Le mode de logement amène les truies à différencier leur activité motrice.
Les observations du comportement sont réalisées pendant 6 heures au cours de 2 journées consécutives selon la méthode du scan sampling.
Toutes les 4 minutes, l’emplacement de la truie, sa posture (debout-assise-couchée) ainsi que son comportement (alimentation-activité orale non alimentaire-manipulation de la paille-incativitécontact avec des congénères) sont reportés sur un plan du bâtiment. Les observations débutent au moment du repas ou de la séquence alimentaire du matin (bat-flanc ; réfectoirecourette ; DAC groupe stable) ou deux heures avant le début de la séquence alimentaire dans les 2 élevages avec DAC groupe dynamique pour lesquels les séquences alimentaires débutaient à 17h et 18h30.
Des macros développées sur un tableur Excel permettent de tracer le parcours de chaque truie et de calculer la distance parcourue.
Sur chaque période de 6 heures, le budget temps de la truie est calculé. Il s’agit du la proportion de temps passé pour chaque activité au cours de la période d’observation, exprimée en pourcentage.
Un critère de « séquence d’activité » est calculé. A chaque changement de posture et/ou d’activité orale, le nombre de séquences d’activité est incrémenté d’une valeur.
Ainsi une truie « couchée-immobile » qui passe à « couchéeactivité orale non alimentaire » change de séquence. Ce critère mesure le nombre de fois où la truie change d’activité au cours de la période d’observation.
Une analyse de variance est réalisée avec le logiciel ‘R’. Les élevages sont regroupés par grand système (BF ; RC ; DACsta ; DACdyn ; Tableau 1). Dans le cas du DAC, seules les truies qui ont consommé leur repas au cours des 2 heures qui suivent le début de la séquence alimentaire sont retenues soit 23 observations pour DACsta sur 60 observations potentielles (10 truies × 2 jours × 3 élevages) et 12 sur 40 pour DACdyn.
La distance parcourue par la truie au cours de la période d’observation dépend avant tout de la surface de la case disponible. Logée avec un batflanc caillebotis, la surface de la case de 15 m² est réduite. Les t
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