In this article, we record the main linguistic differences or singularities of 17th century English, analyse them morphologically and syntactically and propose equivalent forms in contemporary English. We show how 17th century texts may be transcribed into modern English, combining the use of electronic dictionaries with rules of transcription implemented as transducers. Apr\`es avoir expos\'e la constitution du corpus, nous recensons les principales diff\'erences ou particularit\'es linguistiques de la langue anglaise du XVIIe si\`ecle, les analysons du point de vue morphologique et syntaxique et proposons des \'equivalents en anglais contemporain (AC). Nous montrons comment nous pouvons effectuer une transcription automatique de textes anglais du XVIIe si\`ecle en anglais moderne, en combinant l'utilisation de dictionnaires \'electroniques avec des r\`egles de transcriptions impl\'ement\'ees sous forme de transducteurs.
L'anglais du XVII e siècle présente de nombreuses particularités orthographiques, syntaxiques et lexicales qui en font tout le charme mais également la difficulté. Même pour un locuteur natif, la lecture de ces beaux textes qui font partie du patrimoine littéraire et historique de l'humanité, n'est pas chose aisée. Les ouvrages du XVII e siècle réédités pour les étudiants ou pour le grand public sont donc assortis d'un riche apparat critique, et de multiples notes concernant le lexique et éclairant les circonstances historiques de leur rédaction. Notre domaine de recherche conjugue deux passions, pour l'histoire anglaise et européenne au XVII e siècle et pour le récit de voyage. Six années durant nous avons pu redécouvrir les érudits et voyageurs français et anglais en Grèce et en Anatolie (Pignot 2007(Pignot , 2009)). En traduisant les textes anglais pour l'édition française ou en les établissant pour l'édition anglaise, nous avons pu mesurer leur difficulté et leur richesse. Une question a jailli dans notre esprit : comment rendre ces textes plus accessibles aux lecteurs modernes non spécialistes et aux étudiants, comment éviter qu'ils ne soient rebutés par une langue qu'ils jugeront peut-être archaïque et difficile à comprendre ? Nous avons donc souhaité oeuvrer au développement d'un outil automatique permettant d'appréhender la langue de cette époque. A partir de notre corpus nous recensons les différences ou particularités linguistiques de la langue de cette époque, les analysons du point de vue morphologique et syntaxique et proposons des équivalents en anglais contemporain (AC). Notre collaboration, qui a débuté en 2006, visait d'abord à définir des outils permettant de formaliser les données linguistiques nécessaires à la traduction diachronique automatique (dictionnaires et grammaires bilingues). Depuis, nous avons construit, appliqué, testé et affiné ces outils, et présentons ici nos résultats. Le présent article comportera trois volets, l'un présentant le corpus, l'autre consacré à l'analyse morphologique et syntaxique automatique de l'anglais du XVII e siècle, et le dernier à l'étude du lexique, en particulier à la constitution d'un dictionnaire électronique recensant les particularités lexicales de l'anglais du XVII e siècle (mots archaïques ou dont le sens a évolué en anglais moderne) et proposant -quand cela est possible -un équivalent en AC. Notre objectif ultime est de créer un dictionnaire de l'anglais du XVII e siècle, ainsi que des outils facilitant la lecture des récits de voyage du XVII e siècle quelle que soit leur aire géographique, et leur accès, par exemple pour le grand public ou pour un public d'étudiants (les implications pédagogiques seront évoquées dans la conclusion).
Pour les chercheurs, de nombreux textes du du XVII e siècle sont accessibles grâce à la base de données EEBO (Early English Books Online). Les textes sont ainsi téléchargeables au format ‘pdf’ (image). Au moment où nous avons constitué le corpus, nous n’avions pas accès à EEBO ni à des logiciels d’OCR. À l’époque de la sélection de ces textes nous avons fait le choix de retaper tous les extraits relatifs à la Grèce. Constatant une évolution des fontes d’imprimerie, nous avons dû opérer quelques modifications. Au cours de notre opération de saisie nous avons remplacé le « s long » par des s et remplacé l’éperluette par « and » (on ne peut donc rechercher les occurrences de ces caractères dans notre corpus). Il faut noter que la différentiation entre i et j, u et v n’est effective qu’à partir de 1634, comme le remarque Robert Lass (Hogg, Lass et al. 1992). On recommande aux imprimeurs d’éviter certains doublements de consonnes et l’ajout de e muet final mais les pratiques varient, voir les Images1, 2 et 3. des églises et portait de ce fait un certain intérêt à la situation de l’Église grecque dans l’Empire ottoman. L’itinéraire emprunté par notre voyageur lui permet de visiter la France, le Nord de l’Italie, la Turquie (qu’il explore une année durant), l’Égypte, la Palestine, Chypre, la Sicile, Naples, et Rome. Sa relation de voyage, qui parut sous le titre, A Voyage to the Levant, fit florès, connaissant sept rééditions au cours du XVII e siècle. Il y consacre quelques pages aux coutumes des Grecs, à leur foi, à leur mode de vie, à leurs coutumes, et à leur langue. Le second auteur est Henry Blount (1602-1682), avocat de profession, qui s’embarqua à Venise sur un navire en direction du Levant, en compagnie de voyageurs turcs et juifs. Désireux de découvrir la Turquie et de comprendre les raisons de sa puissance, il en profita pour faire connaissance des peuples qui vivent sous le joug ottoman, « les Grecs, les Arméniens, les Francs, les Tsiganes, et particulièrement les Juifs ». Sa relation de voyage, A Voyage into the Levant, fut publiée pour la première fois en 1636, et connut huit éditions entre 1636 et 1671. Ce qui retient l’attention de ce voyageur plus sceptique de nature, ce sont surtout les renégats du c
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