Reusing and integrating Business Components in a new Information System requires detection and resolution of semantic conflicts. Moreover, most of integration and semantic conflict resolution systems rely on ontology alignment methods based on domain ontology. This work is positioned at the intersection of two research areas: Integration of reusable B C and alignment of ontologies for semantic conflict resolution. Our contribution concerns both the proposal of a BC integration solution based on ontologies alignment and a method for enriching the domain ontology used as a support for alignment
L'approche à base de composants est considérée depuis les années 90, comme un nouveau paradigme de développement des systèmes d'information (Barbier, 2002). Elle a pour but de réduire de façon conséquente les coûts et les délais de mise à disposition des logiciels. Le principe de cette approche consiste à construire de nouveaux systèmes à partir de composants disponibles. Le recours à cette approche vise aussi bien les phases de développement que les phases amont d'analyse et de conception, où les composants ne sont plus techniques mais des modèles qui capturent un certain savoir sur un domaine. Les composants concernés dans les phases d'analyse et de conception sont communément connues sous le terme de Composant Métier (CM) ou Business Component. De nombreux travaux se sont intéressés à la conception de nouveaux SI à partir de composants réutilisables (Saidi, 2009), (Barbier et al., 2002).Ces travaux ont mis en évidence plusieurs problématiques dont la recherche, l'adaptation, la composition et l'intégration des CM. Nous nous intéressons dans ce travail à la question de l'intégration des CM dans un même SI. En effet, l'intégration de CM issus de différentes sources engendre plusieurs types de conflits structurels, syntaxiques, sémantiques etc. Nous nous focalisons sur la détection et la résolution des conflits sémantiques de type nommage, rencontrés lors du processus d'intégration des composants métier (Kzaz et al., 2010). Par ailleurs les systèmes d'intégration sémantique se basent la plupart du temps sur des méthodes d'alignement d'ontologies (Safar et al., 2009). Nous nous appuyons sur les résultats de certains travaux sur l'alignement pour supporter le processus d'intégration sémantique des CM.
Notre papier est organisé comme suit : Dans la section 2 nous présentons la problématique de l’intégration sémantique des CM et les différents conflits qu’elle soulève. Dans la section suivante nous proposons un processus d’intégration sémantique des CM, fondé sur l’alignement et l’enrichissement des ontologies ainsi qu’une méthode de mesure pour la détection et la résolution des conflits sémantiques de type nommage. La section 4 décrit la méthode d’enrichissement de l’ontologie de domaine préconisée. La section 5 présente brièvement le prototype de validation du processus. En fin d’article nous exposons les différentes perspectives d’extension de notre solution.
Le terme composant est largement utilisé dans le domaine de la réutilisation, avec une connotation générale d’entité autonome réutilisable. Dans la littérature, on trouve plusieurs définitions du concept de composant métier (Herzum, 2000), (Barbier, 2002). Ces définitions considèrent qu’un CM modélise et implémente une entité significative par rapport à un métier de l’entreprise. Il capture et décrit dans des termes issus du vocabulaire de l’entreprise et de son métier, des concepts, des événements ou des processus. Un CM peut modéliser aussi bien une entité qu’un processus de l’entreprise. Il peut être aussi bien un modèle statique, dynamique ou fonctionnel. Selon l’approche à base de CM, un SI d’entreprise est construit à partir d’un ensemble de CM pouvant émaner de différentes sources. Le SI commercial d’une entreprise, par exemple, pourrait être conçu à partir de CM tels que : {«Processus de Vente », « Produit », « Commande » etc..}.
L’intégration dans un même SI de plusieurs CM, issus de différentes sources, nécessite la détection et la résolution de conflits structurels, terminologiques, syntaxiques et sémantiques. Plusieurs chercheurs, (Hendriks, 2007) , (Kavouras , 2004) , (Izza, 2006), (Visser, 2001),ont identifié trois types de conflits sémantiques: conflit de confusion, conflit de mesure et conflit de nommage. (Visser, 2001) définit le conflit de type nommage, auquel nous nous limitons, comme suit : «Naming conflicts occurs when naming schemes of information differ significantly. A frequent phenomenon is the presence of homonyms and synonyms ».
L’exemple suivant (figure 1), illustre les conflits de nommage entre les concepts présents dans deux CM. Les concepts de « Service » dans CM1 et dans CM2 sont homonymes ; ils utilisent le même terme pour désigner des concepts représentant des entités différentes. Alors que le concept de « Service » dans CM1 est synonyme avec le concept de « Prestation » dans CM2. De même les concepts de « Compagnie » et de « Cabinet » sont des synonymes.
Service Dans la littérature on peut distinguer deux catégories de mécanismes d’intégration : les mécanismes qui se basent sur des modèles préétablies (les modèles de composant) et les mécanismes qui se basent sur les ontologies. Notre proposition s’appuie sur les ontologies, comme élément clé pour assurer la résolution des conflits.
En effet un CM modélise des entités et des processus d’un domaine de gestion dans des termes librement choisis par les concepteurs. Les ontologies de domaine quant à elles, sont des conceptualisations des objets reconnus comme existan
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