Residus de 2-formes differentielles sur les surfaces algebriques et applications aux codes correcteurs derreurs
The theory of algebraic-geometric codes has been developed in the beginning of the 80's after a paper of V.D. Goppa. Given a smooth projective algebraic curve X over a finite field, there are two different constructions of error-correcting codes. The…
Authors: A. Couvreur
Thèse de l'Univ ersité de T oulouse Résidus de 2 -formes diéren tielles sur les surfaes algébriques et appliation aux o des orreteurs d'erreurs par Alain Couvreur Souten ue le lundi 8 déem bre à 16h dans l'amphithéâtre S h w artz Jury Emman uel Hallouin Univ ersité de T oulouse I I Examinateur Gilles La haud Univ ersité d'Aix-Marseille I I Examinateur Mar P erret Univ ersité de T oulouse I I Direteur Mar Rev ersat Univ ersité de T oulouse I I I Direteur F elip e V olo h Univ ersit y of T exas Rapp orteur Gilles Zemor Univ ersité de Bordeaux I Examinateur Institut de Mathématiques de T oulouse, UMR 5219, UFR MIG Lab oratoire Émile Piard, Univ ersité P aul Sabatier 31062 TOULOUSE Cédex 9 Ce qui nous r assur e du sommeil, 'est qu'on en sort, et qu'on en sort inhangé, puisqu'une inter dition bizarr e nous emp ê he de r app orter ave nous l'exat r ésidu de nos songes. Marguerite Y ourenar Mémoir es d'Hadrien Remeriements Quelques mois a v an t de ommener ma thèse, une jeune her heuse qui me v an tait les mérites de la re her he a v ait form ulé ette mise en garde : une thèse, 'est diile, on est très seul. Je suis on v ainu qu'une érasan te ma jorité de do toran t(e)s - don t je fais partie - a éprouv é e sen timen t au moins une fois. P ourtan t, main tenan t que la rédation de ma thèse tou he à sa n, je réalise à quel p oin t rien de tout e que j'ai fait n'aurait été p ossible si j'a v ais réellemen t été seul. T rès souv en t, les premières lignes d'un livre son t elles que l'auteur a érit en dernier. Cette thèse n'é happ e pas à la règle. De la même manière, mes premiers remeriemen ts v on t v ers les ateurs du dénouemen t. Ceux sans qui ette thèse ne p ourrait se terminer. Je remerie les six p ersonnes qui on t aepté de omp oser mon jury . T out d'ab ord, Mar Rev ersat sans qui mon in tégration dans l'ex-lab oratoire Émile Piard n'aurait pas été p ossible. Ma gratitude v a ensuite à Gilles La haud, direteur de mon direteur, p our son aueil haleureux à l'IML au début de ette année. Un grand meri égalemen t à Gilles Zemor p our tout e qu'il m'a appris lors de ma visite à Téléom P aris ainsi que p our les p ertinen tes orretions qu'il a suggéré p our e man usrit. Je remerie ensuite F elip e V olo h p our son aueil et son enadremen t duran t mon séjour à l'Univ ersité du T exas, je le remerie égalemen t d'a v oir aepté de rapp orter ma thèse. Je remerie bien sûr mon direteur Mar P erret, mais j'y reviendrai un p eu plus loin... Enn, je remerie Emman uel Hallouin p our ses nom breux onseils tout au long de ma thèse. Je garderai un exellen t souv enir des disussions de p olitique ou d'algèbre lo ale que nous a v ons eues ensem ble. Je remerie par ailleurs Dino Lorenzini p our toutes ses remarques et p ertinen tes sugges- tions sur mon man usrit. Je lui suis égalemen t reonnaissan t d'a v oir aepté de rapp orter ma thèse. P our la même raison, je remerie sinèremen t le troisième rapp orteur de ette thèse Mi hael T sfasman. L'équip e de la dernière ligne droite. Meri à Matthieu et Aurélie qui on t sans auune hésitation aepté que leur appartemen t soit en v ahi et leur uisine dév astée, l'espae d'un w eek-end. Meri égalemen t à Tiphaine qui, duran t la préparation du p ot, n'a jamais re higné à netto y er tout ouv ert dégoulinan t de ho olat fondu. Ceux qui murmurent à l'o reille des p ro esseurs. F ae aux nom breux souis dus à un ordinateur réalitran t, j'ai toujours b énéié d'une assistane mail ou téléphonique d'une eaité remarquable. À e titre, je remerie Maxime, grâe à qui ma v ersion d'Emas est si p erforman te qu'elle serait presque apable de ommander une pizza ou de irer un parquet. Meri à Gâ hette p our son ob jetivité dans le débat Ubun tu vs Madrak e et enn meri à Benjamin qui nous a démon tré par l'exemple que son ordinateur her hait à dev enir le maître du monde. Ceux qui font avaner à grands pas. Duran t es trois dernières années, un ertain nom bre de on v ersations orales ou érites a v e d'autres her heurs m'on t indisutablemen t aidé à a v aner. Je remerie tout d'ab ord Julien Duv al, Stev en L. Kleiman et Gerhard F rey p our 5 6 leurs préieuses expliations. Meri ensuite à An toine Duros p our son aptitude à dégainer un on tre exemple plus vite que son om bre et à Joseph T apia p our son exellen te syn thèse orale du R esidues and Duality d'Hartshorne. Enn, je tiens à remerier sinèremen t T om Høholdt p our sa gen tillesse, son dév ouemen t, son hospitalité ainsi ses indisutables qualités de p édagogues qui on t fait de ma visite à la DTU (Univ ersité T e hnique du Danemark) un séjour aussi frutueux qu'agréable. Ceux qui font la même hose... ou p resque. Un grand meri à tous les do toran ts (et do teurs) T oulousains que j'ai to y és duran t es trois années. Je remerie tout partiuliè- remen t Anne p our les quatre heures du mois d'août, Céile p our sa maîtrise des blagues Caram bar, T on y p our ses imitations du S h troumpf grognon et Landry p our sa apaité à animer un débat en évitan t systématiquemen t le onsensus 1 . Meri égalemen t à F red Protin p our ses mails aux jeux de mots déapan ts, à F red Pitoun p our son dynamisme déon traté qui toniait nos jeudis, à Julien Ro ques qui partageait mon a vis sur Bono et les p erformanes de Randy Marsh. Je remerie enn mes obureaux, Charef, Ghada et Matthieu, leur présene me fut toujours des plus agréables. Les uns et les htes. Lors de mes missions hors de T oulouse, j'ai fréquemmen t appréié la qualité de mon aueil. Je remerie à e titre Delphine Bou her de Rennes, Sylv ain Duquesne et Louise Nyssen de Mon tp ellier et Pierre-Louis Ca yrel de Limoges. Je remerie égalemen t F rederi Edouk ou, A dnen Sb oui, leur ex-direteur de thèse F rançois Ro dier et Christophe Ritzen thaler de m'a v oir aueilli duran t une semaine à l'IML duran t ma seonde année de thèse. Je tiens égalemen t à remerier les mem bres de l'IML et du départemen t de mathématiques de Lumin y qui m'on t si bien aueilli et in tégré dans leur équip e ette année. Remeriemen ts partiuliers à tous les mem bres de l'équip e A TI. P a re qu'il n'y a pas que la reherhe dans la thèse... Je remerie tous les enseignan ts et her heurs du départemen t de mathématiques de l'Univ ersité du Mirail. Mes trois années d'enseignemen t dans ette univ ersité furen t un plaisir, tan t p our le on tat des étudian ts que p our elui des ollègues. Je tiens tout partiulièremen t à remerier Julien Lab etaa p our qui j'ai donné des TD's et a v e qui la ollab oration fut des plus agréables. ... et qu'il n'y a pas que le travail dans la vie. P armi les nom breux souv enirs que je garderai de es trois années, il y aura les nom breuses ns d'après midi ensoleillées en terrasse. Meri à eux a v e qui j'ai partagé es si agréables momen ts. Meri à Émilie, Gusta v o, Romain, Seb, Solenn, Soazig, T anguy et P errine. Un grand meri égalemen t à Céile qui m'a expliqué la diérene en tre un bus et un TUB, à Erw an pare qu'il omprend le 229 e degré et à Xa vier p our son sens de l'orien tation en situation ritique. Ceux qui simplient la vie. Meri à Véronique F abris, Agnès Requis et Jo elyne Piard p our leur disp onibilité et leur patiene en toute ironstane. Celle que j'ai roisé. Meri à Lara p our tous les onseils qu'elle a pu me donner lors des nom breuses on v ersations que l'on a eues ensem ble. C'est toujours un plaisir p our moi de trouv er son nom sur la liste des partiipan ts d'une onférene à laquelle je me rends. Ceux qui m'ont aueilli. Meri à tous les mem bres de l'ex-Grimm de m'a v oir in tégré parmi eux. Remeriemen ts partiuliers à Thierry Heno q et Christian Maire. 1 Je sais, tu n'es pas d'aord a v e e que je viens de dire. 7 Ceux sans qui ette thèse n'aurait pas eu lieu. Je remerie Jean-Mar Couv eignes qui fut mon premier on tat à l'ex-Grimm et qui onsara une énergie partiulière à la régularisation de ma omplexe situation administrativ e. Meri égalemen t à Arnaud Debuss he et Mi hel Pierre de m'a v oir si bien onseillé en n de Master. Au hef. Meri à Mar P erret de m'a v oir si bien enadré duran t es trois années. J'ai partiulièremen t appréié son in v estissemen t, sa patiene, sa apaité a expliquer en des termes simples les faits et ob jets mathématiques les plus omplexes. Connaissan t son extrême mo destie, je préfère ne pas en dire plus de p eur de le mettre mal à l'aise, mais si tout était à refaire, je lui onseillerais de ne rien hanger. Celles qui étaient là dès le début. Meri à mes s÷urs Nadine et Sylvie. Ceux sans qui je ne serais pas là. À mes paren ts, meri p our tout. Celle qui est tout p our moi. Meri Gw enola. T able des matières I Résidus 23 I Résidus de 2-formes sur une surfae 25 I.1 Notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 I.2 Cadre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 I.3 Résidus en o dimension 1 et 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 I.4 Complétions et séries de Lauren t en deux v ariables . . . . . . . . . . . . . . . 28 I.4.1 Problématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 I.4.2 Dév elopp emen ts en séries de Lauren t, première appro he . . . . . . . . 28 I.4.3 Dév elopp emen ts en séries de Lauren t, seonde appro he . . . . . . . . 30 I.4.4 Changemen t de v ariables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 I.4.5 Ob jets rationnels et formels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 I.5 Dénition générale des résidus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 I.5.1 In v ariane des 2 -résidus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34 I.5.2 Le adre géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 I.6 Propriétés des résidus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41 I.6.1 Inuene d'un élatemen t sur les résidus . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 I.6.2 Le as des p oin ts singuliers d'une ourb e . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 I.7 F orm ules de sommation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 I I Co des géométriques 53 I I Co des diéren tiels sur une surfae 55 I I.1 Langage et Notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 I I.2 Rapp els sur les o des onstruits à partir de ourb es . . . . . . . . . . . . . . . 56 I I.2.1 Co des fontionnels et diéren tiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 I I.2.2 P aramètres de es o des . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 I I.2.3 Relation d'orthogonalité et déo dage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 I I.2.4 Deux onstrutions distintes mais une seule lasse de o des . . . . . . 57 I I.3 Co des géométriques onstruits à partir de surfaes algébriques . . . . . . . . . 57 I I.3.1 Cadre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 I I.3.2 Co des fontionnels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 I I.3.3 Co des diéren tiels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 I I.3.4 P aires de diviseurs ∆ -on v enables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59 I I.3.5 Exemples de diviseurs ∆ -on v enables. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 65 I I.3.6 Disussion sur la ∆ -on v enane et le ritère . . . . . . . . . . . . . . . 70 I I.4 Relations en tre o des fontionnels et diéren tiels sur une surfae . . . . . . . 70 I I.4.1 Relation d'orthogonalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 70 I I.4.2 Un o de diéren tiel est fontionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71 I I.4.3 Réipro que, un o de fontionnel est diéren tiel . . . . . . . . . . . . . 73 I I.5 Défaut d'inlusion réipro que p our le théorème d'orthogonalité . . . . . . . . 74 I I.5.1 Co des sur le plan pro jetif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75 I I.5.2 Co des sur un pro duit de deux droites pro jetiv es . . . . . . . . . . . . 76 9 10 T able des matières I I.6 Heuristique, est-e un problème de sup er ab ondane ? . . . . . . . . . . . . . 79 I I I Théorème de réalisation 83 I I I.1 Con texte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 I I I.2 Sous- ∆ -on v enane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 I I I.3 Sur les notions de réalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 84 I I I.4 Constrution de l'orthogonal d'un o de fontionnel . . . . . . . . . . . . . . . 89 I I I.5 Disussion autour du théorème de réalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . 92 I I I.5.1 Un exemple de réalisation sans que les onditions du théorème de I I I.4.1 soien t v ériées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 93 I I I.6 Une autre appliation p ossible des théorèmes à la Bertini . . . . . . . . . . 95 I I I.6.1 Les tra v aux de P ellik aan, Shen et W ee . . . . . . . . . . . . . . . . . . 95 I I I.6.2 Le as des o des fontionnels sur une surfae . . . . . . . . . . . . . . 96 IV Orthogonal d'un o de fontionnel 99 IV.1 Première appro he . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 IV.1.1 Notion de m -généralité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 IV.1.2 Systèmes linéaires de P N . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 100 IV.1.3 Lien a v e les notions de distane minimale . . . . . . . . . . . . . . . . 100 IV.1.4 Minorations de la distane minimale de l'orthogonal d'un o de fontionnel 101 IV.1.5 Appliations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102 IV.2 Seonde appro he, un problème ouv ert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104 V Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC 109 V.1 In tro dution aux o des LDPC . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 V.1.1 Graphe de T anner . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109 V.1.2 Déo dage itératif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 111 V.1.3 L'algorithme min-somme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113 V.1.4 Disussion sur l'algorithme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115 V.2 Co des LDPC et surfaes de p etit degré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 V.2.1 Ob jetifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 V.3 Calul expliite de mots de o des de p etit p oids . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 V.3.1 Mots pro v enan t de droites non on ten ues dans S . . . . . . . . . . . . 118 V.3.2 Mots pro v enan t de droites on ten ues dans S . . . . . . . . . . . . . . . 122 V.4 Exp érimen tations a v e Ma gma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 V.4.1 Co des sur des surfaes ubiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123 V.4.2 Implémen tation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125 V.4.3 Co des sur des surfaes quartiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126 V.4.4 Utilisation de l'algorithme min-somme p our le déo dage de es o des. 127 A Séries de Lauren t 133 A.1 Sur les mo dules de diéren tielles relativ es . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 133 A.2 Démonstration du lemme I.5.8 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134 A.3 T op ologie de k (( u ))[[ v ]] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 135 A.4 Démonstration du théorème I.5.3 en aratéristique p ositiv e . . . . . . . . . . 137 B Indép endane des v aluations 141 C Complémen t d'algèbre linéaire 143 D Constrution de o des fontionnels 147 D.1 Constrution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147 D.2 Essen tiellemen t, 'est la même hose . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 148 E P oin ts en p osition générale 149 T able des matières 11 F Programmes Magma 153 F.1 Diviseurs ∆ -on v enables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 153 F.2 Caluls de matries de parité de o des LDPC . . . . . . . . . . . . . . . . . . 162 Intro dution Cette thèse est omp osée de deux parties. La première p orte sur les notions de résidus de 2 -formes diéren tielles rationnelles sur une surfae algébrique. La seonde partie utilise les résultats de la première en vue d'appliations aux o des orreteurs d'erreurs. Ce tra v ail de re her he est parti d'une onstatation simple. En théorie des o des géométriques onstruits à partir de ourb es algébriques, on distingue deux t yp es de onstrutions. La onstrution fontionnel le qui, omme son nom l'indique, utilise des fontions et la onstrution diér en- tiel le qui utilise des formes diéren tielles. Cep endan t, tous les tra v aux de re her he ab ordan t l'étude des o des géométriques onstruits à partir de v ariétés de dimension sup érieure ou égale à 2 fon t systématiquemen t app el à une onstrution de t yp e fontionnelle. De ette ob- serv ation est née une question : p eut-on génér aliser la onstrution diér entiel le en dimension sup érieur e ou é gale à 2 ? Seule la généralisation aux surfaes sera ab ordée, nous justierons e hoix un p eu plus loin dans ette in tro dution. Histo rique des o des géométriques La première onstrution de o des orreteurs d'erreurs par des métho des issues de la géométrie algébrique a été présen tée par Goppa dans [ Gop81 ℄. P eu après, dans [TVZ82 ℄, T sfasman, Vlduµ et Zink, utilisaien t ette appro he géométrique p our onstruire des familles de o des don t les p erformanes asymptotiques dépassaien t elles de toutes les familles de o des onn ues jusque là. Ces résultats on t été la prinipale motiv ation du dév elopp emen t de la théorie des o des géométriques. Co des sur les ourb es algéb riques Dès la n des années 80, la théorie des o des géométriques était dev en ue un thème de re her he extrêmemen t dynamique. Plusieurs en taines d'artiles on t été publié sur l'étude de es o des, que e soit sur la re her he de b ons o des, de b onnes familles de o des ou eno de d'algorithmes de déo dage. Il serait don diile de fournir une bibliographie omplète sur le sujet. Signalons tout de même les quelques publiations présen tan t un p oin t de vue général sur la théorie. Le premier artile de syn thèse sur la question est dû à La haud [La86 ℄, il y est présen té toutes propriétés théoriques onn ues sur les o des géométriques. P our des référenes plus détaillées, on p eut onsulter le livre de Goppa [Gop88 ℄ ou elui de T sfasman et Vlduµ [TV91 ℄. Enn, p our une syn thèse sur les algorithmes de déo dage de o des géométriques on p ourra se référer à l'artile de syn thèse de Høholdt et P ellik aan [HP95℄ p our les tra v aux onn us a v an t 1995 et au hapitre de [MMR08 ℄ érit par Beelen et Høholdt p our les tra v aux plus réen ts. 13 14 Co des sur les va riétés en dimension sup érieure Si le sujet des o des géométriques sur les ourb es a été étudié de façon très approfondie, la re her he sur les o des onstruits à partir de v ariétés de dimension sup érieure ou égale à 2 est restée nettemen t plus marginale. Historiquemen t, le premier à a v oir donné une onstru- tion de o des orreteurs d'erreurs à partir de v ariétés de dimension quelonque est Manin dans [VM84℄. P ar la suite, un ertain nom bre d'artiles est paru sur la question. La liste de référenes qui suit n'est pas exhaustiv e. On dénom bre au moins trois publiations fournissan t des résultats généraux sur les o des géométriques onstruits à partir de v ariétés algébriques de dimension sup érieure ou égale à 2 . Dans [La90 ℄ et [La96 ℄, La haud fournit une minoration de la distane minimale des o des onstruits sur une v ariété pro jetiv e lisse quelonque. Dans [Han01 ℄, Søren Ha v e Hansen étu- die les paramètres des o des onstruits à partir de v ariétés algébriques lisses quelonques et prop ose des exemples issus des v ariétés de Deligne-Lustzig. Enn, dans [Bou03 ℄, Bouga- nis étudie les o des onstruits sur des surfaes algébriques lisses quelonques puis étudie le omp ortemen t asymptotique de ertaines familles de tels o des. P our le reste, la plupart des autres tra v aux publiés p orten t sur l'estimation des paramètres de o des onstruits à partir de v ariétés appartenan t à une lasse partiulière. Les o des sur les surfaes toriques on t été étudiés par Hansen dans [ Han00 ℄. Ses résultats on t ensuite été généralisés en dimension quelonque par Ruano dans [Rua07 ℄. Les o des onstruits sur des Grassmanniennes on t d'ab ord été étudiés par Nogin dans [Nog96 ℄, puis par Ghorpade et La haud dans [GL00 ℄. Les o des onstruits à partir de v ariétés Hermitiennes on t été ab ordés p our la première fois par Chakra v arti dans [Cha93 ℄, ensuite par Hirs hfeld, T sfasman et Vlduµ dans [HTV94℄, puis par Sørensen dans sa thèse [Sør91 ℄ et enn par Edouk ou dans [Edo07 ℄. Notons que les v ariétés Hermitiennes et Grassmaniennes p euv en t être vues omme des v ariétés drap eaux. Ce p oin t de vue unié est disuté par Ro dier dans [Ro d03 ℄. La distane minimale des o des sur les v ariétés quadriques de dimension quelonque est étudiée par Aubry dans [Aub92℄. Le as des surfaes quadriques est appro hé de façon pus détaillée par Edouk ou dans [Edo08 ℄. Enn, Zarzar a traité le as des surfaes don t le rang du Group e de Néron- Sév éri arithmétique est p etit dans [Zar07 ℄. Il prop ose ensuite dans un tra v ail omm un a v e F. V olo h [VZ05 ℄, une appro he de déo dage utilisan t un algorithme de déo dage itératif prop osé par Lub y et Mitzenma her [LM05 ℄. Enn, signalons qu'une exellen te syn thèse sur les tra v aux onn us sur les o des onstruits sur des v ariétés de dimension sup érieure est présen tée dans une prépubliation de Little (v oir [Lit08 ℄). À présen t, rapp elons que, omme indiqué au début de e hapitre in tro dutif, en théorie des o des sur les ourb es on distingue deux métho des de onstrution de o des resp etiv emen t app elées onstrution fontionnelle et diéren tielle. Cep endan t, en dimension sup érieure, on ne disp ose que de la onstrution fournie par Manin dans [VM84℄. Cette dernière est une généralisation naturelle de la onstrution fontionnelle sur les ourb es. T ous les tra v aux ités i-dessus s'appuien t sur ette onstrution et auune généralisation de la onstrution diéren tielle n'a été prop osée jusque là. Notons d'ailleurs que Little signale dans l'in tro dution de son artile de syn thèse [Lit08 ℄ une obstrution ma jeure à une telle généralisation. In a sense, the rst major dier en e b etwe en higher dimensional varieties and urves is that p oints on X of dimension ≥ 2 ar e subvarieties of o dimension ≥ 2 , not divisors. This me ans that many familiar to ols use d for Gopp a o des (e.g. R iemann-R o h the or ems, the the ory of dier entials and r esidues et.) do not apply exatly in the same way. En quelques mots, l'ob jetif de ette thèse est, après a v oir mis en plae le matériel théo- rique néessaire, de fournir une onstrution diéren tielle de o des sur les surfaes, puis de l'appliquer à l'étude des o des géométriques. 15 P ourquoi des o des diérentiels sur les surfaes ? Outre la v olon té de généralisation en vue d'une harmonisation des théories en tre le as des ourb es et elui des v ariétés de dimension sup érieure, plusieurs argumen ts motiv en t ette question. Un intérêt histo rique. Les o des géométriques on t été in tro duits p our la première fois par V.D Goppa en 1981 [Gop81 ℄. Dans et artile, la onstrution présen tée était diéren tielle. Aussi, même si les o des fontionnels son t plus p opulaires hez les sp éialistes des o des géométriques, la onstrution historique est de t yp e diéren tielle. L'intérêt d'une nouvelle onstrution géométrique. Le seond argumen t réside dans l'in- térêt de disp oser d'une onstrution géométrique de o des. P our omprendre en quoi une telle onstrution est a v an tageuse, ommençons par réé hir aux diéren tes façons de dérire un o de. La manière la plus simple est de s'en donner une base, 'est-à-dire une matrie génératrie. Cep endan t, une telle desription n'est pas du tout adaptée à la résolution de problèmes tels que la minoration de la distane minimale ou la re her he d'un algorithme de déo dage eae. P ar onséquen t, on her he en général à résoudre es problèmes p our des lasses de o des admettan t une r é alisation par des ob jets appartenan t à une autre bran he des mathématiques, omme l'arithmétique ou la géométrie. C'est par exemple le as des o des de Reed-Solomon qui fon t app el à des p olynmes en une v ariable, des o des de Reed- Müller qui se onstruisen t à partir de p olynmes à plusieurs v ariables ou enore des o des de résidus quadratiques don t la onstrution et l'étude fon t app el à de l'arithmétique des orps nis. P ar e biais, les problèmes de minoration de la distane minimale et de re her he d'algorithmes de déo dage p euv en t être traduits sous forme de problèmes d'algèbre ou de géométrie. On se ramène don à un on texte omp ortan t une strutur e (arithmétique ou géométrique par exemple) et dans lequel on disp ose de da v an tage d'outils mathématiques p our résoudre un problème donné. En onlusion, il est toujours in téressan t de disp oser d'une réalisation géométrique d'un o de p our l'étudier . À e titre, la onstrution de o des orreteurs à partir de formes diéren tielles sur des surfaes est une v oie que l'on se doit d'explorer. Des o des en relation ave les o des fontionnels. En théorie des o des géométriques onstruits à partir de ourb es, on disp ose de relations en tre o des fontionnels et o des diéren tiels. ( R1 ) Un o de diéren tiel sur une ourb e est toujours l'orthogonal d'un o de fontionnel onstruit à partir de la même ourb e et asso ié aux mêmes diviseurs. ( R2 ) T out o de diéren tiel sur une ourb e se réalise omme un o de fontionnel onstruit à partir de la même ourb e mais asso ié à des diviseurs diéren ts. La relation ( R1 ) est une onséquene de la form ule des résidus et du théorème de Riemann-Ro h. Cette propriété d'orthogonalité est de plus un ingrédien t utilisé dans de nom breux algorithmes de déo dage (v oir [ HP95℄). D'une façon générale, disp oser d'une réa- lisation géométrique de l'orthogonal ou d'un sous-o de de l'orthogonal d'un o de orreteur p eut être fort utile p our le déo dage. La relation ( R2 ) est une onséquene du théorème d'appro ximation faible ([Sti93 ℄ I.3.1). Elle implique que les o des fontionnels et les o des diéren tiels onstruits à partir de ourb es algébriques, bien qu'obten us par des onstrutions diéren tes, appartiennen t à la même lasse. On p eut don restreindre l'étude générale de es o des à elle de o des pro v enan t d'une seule des deux onstrutions. Le plus souv en t, 'est la onstrution fontionnelle qui est adoptée. Ce hoix vien t sans doute de e que, p our b eau- oup de mathématiiens, la notion d'év aluation d'une fontion en un p oin t est plus in tuitiv e et manipulable que elle d'év aluation du résidu d'une forme diéren tielle. Ainsi, après s'être in terrogé sur la p ossibilité d'étendre aux surfaes la onstrution dif- féren tielle de o des, il est naturel de réé hir aux p ersp etiv es d'extension aux surfaes des 16 propriétés ( R1 ) et ( R2 ). De tels résultats on tribueraien t en eet à approfondir nos onnais- sanes des o des géométriques onstruits à partir de surfaes. Nous détaillerons les résultats obten us dans e sens en page 18 . D'intéressants développ ements théo riques. Nous allons v oir que la onstrution et l'étude des o des diéren tiels onstruits sur des surfaes a néessité de nom breux résultats théoriques onernan t les formes diéren tielles sur les surfaes. Les résultats énonés dans le premier hapitre ne son t pas réellemen t nouv eaux. En géométrie algébrique, la notion de résidu en dimension sup érieure à 2 a été ab ordée par Grothendie k et Hartshorne dans [ Har66 ℄ ainsi que par Lipman dans [Lip84 ℄. Cep endan t, à la diérene de es référenes, la notion de résidu présen tée dans le hapitre I pro vien t d'une onstrution expliite ne faisan t app el à auun raisonnemen t de t yp e fontoriel. La v olon té de onstruire des o des diéren tiels sur des surfaes algébriques a don p ermis l'élab oration d'une in tro dution au résidus sur des surfaes par une appro he plus expliite et onstrutiv e que elles qui existaien t jusque-là 2 . A v an t de passer à une présen tation plus détaillée des diéren tes parties de la thèse. Si- gnalons que le on ten u des hapitres I et I I en v ersion ondensé e a donné lieu à la rédation d'un artile [Cou08 ℄. Présentation de la p remière pa rtie Si la notion de résidu est bien onn ue dans le as des 1 -formes diéren tielles sur une ourb e algébrique et qu'une unique dénition de et ob jet fait l'unanimité dans la littérature, en dimension sup érieure la situation est nettemen t moins laire. P ar exemple, en géométrie algébrique omplexe, la dénition énonée dans l'ouvrage [GH78 ℄ de Griths et Harris dière de elle du livre [ BHPV ℄ de Bath, P eters, Hulek et V an de V en. P our le premier, un résidu est un élémen t du orps de base (le orps des omplexes) obten u à partir de la donnée d'une n - forme méromorphe ω dénie sur une v ariété omplexe X de dimension n , d'un p oin t P de X et d'une famille ordonnée de n diviseurs de ette v ariété s'in tersetan t en P . P our le seond, étan t donnée une v ariété omplexe X et une sous-v ariété Y de o dimension un dans X , le résidu d'une r -forme méromorphe sur X le long de Y est la donnée d'une ( r − 1) -forme sur Y . Notons dès main tenan t que es ouvrages se plaen t dans le on texte des v ariétés omplexes, on texte dans lequel on p eut aluler les résidus a v e l'aide de la form ule de Cau h y . En d'autres termes, les résidus p euv en t être obten us en in tégran t une forme diéren tielle sur une sous-v ariété réelle. Ce p oin t de vue utilise le fait qu'une v ariété omplexe de dimension n p eut être vue omme une v ariété réelle de dimension 2 n . Un tel p oin t de vue ne p eut évidemmen t pas s'étendre à un autre adre omme par exemple elui des v ariétés sur un orps ni. Dans un on texte plus général, on trouv e dans [ Har66 ℄ un ob jet app elé r ésidu de Gr o- thendie k qui ressem ble à l'ob jet déni par Griths et Harris en e sens qu'il asso ie à une forme diéren tielle de degré maximal un élémen t du orps (ou de l'anneau) de base. Cet ob jet est ep endan t plus fortemen t relié à un système de o ordonnées lo ales et sa onstrution néessite un imp ortan t arsenal d'ob jets et de raisonnemen ts fontoriels. Dans la première partie, qui est omp osée du seul hapitre I, on in tro duira les notions de 1 -résidu qui orresp ondron t à la dénition de [BHPV℄ et de 2 -résidu qui orresp ondron t à la dénition de [GH78 ℄. Nous étudierons égalemen t les relations qui lien t es ob jets. P our e faire, nous étudierons les dév elopp emen ts de fontions et de 2 -formes diéren tielles en séries de Lauren t de deux v ariables. Le 2 -résidu sera l'ob jet qui susitera le plus notre atten tion. Il p ermet d'extraire un élémen t du orps de base à partir de la donnée d'une 2 -forme rationnelle ω sur une surfae, d'une ourb e C plongée dans ette surfae et d'un p oin t rationnel P de 2 P eu de temps après l'en v oi de la seonde v ersion de e man usrit, Oleg Osip o v du Steklo v Mathematial Institute, m'a on taté après a v oir onsulté une prépubliation de mes résultats sur ArXiv (v oir [Cou08℄). Il m'a alors signalé qu'une appro he similaire a v ait été donnée par P ar²in dans [P ar76 ℄. J'ignorais l'existene de et artile p eu onn u et raremen t ité lorsque j'ai tra v aillé sur es questions. 17 C . On le notera res 2 C,P ( ω ) . Présentation des résultats de la p remière pa rtie Les tra v aux eetués dans la première partie (don le premier hapitre) ab outissen t à deux t yp es de résultats. Inva riane des 2 -résidus Le premier résultat ma jeur est le théorème I.5.3 qui assure que l'appliation res 2 C,P est bien dénie. En d'autres termes, le 2 -résidu en un p oin t P le long d'une ourb e C d'une 2 -forme rationnelle ω ne dép end pas d'un hoix de o ordonnées lo ales. F o rmules de sommation L'ob jetif prinipal de e tra v ail est d'obtenir des form ules du t yp e : la somme des r ésidus de ω est nul le , en vue de relations d'orthogonalité en tre o des dans la seonde partie. Dans la setion I.7 du hapitre I, on fournira trois form ules de sommation 3 . Théorème I.7.1 (Première form ule des résidus) . Soit S une surfa e pr oje tive irr é dutible lisse dénie sur un orps algébriquement los. Soient C une ourb e pr oje tive irr é dutible plongé e dans S et ω une 2 -forme r ationnel le sur S . On a X P ∈ C r es 2 C,P ( ω ) = 0 . Théorème I.7.4 (Deuxième form ule des résidus) . Soit S une surfa e quasi-pr oje tive ir- r é dutible lisse dénie sur un orps algébriquement los. Soient P un p oint de S et C S , P l'ensemble des germes de ourb es irr é dutibles tr a é es sur S et ontenant P . Pour toute 2 - forme ω r ationnel le sur S , on a X C ∈C S,P r es 2 C,P ( ω ) = 0 . La troisième form ule de sommation néessite la dénition de 2 -résidu en un p oin t le long d'un diviseur. Nous ren v o y ons le leteur à la dénition I.7.10 page 50 . Théorème I.7.11 (T roisième form ule des résidus, [Lip84 ℄ hap. 12) . Soit S une surfa e pr oje tive irr é dutible lisse dénie sur un orps algébriquement los. Soient D a et D b deux diviseurs sur S dont l'interse tion des supp orts est un ensemble ni Z . Soit Ω 2 ( − D a − D b ) le fais e au de 2 -formes r ationnel les vériant lo alement ( ω ) ≥ − D a − D b . A lors, p our toute se tion glob ale ω du fais e au Ω 2 ( − D a − D b ) , on a X P ∈ S r es 2 D a ,P ( ω ) = X P ∈ Z r es 2 D a ,P ( ω ) = 0 . 3 Comme signalé dans la note au bas de la page 16 , une partie des résultats présen tés dans la première partie de ette thèse a v aien t en fait déjà été démon trées dans [P ar76 ℄ par des métho des similaires. C'est par exemple le as des deux premières form ules de sommation de résidus, à sa v oir les théorèmes I.7.1 et I.7.4 18 La troisième form ule des résidus est le résultat que nous utiliserons dans le hapitre I I p our obtenir un résultat d'orthogonalité en tre o des. Elle se démon tre à l'aide des deux autres form ules de sommation énonées (les théorèmes I.7.1 et I.7.4 ). Cette troisième form ule des résidus n'est pas nouv elle, on en trouv e un énoné similaire dans le hapitre 12 de [ Lip84 ℄ qui est v alable en toute dimension et pas seulemen t sur les surfaes. Nous insistons une fois de plus sur le fait que la démonstration donnée dans ette thèse a l'in térêt de faire app el à des onstrutions plus expliites et plus onstrutiv es que elles utilisées dans les démonstrations onn ues de e résultat. A hev ons notre argumen tation à e sujet par une itation justemen t extraite de [ Lip84 ℄, an de légitimer ( mor e or less ) le hoix que nous a v ons fait de présen ter et démon trer es résultats de manière nouv elle et plus aessible. Statements 0.3A and 0.3B, ar e onse quen es (mor e or less) of ([Har66 ℄ p age 383 or ol lary 3.4). However, one of our main purp oses in this p ap er is to pr ovide a pr o of of 0.3 for whih lo . it. is not a pr er e quisite. The other main purpuse is to desrib e the onne tion b etwe en lo al and glob al duality, via r esidues (.f. [Har66 ℄ p age 386 pr op 3.5). A v an t de passer à la présen tation de la seonde partie, nissons par une remarque. Il p eut sem bler naturel de se demander p ourquoi les résultats énonés dans ette thèse ne p orten t prinipalemen t que sur les surfaes et non sur les v ariétés de dimension sup érieure. Diéren tes raisons on t motiv é e hoix. La première est que, même s'il est fort probable que les onstrutions et les résultats présen tés dans la première partie admetten t une généralisation en dimension sup érieure à 2 , tout tra v ail dans ette diretion aurait en traîné d'imp ortan tes lourdeurs dans les notations. Nous a v ons don hoisi de nous restreindre au as déjà non trivial des surfaes, sa han t que, p our e t yp e de problème de géométrie algébrique, le passage de la dimension 1 à 2 est l'étap e diile à fran hir. Enn, l'ob jetif étan t de tra v ailler sur les o des orreteurs, il sem blait déjà fort in téressan t de ne onsidérer que le as des surfaes, e dernier n'a y an t été que raremen t exploré. Il nous a don sem blé in utile de partir v ers de telles généralités alors que le monde des surfaes algébriques orait déjà de si nom breuses p ersp etiv es. Présentation de la seonde pa rtie La seonde partie on tien t les hapitres I I à V. Elle onerne les o des géométriques et plus préisémen t les o des diéren tiels onstruits sur des surfaes algébriques. Présentation des résultats de la seonde pa rtie Les o des diéren tiels sur une surfae algébrique son t dénis dans le hapitre I I (dénition I I.3.2 page 59 ). On se donne dans tout e hapitre une surfae pro jetiv e lisse géométrique- men t in tègre S sur F q , un diviseur G sur S et une famille de p oin ts rationnels P 1 , . . . , P n de S qui éviten t le supp ort de G . On note ∆ le 0 -yle ∆ := P 1 + · · · + P n . Dans tout e qui suit et jusqu'à la n de ette in tro dution, les o des fontionnels seron t notés C L et les o des diéren tiels C Ω . Les dénitions resp etiv es de es o des son t données en setions I I.3.2 et I I.3.3. Co des diérentiels sur les surfaes La onstrution de es o des néessite l'in tro dution d'une paire de diviseurs ( D a , D b ) . P our obtenir une relation d'orthogonalité on dénit la notion de paires de diviseurs ∆ - on v enables (v oir dénition I I.3.5 page 60 ). Il s'agit de paires de diviseurs qui son t en un ertain sens r elié es au 0 -yle ∆ . Le premier résultat ma jeur de e hapitre est une relation d'othogonalité qui est plus faible que la propriété ( R1 ) dans le as des ourb es puisqu'il ne s'agit plus que d'une inlusion au lieu d'une égalité. 19 Théorème I I.4.1 (Théorème d'orthogonalité) . Soient ( D a , D b ) une p air e ∆ - onvenable de diviseurs et D := D a + D b . On a alors, C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) ⊆ C L,S (∆ , G ) ⊥ . L'inlusion réipro que est en général fausse, omme le mon tre le on tre-exemple donné en setion I I.5.2. Plus préisémen t, on présen te l'exemple d'une surfae (le pro duit de deux droites pro jetiv es) sur laquelle l'orthogonal d'un o de fontionnel ne se réalise sous la forme d'un o de diéren tiel p our auun hoix de paire de diviseurs ∆ -on v enable ( D a , D b ) . Nous étudions ensuite la p ossibilité d'étendre aux o des sur les surfaes la propriété ( R2 ). À la diérene de ( R1 ), ette seonde relation s'étend parfaitemen t au as des surfaes. Théorème I I.4.6 . Soient ( D a , D b ) une p air e ∆ - onvenable de diviseurs et D := D a + D b , alors il existe un diviseur anonique K tel que C Ω ( D a , D b , G ) = C L (∆ , K − G + D ) . Théorème I I.4.9 . Étant donné un diviseur G sur S , il existe un diviseur anonique K et une p air e ∆ - onvenable ( D a , D b ) tel le que C L (∆ , G ) = C Ω ( D a , D b , K − G + D ) . Le hapitre I I se termine par une disussion en setion I I.6 autour des raisons du défaut d'inlusion réipro que dans le théorème d'othogonalité I I.4.1 . Cette disussion est onséutiv e à la présen tation d'un on tre-exemple à l'inlusion réipro que du théorème I I.4.1 donnée en setion I I.5.2 . P ar ailleurs, e on tre-exemple p ermet de onlure le seond hapitre sur une imp ortan te onstatation. Il assure en eet que les o des fontionnels onstruits sur une surfae algébrique et leurs orthogonaux appartiennen t en général à une lasse diéren te. C'est un phénomène qui diérenie fondamen talemen t le as des ourb es de elui des surfaes. Notons que ette asymétrie en tre les o des fontionnels et leurs orthogonaux a v ait déjà été signalée par V olo h et Zarzar dans [ VZ05 ℄. It is inter esting to note that Gopp a o des oming fr om urves ar e seldom LDPC sin e their duals ar e also Gopp a o des oming fr om urves and, as suh, have a lar ge minimal distan e, wher e as the dual of an LDPC has a smal l minimal distan e by denition. P our le reste, ette observ ation ouvre un in téressan t axe de re her he, elui de l'étude de l'orthogonal d'un o de fontionnel sur une surfae. C'est e qui donnera lieu au hapitre IV , nous y reviendrons plus loin. Théo rème de réalisation Dans le hapitre I I I on mon tre ommen t, sous ertaines onditions sur la surfae S et le diviseur G , on p eut réaliser l'orthogonal d'un o de fontionnel non pas omme un o de diéren tiel mais omme une somme de o des diéren tiels. L'énoné du théorème fait app el à la notion de sous- ∆ -on v enane dénie en setion I I I.2 (dénition I I I.2.1 page 84 ). Théorème I I I.4.1 (Théorème de réalisation) . Soient S une surfa e lisse gé ométriquement intè gr e et interse tion omplète dans un esp a e pr oje tif P r F q et G un diviseur sur S liné ai- r ement é quivalent à une se tion de S p ar une hyp ersurfa e de P r . On se donne é galement un 0 -yle ∆ qui est la somme de n p oints r ationnels de S évitant le supp ort de G . Soit c un mot du o de C L,S (∆ , G ) ⊥ . A lors, il existe une p air e de diviseurs ( D a , D b ) et une 2 -forme ω app artenant à l'esp a e des se tions glob ales Γ( S, Ω 2 ( G − D a − D b )) , tels que c = r es 2 D a , ∆ ( ω ) . 20 Remarque. L e thé or ème de r é alisation dit en fait un p eu plus que ça, il fournit é galement des informations sur les strutur es gé ométriques et les lasses d'é quivalen e liné air es des diviseurs D a et D b (voir p age 89 ). Corollaire I I I.4.2 . Sous les hyp othèses du thé or ème de r é alisation, il existe une famil le nie ( D (1) a , D (1) b ) , . . . , ( D ( s ) a , D ( s ) b ) de p air es de diviseurs sous- ∆ - onvenables tel les que C L,S (∆ , G ) ⊥ = s X i =1 C Ω ,S (∆ , D ( i ) a , D ( i ) b , G ) . La démonstration du théorème de réalisation utilise un théorème à la Bertini sur les orps nis démon tré par P o onen en 2004 dans [P o o04 ℄. On termine le hapitre en mon tran t qu'un argumen t à la Bertini de t yp e diéren t p ourrait p ermettre d'obtenir d'in téressan tes informations sur la distane minimale d'un o de fontionnel sur une surfae. Ce problème reste ouv ert, nous en disuterons de nouv eau page 21 . Étude de l'o rthogonal d'un o de fontionnel Le hapitre IV explore la v oie ouv erte par le hapitre I I, à sa v oir l'étude de ette nouv elle lasse de o des que son t les orthogonaux de o des fontionnels sur une surfae. La première setion de e hapitre se plae en fait dans un on texte plus général, elui des v ariétés de dimension quelonque. Son ob jetif est de minorer la distane minimale de l'orthogonal d'un o de fontionnel sur une telle v ariété à l'aide de métho des d'algèbre linéaire. On obtien t un résultat de minoration. Théorème IV.1.7 . On supp ose N sup érieur ou é gal à 2 . Soit m un entier tel que G ∼ mL X , alors (1) la distan e minimale d ⊥ du o de C L,X (∆ , G ) ⊥ vérie d ⊥ ≥ m + 2 et il y a é galité si et seulement si le supp ort de ∆ ontient m + 2 p oints alignés ; (2) sinon, si le supp ort de ∆ ne ontient p as m + 2 p oints alignés, alors d ⊥ ≥ 2 m + 2 et il y a é galité si et seulement si le supp ort de ∆ ontient 2 m + 2 p oints sur une même onique plane. On onlut ette première setion en donnan t quelques appliations de e résultat. On mon tre par exemple que si X est une ourb e plane, alors p our ertaines v aleurs de m , la b orne fournie par le théorème IV.1.7 (1) est meilleure que la distane onstruite 4 de Goppa ([Sti93℄ def I I.2.4). La deuxième setion du hapitre IV présen te une métho de de minoration de la distane minimale de l'orthogonal d'un o de fontionnel sur une surfae, sous réserv e de disp oser d'un résultat à la Bertini que l'on énone. Cette partie ne fournit don pas de résultat à propremen t parler mais motiv e un problème ouv ert que l'on énonera à la n de ette in tro dution (v oir question 5 G page 21 ). Co des LDPC et déo dage itératif Le hapitre V p orte sur l'étude de ertains o des fontionnels onstruits sur des surfaes. Cette question a déjà été ab ordée par V olo h et Zarzar dans [ VZ05 ℄. 4 Le terme de distane onstruite a été hoisi par l'auteur omme tradution de designe d minimal distan e . 21 Le hapitre ommene par une série de prérequis onernan t les o des LDPC ( L ow Density Parity Che k , e son t les o des admettan t une matrie de parité r euse ). On y rapp elle les notions de graphe de T anner et présen te un algorithme de déo dage itératif. Dans un seond temps on étudie la p ossibilité de onstruire une matrie de parité reuse p our ertains o des fontionnels sur des surfaes et on applique à es o des l'algorithme de déo dage itératif présen té en première partie de hapitre. Ce hapitre présen te un v olet plus exp érimen tal de e tra v ail de thèse, en dériv an t des aluls eetués a v e le logiiel Ma gma . Problèmes ouverts Dans e qui préède, nous a v ons signalé à plusieurs reprises l'existene de problèmes ouv erts p osés par e tra v ail de thèse. Nous onluons ette in tro dution en énonçan t les plus imp ortan ts. Sur l'o rthogonal d'un o de fontionnel Dans le hapitre I I I, on mon tre que sous ertaines h yp othèses sur la surfae S et le diviseur G , l'orthogonal du o de fontionnel se réalise omme somme de o des diéren tiels. On remarque ensuite par l'étude d'un exemple (page 93 ) que les onditions que doiv en t v érier S et G dans l'énoné du théorème de réalisation son t susan tes mais pas néessaires. Question 3. L e r ésultat du thé or ème de r é alisation (thé or ème III.4.1 ) r este-t-il vr ai si l'on élimine les hyp othèses sur S et G dans l'énon é ? Une autre question naturelle se p ose onernan t le théorème de réalisation, ou plutt le orollaire I I I.4.2. Question 4. Sous les onditions du or ol lair e III.4.2 , p eut-on estimer le nombr e minimal de o des diér entiels dont la somme est é gale à l'ortho gonal d'un o de fontionnel en fontion d'invariants gé ométriques de la surfa e ? Sur les théo rèmes à la Bertini Une question ma jeure est p osée à la n du hapitre I I I et une v arian te de ette dernière est p osée à la n du hapitre IV. Une rép onse à e problème p ourrait fournir des minorations de la distane minimale de o des fontionnels onstruits sur des surfaes et d'orthogonaux de tels o des. Question 5 (Arithmétique) . Soient X une variété pr oje tive lisse gé ométriquement intè gr e sur un orps ni F q et P 1 , . . . , P n , une famil le de p oints fermés de X . Peut-on évaluer expliitement ou major er de façon pr é ise le plus p etit entier d tel qu'il existe au moins une hyp ersurfa e dénie sur F q de de gr é inférieur ou é gal à d qui interp ole tous les P i et dont l'interse tion shématique ave X soit une sous-variété lisse gé ométriquement intè gr e de o dimension 1 ? Question 5 (Géométrique) . Soit X une variété pr oje tive irr é dutible lisse dénie sur F q et P 1 , . . . , P n une famil le de p oints de X . Peut-on évaluer expliitement ou major er de façon pr é ise le plus p etit entier d tel qu'il existe au moins une hyp ersurfa e H de de gr é inférieur ou é gal à d ontenant tous les P i et tel le que H ∩ X soit une sous-variété lisse de o dimension un de X ? Une présen tation plus omplète des questions et problèmes ouv erts p osés par ette thèse sera faite dans la onlusion page 129 . Première partie Résidus Chapitre I Résidus de 2-fo rmes sur une surfae Résidu. n.m (lat. residuum). Matière qui subsiste après une op ération ph ysique ou himique, un traitemen t in- dustriel et... Syn. Débris, dé het, rebut, reste. Ce hapitre est relativ emen t diéren t de eux qui v on t suivre. Il est en eet le seul don t le on ten u ne soit pas diretemen t relié à la théorie des o des orreteurs d'erreurs. L'ob jetif est de fournir le matériel théorique néessaire à la onstrution et l'étude de o des diéren tiels onstruits sur des surfaes algébriques. La notion en trale de e premier hapitre est elle de résidu. I.1 Notations Soit X une v ariété algébrique dénie sur un orps k , on note k ( X ) le orps des fontions rationnelles sur X . De même, on note Ω i k ( X ) /k le k ( X ) -espae v etoriel des i -formes diéren- tielles rationnelles sur X . Soit Y une sous-v ariété irrédutible de X , on dira qu'une fontion (resp. une forme diéren tielle) rationnelle sur X est r é gulièr e au voisinage de Y , si et seule- men t si elle est régulière sur un ouv ert don t l'in tersetion a v e Y est non vide 1 . L'anneau lo al des fontions régulières au v oisinage de Y et son idéal maximal son t resp etiv emen t notés O X,Y et m X,Y . On rapp elle que le orps résiduel de et anneau est le orps k ( Y ) des fontions rationnelles sur Y . Si u est un élémen t de O X,Y , on note u | Y sa restrition à Y . Si par ailleurs il n'y a pas d'am biguïté onernan t la sous-v ariété Y le long de laquelle on restrein t notre fontion ette restrition p ourra être notée ¯ u . Enn, le omplété m X,Y -adique de et anneau est noté b O X,Y I.2 Cadre Dans e hapitre, sauf men tion on traire, k désigne un orps quelonque (don de ara- téristique quelonque) et S une surfae algébrique quasi-pro jetiv e lisse géométriquemen t in tègre 2 dénie sur k . De plus, sauf men tion on traire, C désigne une ourb e irrédutible absolumen t réduite dénie sur k et plongée dans S et P un p oin t rationnel lisse de C . Notons que, omme S est supp osée lisse, C est non on ten ue dans le lieu singulier de ette surfae. P ar onséquen t, l'anneau O S,C est de v aluation disrète. De plus, la v aluation m S,C -adique de et anneau s'étend en une v aluation disrète v al C sur k ( S ) . 1 Dans le langage des s hémas, ela revien t à dire que la fontion (resp. la forme diéren tielle) est régulière au v oisinage du p oin t générique de Y . 2 C'est-à-dire que sur tout ouv ert ane U de S , l'anneau de o ordonnées de U × k ¯ k est in tègre. En d'autres termes, la surfae S est absolumen t réduite et absolumen t irrédutible. 25 26 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae Sur la notion de va riété Dans toute ette thèse, nous parlerons de variétés , or il s'a v ère que e terme n'est pas réellemen t standard. Il est don néessaire de ommener par xer une dénition de ette notion. Dénition I.2.1. Une variété X sur un orps k est un shéma no ethérien de typ e ni sur k . P our les dénitions de s héma no ethérien et de t yp e ni v oir [Har77 ℄ I I.3. I.3 Résidus en o dimension 1 et 2 Il est signalé dans l'in tro dution, qu'en dimension sup érieure à 1 , diéren ts ob jets p orten t le nom de r ésidu dans la littérature. Nous allons in tro duire es ob jets et étudier les relations qui les relien t. La dénition de résidu la plus simple à in tro duire est elle de résidu en o dimension 1 . Rapp elons que l'on se plae sous les h yp othèses énonées en setion I.2. Prop osition I.3.1. Soit v une uniformisante 3 de l'anne au O S,C . Soit ω une 2 -forme r a- tionnel le de valuation sup érieur e ou é gale à − 1 le long de C . A lors, il existe η 1 ∈ Ω 1 k ( S ) /k et η 2 ∈ Ω 2 k ( S ) /k , toutes deux r é gulièr es au voisinage de C et tel les que ω = η 1 ∧ dv v + η 2 . (I.1) De plus, la forme diér entiel le η 1 | C ∈ Ω 1 k ( C ) /k est unique et ne dép end ni du hoix de l'uni- formisante v ni du hoix de la dé omp osition (I.1 ). Dénition I.3.2. On app el le ette 1 -forme sur C le 1 -r ésidu de ω le long de C et on la note r es 1 C ( ω ) := η 1 | C . Un analogue de la prop osition I.3.1 est énoné et démon tré dans [BHPV ℄ au début de la setion I I.4. Notons que ladite référene se plae dans un adre sensiblemen t diéren t, à sa v oir elui des formes holomorphes sur les v ariétés omplexes. T outefois, la preuv e d'in v ariane ne fait en auun as app el à des propriétés sp éiques des v ariétés omplexes. Elle s'étend de fait aisémen t au adre dans lequel nous tra v aillons. Nous donnerons en setion I.5.1 une preuv e de ette prop osition-dénition dans un on texte plus général (v oir lemme I.5.6 ). Dénition I.3.3. Sous les hyp othèses de la pr op osition I.3.1 , soit P un p oint k -r ationnel lisse de C . L e 2 -r ésidu de ω en P le long de C est le r ésidu en P du 1 -r ésidu de ω le long de C . On le note r es 2 C,P ( ω ) := r es P ( r es 1 C ( ω )) . Remarque I.3.4. Étant donné que la 2 -forme ω est k -r ationnel le sur S , que la ourb e C est dénie sur k et que P est un p oint k -r ationnel de C , e 2 -r ésidu est un élément de k . Notons que, omme le orps de base n'est pas supp osé algébriquemen t los, il p eut sem bler logique de se plaer dans un adre plus général, à sa v oir que P est un p oin t fermé lisse de C . Cep endan t, la motiv ation de e hapitre est d'ab outir à des form ules de sommation de 2 -résidus, don t l'une (le théorème I.7.11 ) p eut être vue omme une v ersion en dimension 2 de la form ule des résidus bien onn ue en dimension 1 . P our parv enir à es form ules, nous a v ons trouv é plus onfortable d'adopter une appro he géométrique. Ainsi, dans la setion I.7 qui onerne es form ules de sommation, le orps de base est supp osé algébriquemen t los. D'un autre té, nous aurons tout de même b esoin dans les hapitres suiv an ts d'un résultat de t yp e arithmétique, à sa v oir la remarque I.3.4 . En eet, l'ob jetif étan t de onstruire des 3 C'est à dire une fontion de v aluation 1 le long de C . I.3. Résidus en o dimension 1 et 2 27 o des par év aluation de résidus, il faut s'assurer que les mots de o de onstruits son t bien à o eien ts dans un orps xé. Ainsi, le ompromis adopté est le suiv an t. Étan t donné que tout p oin t géométrique de S est un p oin t rationnel de ette surfae après une ertaine extension des salaires, on tra- v aillera toujours a v e des p oin ts rationnels. Dans un seond temps lorsqu'il s'agira d'énoner des résultats de sommation, on se plaera dans S × k ¯ k de façon à p ouv oir onsidérer sans distintion tous les p oin ts géométriques de S . A v an t de passer à la setion suiv an te, donnons quelques exemples et remarques p our ommener à dév elopp er une ertaine in tuition des résidus. Remarque I.3.5. Dans les deux dénitions pr é é dentes on a supp osé que ω n 'avait p as de p le multiple le long de C . Dans e qui va suivr e, nous verr ons que les 2 -r ésidus sont bien dénis même si l'on r etir e ette hyp othèse. Cep endant, ette ondition sur la valuation de ω le long de C est indisp ensable p our la b onne dénition des 1 -r ésidus le long de C . C'est e que montr e l'exemple I.3.6 . Exemple I.3.6 . Supp osons que S est le plan ane omplexe A 2 C m uni d'un système de o- ordonnées anes ( x, y ) . Soien t C la droite d'équation y = 0 et P l'origine du plan ane. Considérons la 2 -forme ω := xdx ∧ dy y 2 . Une généralisation naturelle de la notion de 1 -résidu serait d'extraire de ω , la restrition à C du terme en dy /y . Dans l'expression i-dessus on obtiendrait un 1 -résidu n ul. Eetuons main tenan t le hangemen t de v ariables, x := u + y . L'expression de ω devien t ω = ( u + y ) du ∧ dy y 2 = udu ∧ dy y 2 + du ∧ dy y et on obtiendrait dans e as un 1 -résidu égal à d ¯ u . Remarque I.3.7. Il faut insister dès à pr ésent sur le fait que l'on ne p eut p as p arler de r ésidu d'une 2 -forme en un p oint mais de r ésidu d'une 2 -forme, le long d'une ourb e C en un p oint P . Cela p eut sembler étr ange, mais le alul pr ésenté dans l'exemple I.3.8 p ermet de se onvainr e du fait que ette sp é i ation est in ontournable. Exemple I.3.8 . On reprend S = A 2 C et les mêmes C et P que dans l'exemple I.3.6. Soit ω := dx x ∧ dy y . Ii nous sommes dans un as sympathique, la 2 -forme ω n'a que des p les simples au v oisinage de P . On a res 1 C ( ω ) = d ¯ x ¯ x et don res 2 C,P ( ω ) = 1 . À présen t, p osons C ′ := { x = 0 } . L'an tiomm utativité du pro duit extérieur en traîne que res 1 C ′ ( ω ) = − d ¯ y ¯ y . De fait, res 2 C ′ ,P ( ω ) = − 1 . Enn, si on app elle C ′′ la droite d'équation { x = y } , en p osan t v = y − x , on obtien t, ω = dx x ∧ dv v + x . On dév elopp e alors en série de Lauren t en la v ariable v , ω = dx x ∧ dv x 1 + v x = 1 − v x + v 2 x 2 − · · · dx x 2 ∧ dv . P ar onséquen t, il n'y a pas de terme en dv v , don res 1 C ′′ ( ω ) = 0 et res 2 C ′′ ,P ( ω ) = 0 . 28 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae Ce dernier exemple motiv e les onstrutions in tro duites dans la setion suiv an te. En eet, le alul eetué orresp ond à un dév elopp emen t du o eien t de ette 2 -forme en une série de Lauren t appartenan t à k (( x ))(( v )) . P ar ailleurs, les séries de Lauren t étan t l'ob jet utilisé en théorie des ourb es algébriques p our aluler des résidus il sem ble naturel d'en in tro duire une généralisation en dimension 2 . I.4 Complétions et séries de Laurent en deux va riables I.4.1 Problématique En un p oin t k -rationnel lisse Q d'une ourb e algébrique X , il est aisé de dérire le om- plété m X,Q -adique de k ( X ) . Il s'iden tie au orps des séries de Lauren t k (( u )) , où u est un paramètre lo al en Q . Ii, le fait que k ( X ) on tienne le orps résiduel de [ k ( X ) , à sa v oir k , p ermet d'obtenir un unique plongemen t k ( X ) ֒ → k (( T )) en v o y an t u sur T . On disp ose en partiulier d'une métho de expliite p our déomp oser une fontion en séries de Lauren t en la v ariable u , et aluler le résidu d'une 1 -forme en Q . Dans le as d'un orps de fontions de dimension 2 , la situation se omplique lourdemen t. Si Y est une surfae irrédutible sur k , les anneaux de v aluation disrète de k ( Y ) son t ses sous-anneaux de la forme O Y ,C , où C est une ourb e irrédutible absolumen t réduite on ten ue dans le omplémen taire du lieu singulier de Y (ou d'une surfae birationnelle à Y ). Soit C une telle ourb e et v une uniformisan te de O S,C . Le orps résiduel de et anneau lo al est le orps k ( C ) des fontions k -rationnelles sur C . De fait, l'anneau O S,C est de v aluation disrète, de même aratéristique que son orps résiduel (ils on tiennen t tous deux k ) et on tien t un orps. D'après le théorème de struture de Cohen (v oir [Eis95 ℄ théorème 7.7 ou [Coh46 ℄ théorème 9 p our une référene historique), l'anneau b O S,C est isomorphe à k ( C )[[ v ]] et le omplété m Y ,C - adique de k ( Y ) est isomorphe à k ( C )(( v )) . Cette desription p eut sem bler ommo de, elle a toutefois un défaut qui la rend diile à exploiter : en général k ( Y ) ne on tien t pas k ( C ) . L'exemple suiv an t illustre e phénomène. Exemple I.4.1 . Soien t S = P 2 k et C ⊂ S une ourb e elliptique. Alors, il existe x ∈ k ( S ) telle que k ( C ) est une extension quadratique de k ( x ) et k ( S ) une extension transendan te pure de k ( x ) . D'après le théorème de Luröth, k ( S ) ne p eut pas on tenir k ( C ) . Une autre appro he onsiste à onsidérer l'anneau lo al O S,P et à le ompléter m S,P - adiquemen t. Si l'on se donne un système de o ordonnées lo ales ( u, v ) en P , l'anneau b O S,P est isomorphe à k [[ u, v ]] et la déomp osition en série de T a ylor d'un élémen t de O S,P est expliitemen t alulable (v oir [Sha94 ℄ I I.2.2). Malheureusemen t, si le orps des frations de k [[ t ]] est isomorphe à k (( t )) , on ne disp ose pas d'une desription aussi agréable du orps des frations de k [[ u, v ]] . Ces onstatations motiv en t le tra v ail qui v a être eetué dans ette setion. Il s'agit de plonger les omplétés m P et m C -adiques de k ( S ) dans un orps plus gros. Deux appro hes v on t être prop osées. Moralemen t, la première utilise la struture de O S,P et la seonde elle de O S,C . I.4.2 Développ ements en séries de Laurent, p remière app ro he Rapp elons que C est supp osée être une ourb e irrédutible sur k plongée dans S et P un p oin t rationnel lisse de C . Dans la setion I.3, nous a v ons vu que les 2 -résidus d'une forme diéren tielle dép endaien t d'une ourb e et d'un p oin t de elle-i. De fait nous allons in tro duire un t yp e de système de o ordonnées lo ales r elié à P et C . I.4. Complétions et séries de Laurent en deux va riables 29 Dénition I.4.2 ( ( P, C ) -paires fortes) . On dit qu'une p air e ( u, v ) d'éléments de O S,P est une ( P, C ) -p air e forte, si el le vérie les deux onditions suivantes. (1) L e ouple ( u, v ) est un système de o or donné es lo ales en P . (2) L a fontion v est une é quation lo ale de C au voisinage de P . Lemme I.4.3. Soit ( u, v ) une ( P, C ) -p air e forte, alors il existe un morphisme φ : k ( S ) ֒ → k (( u ))(( v )) qui envoie u et v sur eux-mêmes et tel que l'image de O S,P est ontenue dans k [[ u, v ]] et el le de O S,C dans k (( u ))[[ v ]] . Remarque I.4.4. L a pr op osition I.4.12 de la se tion I.4.3 entr aîner a qu'un tel morphisme est unique. Preuve . Comme k ( S ) est le orps des frations de O S,C , il sut de mon trer l'existene d'un morphisme φ 0 : O S,C ֒ → k (( u ))[[ v ]] , qui en v oie u et v sur eux-mêmes et injete O S,P dans k [[ u, v ]] . Le lemme s'en déduira en appliquan t la propriété univ erselle des orps de frations. Commençons par mon trer que O S,C est isomorphe à O S,P ( v ) . Soit U un v oisinage ane de P tel que v soit une fontion régulière sur U don t le lieu d'ann ulation sur et ouv ert soit exatemen t C ∩ U . Un tel ouv ert existe étan t donné que v est une équation lo ale de C au v oisinage de P . Notons k [ U ] l'anneau des fontions régulières sur U . Les anneaux O S,P et O S,C s'iden tien t resp etiv emen t aux lo alisés k [ U ] m P et k [ U ] m C où m P et m C orresp onden t resp etiv emen t à P et C . De plus, l'idéal m C est prinipal et engendré par v . De fait, omme m C ⊂ m P , on a O S,P ( v ) ∼ = ( k [ U ] m P ) m C ∼ = k [ U ] m C ∼ = O S,C . Ensuite, la omplétion m S,P -adique de O S,P fournit un morphisme injetif O S,P ֒ → k [[ u , v ]] , qui à une fontion régulière au v oisinage de P asso ie sa série de T a ylor en les v ariables u et v . On onsidère alors le diagramme O S,P lo O S,C omp ∃ ! b O S,C ∃ ! k [[ u, v ]] lo k [[ u, v ]] ( v ) omp \ k [[ u, v ]] ( v ) . (I.2) Les deux premières è hes horizon tales du arré de gau he son t des lo alisations. Celles du arré de droite son t des omplétions ( v ) -adiques. P our nir il ne nous reste qu'à mon trer que \ k [[ u, v ]] ( v ) est isomorphe à k (( u ))[[ v ]] . P our e faire, on ommene par mon trer que le orps résiduel de l'anneau \ k [[ u, v ]] ( v ) est k (( u )) . En eet, \ k [[ u, v ]] ( v ) / ( v ) ∼ = F ra ( k [[ u, v ]] / ( v )) ∼ = F ra ( k [[ u ]]) . On in v o que ensuite le théorème de struture de Cohen. L'anneau \ k [[ u, v ]] ( v ) est omplet, de même aratéristique que son orps résiduel et on tien t un orps. Il est don isomorphe à l'anneau k (( u ))[[ v ]] . Remarque I.4.5. Noter que les variables u et v ne jouent p as un r le symétrique, p ar exemple la série f := ∞ X n =0 v n u n est un élément de k (( u ))(( v )) mais p as de k (( v ))(( u )) . Cette asymétrie n 'a rien de ho quant étant donné que, dans la dénition de ( P, C ) -p air e forte, les fontions u et v el les-mêmes jouent des r les asymétriques. 30 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae I.4.3 Développ ements en séries de Laurent, seonde app ro he Dans e paragraphe, nous allons in tro duire une autre appro he du dév elopp emen t en série de Lauren t. P our ette nouv elle appro he, nous nous plaerons dans le on texte des ( P, C ) -paires faibles (v oir dénition I.4.9 ), moins restritif que elui des ( P, C ) -paires fortes. La prinipale motiv ation de ette seonde onstrution est que si l'on prend une fontion rationnelle f sur S , elle admet un dév elopp emen t en série de Lauren t que l'on p eut mettre sous la forme f = X n ≥ l f i ( u ) v i , où l'en tier l désigne la v aluation m S,C -adique de f . Les o eien ts f i son t des élémen ts de k (( u )) . La série f l ( ¯ u ) est le dév elopp emen t ¯ u -adique au v oisinage de P de la restrition à C de la fontion v − l f . Il s'agit don du dév elopp emen t en série de Lauren t en la v ariable ¯ u d'une fontion rationnelle sur C . Une question se p ose : en est-il de même p our les autr es o eients f i ? Soit ( u, v ) une ( P, C ) -paire forte. Comme nous l'a v ons signalé dans l'in tro dution de ette setion, d'après le théorème de struture de Cohen, l'anneau b O S,C est isomorphe à k ( C )[[ v ]] . Malheureusemen t et isomorphisme n'est en auun as unique. En eet, d'après [Coh46 ℄ théorème 10(), si k est de aratéristique p ositiv e, il y a une innité de sous-orps de b O S,C qui son t en v o y és sur le orps résiduel k ( C ) via le morphisme de rédution mo dulo m S,C . Plus préisémen t, e défaut d'uniité d'un représen tan t du orps résiduel est lié au fait que e dernier n'est pas parfait. D'une ertaine manière, le hoix de u p ermet de on tourner les év en tuels problèmes d'inséparabilité. De e fait, p our utiliser le théorème de Cohen, nous allons hoisir un représen tan t du orps k ( C ) qui sera en un ertain sens r elié à la fontion u . Prop osition I.4.6 (Le orps K u ) . Soit u ∈ O S,C une fontion dont la r estrition ¯ u à C est un élément sép ar ant 4 de k ( C ) au-dessus de k . A lors, il existe un unique sous- orps K u de b O S,C ontenant k ( u ) et isomorphe à k ( C ) via le morphisme de r é dution mo dulo m S,C . De plus, e orps et une extension mono gène de k ( u ) engendr é e p ar un élément y de b O S,C . Preuve . Existene. P ar h yp othèse, l'extension de orps k ( C ) /k ( ¯ u ) est une extension nie séparable. D'après le théorème de l'élémen t primitif, il existe une fontion ¯ y rationnelle sur C qui engendre k ( C ) sur k ( ¯ u ) . D'après le lemme de Hensel, ¯ y se relèv e en un unique élémen t y de b O S,C don t le p olynme minimal sur k ( u ) est elui de ¯ y sur k ( ¯ u ) . Soit K u , le sous-anneau de b O S,C engendré par k ( u ) et y , 'est-à-dire K u := k ( u )[ y ] . On obtien t ainsi une opie de k ( C ) qui on tien t k ( u ) et s'en v oie isomorphiquemen t sur k ( C ) via la rédution mo dulo m S,C . Uniité. Soit K ′ un orps distint de K u et v érian t les mêmes propriétés. Il existe don un élémen t de l'un de es orps qui n'appartien t pas à l'autre. Supp osons par exemple qu'il existe z ∈ K ′ tel que z / ∈ K u . La lasse de z mo dulo m S,C est une fontion ¯ z ∈ k ( C ) . Cette dernière admet un unique relev é z ′ dans K u . De fait, soit R ∈ k ( ¯ u )[ T ] le p olynme minimal unitaire de ¯ z au dessus de k ( ¯ u ) . Alors les élémen ts z et z ′ de b O S,C son t tous deux solution du problème suiv an t, Z ≡ ¯ z mo d m S,C R ( u, Z ) = 0 . Ce problème admet une solution unique d'après le lemme de Hensel ([Eis95℄ théorème 7.3) e qui on tredit l'h yp othèse que z n'appartien t pas à K u . Corollaire I.4.7. Soit u une fontion r ationnel le sur S r é gulièr e au voisinage de C dont la r estrition ¯ u à C est un élément sép ar ant de k ( C ) /k . A lors, toute fontion r ationnel le f sur S admet un unique développ ement dans K u (( v )) . 4 V oir [Sti93℄ I I I.9 p our une dénition d' élément sép ar ant . I.4. Complétions et séries de Laurent en deux va riables 31 Remarque I.4.8. En r é alité, le r ésultat énon é dans le or ol lair e I.4.7 est valable p our tout élément du omplété m S,C -adique du orps k ( S ) . Notons que, p our dérire e orps K u nous a v ons eu b esoin de onditions plus faibles sur u que elles qui son t exigées dans la dénition de ( P, C ) -paire forte. C'est e qui motiv e la dénition suiv an te. Dénition I.4.9 ( ( P, C ) -paires faibles) . Une ( P, C ) -p air e faible est une p air e ( u, v ) d'élé- ments de O S,C vériant les onditions suivantes. (1) L a r estrition de u à C est une uniformisante de O C,P . (2) L a fontion v est une uniformisante de O S,C . Remarque I.4.10. Dans [Par76 ℄, le ontexte dé rit p age 699 r evient exatement à se donner une ( P, C ) -p air e faible. Il v a de soi qu'une ( P, C ) -paire forte est faible, mais la réipro que est fausse. En eet, en e qui onerne u , le fait que sa restrition à C soit régulière au v oisinage de P ne signie pas que u l'est. Quan t à v , la ondition : êtr e une é quation lo ale de C au voisinage de P est plus forte que elle d' êtr e une uniformisante de O S,C . L'exemple qui suit p ermet de s'en on v ainre. Exemple I.4.11 . Supp osons que S soit le plan ane omplexe m uni de o ordonnées anes x et y . Soien t C la droite d'équation y = 0 et P l'origine du plan ane. P osons u := ( x + y )( x − y ) x et v := xy . Alors, le ouple ( u, v ) est une ( P, C ) -paire faible qui n'est pas forte. En eet, la fontion u n'est pas régulière en P et la fontion v est dans m 2 S,P , elle n'est don pas une équation lo ale de C au v oisinage de P . Nous p ouv ons main tenan t présen ter le seond pro édé de déomp osition en séries de Lauren t. Prop osition I.4.12. Soit ( u, v ) une ( P, C ) -p air e faible, il existe un unique morphisme ϕ : k ( S ) ֒ → k (( u ))(( v )) qui envoie O S,C sur k (( u ))[[ v ]] et envoie u, v sur eux-mêmes. Preuve . Existene. T out omme dans la preuv e du lemme I.4.3, il sut de prouv er l'exis- tene d'un morphisme ϕ 0 : O S,C ֒ → k (( u ))[[ v ]] en v o y an t u et v sur eux-mêmes, puis d'ap- pliquer la propriété univ erselle des orps de frations. La ourb e C est supp osée absolumen t réduite. Don, d'après [Mum99℄ prop osition I I.4.4 (i), l'extension k ( C ) /k est séparable, don admet une base de transendane séparan te. P ar ailleurs, la fontion ¯ u est une uniformisan te de O C,P ⊂ k ( C ) , don sa diéren tielle d ¯ u ∈ Ω 1 k ( C ) /k est non n ulle et d'après [Bou59 ℄ V.16.7 théorème 5, 'est un élémen t séparan t de k ( C ) /k . D'après le orollaire I.4.7 , on disp ose d'une injetion O S,C ֒ → K u [[ v ]] et K u est isomorphe à k ( C ) via le morphisme de rédution mo dulo m S,C . De plus, omme ¯ u est une uniformisan te de O S,P , le omplété m C,P -adique de k ( C ) est isomorphe à k (( ¯ u )) . On disp ose don d'une injetion K u ֒ → k (( u )) qui s'étend o eien t par o eien t en un morphisme K u [[ v ]] ֒ → k (( u ))[[ v ]] . On en déduit l'existene de l'appliation ϕ 0 : O S,C ֒ → k (( u ))[[ v ]] re her hée. Uniité. Soit ϕ ′ 0 : O S,C → k (( u ))[[ v ]] , un autre morphisme d'anneaux en v o y an t u et v sur eux-mêmes. Nous allons mon trer que le diagramme suiv an t est omm utatif. O S,C ϕ ′ 0 ϕ 0 b O S,C ∼ K u [[ v ]] r k (( u ))[[ v ]] id k (( u ))[[ v ]] 32 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae Comme ϕ ′ 0 en v oie v sur lui-même, on en déduit que 'est un morphisme lo al non ramié. La propriété univ erselle du omplété, implique l'existene et l'uniité d'un morphisme ˆ ϕ ′ 0 qui fait omm uter le diagramme suiv an t. O S,C ϕ ′ 0 ϕ 0 b O S,C ∼ ˆ ϕ ′ 0 K u [[ v ]] r ′ r k (( u ))[[ v ]] k (( u ))[[ v ]] Le morphisme r ′ est la omp osée du morphisme in v erse de b O S,C ∼ K u (( v )) et de ˆ ϕ 0 . Il reste à mon trer que r = r ′ . Un morphisme lo al de K u [[ v ]] dans k (( u ))[[ v ]] est en tièremen t déterminé par les images de u , v et y . Il sut don de mon trer que r ( y ) = r ′ ( y ) . Remarquons dès à présen t que, d'après la onstrution de ϕ 0 et don de r , on a r ( y ) = ψ ( u ) , où ψ ( ¯ u ) est le dév elopp emen t en série de Lauren t en P de ¯ y ∈ k ( C ) . Soit F ∈ k ( ¯ u )[ T ] , le p olynme minimal unitaire de ¯ y sur k ( ¯ u ) . L'élémen t y de b O S,C v érie F ( u, y ) = 0 et omme r et r ′ son t des morphismes d'anneau, on en déduit F ( u, r ( y )) = 0 et F ( u, r ′ ( y )) = 0 dans k (( u ))[[ v ]] . De plus, par passage au quotien t mo dulo v , on a r ( ¯ y ) ≡ r ′ ( ¯ y ) ≡ ψ ( ¯ u ) mod ( v ) . Ainsi r ( y ) et r ′ ( y ) son t tous deux solution du problème suiv an t. F ( u, Z ) = 0 Z ≡ ψ ( u ) mo d ( v ) . D'après le lemme de Hensel, e problème admet une unique solution qui est ψ ( u ) . Ce dernier étan t égal à r ( y ) , ela onlut la preuv e. Remarque I.4.13. L a prinip ale diér en e entr e les r ésultats de e hapitr e et eux de la pr emièr e p artie de [Par76 ℄ est que e dernier supp ose que le orps de b ase est p arfait, alors que nous ne nous sommes donnés auune r estrition sur k dans e hapitr e. On tr ouve dans et artile la démonstr ation d'un énon é analo gue à elui de la pr op osition I.4.12 . Cette dernièr e se tr ouve de fait simplié e gr â e à ette hyp othèse supplémentair e sur k . Ainsi, nous a v ons mon tré que si ( u, v ) est une ( P, C ) -paire forte, les deux appro hes fournissen t les mêmes dév elopp emen ts en série de Lauren t. P ar ailleurs nous a v ons obten u une rép onse à la question p osée à la n de la setion I.4.2 . Cela donne lieu au orollaire suiv an t. Corollaire I.4.14. Soit ( u, v ) , une ( P, C ) -p air e faible. A lors, toute fontion f ∈ k ( S ) admet un unique développ ement en séries de L aur ent f = X j ≥ l f j ( u ) v j ∈ k (( u ))(( v )) . De plus, p our tout j ≥ l , la série de L aur ent f j ( ¯ u ) est une fontion r ationnel le sur C . I.4.4 Changement de va riables Les séries de Lauren t on t été in tro duites de façon à mon trer que l'on p eut dénir le 2 - résidu d'une 2 -forme ω ∈ Ω 2 k ( S ) /k en P le long de C , sans auune ondition sur la v aluation I.4. Complétions et séries de Laurent en deux va riables 33 de ω le long de C . Nous allons don donner une dénition générale des 2 -résidus en utilisan t les séries de Lauren t. Ensuite, il faudra prouv er que et ob jet ne dép end pas du hoix d'une ( P, C ) -paire. C'est la raison p our laquelle nous dev ons in tro duire les hangemen ts de ( P, C ) - paires. Lemme I.4.15. Soient ( u, v ) et ( x, y ) deux ( P, C ) -p air es faibles. L es fontions u et v se dé omp osent en séries de L aur ent en les variables x et y et leurs développ ements sont de la forme suivante u = f ( x, y ) ave f ( x, 0) ∈ xk [[ x ]] r x 2 k [[ x ]] v = g ( x, y ) ave g ( x, y ) ∈ y k (( x ))[[ y ]] r y 2 k (( x ))[[ y ]] . (CV ) De plus, si ( u, v ) et ( x, y ) sont des ( P, C ) -p air es fortes, alors f et g sont des séries de T aylor, 'est-à-dir e des éléments de k [[ x, y ]] . Preuve . Les fontions u et v son t des élémen ts de O S,C . D'après la prop osition I.4.12 , leurs dév elopp emen ts resp etifs en séries de Lauren t f ( x, y ) et g ( x, y ) son t dans k (( x ))[[ x ]] . De plus, si ( u, v ) et ( x, y ) son t des ( P, C ) -paires fortes, alors es fontions son t des élémen ts de O S,P . Or, d'après le lemme I.4.3 , les fontions ¯ u et ¯ x ∈ k ( C ) son t toutes deux des uniformisan tes de O C,P , don ¯ u = f ( ¯ x, 0) est une série de T a ylor de v aluation ( ¯ x ) -adique 1 . Les fontions v et y son t de v aluation m S,C -adique 1 le long de C , don leur quotien t v /y est un in v ersible de O S,C . P ar onséquen t, G ( x, y ) := v /y est un élémen t de k (( x ))[[ y ]] est de v aluation ( y ) -adique n ulle. Ainsi, omme g = y G , on en déduit que g est de v aluation ( y ) -adique 1 . A v an t de passer à la suite, faisons un ourte remarque sur e hangemen t de v ariables. Soien t ( u, v ) et ( x, y ) deux ( P, C ) -paires fortes, on disp ose don d'un hangemen t de v ariables de la forme (CV), u = f ( x, y ) v = g ( x, y ) . De plus, les séries f et g son t des séries de T a ylor et v érien t f = X i,j ≥ 0 f i,j x i y j a v e f 0 , 0 = 0 et f 1 , 0 6 = 0 (I.3) et g = X i,j ≥ 0 g i,j x i y j a v e ∀ k ∈ N , g k, 0 = 0 et g 0 , 1 6 = 0 . (I.4) De toutes la assertions i-dessus seule g 0 , 1 6 = 0 n'est pas omplètemen t éviden te. Supp osons que g 0 , 1 = 0 , alors, omme g k, 0 est n ul p our tout en tier naturel k , on en déduit que g ( x, y ) est dans l'idéal (( x, y )) 2 , e qui on tredit le fait que la paire ( u, v ) est une ( P, C ) -paire forte. Regardons à présen t la matrie jaobienne de e hangemen t de v ariables. Ja f , g x, y = ∂ f ∂ x (0 , 0) ∂ f ∂ y (0 , 0) ∂ g ∂ x (0 , 0) ∂ g ∂ y (0 , 0) ! = f 1 , 0 f 0 , 1 g 1 , 0 g 0 , 1 = f 1 , 0 f 0 , 1 0 g 0 , 1 . D'après (I.3) et (I.4), le pro duit f 1 , 0 g 0 , 1 est non n ul, don que ette matrie est in v ersible, e qui est normal puisque ( u, v ) est un système de o ordonnées lo ales. On v oit ainsi que les hangemen t de ( P, C ) -paires fortes son t des hangemen ts de v ariables don t la jaobienne en P est triangulaire sup érieure et in v ersible. On p eut donner une in terprétation géométrique à e fait. Une matrie triangulaire sup érieure est la matrie d'un endomorphisme qui préserv e un drap eau. Le hangemen t de v ariables ( CV ) préserv e le dr ap e au gé ométrique ( P, C ) . 34 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae I.4.5 Objets rationnels et fo rmels Dans la setion I.5, nous manipulerons fréquemmen t des séries de Lauren t. Cep endan t, l'ob jetif de e tra v ail n'est pas d'obtenir des résultats sur les séries formelles mais sur des ob- jets géométriques, en l'o urrene les 2 -formes rationnelles sur S . Aussi, les séries de Lauren t ne son t qu'un outil p our arriv er à nos ns. Elles nous p ermettron t de traduire ertains pro- blèmes géométriques sous forme de problèmes puremen t om binatoires. Dans e qui suit, outre les séries de Lauren t nous allons manipuler de formes diéren tielles formelles, 'est à dire des élémen ts des espaes de diéren tielles relativ es Ω i k (( u ))(( v )) /k . On ren v oie le leteur au hapitre IX de [ Mat86 ℄ p our une dénition de es espaes. Le lemme qui suit nous p ermet d'obtenir une desription agréable des es mo dules de diéren tielles relativ es. Lemme I.4.16. Soit ( u, v ) une ( P, C ) -p air e faible, on a les isomorphismes Ω i k (( u ))(( v )) /k ∼ = Ω i k ( S ) /k ⊗ k ( S ) k (( u ))(( v )) , p our i ∈ { 1 , 2 } et Ω 1 k (( u )) /k ∼ = Ω 1 k ( C ) /k ⊗ k ( C ) k (( u )) . Preuve . V oir annexe A.1. Lemme I.4.17. Soient ( u, v ) deux éléments de k (( x ))(( y )) liés aux variables ( x, y ) p ar un hangement de variables de la forme 5 (CV). A lors, e hangement de variables induit un isomorphisme de orps lo aux k (( u ))(( v )) → k (( x ))(( y )) . C'est-à-dir e qu'il envoie un série de L aur ent de valuation ( v ) -adique m ∈ Z sur une série de valuation ( y ) -adique m . De même, il induit un isomorphisme Ω 2 k (( u ))(( v )) /k → Ω 2 k (( x ))(( y )) /k qui pr éserve les valuations. Preuve . V oir annexe A.3. I.5 Dénition générale des résidus En utilisan t les notions in tro duites dans la setion I.4, nous allons p ouv oir donner une dénition plus générale de résidus. I.5.1 Inva riane des 2 -résidus Dans e qui suit nous allons tra v ailler exlusiv emen t a v e des ob jets formels. Ensuite, en setion I.5.2, on appliquera les résultats obten us dans le adre formel aux diéren tielles rationnelles. Noter que, le but étan t d'obtenir des informations sur les 2 -formes rationnelles, nous aurions pu énoner un résultat géométrique. Cep endan t, la preuv e du théorème I.5.3 , qui est le p oin t lé de ette setion, onsiste uniquemen t en des manipulations sur les o eien ts de séries formelles. Surtout, nous aurons absolumen t b esoin de la v ersion formelle de e résultat p our démon trer la prop osition I.5.14 (v oir setion I.5.2 ). C'est p ourquoi nous a v ons hoisi de l'énoner dans e on texte. Notation I.5.1. Dans tout e qui suit, lorsque nous aur ons aair e à une série de L aur ent f ∈ k (( u ))(( v )) ou k (( x ))(( y )) , nous adopter ons le système d'indi es suivant. L'indi e i ser a lié à la pr emièr e variable ( u ou x ) et l'indi e j à la se onde ( v ou y ). De fait, f s'é rit, f = X j ≥ l f j ( u ) v j , ave f j ( u ) = X i ≥ l j f i,j u i ∈ k (( u )) . 5 V oir lemme I.4.15 . I.5. Dénition générale des résidus 35 Dénition I.5.2. Soit ω = h ( u, v ) du ∧ dv ave h = P j h j ( u ) v i ∈ k (( u ))(( v )) , une 2 -forme formel le, on dénit les objets suivants. (1) L e ( u, v ) - 1 -r ésidu de ω est déni p ar ( u, v ) r es 1 ( ω ) := h − 1 ( u ) du ∈ Ω 1 k (( u )) /k . (2) L e ( u, v ) - 2 -r ésidu de ω en P le long de C est déni p ar ( u, v ) r es 2 ( ω ) := h − 1 , − 1 ∈ k . Le théorème qui suit est la lé de la dénition des 2 -résidus. Théorème I.5.3. Soit ( x, y ) une p air e d'éléments du orps k (( u ))(( v )) lié e aux fontions ( u, v ) p ar un hangement de variables de la forme (CV). A lors, p our toute 2 -forme formel le ω = h ( u, v ) du ∧ dv ∈ Ω 2 k (( u ))(( v )) /k , on a ( u, v ) r es 2 ( ω ) = ( x, y ) r es 2 ( ω ) . La preuv e de e théorème néessite les lemmes I.5.4 et I.5.6 qui seron t énonés plus loin. T out d'ab ord, onsidérons de nouv eau le hangemen t de v ariables ( CV ). u = f ( x, y ) a v e f ( x, 0) ∈ xk [[ x ]] r x 2 k [[ x ]] v = g ( x, y ) a v e g ∈ y k (( x ))[[ y ]] r y 2 k (( x ))[[ y ]] . (CV ) Ce hangemen t de v ariables p eut être appliqué en deux étap es. On p eut dans un premier temps passer de ( u, v ) à ( u, y ) puis de ( u, y ) à ( v , y ) . C'est-à-dire, d'ab ord (CV1) u = u v = γ ( u, y ) , ensuite (CV2) u = f ( x, y ) y = y , où γ ( x, y ) de v aluation ( y ) -adique 1 . Nous allons mon trer suessiv emen t que les 2 -résidus son t in v arian ts sous l'ation de (CV1), puis de (CV2). Lemme I.5.4 (In v ariane des 1 -résidus sous l'ation de (CV1)) . Soit ω = h ( u, v ) du ∧ dv une 2 -forme formel le. Pour tout y lié à ( u, v ) p ar un hangement de variables (CV1) : v=g(u,y), on a ( u, v ) r es 1 ( ω ) = ( u, y ) r es 1 ( ω ) . Preuve . En appliquan t (CV1), on obtien t ω = h ( u, g ( u, y )) ∂ g ∂ y du ∧ dy . On p eut v oir le orps k (( u ))(( v )) omme un orps de séries de Lauren t à une v ariable au- dessus de k (( u )) . De e p oin t de vue, y est une autre uniformisan te de e orps. D'après [Sti93 ℄ prop osition IV.2.9, le o eien t en v − 1 de h ( u, v ) est égal au o eien t en y − 1 de h ( u, g ( u, y )) ∂ g /∂ y . Remarque I.5.5. Dans tout le hapitr e IV de [Sti93 ℄ , le orps de b ase est supp osé p arfait. Or si le orps k est de ar atéristique p ositive, le orps k (( u )) n 'est p as p arfait. Cep endant la démonstr ation de la pr op osition IV.2.9 de et ouvr age est pur ement formel le et ne né essite en auun as un orps de b ase p arfait. Nous a v ons don vu que le hangemen t de v ariables (CV1) n'a v ait pas d'inuene sur les 1 -résidus. Il n'en aura don à fortiori pas sur les 2 -résidus. En e qui onerne le hangemen t de v ariables (CV2), e dernier p eut a v oir une inuene sur les 1 -résidus, 'est e que mon trait l'exemple I.3.6 . Nous allons ep endan t mon trer qu'il n'a pas d'inuene sur les 2 -résidus. P our e faire, nous aurons b esoin du lemme qui suit. 36 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae Lemme I.5.6. Pour toute 2 -forme formel le ω = h ( u , v ) du ∧ dv ∈ Ω 2 k (( u ))(( v )) /k , de valuation ( v ) -adique sup érieur e ou é gale à − 1 , on a ( u, v ) r es 1 ( ω ) = ( x, y ) r es 1 ( ω ) . Remarque I.5.7. L a pr op osition I.3.1 est une onsé quen e immé diate de e lemme. Preuve . D'après le lemme I.5.5 , on a ( u, v ) res 1 ( ω ) = ( u, y ) res 1 ( ω ) . De fait, nous n'a v ons qu'à étudier le omp ortemen t de ω sous l'ation de (CV2). Soit don u = f ( x, y ) . Isolons dans ω le terme en y − 1 : ω = h − 1 ( u ) y du ∧ dy + X j ≥ 0 h j ( u ) y j du ∧ dy = ω − 1 + ω + . La forme ω + a une v aluation ( y ) -adique p ositiv e, don d'après le lemme I.4.17 , le hangemen t de v ariables (CV2) n'a pas d'inuene sur ette v aluation. De fait, le ( x, y ) - 1 -résidu de ω est elui de ω − 1 et ω − 1 = h − 1 ( f ( x, y )) y ∂ f ∂ x dx ∧ dy . D'après le lemme I.4.17 , la v aluation ( y ) -adique de h − 1 ( f ( x, y )) est égale à la v aluation ( v ) -adique de h − 1 ( u ) , à sa v oir 0 . Ainsi, ( x, y ) res 1 ( ω ) = h − 1 ( f 0 ( ¯ x )) f ′ 0 ( ¯ x ) d ¯ x = h − 1 ( f 0 ( ¯ x )) d ( f 0 ( ¯ x )) , où f 0 ( x ) := f ( x, 0) . Cette 1 -forme formelle est égale à ( u, y ) res 1 C,P ( ω ) = h − 1 ( ¯ u ) d ¯ u . Il sut p our s'en on v ainre d'appliquer à h − 1 ( ¯ u ) d ¯ u le hangemen t de v ariables ¯ u = f ( ¯ x, 0) . Dans la preuv e du théorème I.5.3 nous aurons b esoin du lemme suiv an t don t la preuv e est donnée en annexe. Lemme I.5.8. Soient A, B deux séries de L aur ent app artenant à k (( u ))(( v )) . Pour toute p air e de séries ( x, y ) lié e à ( u, v ) p ar un hangement de variables de la forme ( CV), on a ( x, y ) r es 2 ( dA ∧ dB ) = 0 . Preuve . V oir annexe A.2. Nous disp osons à présen t de tous les outils néessaires à la démonstration du théorème I.5.3 . Dans un premier temps, nous allons le démon trer dans le as où la aratéristique du orps de base k est n ulle. Preuve du théorème I.5.3 si k est de ara téristique nulle . Dans l'intégralité de ette preuv e, les ( x, y ) - 1 - et 2 -résidus son t toujours en P le long de C . Aussi, p our alléger la rédation, nous omettrons de signaler les en P le long de C . Commençons par déomp oser ω = hdu ∧ dv en isolan t les termes de v aluation ( y ) -adique inférieure ou égale à − 2 . ω = − 2 X j = − l h j ( u ) y j du ∧ dy + X j ≥− 1 h j ( u ) y j du ∧ dy = ω − + ω in v . Noter que l'extration d'un 2 -résidu est une appliation k -linéaire. Aussi, d'après les lemmes I.5.5 et I.5.6 , il sut d'étudier le omp ortemen t des 2 -résidus de ω − sous l'ation de (CV2). I.5. Dénition générale des résidus 37 De plus, toujours p our des raisons de linéarité, on p eut sinder le problème et restreindre notre étude aux 2 -formes de la forme : ω = φ ( u ) du ∧ dy y n a v e φ ∈ k (( u )) et n ≥ 2 . Le ( u, y ) - 1 -résidu de la 2 -forme formelle i-dessus est n ul, il est en don de même p our son ( u, y ) - 2 -résidu. A v an t d'appliquer (CV2), nous allons on tin uer à tra v ailler ω au orps. Isolons le terme en u − 1 de la série de Lauren t φ ∈ k (( u )) . φ ( u ) = e φ ( u ) + φ − 1 u , où e φ i = φ i si i 6 = − 1 0 si i = − 1 . Comme k est supp osé de aratéristique n ulle, la série e φ ( u ) a une primitiv e formelle e Φ( u ) . De même, p osons s := 1 (1 − n ) y n − 1 . C'est une primitiv e formelle de 1 /y n . On a alors ω = d e Φ ∧ ds + φ − 1 du u ∧ ds = ω r + φ − 1 ω − 1 . D'après le lemme I.5.8 , la forme ω r a un 2 -résidu n ul et indép endan t du hoix de ( u, y ) . Il reste à étudier la 2 -forme ω − 1 = du u ∧ dy y n . En lui appliquan t (CV2), on obtien t ω − 1 = d f ( x, y ) f ( x, y ) ∧ dy y n . Rapp elons que f est de la forme : P j ≥ 0 f j ( x ) y j a v e : f 0 ( x ) = f 1 , 0 x + f 2 , 0 x 2 + · · · et f 1 , 0 6 = 0 . On p eut don fatoriser f 0 en f 0 ( x ) = f 1 , 0 x 1 + f 2 , 0 f 1 , 0 x + · · · . P osons r ( x ) := f 2 , 0 f 1 , 0 x + f 3 , 0 f 1 , 0 x 2 + · · · ∈ k [[ x ]] et µ ( x, y ) := f 1 ( x ) f 0 ( x ) y + f 2 ( x ) f 0 ( x ) y 2 + · · · ∈ k (( x ))[[ y ]] . La série f se fatorise don en f ( x, y ) = f 1 , 0 x (1 + r ( x ))(1 + µ ( x, y )) . (I.5) P ar ailleurs, p our toute série S appartenan t à xk [[ x ]] (resp. à y k (( x ))[[ y ]] ), on dénit le logarithme formel de 1 + S par l og (1 + S ) := + ∞ X k =0 ( − 1) k +1 S k k . Cette dénition a un sens puisque k est supp osé de aratéristique n ulle. De plus, ette série on v erge p our la top ologie ( x ) -adique (resp. ( y ) -adique). Enn, on a d log(1 + S ) = d (1 + S ) 1 + S . 38 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae En utilisan t la fatorisation I.5, on obtien t : ω − 1 = dx x ∧ dy y n | {z } µ 1 + d log(1 + r ) ∧ ds | {z } µ 2 + d log(1 + µ ) ∧ ds | {z } µ 3 . D'après le lemme I.5.8 , les ( x, y ) - 2 -résidus des formes µ 2 et µ 3 son t n uls. La forme µ 1 a un ( x, y ) - 1 -résidu n ul (elle n'a pas de terme en dy /y ), son ( x, y ) - 2 -résidu est égalemen t n ul. On en onlut que ( x, y ) res 2 C,P ( ω − 1 ) = 0 . Esquisse de preuve du théorème I.5.3 en ara téristique positive . La preuv e est sem blable à elle de l'in v ariane des résidus de 1 -formes sur des ourb es (.f. [ Sti93℄ IV.2.9 ou [Ser59 ℄ I I.7 prop osition 5). On mon tre que le ( x, y ) - 2 -résidu de ω est une expression p olynomiale en ertains o eien ts de f . Ce p olynme ne dép end ni de f ni du orps de base. D'après le théorème de prolongemen t des iden tités algébriques ([Bou59 ℄ IV.3 prop osition 9) et le tra v ail eetué en aratéristique n ulle, on onlut que e p olynme est n ul. Une preuv e détaillée est donnée en annexe A.4. Ainsi, à partir de main tenan t, lorsque nous parlerons de 2 -résidus en un p oin t le long d'un ourb e, nous n'aurons plus à préiser la ( P, C ) -paire. I.5.2 Le adre géométrique À présen t nous allons in tro duire les notions de 1 - et 2 -résidus p our des 2 -formes ration- nelles. T out omme en setion I.3, les 2 -résidus seron t asso iés à un p oin t P et une ourb e C on tenan t P et les 1 -résidus seron t asso iés à une ourb e C . Ces derniers, seron t égalemen t asso iés à un autre paramètre si ω a un p le m ultiple le long de C . Commençons par dénir les 2 -résidus qui son t plus intrinsè ques . Dénition I.5.9. Soient ( u, v ) une ( P, C ) -p air e faible et ω une 2 -forme r ationnel le sur S . Il existe une fontion h ∈ k ( S ) tel le que ω = hdu ∧ dv et ette fontion admet un unique développ ement en série de L aur ent H ( u , v ) . On app el le 2 -r ésidu de ω en P le long de C le o eient H − 1 , − 1 de x − 1 y − 1 de H . On le note r es 2 C,P ( ω ) := H − 1 , − 1 . En d'autres termes et p our faire le lien a v e e qui préède, le 2 -résidu en P le long de C de ω est le ( u, v ) - 2 -résidu de ω vue omme une forme formelle. Le tra v ail eetué en setion I.5.1 nous assure que l'ob jet est bien déni et ne dép end pas du hoix de la paire ( u, v ) . P assons main tenan t à la dénition de résidus en o dimension 1 . Notre ob jetif est d'as- so ier à une 2 -forme diéren tielle rationnelle ω sur S une 1 -forme rationnelle µ sur C . Prop osition I.5.10. Soit u une fontion r ationnel le sur S r é gulièr e au voisinage de C dont la r estrition ¯ u à C est un élément sép ar ant de k ( C ) /k . Soient ω une 2 -forme r ationnel le sur S et v une uniformisante de l'anne au O S,C . On r app el le que, d'apr ès la pr op osition I.4.6 et son or ol lair e I.4.7 , il existe une unique série de L aur ent f = X j ≥− l f j v j ∈ K u (( v )) tel le que ω = f du ∧ dv. De plus, la 1 -forme ¯ f − 1 d ¯ u est r ationnel le sur C et ne dép end p as du hoix de v . Dénition I.5.11. Sous les hyp othèses de la pr op osition I.5.10 , on app el le ( u ) - 1 -r ésidu de ω le long de C la 1 -forme r ationnel le sur C dénie p ar ( u ) r es 1 C ( ω ) := ¯ f − 1 d ¯ u. I.5. Dénition générale des résidus 39 Preuve de la pr oposition I.5.10 . Rapp elons que f − 1 est un élémen t de K u . Ainsi, sa lasse ¯ f − 1 mo dulo m S,C est un élémen t de k ( C ) , la 1 -forme ¯ f − 1 d ¯ u est don rationnelle. L'indép endane de ette 1 -forme par rapp ort au hoix de v se démon tre de la même façon que le lemme I.5.4 . Si w est une autre uniformisan te de O S,C , d'après [Sti93℄ IV.2.9, le o eien t en v − 1 de la série de Lauren t f ∈ K u (( v )) est égal à elui en w − 1 de f ∂ v ∂ w . Remarque I.5.12. L'exemple I.3.6 onrme la né essité de fair e intervenir la fontion u dans la dénition. On ne p eut esp ér er obtenir un objet qui ne dép ende que de ω et de la ourb e C . Main tenan t que nous disp osons d'une dénition générale de 1 -résidu, il serait souhaitable que ette dernière soit ompatible a v e la dénition I.3.2 . De plus, étan t donné un p oin t rationnel P de C , il serait in téressan t de sa v oir quelle relation lie le ( u ) - 1 -résidu de ω le long de C et son 2 -résidu en P le long de C . C'est le but du lemme I.5.13 et de la prop osition I.5.14 . Lemme I.5.13. Sous les onditions de la pr op osition I.5.10 , soit ω une 2 -forme r ationnel le sur S de valuation sup érieur e ou é gale à − 1 le long de C . A lors le ( u ) - 1 -r ésidu de ω le long de C oïnide ave le r ésidu de ω le long de C de la dénition I.3.1 . Preuve . Il existe une unique série de Lauren t f appartenan t à K u (( v )) de v aluation − 1 telle que ω = f du ∧ dv = X j ≥− 1 f j v j du ∧ dv. Soit ϕ une fontion rationnelle sur S régulière au v oisinage de C et don t la restrition à C est égale à ¯ f − 1 , on p ose η 1 := ϕdu et η 2 := ω − ϕdu ∧ dv v . La 2 -forme η 2 est régulière le long de C et ω se déomp ose en ω = η 1 ∧ dv v + η 2 . D'après la dénition I.3.2 , la 1 -forme η 1 | C sur C est le 1 -résidu de ω le long de C . Or, η 1 | C est égale à ¯ f − 1 d ¯ u . Prop osition I.5.14. Sous les onditions de la pr op osition I.5.10 . Soient ω une 2 -forme r ationnel le sur S et P un p oint r ationnel lisse de C , alors r es P (( u ) r es 1 C ( ω )) = r es 2 C,P ( ω ) . Remarque I.5.15. Si ω est de valuation sup érieur e ou é gale à − 1 le long de C , la pr op osition I.5.14 entr aîne que le 2 -r ésidu de ω en P le long de C déni dans ette se tion oïnide ave elui de la se tion I.3. Remarque I.5.16. L a ondition P est un p oint lisse de C p ourr a êtr e supprimé e dès que l'on saur a dénir des 2 -r ésidus le long de C en des p oints singuliers de ette ourb e (voir se tion I.6.2 ). Preuve de la pr oposition I.5.14 . Soien t P un p oin t rationnel de C et v une uniformi- san te de O S,C . Commençons par noter que, si ¯ u est une uniformisan te de O C,P , alors le résultat est éviden t d'après la dénition du 2 -résidu en P le long de C . En eet, dans ette situation, p our toute uniformisan te v de O S,C , le ouple ( u, v ) est une ( P, C ) -paire faible et res 2 C,P ( ω ) = res P ( u ) res 1 C ( ω ) . Si main tenan t ¯ u n'est pas une uniformisan te de O C,P , alors quatre situations p euv en t surv enir. Dans e qui suit, t désigne la fontion 1 u . 40 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae (1) La fontion ¯ u est régulière en P et ¯ u ′ := ¯ u − ¯ u ( P ) est une uniformisan te de O C,P . (2) La fontion ¯ u est régulière en P et ¯ u ′ := ¯ u − ¯ u ( P ) n'est pas une uniformisan te de O C,P . (3) La fontion ¯ u n'est pas régulière en P et ¯ t ′ := ¯ t − ¯ t ( P ) est une uniformisan te de O C,P . (4) La fontion ¯ u n'est pas régulière en P et ¯ t ′ := ¯ t − ¯ t ( P ) n'est pas une uniformisan te de O C,P . Remarquons que l'on p eut donner une in terprétation géométrique simple des deux premières situations si u est régulière 6 en P . La première situation signie que la ligne de niv eau u = u ( P ) in tersete C transv ersalemen t en P . Dans la seonde situation, ette ligne de niv eau est singulière en P ou tangen te à C en P . Nous allons à présen t traiter suessiv emen t es quatre situations. On rapp elle qu'il existe une unique fontion rationnelle f sur S telle que ω = f du ∧ dv et que f se déomp ose de façon unique en série de Lauren t f = X j ≥− l f j v j . On p ose égalemen t µ := ( u ) res 1 C ( ω ) . Situation 1. Le sous-orps K u de b O S,C déni dans la prop osition I.4.6 est l'unique sous-orps de b O S,C qui on tienne k ( u ) et soit isomorphe à k ( C ) via le morphisme de rédution mo dulo m S,C . La fontion u 0 := u − ¯ u ( P ) engendre le même sous-orps de O S,C . En d'autres termes, k ( u ) = k ( u 0 ) . De e fait, les sous-orps K u et K u 0 de b O S,C son t égaux. De plus, du = du 0 . P ar onséquen t, ω = f du ∧ dv = f du 0 ∧ dv et le ( u 0 ) - 1 -résidu de ω le long de C est ¯ f − 1 d ¯ u ′ qui est égal à µ . On déduit que res 2 C,P ( ω ) = res P (( u 0 ) res 1 C ( ω )) = res P ( µ ) . Situation 2. Soit x une fontion rationnelle sur S telle que ( x, v ) soit une ( P, C ) -paire faible. La fontion ¯ x est don une uniformisan te de O C,P . De fait, il existe une série formelle φ ∈ k [[ T ]] telle que ¯ u ′ = φ ( ¯ x ) . Soit σ le relev é de Hensel de ¯ x dans b O S,C , alors 'est un élémen t de K u et dans e orps, on a la relation u 0 = φ ( σ ) . On en déduit la nouv elle expression de ω ω = X j ≥− l f j v j φ ′ ( σ ) dσ ∧ dv, (I.6) où φ ′ désigne la dériv ée formelle de φ . Notons que σ n'est à priori pas une fontion. Le seond mem bre de l'expression (I.6) est à priori une 2 -forme formelle appartenan t à Ω 2 k (( u ))(( v )) /k (v oir setion I.4.5 ). À présen t, rapp elons que σ est un élémen t de b O S,C qui est ongru à x mo dulo m S,C . P ar onséquen t, σ se déomp ose dans k (( x ))[[ v ]] de la façon suiv an te σ = x + σ 1 ( x ) v + σ 2 ( x ) v 2 + · · · La paire ( σ , v ) est liée à la paire ( x, v ) par un hangemen t de v ariables de la forme (CV). D'après le théorème I.5.3 , l'expression (I.6 ) fournit le même 2 -résidu que la déomp osition de ω dans k (( x ))(( v )) . On en onlut que res 2 C,P ( ω ) = res P ( ¯ f − 1 φ ′ ( ¯ σ ) d ¯ σ ) = res P ( ¯ f − 1 φ ′ ( ¯ x ) d ¯ x ) . Or, φ ′ ( ¯ x ) d ¯ x est égal à dφ ( ¯ x ) = d ¯ u ′ , don ¯ f − 1 φ ′ ( ¯ x ) d ¯ x est égal à µ . 6 Noter que le fait que ¯ u soit régulière en P ne signie en rien que u l'est. P ar exemple, sur A 2 , la fontion u := ( x + y ) / ( x − y ) n'est pas régulière à l'origine. P ar on tre, sa restrition à la ourb e C := { y = 0 } est la fontion onstan te et égale à 1 qui est régulière à l'origine. I.6. Prop riétés des résidus 41 Situation 3. T out omme dans la situation 1 , on remarque que, omme u est égal à 1 t , on a k ( u ) = k ( t ) , e qui implique K u = K t . De fait, le dév elopp emen t de ω à o eien t dans K t (( v )) s'érit ω = X j ≥− l f j v j − dt t 2 ∧ dv . P ar onséquen t, on a ( t ) res 1 C ( ω ) = − ¯ f − 1 d ¯ t ¯ t 2 = ¯ f − 1 d ¯ u = ( u ) res 1 C ( ω ) . Comme ¯ t est par h yp othèse une uniformisan te de O C,P , le ouple ( t, v ) est une ( P, C ) -paire faible et don res 2 C,P ( ω ) = res P (( t ) res 1 C ( ω )) = res P (( u ) res 1 C ( ω )) . Situation 4. D'après la situation 3, le ( t ) - 1 -résidu de ω le long de C est égal à son ( u ) - 1 - résidu. On reprend alors le tra v ail eetué dans la situation 2 en remplaçan t u par t et on en déduit le résultat. En onlusion, les ob jets dénis dans ette setion son t bien une généralisation de eux in tro duits en setion I.3. I.6 Prop riétés des résidus Sur une ourb e algébrique irrédutible lisse X , une 1 -forme régulière en un p oin t P a un résidu n ul en e p oin t. On disp ose don d'une ondition néessaire p our que le résidu d'une 1 -forme en un p oin t soit non n ul. Le lemme qui suit fournit un énoné analogue p our les 2 -résidus. On rapp elle que l'on se plae toujours dans le adre donné en setion I.2. Lemme I.6.1. Soit ω une 2 -forme r ationnel le sur S admettant C omme p le (éventuel le- ment multiple) et P un p oint r ationnel lisse de C . Si ω n 'a p as d'autr e p le que C au voisinage de P , alors r es 2 C,P ( ω ) = 0 . Preuve . Soien t ( u, v ) une ( P, C ) -paire forte et n un en tier tel que la v aluation de ω le long de C soit égale à − n . P ar h yp othèse, l'en tier n est p ositif. P ar ailleurs, il existe une fontion rationnelle h , régulière au v oisinage de C , telle que ω = hdu ∧ dv v n . De plus, omme C est le seul p le de ω au v oisinage de P , on en déduit que h est régulière au v oisinage de P , elle se dév elopp e don en série de T a ylor h = X j ≥ 0 h j ( u ) v j où h j ∈ k [[ u ]] p our tout en tier j. P ar onséquen t, ( u ) res 1 C ( ω ) = h n − 1 ( ¯ u ) d ¯ u . Cette 1 -forme sur C est régulière au v oisinage de P , son résidu en P est don n ul. Remarque I.6.2. C'est p our démontr er e typ e d'énon é que la notion de ( P, C ) -p air e forte est tr ès utile. En d'autres termes, une 2 -forme sur S admet un 2 -résidu non n ul en un p oin t P le long d'une ourb e C , seulemen t si plusieurs ω a des p les autres que C au v oisinage de P . 42 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae I.6.1 Inuene d'un élatement sur les résidus Soien t P un p oin t rationnel lisse de C et ( u, v ) une ( P, C ) -paire faible. On note π : e S → S l'élatemen t de S en P . On note E , le diviseur exeptionnel de e S . La transformation strite par π d'une ourb e X passan t par P sera notée e X . On rapp elle que la transformation strite d'une ourb e est l'adhérene de Zariski dans e S de la ourb e π − 1 ( X ) r E . Lemme I.6.3. Soit ω une 2 -forme r ationnel le sur S , on a ( π ∗ u ) r es 1 e C ( π ∗ ω ) = π ∗ ( u ) r es 1 C ( ω ) . Preuve . L'appliation π induit un isomorphisme en tre un ouv ert de C et un ouv ert de sa transformée strite. Les 1 -formes ( π ∗ u ) res 1 e C ( π ∗ ω ) et ( u ) res 1 C ( ω ) son t tirées en arrière l'une de l'autre par et isomorphisme. Corollaire I.6.4. Soit ω une 2 -forme r ationnel le sur U et Q le p oint d'interse tion 7 de E ave e C . On a r es 2 e C ,Q ( π ∗ ω ) = r es 2 C,P ( ω ) . I.6.2 Le as des p oints singuliers d'une ourb e Les deux énonés qui préèden t p ermetten t de généraliser la dénition 2 -résidu d'une 2 - forme en P le long de C au as où P est un p oin t singulier de C . Dans e qui suit, P désigne un p oin t rationnel év en tuellemen t singulier de C . Prop osition I.6.5. Soit π : e S → S un morphisme bir ationnel pr ovenant d'une suite nie d'é latements de S induisant une r ésolution de la singularité de C en P . Soit e C la tr ansformé e strite de C p ar π , alors, la somme X Q → P r es 2 e C ,Q ( π ∗ ω ) ne dép end p as de π . L a notation Q → P signie que Q est un p oint de e C envoyé sur P p ar π . Preuve . Soien t π 1 : e S 1 → S et π 2 : e S 2 → S deux tels morphismes et notons e C 1 et e C 2 les transformées strites resp etiv es de C par es appliations. Comme les deux appliations induisen t un résolution de la singularité de C en P , le p oin t P a le même nom bre d'an tééden ts par π 1 | e C 1 et π 2 | e C 2 . Notons resp etiv emen t P 1 , 1 , . . . , P 1 ,n et P 2 , 1 , . . . , P 2 ,n es an tééden ts. Il existe alors deux ouv erts U 1 ⊆ e C 1 et U 2 ⊆ e C 2 on tenan t resp etiv emen t P 1 , 1 , . . . , P 1 ,n et P 2 , 1 , . . . , P 2 ,n et un isomorphisme ϕ : U 1 → U 2 tel que π 1 | U 1 = π 2 | U 2 ◦ ϕ . De plus, quitte à ré ordonner les indies, ϕ en v oie P 1 ,i sur P 2 ,i p our tout i appartenan t à { 1 , . . . , n } . On se donne alors une fontion u ∈ O S,C don t la restrition à C est un élémen t séparen t de k ( C ) /k . D'après le orollaire I.6.3 , les 1 -formes son t tirées en arrière l'une de l'autre par ϕ . P ar onséquen t, on a ∀ i ∈ { 1 , . . . , n } , res 2 e C 1 ,P 1 ,i ( π ∗ 1 ω ) = res 2 e C 2 ,P 2 ,i ( π ∗ 2 ω ) . Dénition I.6.6. Soit P un p oint r ationnel singulier de C et π : e S → S un morphisme bir a- tionnel déni p ar une sé quen e nie d'é latements induisant une r ésolution de la singularité de C en P . Soit ω une 2 -forme r ationnel le sur S , on dénit le 2 -r ésidu de ω en P le long de C p ar r es 2 C,P ( ω ) := X Q → P r es 2 e C ,Q ( π ∗ ω ) . 7 La ourb e C est supp osée lisse en P . P ar onséquen t, elle in tersete E en un unique p oin t. I.6. Prop riétés des résidus 43 Remarque I.6.7. L es p oints Q au-dessus de P p euvent êtr e dénis sur une extension nie de k . Cep endant, on p eut failement se onvainr e du fait que la somme qui dénit r es 2 C,P ( ω ) est invariante sous l'ation du gr oup e de Galois absolu de k . L e 2 -r ésidu r este don un élément de k . Remarque I.6.8. Muni de ette dénition on montr e aisément que l'énon é de la pr op osition I.5.14 r este valable dans le as où le p oint P est un p oint singulier de la ourb e C . Pour e fair e, il sut de r é aliser le même r aisonnement que dans la pr euve de ette pr op osition mais en l'appliquant à la ourb e e C de la dénition i-dessus. Une autre façon de dénir et de aluler les 2 -résidus d'une 2 -forme le long d'une ourb e C en un p oin t singulier P de ette dernière est d'étendre à ette situation la dénition de ( P, C ) -paire faible. Ce p oin t de vue nous sera utile dans le hapitre I I I. Dénition I.6.9. Soient don C une ourb e irr é dutible absolument r é duite plongé e dans S et P un p oint r ationnel éventuel lement singulier de S . On app el le π : e C → C la normalisation de C . Une ( P, C ) -p air e faible est un ouple de fontions ( u, v ) app artenant à l'anne au lo al O S,C et vériant les onditions suivantes. ( i ) Pour tout p oint fermé Q de e C au-dessus de P , la fontion π ∗ ¯ u ∈ k ( e C ) est une unifor- misante de O e C ,Q . ( ii ) L a fontion v est une uniformisante de O S,C . Remarque I.6.10. Notons que ette dénition est une génér alisation natur el le de la déni- tion I.4.9 de ( P, C ) -p air es faibles. Remarque I.6.11. Une ( P, C ) -p air e faible existe toujours. En eet, d'apr ès le thé or ème d'appr oximation faible ([Sti93 ℄ thé or ème I.3.1), il existe une fontion z dans k ( e C ) qui est une uniformisante de O e C ,Q p our tout p oint fermé Q au-dessus de P . On des end z en une fontion ¯ u sur C que l'on r elève ensuite en une fontion u dans O S,C . Exemple I.6.12 . Prenons S = A 2 C et C la ubique uspidale d'équation ane y 2 = x 3 et P l'origine. On p ose alors u := y x et v := y 2 − x 3 . On app elle L x et L y les droites d'équations resp etiv es x = 0 et y = 0 . Élatons A 2 en P . On onsidère dons la surfae plongée dans A 2 × P 1 dénie par l'équation xu = y v où ( u : v ) est un système de o ordonnées homogènes de P 1 . On p ose z := u v et dans la arte ane v 6 = 0 on obtien t des équations p our e C , e C = { y = xz } ∩ { z 2 = x } . 44 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae C π E Q z = π ∗ u = 0 e L y e L x L y P L x e C On app elle Q le p oin t de e C au-dessus de P . La fontion π ∗ u est égale à z et son lieu d'ann ulation au v oisinage de Q est e L y qui in tersete e C en Q a v e m ultipliité 1 . De fait, π ∗ ¯ u = ¯ z est une uniformisan te de O e C ,Q . En onlusion, la ouple ( u, v ) est bien une ( P, C ) - paire faible au sens de la dénition I.6.9 . T erminons ette setion sur un ommen taire élémen taire. Soien t C une ourb e irrédutible absolumen t réduite plongée dans S et P un p oin t rationnel singulier de C . Soien t alors ( u, v ) une ( P, C ) -paire faible et ω une 2 -forme sur S . Comme ¯ u est un élémen t séparan t de k ( C ) /k , on p eut dénir un ( u ) - 1 -résidu de ω le long de C qui s'iden tie à une 1 -forme sur la normalisée e C de C . La somme des résidus de ette 1 -forme sur e C en tous les p oin ts au-dessus de P est évidemmen t égal au 2 -résidu de ω en P le long de C de la dénition I.6.6 . I.7 F o rmules de sommation Les résultats énonés dans ette setion, en partiulier le théorème I.7.11 , son t eux que nous utiliserons dans les hapitres suiv an ts qui p orten t sur les o des orreteurs. On rapp elle que notre ob jetif est de onstruire des o des à partir de 2 -formes sur une surfae et d'obtenir des relations d'orthogonalité en tre es o des et les o des fontionnels. Dans le as des ourb es, une partie de la démonstration de ette relation d'othogonalité onsiste à utiliser la form ule des résidus. Aussi, il sem ble in téressan t de p ouv oir disp oser de form ules de sommation de 2 -résidus d'une 2 -forme sur une surfae. Nous allons fournir trois relations de sommations. La troisième est elle qui nous sera la plus utile dans e qui suit. A tten tion ! T out omme dans le as des ourb es, les form ules de sommation qui suiv en t fon t in terv enir tous des p oin ts géométriques de la surfae. Aussi p our plus de onfort, le orps de base k sera supp osé algébriquemen t los dans ette setion. Théorème I.7.1 (Première form ule des résidus) . Soit S une surfa e quasi-pr oje tive lisse gé ométriquement intè gr e dénie sur k . Soient C une ourb e pr oje tive irr é dutible plongé e dans S et ω une 2 -forme r ationnel le sur S . On a X P ∈ C r es 2 C,P ( ω ) = 0 . Remarque I.7.2. D'apr ès le lemme I.6.1 , la somme i-dessus a un supp ort ni, l'énon é a don un sens. I.7. F o rmules de sommation 45 Preuve . Commençons par supp oser que C est lisse. Soit u une fontion rationnelle sur S , régulière au v oisinage de C et don t la restrition ¯ u à C est un élémen t séparan t de k ( C ) /k . Soit µ le ( u ) - 1 -résidu de ω le long de C . D'après la prop osition I.5.14 et la remarque I.6.8 , on a X P ∈ C res 2 C,P ( ω ) = X P ∈ C res P ( µ ) et ette dernière somme est n ulle d'après la form ule des résidus sur une ourb e. Si main tenan t C est singulière, on onsidère un morphisme birationnel π : e S → S obten u par une séquene nie d'élatemen ts et tel que la transformée strite e C de C soit lisse. D'après le lemme I.6.3 et son orollaire I.6.4 , on a X P ∈ C res 2 C,P ( ω ) = X Q ∈ e C res 2 e C ,Q ( ω ) = X Q ∈ e C res Q ( π ∗ µ ) . On onlut de nouv eau en appliquan t la form ule des résidus à la ourb e e C et la 1 -forme π ∗ µ . Remarque I.7.3. Noter que si la valuation de ω le long de C est sup érieur e ou é gale à − 1 , alors le r ésultat est évident. En eet, il sut d'appliquer la formule des r ésidus au 1 -r ésidu de ω le long de C . L a p artie non évidente de la pr euve i-dessus est l'étude du as où ω a un p le multiple le long de C . L e tr avail sur les ( u ) - 1 -r ésidus ee tué dans les se tions I.5 et I.6 avait p our prinip al obje tif de fournir les outils né essair es à la pr euve de e r ésultat. Théorème I.7.4 (Deuxième form ule des résidus) . Soit S une surfa e quasi-pr oje tive lisse gé ométriquement intè gr e dénie sur k . Soient P un p oint de S et C S , P l'ensemble des germes ourb es irr é dutibles tr a é es sur S et ontenant P . Pour toute 2 -forme ω r ationnel le sur S , on a X C ∈C S,P r es 2 C,P ( ω ) = 0 . Remarque I.7.5. L a somme i-dessus a é galement un supp ort ni (.f. r emar que I.7.2 ). Preuve . Soien t ω une 2 -forme rationnelle sur S et C 1 , . . . , C n les omp osan tes irrédutibles du lieu des p les de ω au v oisinage de P . Étap e 1. Dans un premier temps, nous allons supp oser que les p les C 1 , . . . , C n de ω son t lisses en P et se roisen t deux à deux transv ersalemen t en e p oin t. • Si n = 1 , d'après le lemme I.6.1 , le 2 -résidu de ω en P le long de C 1 est n ul. Le résultat est don immédiat. • Si n = 2 , soien t u 1 et u 2 des équations lo ales resp etiv es des ourb es C 1 et C 2 au v oisinage de P . P ar h yp othèse, C 1 et C 2 se roisen t transv ersalemen t en P , don ( u 1 , u 2 ) est un système de o ordonnées lo ales en e p oin t. De fait, ( u 1 , u 2 ) est une ( P, C 2 ) -paire forte et ( u 2 , u 1 ) une ( P, C 1 ) -paire forte. Soien t − n 1 et − n 2 les v aluations resp etiv es de ω le long de C 1 et C 2 . Il existe une fontion h régulière au v oisinage de P telle que ω = h du 1 u n 1 1 ∧ du 2 u n 2 2 . On dév elopp e h en série de T a ylor h = X i,j 6 =0 h i,j u i 1 u j 2 . Le 2 -résidu de ω en P le long de C est égal à h n 1 − 1 ,n 2 − 1 et, omme le pro duit extérieur est an tiomm utatif, le 2 -résidu de ω le long de C 1 est égal à − h n 1 − 1 ,n 2 − 1 . Leur somme est don n ulle. 46 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae C n C 2 P C 1 E e C 1 e C 2 Q n e C n Q 2 Q 1 π Fig. I.1 Le as n ≥ 2 dans l'étap e 1 de la preuv e. • Si n ≥ 2 , soit π : e S → S l'élatemen t de S en P . Le diviseur exeptionnel est noté E , la transformée strite d'une ourb e C i est notée e C i . On rapp elle que, par h yp othèse les ourb es C i son t lisses en P et s'y roisen t deux à deux transv ersalemen t. Don, p our tout i , la ourb e e C i in tersete E en un unique p oin t que l'on app elle Q i et les p oin ts Q 1 , . . . , Q n son t deux à deux distints. La gure I.1 résume ette situation. La ourb e E est pro jetiv e et les e C i son t les seuls p les de π ∗ ω qui in terseten t E . Soit i ∈ { 1 , . . . , n } , d'après le as n = 2 , on a res 2 e C i ,Q i ( π ∗ ω ) = − res 2 E ,Q i ( π ∗ ω ) . (I.7) Ainsi, en appliquan t le lemme I.6.3 et la relation (I.7) i-dessus, on en déduit que n X i =1 res 2 C i ,P ( ω ) = n X i =1 res 2 e C i ,Q i ( π ∗ ω ) = − n X i =1 res 2 E ,Q i ( π ∗ ω ) . Soit Q un p oin t de E autre que Q 1 , . . . , Q n , la ourb e E est le seul p le la 2 -forme π ∗ ω au v oisinage de e p oin t. P ar onséquen t, d'après le lemme I.6.1 le 2 -résidu de π ∗ ω en Q le long de E est n ul. En reprenan t ( I.7 ), on en déduit que n X i =1 res 2 C i ,P ( ω ) = − n X i =1 res 2 E ,Q i ( π ∗ ω ) = − X Q ∈ E res 2 E ,Q ( π ∗ ω ) et ette somme est n ulle d'après le théorème I.7.1 . Étap e 2. Dans le as général, les ourb es C 1 , . . . , C n p euv en t être singulières en P et la m ultipliité d'in tersetion de deux d'en tre elles p eut être sup érieure ou égale à 2 . On réalise I.7. F o rmules de sommation 47 alors une désingularisation à roisemen ts normaux de la ourb e C 1 ∪ . . . ∪ C n . C'est-à-dire qu'à partir d'une séquene nie d'élatemen ts on obtien t un morphisme birationnel π : e S → S tel que la surfae e S v érie les propriétés suiv an tes. ( i ) Les ourb es e C 1 , . . . , e C n son t lisses en tout p oin t Q tel que π ( Q ) = P . ( ii ) P ar un p oin t Q tel que π ( Q ) = P passe au plus une ourb e e C i . ( iii ) L'in tersetion d'une ourb e e C i a v e la ourb e π − 1 ( { P } ) est de m ultipliité un. On app elle arbre de résolution l'image réipro que par π du p oin t P . Il s'agit d'une réunion de ourb es pro jetiv es de genre n ul. Les relations d'inidene en tre es diviseurs se représen ten t sous la forme d'un arbre que l'on notera A . E s, 1 · · · · · · · · · · · · · · · E s ′ ,n ′ s E 2 , 1 E 2 , 2 · · · · · · E 2 ,n 2 E 1 Noter que les feuilles de et arbre ne son t pas forémen t toutes au même étage, même si le diagramme i-dessus laisse supp oser le on traire. C'est la raison p our laquelle les indies des deux feuilles (extrémités sup érieures) représen tées son t diéren ts ( s et s ′ ). À présen t, nous allons appliquer les résultats de l'étap e prééden te aux sommets l'arbre A , en partan t de ses feuilles et en remon tan t à sa raine. Dans e qui suit, nous illustrerons notre tra v ail de la façon suiv an te. Si e C est un p le de π ∗ ω et Q un p oin t de e C , alors le 2 -résidu r de π ∗ ω en Q le long de e C apparaîtra dans un dessin sous la forme suiv an te. e C Q r P our tout diviseur E orresp ondan t à un sommet autre que la raine de l'arbre A , on app elle T le p oin t d'in tersetion de E a v e son asendan t et P j E l'ensem ble des p oin ts de e C j qui in terseten t E ou un de ses asendan ts dans l'arbre A . On note σ E := res 2 E ,T E ( π ∗ ω ) . Commençons par mon trer que p our tout diviseur E orresp ondan t à un sommet de l'arbre autre que sa raine, on a σ E = n X j =1 X Q ∈P j E res 2 e C j ,Q ( π ∗ ω ) . (R) Nous allons démon trer ette relation par réurrene sur les étages de l'arbre. Étap e 2.a. Soit E un diviseur orresp ondan t à une feuille de l'arbre. Il admet un unique asendan t dans l'arbre que l'on note E ′ et qui in tersete E en un p oin t T . P ar ailleurs, quitte à réordonner les indies des ourb es, e diviseur E in tersete les ourb es e C 1 , . . . , e C k en les p oin ts T 1 , 1 , . . . , T 1 ,l 1 , . . . , T k, 1 , . . . , T k,l k . On note enn r i,j := res 2 e C i ,T i,j ( π ∗ ω ) . La situation p eut être représen tée par la gure suiv an te. 48 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae T r 1 , 1 r 1 , 2 T 1 , 2 e C 1 E E ′ r k ,l k e C k T 1 , 1 T k ,l k D'après le tra v ail eetué dans l'étap e 1 , on sait que p our tout ouple ( i, j ) res 2 e C i ,T i,j ( π ∗ ω ) = r i,j = − res 2 E ,T i,j ( π ∗ ω ) . De plus, d'après le lemme I.6.1, la 2 -forme π ∗ ω a des résidus non n uls seulemen t en les p oin ts T i,j et T . Don, d'après la première form ule des résidus (théorème I.7.1 ), on obtien t σ E = res 2 E ,T ( π ∗ ω ) = − X i,j res 2 E ,T i,j ( π ∗ ω ) = X i,j r i,j . C'est-à-dire la relation (R) p our une feuille de l'arbre A . Le s héma suiv an t résume le tra v ail qui vien t d'être eetué. r 1 , 1 r 1 , 2 − r 1 , 2 T 1 , 2 e C 1 − r 1 , 1 T 1 , 1 r k ,l k − r k ,l k T k ,l k e C k E − P r i,j E ′ T σ E = P r i,j Notons que, omme ela apparaît sur le dessin i-dessus, en appliquan t de nouv eau le tra v ail eetué dans l'étap e 1 , on obtien t res 2 E ′ ,T ( π ∗ ω ) = − res 2 E ,T ( π ∗ ω ) = − X i,j res 2 e C i ,T i,j ( π ∗ ω ) . Étap e 2.b. Soit E un diviseur orresp ondan t à un sommet in termédiaire de l'arbre, 'est- à-dire un sommet qui n'est ni une feuille ni la raine. P ar réurrene, supp osons que la relation (R) est v ériée par tous les desendan ts (direts ou indirets) de E dans A . Notons E ′ l'asendan t diret de E dans A et D 1 , . . . , D r ses desendan ts direts. Soien t égalemen t e C 1 , . . . , e C q les ourb es 8 qui in terseten t E . On désigne par T , le p oin t d'in tersetion de E a v e E ′ . Les p oin ts d'in tersetion de E a v e D 1 , . . . , D r son t notés U 1 , . . . , U r et les p oin ts d'in tersetion de E a v e e C 1 , . . . , e C q son t notés T 1 , 1 , . . . , T 1 ,l 1 , . . . , T q, 1 , . . . , T Q,l q . On reprend la notation r i,j := res 2 e C j ,T i,j ( π ∗ ω ) . D'après l'h yp othèse de réurrene on a ∀ i ∈ { 1 , . . . , r } , res 2 D i ,U i ( π ∗ ω ) = σ D i . Don d'après le as n = 2 de l'étap e 1, on a ∀ i ∈ { 1 , . . . , r } , res 2 E ,U i ( π ∗ ω ) = − σ D i 8 Quitte à ré indier les ourb es. I.7. F o rmules de sommation 49 et ∀ j ∈ { 1 , . . . , q } , ∀ i ∈ { 1 , . . . , l q } , res 2 E ,T i,j ( π ∗ ω ) = − r i,j . Ainsi, d'après le théorème I.7.1 appliqué à E et π ∗ ω , on a σ E = res 2 E ,T ( π ∗ ω ) = − r X k =1 res 2 E ,U k ( π ∗ ω ) − X i,j res 2 E ,T i,j ( π ∗ ω ) = r X k =1 σ D k + X i,j r i,j et ette dernière somme n'est autre que σ E . La relation (R ) est don v ériée par E . Le dessin suiv an t résume le tra v ail eetué. D 1 - σ D 1 σ D 1 U 1 D r - σ D r U 2 σ D r E σ E r q ,l q r q , 1 − r q ,l q e C 1 r 1 , 1 T 1 , 1 − r 1 , 1 − r q , 1 T q , 1 T T q ,l q E ′ e C q e C q Étap e 2.. Considérons main tenan t E 1 la raine de l'arbre A . Ce dernier n'a pas d'asendan t. Reprenons les notations de l'étap e prééden te en e qui onerne ses desendan ts direts et les ourb es e C j qu'il in tersete. P ar un raisonnemen t analogue à elui qui a été eetué dans l'étap e prééden te, en appliquan t le théorème I.7.1 à E 1 et π ∗ ω on obtien t − r X k =1 σ D k − X i,j r i,j = 0 . (I.8) Or ette somme n'est autre que la somme n X i =1 X Q ∈P i E 1 res 2 e C i ,Q ( π ∗ ω ) = 0 , où l'on rapp elle que P i E 1 est l'ensem ble des p oin ts de e C i qui in tersete E 1 ou l'un de ses an tééden ts. C'est don l'ensem ble des p oin ts des ourb es e C i qui son t en v o y és sur P par π . On onlut en rapp elan t que, d'après la dénition I.6.6, on a X Q ∈P i E 1 res 2 e C i ,Q ( π ∗ ω ) = res 2 C i ,P ( ω ) . En om binan t ette relation a v e l'équation (I.8 ) on obtien t le résultat attendu, à sa v oir n X i =1 res 2 C i ,P ( ω ) = 0 . Remarque I.7.6. Noter que, dans la démonstr ation du thé or ème I.7.4 qui pr é è de, on n 'a appliqué le thé or ème I.7.1 qu'à des diviseurs app artenant à l'image r é ipr o que de P . Or, il a été signalé que la pr euve du thé or ème I.7.1 est évidente si la valuation de ω le long de C est 50 I. Résidus de 2-fo rmes sur une surfae sup érieur e ou é gale à − 1 . A ussi, il est imp ortant de signaler que, dans la pr euve qui pr é è de, la valuation de π ∗ ω le long d'un diviseur ex eptionnel E pr ovenant d'un é latement p eut êtr e inférieur e à − 2 . L e lemme suivant fournit une formule expliite de la valuation de π ∗ ω le long d'un tel diviseur ex eptionnel. Lemme I.7.7. Soit ω une 2 -forme r ationnel le sur S et P un p oint de S . On note C P , l'ensemble de toutes les ourb es irr é dutibles ontenues dans S et ontenant P . Soit π : e S → S l'é latement de S en P , alors la valuation de π ∗ ω le long du diviseur ex eptionnel E est donné e p ar la formule : val E ( π ∗ ω ) = 1 + X C ∈C P m P ( C ) val C ( ω ) , où m P ( C ) est la multipliité de C en P . Preuve . D'après [Har77 ℄ prop osition V.3.3, on a l'égalité de diviseurs ( π ∗ ω ) = π ∗ ( ω ) + E . Ensuite, d'après [Har77 ℄ prop osition V.3.6, la v aluation du diviseur π ∗ ( ω ) le long de E est v al E ( π ∗ ( ω )) = X C ∈C P m P ( C ) v al C ( ω ) . Remarquons égalemen t que la théorème I.7.4 p ermet d'étendre le lemme I.6.1 au as des ourb es singulières v oire même rédutibles. C'est e qui fera l'ob jet du orollaire I.7.9. P our énoner e dernier, nous a v ons b esoin de la on v en tion et la dénition i-dessous. Con v en tion. Soit C une ourb e quelonque plongée dans S et P un p oin t de S n'appartenan t pas à C , on dit alors que res 2 C,P ( ω ) = 0 . Dénition I.7.8 ( 2 -résidu en un p oin t d'une ourb e rédutible) . Soit C une ourb e r é dutible plongé e dans S et C 1 , . . . , C d ses omp osantes irr é dutibles. Soit P un p oint de C et ω une 2 -forme r ationnel le sur S . On dénit le 2 -r ésidu de ω en P le long de C p ar r es 2 C,P ( ω ) := d X i =1 r es 2 C i ,P ( ω ) . Corollaire I.7.9. Soit C une ourb e quel onque plongé e dans S et P un p oint de C . Soit une 2 -forme r ationnel le ω dont le lieu des p les au voisinage de P est ontenu dans C , alors r es 2 C,P ( ω ) = 0 . Preuve . On applique la deuxième form ule des résidus (théorème I.7.4 ) à ω , ses p les au v oisinage de P faisan t partie des omp osan tes irrédutibles de C . P our nir e hapitre, nous allons énoner la troisième form ule des résidus, qui est elle que nous appliquerons aux o des orreteurs dans le hapitre suiv an t. Noter que, dans le ha- pitre suiv an t nous manipulerons fréquemmen t des diviseurs. C'est e qui motiv e la dénition suiv an te. Dénition I.7.10 ( 2 -Résidu en un p oin t le long d'un diviseur) . Soit D un diviseur sur S . Pour toute 2 -forme r ationnel le ω et tout p oint P de S , on app el le 2 -r ésidu de ω en P le long de D et on noter a r es 2 D,P ( ω ) le 2 -r ésidu de ω en P le long du supp ort de D . I.7. F o rmules de sommation 51 A tten tion ! Noter qu'il ne s'agit pas exatemen t d'une extension de la dénition par linéarité. D'une ertaine façon, la dénition I.7.10 i-dessus autorise un abus de langage p our éviter d'a v oir à parler de 2 -r ésidu en un p oint le long du supp ort du diviseur D . En partiulier, il faut faire atten tion au fait que, selon ette dénition, le résidu d'une 2 -forme ω en un p oin t P le long d'un diviseur D est par exemple égal à elui de ω en P le long du diviseur 2 D . Théorème I.7.11 (T roisième form ule des résidus, [Lip84 ℄ hap. 12) . Soit S une surfa e pr oje tive lisse gé ométriquement intè gr e. Soient D a et D b deux diviseurs sur S dont l'in- terse tion des supp orts est un ensemble ni Z . Soit Ω 2 ( − D a − D b ) le fais e au de 2 -formes vériant lo alement ( ω ) ≥ − D a − D b . A lors, p our toute se tion glob ale ω du fais e au Ω 2 ( − D a − D b ) , on a X P ∈ S r es 2 D a ,P ( ω ) = X P ∈ Z r es 2 D a ,P ( ω ) = 0 . Preuve . La 2 -forme ω n'a pas de p les hors du supp ort de D a + D b . Don, d'après le orollaire I.7.9 , les 2 -résidus de ω le long de D a son t n uls en tout p oin t P n'appartenan t pas à Z , e qui nous donne la première égalité. La seonde égalité vien t de la première form ule des résidus (théorème I.7.1 ). En eet, soien t D a, 1 , . . . , D a,m a les omp osan tes irrédutibles du supp ort de D a . Le théorème I.7.1 en traîne ∀ i ∈ { 1 , . . . , m a } , X P ∈ D a,i res 2 D a,i ,P ( ω ) = 0 . De fait, en somman t es m a relations, on obtien t X P ∈ Supp D a res 2 D a ,P ( ω ) = 0 . Et il revien t au même de sommer sur tous les p oin ts de S puisque les 2 -résidus de ω le long de D a en un p oin t hors du supp ort de D a son t n uls par on v en tion. Remarque I.7.12. Sous les onditions du thé or ème I.7.11 , soit ω une se tion glob ale du fais e au Ω 2 ( − D a − D b ) . D'apr ès la deuxième formule des r ésidus (thm I.7.4 ) on a ∀ P ∈ S, r es 2 D a ,P ( ω ) = − r es 2 D b ,P ( ω ) . Par onsé quent l'énon é du thé or ème I.7.11 est symétrique, 'est-à-dir e qu'il r este vr ai si l'on é hange D a et D b . Deuxième partie Co des géométriques Chapitre I I Co des diérentiels sur une surfae Je vous jur e d'êtr e dé ent et de ne p as dir e un seul gr os mot ni rien qui blesse les onvenan es. Musset Il ne faut jur er de rien Dans e hapitre, nous allons appliquer les résultats du hapitre I. Le but est de onstruire des o des orreteurs d'erreurs en év aluan t les 2 -résidus de 2 -formes diéren tielles en des p oin ts rationnels d'une surfae algébrique. I I.1 Langage et Notations Soit X une v ariété géométriquemen t in tègre de dimension n dénie sur un orps k . On note O X son faiseau strutural. L'ensem ble des diviseurs de W eil sur X sera noté Div k ( X ) . Étan t donné un diviseur D sur S on note resp etiv emen t D + et D − ses parties eetiv es et non eetiv es. Les diviseurs D + et D − son t tous deux eetifs et D s'érit D = D + − D − . L'équiv alene linéaire sera notée ∼ . Si X est lisse, le group e Div k ( X ) / ∼ s'iden tie au group e de Piard de X que l'on notera Pi k ( X ) . Si X est une surfae lisse et que les supp orts de deux diviseurs D et D ′ n'on t pas de omp osan te irrédutible omm une, leur m ultipliité d'in tersetion en un p oin t P est notée m P ( D , D ′ ) . Étan t donné un diviseur G sur X , on note L ( G ) (resp. Ω n ( G ) ) le faiseau in v ersible des fontions rationnelles (resp. des n -formes rationnelles) sur X qui v érien t lo alemen t ( f ) ≥ − G ( resp. ( ω ) ≥ G ) . L'ensem ble des setions globales d'un faiseau F sera noté Γ( X , F ) et F P désignera sa bre en un p oin t P . En e qui onerne les faiseaux L ( G ) (qui seron t fréquemmen t utilisés), on utilisera la notation standard L ( G ) p our Γ( X , L ( G )) . Noter que, dans la littérature, le sym b ole Ω n ( G ) p eut désigner un faiseau in v ersible ou l'espae des setions globales du faiseau en question. Insistons don sur le fait que, dans e qui suit Ω n ( G ) désignera toujours un faiseau de n -formes. P our nir, soit ¯ k la lture algébrique de k , on note X la v ariété X := X × k ¯ k et, étan t donné un faiseau F sur X , on note F le tiré en arrière de F sur X . 55 56 I I. Co des diérentiels sur une surfae Imp o rtant. Dans tout e qui suit, sauf men tion on traire, si D 1 et D 2 son t deux diviseurs sur une surfae lisse S don t les supp orts n'on t pas de omp osan te irrédutible omm une, alors D a ∩ D b signiera in tersetion au sens de la théorie des s hémas . Il s'agit don d'une in tersetion tenan t ompte des m ultipliités et non d'une in tersetion ensem bliste. I I.2 Rapp els sur les o des onstruits à pa rtir de ourb es Dans ette setion, X désigne une ourb e algébrique pro jetiv e lisse au-dessus de F q . On se donne égalemen t un diviseur F q -rationnel G sur X et une famille de p oin ts P 1 , . . . , P n rationnels sur X et qui éviten t le supp ort de G . On note D le diviseur D := P 1 + · · · + P n . I I.2.1 Co des fontionnels et diérentiels La donnée des diviseurs G et D p ermet de onstruire deux o des diéren ts. Ces o des son t resp etiv emen t app elés o des fontionnels et o des diér entiels . Les premiers son t onstruits par év aluation de fontions en des p oin ts rationnels de X et les seonds par év aluation de résidus de formes diéren tielles en es mêmes p oin ts. Le o de fontionnel. Soit ev D l'appliation, ev D : L ( G ) → F n q f 7→ ( f ( P 1 ) , . . . , f ( P n )) . L'image de ette appliation est app elée o de fontionnel asso ié aux diviseurs D et G et notée C L,X ( D , G ) . Le o de diérentiel. Soit res D l'appliation, res D : Γ( X , Ω 1 ( G − D )) → F n q ω 7→ ( res P 1 ( ω ) , . . . , res P n ( ω )) . L'image de ette appliation est app elée o de diéren tiel asso ié aux diviseurs D et G et notée C Ω ,X ( D , G ) . Exemple I I.2.1 . Supp osons que X soit la droite pro jetiv e P 1 F q et que le diviseur G soit de la forme k P où P est un p oin t rationnel de P 1 F q . Alors, en prenan t p our D une somme de p oin ts rationnels autres que P , le o de fontionnel est un o de de Reed-Solomon et le o de diéren tiel un o de de Goppa lassique (f [HP95℄ exemples 3.3 et 3.4). I I.2.2 P a ramètres de es o des L'un des in térêts de es o des est que l'on disp ose d'outils simples pro v enan t de la théorie des ourb es algébriques p our en év aluer les paramètres. • Le théorème de Riemann-Ro h p ermet de minorer, v oire d'év aluer exatemen t la di- mension de es o des. • Le fait que le degré d'un diviseur prinipal soit n ul p ermet d'obtenir de façon élémen taire une b orne inférieure p our la distane minimale d'un o de fontionnel. Un raisonnemen t analogue sur le degré d'un diviseur anonique fournit une métho de de minoration de la distane minimale d'un o de diéren tiel. Nous ren v o y ons le leteur aux référenes [Ste99 ℄, [Sti93 ℄ et[TV91℄ p our plus de détails sur es propriétés (la liste n'est bien sûr pas exhaustiv e). I I.3. Co des géométriques onstruits à pa rtir de surfaes algéb riques 57 Conernan t la distane minimale d min , on obtien t p our les o des fontionnels la minoration n − k + 1 − g ≤ d min , où k désigne la dimension du o de et g le genre de la genre de la ourb e. Ainsi on sait que es o des son t toujours à g de la b orne de singleton . C'est l'une des raisons qui a motiv é les nom breux tra v aux eetués autour de l'étude des o des géométriques duran t les 25 dernières années. I I.2.3 Relation d'o rthogonalité et déo dage Un autre in térêt de es o des est que l'on disp ose d'une relation d'orthogonalité en tre le o de fontionnel et le o de diéren tiel, à sa v oir C Ω ,X ( D , G ) = C L,X ( D , G ) ⊥ . La preuv e de ette relation est une onséquene de la form ule des résidus p our l'inlusion ⊆ et du théorème de Riemann-Ro h qui fournit une égalité de dimension en tre es o des en traînan t l'inlusion réipro que. Nous ren v o y ons le leteur à [TV91℄ théorème 3.1.44 ou [Sti93 ℄ théorème I I.2.8 p our plus de détails sur e résultat. Noter que, ette relation d'orthogonalité est l'outil de base de la ma jorité des algorithmes de déo dage (v oir [HP95 ℄ ou [HVP98℄ ). I I.2.4 Deux onstrutions distintes mais une seule lasse de o des Un dernier résultat bien onn u onernan t es o des est que tout o de diéren tiel est un o de fontionnel asso ié à d'autres diviseurs et réipro quemen t. Plus préisémen t, étan t donnés deux diviseurs D et G omme préédemmen t, il existe un diviseur anonique K tel que C Ω ,X ( D , G ) = C L,X ( D , K − G + D ) . Le diviseur K est elui d'une forme diéren tielle don t les résidus en les p oin ts du supp ort de D son t tous égaux à 1 . L'existene d'un tel diviseur est une onséquene du théorème d'appro ximation faible dans les orps de fontions ([Sti93℄ théorème I.3.1). Aussi, si l'on souhaite étudier es o des, on p eut sans p erte de généralité se restreindre à l'étude de o des issus d'une seule des deux onstrutions. Généralemen t, on se fo alise sur les o des fontionnels don t la onstrution sem ble plus aessible, les fontions étan t un ob jet plus in tuitif que les formes diéren tielles. Remarque I I.2.2. Il est toutefois intér essant de noter que la pr emièr e onstrution de o des gé ométriques fut donné e p ar V.D. Gopp a en 1981 dans l'artile [Gop81 ℄. Dans et artile, les o des intr o duits sont des o des diér entiels. Sans doute p ar e qu'il sont une génér alisation des o des de Gopp a lassiques. I I.3 Co des géométriques onstruits à pa rtir de surfaes algéb riques Si de telles onstrutions son t p ossibles sur les ourb es, il est naturel de s'in terroger sur les p ersp etiv es d'extension de es onstrutions à des v ariétés de dimension sup érieure. I I.3.1 Cadre Dans e qui suit et jusqu'à la n de e hapitre, S désignera une surfae algébrique pro jetiv e lisse dénie au-dessus d'un orps ni F q . Sauf men tion on traire, lorsque l'on parlera de ourb e p ongée dans S , il s'agira de ourb e dénie sur F q . On se donne égalemen t 58 I I. Co des diérentiels sur une surfae un diviseur F q -rationnel G sur S et une famille de p oin ts rationnels P 1 , . . . , P n de S qui éviten t le supp ort de G . On app elle ∆ le 0 -yle sur S déni par ∆ := P 1 + · · · + P n . Notons que ∆ joue plus ou moins le rle du diviseur D de la setion prééden te. Nous a v ons ep endan t hoisi de le noter a v e une lettre greque ar e n'est plus un diviseur mais un 0 -yle. D'une façon générale, dans tout e qui suit, les lettres latines ma jusules désigneron t des diviseurs et les lettres greques ma jusules des 0 -yles. Enn, signalons dès à présen t que la diérene de dimension en tre ∆ et G sera à l'origine de la plupart des diultés que p osen t la onstrution et l'étude des o des diéren tiels sur des surfaes. I I.3.2 Co des fontionnels Comme nous l'a v ons dit préédemmen t, la onstrution fontionnelle présen tée dans le as des ourb es se généralise à des v ariétés de dimension quelonque (v oir [ VM84 ℄ I.3.1). P our e faire, on dénit l'appliation ev ∆ : L ( G ) → F n q f 7→ ( f ( P 1 ) , . . . , f ( P n )) . L'image de ette appliation est app elée o de fontionnel sur S asso ié à ∆ et G et est notée C L,S (∆ , G ) . L'étude des paramètres de e t yp e de o de est nettemen t plus ardue que dans le as des ourb es. Sur la longueur du o de. Si l'on v eut étudier l'asymptotique des o des onstruits sur des surfaes algébriques, on doit disp oser de mo y ens d'év aluer le nom bre de p oin ts rationnels d'une surfae sur un orps ni. La b orne de W eil-Deligne (v oir [Del74 ℄) v alable p our des v a- riétés de dimension quelonque p ermet de ma jorer e nom bre de p oin ts. La haud et T sfasman on t donné des estimations plus préises de e nom bre de p oin ts via des form ules expliites dans [L T97 ℄. Sur la dimension. En dimension sup érieure ou égale à 2 , le théorème de Riemann-Ro h se omplique. Aussi, l'év aluation de la dimension de e t yp e de o de est en général plus ardue. Cep endan t, dans les exemples étudiés dans la littérature, le diviseur G est presque toujours un diviseur très ample obten u par in tersetion de S a v e une h yp ersurfae. Dans e as, l'év aluation de la dimension du o de se ramène au alul élémen taire de la dimension d'espaes de p olynmes en plusieurs v ariables et de degré total b orné. Sur la distane minimale. Alors que l'on disp osait failemen t de la distane minimale onstruite de Goppa ( designe d minimal distan e ) dans le as des ourb es (v oir [Sti93℄ def I I.2.4), dans le as des v ariétés de dimension sup érieure, la minoration de la distane minimale d'un o de fontionnel devien t un problème innimen t plus omplexe. Elle revien t à ma jorer le nom bre maximal de p oin ts rationnels du lieu d'ann ulation d'un élémen t de L ( G ) . Les référenes itées dans l'in tro dution (page 14 ) p orten t prinipalemen t sur la résolution de e problème lorsque S appartien t à une lasse sp éique de surfaes. Remarque I I.3.1. Notons que L ahaud pr op ose dans [L a88 ℄ une onstrution sensiblement diér ente du o de fontionnel. Cette appr o he a été r eprise p ar un ertain nombr e des auteurs pr é é demment ités tels que A ubry, Edoukou et Sør ensen. L'annexe D est onsar é e à ette autr e onstrution et au moyen de la r elier à el le pr ésenté e i-dessus. P assons main tenan t à une première appro he de la onstrution de o des diéren tiels sur une surfae. I I.3. Co des géométriques onstruits à pa rtir de surfaes algéb riques 59 I I.3.3 Co des diérentiels P our réaliser une onstrution analogue à elle qui a été présen tée en setion I I.2.1 , il faut plus que la donnée de G et ∆ . En eet, on souhaiterait év aluer les 2 -résidus de 2 -formes a y an t des p les presrits. Il faut don in tro duire un nouv eau diviseur que l'on notera D et qui, d'une ertaine manière, jouera le rle 1 du diviseur du même nom dans la onstrution de o des diéren tiels sur une ourb e. Il faut égalemen t que l'on év alue les 2 -résidus le long de ertains p les de ω mais pas tous. En eet, d'après le théorème I.7.4 si l'on év alue le 2 -résidu de ω en un p oin t le long de tous ses p les, on obtien t zéro. Il faut don déomp oser le diviseur D en deux parties distintes. C'est e qui motiv e la dénition suiv an te. Dénition I I.3.2. Soient D a et D b deux diviseurs sur S dont les supp orts n 'ont p as de omp osante irr é dutible ommune et soit D la somme de es deux diviseurs. On dénit l'ap- pli ation r es 2 D a , ∆ : Γ( S, Ω 2 ( G − D )) → F n q ω 7→ ( r es 2 D a ,P 1 ( ω ) , . . . , r es 2 D a ,P n ( ω )) . L'image de ette appli ation est app elé e o de diér entiel asso ié à ∆ , D a , D b et G . On le note C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) . Remarque I I.3.3. On p eut é galement onstruir e une appli ation r es 2 D b , ∆ en é hange ant D a et D b dans l'énon é de la dénition II.3.2 . L e thé or ème I.7.4 entr aîne r es 2 D a , ∆ = − r es 2 D b , ∆ . De e fait, les appli ations sont diér entes mais ont même image. L a onstrution du o de ne dép end don p as de l'or dr e des éléments dans le ouple ( D a , D b ) . Remarque I I.3.4. L'appli ation r es 2 D a , ∆ p eut en fait êtr e dénie sur Ω 2 F q ( S ) / F q tout en- tier. A ussi, on s'autoriser a à l'appliquer à des 2 -formes quel onques de Ω 2 F q ( S ) / F q voir e de Ω 2 F q ( S ) / F q . Cet abus de notation ser a p ar exemple utilisé dans la dénition II.3.5 . La dénition I I.3.2 n'est pas omplètemen t satisfaisan te, ar il n'y a pas de lien en tre le ouple ( D a , D b ) et ∆ . De fait, il se p eut par exemple que les supp orts de D a et D b ne se roisen t en auun p oin t du supp ort de ∆ , e qui, d'après le orollaire I.7.9, donnerait un o de n ul. Nous allons don in tro duire une nouv elle notion p ermettan t de relier un 0 -yle sur S à une paire de diviseurs. Notons que ette dénition (dénition I I.3.5 ) p ourra sem bler in utilemen t ompliquée au premier ab ord. Cep endan t, les ommen taires en setion I I.3.6 justieron t à p osteriori la p ertinene de e hoix. I I.3.4 P aires de diviseurs ∆ -onvenables Commençons par se donner un ahier des harges. On souhaite disp oser des propriétés suiv an tes. ( a ) On aimerait que les o des diéren tiels onstruits à partir de ∆ , G et du ouple ( D a , D b ) n'aien t pas une o ordonnée systématiquemen t n ulle. On souhaiterait don que p our tout p oin t P appartenan t au supp ort de ∆ , il existe une setion de Ω 2 ( G − D ) qui n'ann ule pas l'appliation res 2 D a ,P . ( b ) Notre but est égalemen t d'obtenir une relation d'orthogonalité en tre les o des C L,S (∆ , G ) et C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) . P our e faire, nous allons utiliser la troisième form ule des résidus (théorème I.7.11 ) et adopter une démar he pro he de elle qui est utilisée dans le as des ourb es. 1 On a signalé en setion I I.3.1 que ∆ jouait le rle du diviseur D dans le as des ourb es. En réalité, dans le as des o des diéren tiels sur des surfaes deux ob jets de dimension diéren te endossen t le rle joué par le diviseur D dans le as des ourb es. Il y a d'un té le 0 -yle ∆ et d'un autre la paire de diviseurs ( D a , D b ) . 60 I I. Co des diérentiels sur une surfae La dénition suiv an te rép ond à e ahier des harges. Dénition I I.3.5. Soient D a et D b deux diviseurs sur S dont les supp orts n 'ont p as de omp osante irr é dutible ommune et soit D le diviseur D := D a + D b . L a p air e ( D a , D b ) est dite ∆ - onvenable si el le vérie les onditions suivantes. ( i ) Pour tout p oint P de S , l'appli ation r es 2 D a ,P : Ω 2 ( − D ) P → F q est O S ,P -liné air e. On r app el le que Ω 2 ( − D ) P désigne la br e en P du tir é en arrièr e sur S du fais e au Ω 2 ( − D ) ( ii ) L'appli ation r es 2 D a ,P dénie i-dessus est surje tive p our tout p oint P app artenant au supp ort de ∆ et nul le p our tout autr e p oint de S . A tten tion. Même si les propriétés requises dans la dénition I I.3.5 son t d'ordre géométriques, 'est-à-dire qu'elles onernen t S , les diviseurs D a et D b son t rationnels , 'est-à-dire dénis sur F q . Remarque I I.3.6. L a strutur e de O S ,P -mo dule de F q est induite p ar l'appli ation d'éva- luation f → f ( P ) . A ussi, la ondition ( i ) signie que p our toute fontion f r é gulièr e au voisinage de P et tout germe de 2 -forme ω app artenant à Ω 2 ( − D ) P , on a r es 2 D a ,P ( f ω ) = f ( P ) r es 2 D a ,P ( ω ) . Notons é galement que si ( D a , D b ) vérie ( i ) , alors l'appli ation r es 2 D a ,P s'annule sur m S ,P Ω 2 ( − D ) P . Remarque I I.3.7. Par un r aisonnement analo gue à elui qui est utilisé dans la r emar que II.3.3 , on montr e aisément que si ( D a , D b ) est ∆ - onvenable, alors l'appli ation r es 2 D b , ∆ vérie les mêmes pr opriétés de O S -liné arité que r es 2 D a , ∆ . Par onsé quent la notion de ∆ - onvenan e est symétrique. ( D a , D b ) est ∆ - onvenable ⇐ ⇒ ( D b , D a ) est ∆ - onvenable . Nous allons main tenan t donner une ritère de ∆ -on v enane faisan t in terv enir des pro- priétés d'in tersetion en tre les omp osan tes des diviseurs D a et D b . Prop osition I I.3.8 (Critère de ∆ -on v enane) . Soit ( D a , D b ) une p air e de diviseurs dont les supp orts n 'ont p as de omp osante irr é dutible ommune et soit D la somme de es deux divi- seurs. Si D a et D b vérient les onditions suivantes, alors la p air e ( D a , D b ) est ∆ - onvenable. (1) Pour tout P app artenant au supp ort de ∆ , il existe une ourb e irr é dutible C dénie sur F q , lisse en P tel le que, sur un voisinage U de P on ait D a + | U = C ∩ U ou D b + | U = C ∩ U et m P ( C, D − C ) = 1 . (2) Pour tout p oint gé ométrique P de S n 'app artenant p as au supp ort de ∆ , alors l'un des diviseurs D ∗ = D a ou D ∗ = D b vérie les onditions suivantes. Pour toute omp osante F q -irr é dutible C de D + ∗ ontenant P , on a : (a) la ourb e C est lisse en P ; (b) la ourb e C app ar aît dans la dé omp osition de D ∗ en ombinaison Z -liné air e de omp osantes F q -irr é dutibles ave le o eient 1 ; () m P ( C , D − C ) ≤ 0 . Remarque I I.3.9. Ce ritèr e, quoique te hnique pr ésente un avantage majeur, il p ermet de onstruir e des p air es de diviseurs ∆ - onvenables. L a pr euve de la pr op osition II.4.7 fournit un algorithme de onstrution d'une p air e ∆ - onvenable étant donné un 0 -yle ∆ (voir aussi r emar que II.4.8 ). A v an t de fournir une démonstration de ette prop osition, nous allons faire quelques re- marques. Nous donnerons ensuite quelques illustrations p our ten ter de se dév elopp er une in tuition des onditions exigées par le ritère. I I.3. Co des géométriques onstruits à pa rtir de surfaes algéb riques 61 Remarque I I.3.10. Dans la ondition (2 ) de la pr op osition II.3.8 , le fait que D ∗ soit D a ou D b dép end du p oint P . En d'autr es termes, en haque p oint P de S évitant le supp ort de ∆ , les onditions (2a ), (2b ) et (2) doivent êtr e vérié es soit p ar D a , soit p ar D b . Par ail leurs, le diviseur D ∗ p eut-êtr e nul au voisinage de P ('est d'ail leurs e qui arrive en pr esque tout p oint de S ). Dans e as, les onditions ( 2a), (2b) et (2) sont trivialement vérié es. De fait, si au voisinage d'un p oint P de S , l'un des diviseurs D a ou D b est nul, 'est elui que l'on hoisit p our jouer le r le de D ∗ . Cela p ermet de se r amener à un nombr e ni de véri ations. Dans tout e qui suivra nous utiliserons le o de de ouleurs suiv an t. D + a D − a D + b D − b Nous allons illustrer les onditions du ritère. P our e faire, nous allons représen ter des situations dans lesquelles es situations son t v ériées et d'autres dans lesquelles elles ne le son t pas. Ces onditions son t lo ales. Nous allons don présen ter deux séries de gures. La première série orresp ond au v oisinage d'un p oin t du supp ort de ∆ et la seonde au v oisinage d'un p oin t géométrique de S non on ten u dans le supp ort de ∆ . En un p oin t P du supp ort de ∆ . Dans le tableau qui suit, les gures de la olonne de gau he représen ten t des situations où la ondition (1) du ritère est v ériée. Dans e tableau ainsi que dans elui qui suit, on supp ose que les ourb es représen tées apparaissen t dans l'expression de D a (resp. de D b ) a v e o eien t 1 . Vériées Non v ériées P P 62 I I. Co des diérentiels sur une surfae P P P P En un p oin t P n'appartenan t pas au supp ort de ∆ . Les gures de la olonne de gau he représen ten t des situations ou les onditions (2a ), (2b ) et (2) son t v ériées. Dans la olonne de droite elle ne le son t pas. Vériées Non v ériées P P P P I I.3. Co des géométriques onstruits à pa rtir de surfaes algéb riques 63 P P P P Remarque I I.3.11. L e dernier exemple de la olonne de gauhe p eut surpr endr e. Pour le ompr endr e, on p ourr a se r éfér er à la r emar que II.3.10 . La démonstration de la prop osition I I.3.8 néessite le lemme et le orollaire qui suiv en t. Lemme I I.3.12. Soient C une ourb e F q -irr é dutible plongé e dans S et P un p oint lisse de C . Soit ω une 2 -forme sur S admettant un p le simple le long de C . A lors, le 1 -r ésidu de ω le long de C vérie val P ( r es 1 C ( ω )) = m P ( C , ( ω ) + C ) . Remarque I I.3.13. On dé duit de e lemme que le diviseur ( r es 1 C ( ω )) sur C est é gal à i ∗ (( ω ) + C ) , où i désigne l'inje tion natur el le i : C ֒ → S . Cette r elation est utilisé e p ar Serr e dans [Ser59 ℄ IV.8 lemme 2, p our démontr er la formule d'adjontion. Preuve du lemme I I.3.12 . Soien t ϕ, ψ et v des équations lo ales resp etiv es des diviseurs ( ω ) + C + , ( ω ) + C − et C au v oisinage de P . Soit u un élémen t de F q ( S ) tel que ( u, v ) soit une ( P, C ) -paire forte. Il existe une fontion h sur S régulière et in v ersible au v oisinage de P telle que ω = h ϕ ψ du ∧ dv v . Le 1 -résidu de ω le long de C est ¯ h ¯ ϕ ¯ ψ − 1 d ¯ u et ¯ h est une fontion sur C régulière et in v ersible au v oisinage de P . P ar onséquen t la v aluation en P de ¯ hd ¯ u est n ulle et v al P ( res 1 C ( ω )) = v al P ( ¯ ϕ ) − v al P ( ¯ ψ ) . De plus, m P ( C , ( ω ) + C ) = m P ( C , (( ω ) + C ) + ) − m P ( C , (( ω ) + C ) − ) . (I I.1) On utilise ensuite la dénition de la m ultipliité d'in tersetion, m P ( C , (( ω ) + C ) + ) = dim F q O S ,P / ( ϕ, v ) = dim F q O C ,P / ( ¯ ϕ ) = v al P ( ¯ ϕ ) . (I I.2) De même, m P ( C , (( ω ) + C ) − ) = v al P ( ¯ ψ ) . (I I.3) En injetan t les résultats de ( I I.2) et (I I.3) dans l'expression (I I.1), on obtien t le résultat re her hé. 64 I I. Co des diérentiels sur une surfae Corollaire I I.3.14. Soient C une ourb e F q -irr é dutible plongé e dans S et P un p oint lisse de C . Soit ω une 2 -forme sur S tel le que val C ( ω ) ≥ − 1 et m P ( C , ( ω ) + C ) ≥ − 1 . A lors, p our toute fontion r ationnel le f sur S r é gulièr e au voisinage de P , on a r es 2 C ,P ( f ω ) = f ( P ) r es 2 C ,P ( ω ) . Preuve . Soien t ( u, v ) une ( P, C ) -paire forte et f une fontion rationnelle sur S régulière au v oisinage de P . Il existe une fontion rationnelle ψ sur S régulière au v oisinage de C telle que ω = ψ du ∧ dv v . P osons µ := res 1 C ( ω ) = ¯ ψ d ¯ u. Comme ω est de v aluation sup érieure à − 1 et f de v aluation p ositiv e le long de C , on a res 1 C ( f ω ) = ¯ f µ. D'après le lemme I I.3.12 , la v aluation de µ en P est sup érieure ou égale à − 1 , don res P ( ¯ f µ ) = ¯ f ( P ) res P ( µ ) = ⇒ res 2 C ,P ( f ω ) = f ( P ) res 2 C ,P ( ω ) . Preuve de la pr oposition I I.3.8 . Soit ( D a , D b ) une paire de diviseurs v érian t le ritère, 'est-à-dire les onditions (1), (2a ), (2b) et (2) de la prop osition I I.3.8 . Mon trons qu'elle v érie alors les onditions ( i ) et ( ii ) de la dénition de ∆ -on v enane. Condition ( i ) . Soien t P un p oin t appartenan t au supp ort de ∆ et ω un germe de 2 -forme appartenan t à Ω 2 ( − D ) P . D'après la ondition (1 ), il existe une ourb e irrédutible C qui est égale à D + a ou D + b au v oisinage de P . D'après la remarque I I.3.7 , on p eut supp oser sans p erte de généralité que C est égale à D + a au v oisinage de P . De fait, res 2 D a ,P ( ω ) = res 2 C,P ( ω ) . De plus, la m ultipliité d'in tersetion en P de C et D b est inférieure à 1 don m P ( C, ( ω ) + C ) ≥ − 1 . Ainsi, omme la 2 -forme ω est de v aluation sup érieure ou égale à − 1 le long de C , d'après le orollaire I I.3.14 , l'appliation res 2 C,P (don res 2 D a ,P ) restrein te à Ω 2 ( − D ) P est O S ,P -linéaire. Condition ( ii ) . Soit P un p oin t de S hors du supp ort de ∆ . Enore d'après la remarque I I.3.7 , on p eut supp oser que le D a est le diviseur D ∗ de la ondition (2) de la prop osition I I.3.8 . P ar onséquen t, toute omp osan te F q -irrédutible C du supp ort de D + a on tenan t P est lisse en e p oin t, apparaît dans D a a v e le o eien t 1 et v érie m P ( C , D − C ) ≤ 0 . (I I.4) Soien t C une telle omp osan te et ω un germe de 2 -forme appartenan t à Ω 2 ( − D ) P . D'après la ondition (2b), ω est de v aluation sup érieure ou égale à − 1 le long de C . D'après le lemme I I.3.12 , l'inégalité (I I.4) en traîne que le 1 -résidu res 1 C ( ω ) de ω le long de C est de v aluation p ositiv e en P . De fait, le 2 -résidu de ω en P le long de C est n ul. Cette assertion est v alable p our toute omp osan te F q -irrédutible de D + a au v oisinage de P , d'après la dénition I.7.10 , on en déduit que res 2 D a ,P ( ω ) = 0 . I I.3. Co des géométriques onstruits à pa rtir de surfaes algéb riques 65 I I.3.5 Exemples de diviseurs ∆ -onvenables. Le plan p rojetif Si S est le plan pro jetif P 2 F q et X , Y , Z des o ordonnées homogènes sur S . Soien t U la arte ane U := { Z 6 = 0 } et ∆ la somme formelle de tous rationnels de U . P our tout élémen t α appartenan t à F q , on dénit les droites L a,α := { X = α } et L b,α := { Y = α } , puis les diviseurs D a := X α ∈ F q L a,α et D b := X α ∈ F q L b,α . La gure suiv an te représen te ette paire de diviseurs dans le as où le orps de base est F 3 . La droite en p oin tillés ns est la droite à l'inni et les • représen ten t les élémen ts du supp ort de ∆ . Z = 0 La paire ( D a , D b ) v érie le ritère de la prop osition I I.3.8 . En eet, soit P un p oin t du supp ort de ∆ de o ordonnées homogènes ( α : β : 1) , alors L a,α (resp. L b,β ) est la seule omp osan te de D a (resp. D b ) passan t par P , es deux omp osan tes son t lisses en P et s'in terseten t a v e m ultipliité 1 . En un p oin t géométrique P de S n'appartenan t pas au supp ort de ∆ , au moins l'un des diviseurs D a ou D b ne p ossède pas P dans son supp ort, on lui fait don jouer le rle de D ∗ (v oir remarque I I.3.10 ). Le p ro duit de deux droites p rojetives Supp osons que S est la v ariété P 1 F q × P 1 F q . Soit (( U, V ) , (( X , Y )) un système de o ordon- nées bihomogènes sur S . Soien t W la arte ane W := { V 6 = 0 } ∩ { Y 6 = 0 } et ∆ la somme des p oin ts rationnels de W . P our tout α appartenan t à F q , on in tro duit les droites L a,α := { U = α } et L b,α := { X = α } , puis les diviseurs D a := X α ∈ F q L a,α et D b := X α ∈ F q L b,α . La gure suiv an te représen te ette paire de diviseurs dans le as où le orps de base est F 3 . Les droites en p oin tillés ns orresp onden t aux deux droites à l'inni et les • représen ten t les élémen ts du supp ort de ∆ . 66 I I. Co des diérentiels sur une surfae Y = 0 V = 0 On mon tre aisémen t que le ouple de diviseurs ainsi onstruit satisfait le ritère de la prop o- sition I I.3.8, 'est don un ouple de diviseurs ∆ -on v enable. Remarque I I.3.15. L a onstrution i-dessus s'étend aisément au as où S est un pr o duit de deux ourb es admettant toutes deux des p oints r ationnels. Quadriques lisses de P 3 Sur un orps algébriquemen t los, une quadrique lisse s'obtien t à partir de P 2 en élatan t deux p oin ts P et Q puis en on tratan t la transformée strite l'unique droite on tenan t es deux p oin ts. De fait, une quadrique lisse de P 3 est toujours géométriquemen t isomorphe à un pro duit de deux droites pro jetiv es. Si le orps de base est un orps ni F q , on distingue deux lasses d'isomorphisme de quadriques lisses dans P 3 . Les quadriques h yp erb oliques son t F q -isomorphes à P 1 × P 1 et orresp onden t au as où les p oin ts P et Q son t rationnels. Les quadriques elliptiques son t F q 2 -isomorphes à P 1 × P 1 et orresp onden t au as où les p oin ts P et Q son t dénis sur F q 2 et onjugués sous l'ation de Gal ( F q 2 / F q ) . De e fait, on p eut remarquer une relation en tre les ouples de diviseurs ∆ -on v enables des deux exemples prééden ts. P artons de l'exemple où S est le plan pro jetif. App elons P et Q les p oin ts de onours resp etifs des omp osan tes de D a et D b et D la droite qui relie es deux p oin ts. Alors, le pro essus d'élatemen ts et on trations dérit i-dessus p ermet d'obtenir le ouple de diviseurs ∆ -on v enables de l'exemple où S est P 1 × P 1 à partir de elui où S est P 2 , par le pro édé suiv an t D P Q E P e D E Q Les ourb es E P et E Q de la gure en trale son t les diviseurs exeptionnels orresp ondan t resp etiv emen t à P et Q . Dans la dernière gure, les ourb es en p oin tillés son t les images de E P et E Q après on tration de e D . I I.3. Co des géométriques onstruits à pa rtir de surfaes algéb riques 67 Constrution d'un diviseur ∆ -onvenable sur une quadrique elliptique de P 3 . Dans et exemple, on supp ose que le orps de base F q est de aratéristique diéren te de 2 . On onsidère une quadrique elliptique Q plongée dans P 3 . Soit P ∞ un p oin t rationnel de Q et ∆ , la somme de tous les p oin ts rationnels de Q sauf P ∞ . D'après les ommen taires sur les quadriques donnés page 66 , la surfae Q se onstruit à partir de P 2 en élatan t un p oin t fermé de degré 2 puis en on tratan t la transformée strite de l'unique droite rationnelle on tenan t e p oin t. Nous allons onstruire notre paire de diviseurs ∆ -on v enable à partir de P 2 . On onsidère le plan pro jetif m uni d'un système de o ordonnées homogènes ( X, Y , Z ) . Soit D , la droite d'équation Z = 0 et P un p oin t fermé de D de degré 2 . On notera p et p σ les p oin ts orresp ondan ts après extension des salaires de degré 2 , l'exp osan t σ représen te le onjugué sous l'ation du F röb enius. On p ose ∆ 1 , la somme des p oin ts rationnels de P 2 r D . Après élatemen t de P et on tration de la transformée strite e D de D , on obtien t une quadrique elliptique, l'image de ∆ 1 par ette op ération est ∆ . Soien t L la droite d'équation X = 0 et s la symétrie d'axe L dénie par s : ( x : y : z ) 7→ ( x : − y : z ) . On rapp elle que la aratéristique du orps F q est supp osée diéren te de deux dans et exemple. De e fait, l'appliation i-dessus n'est pas l'iden tité. Constrution de D a . Soit α ∈ F q 2 r F q don t la trae α + α q sur F q est n ulle. Soit v ∈ F 2 q 2 , le v eteur v := (1 , α ) . Le onjugué v σ de v est égal au symétrique de v par s . On onsidère l'ensem ble de oniques rationnelles on tenan t P et admettan t { v , v σ } omme v eteur tangen t en e p oin t. Le système linéaire orresp ondan t est de dimension 1 , il y a don q + 1 oniques rationnelles satisfaisan t es on train tes. L'une d'en tre elles est la droite double 2 D , les autres son t notées C a 1 , . . . , C a q . v v σ C a k D L C a q p σ p C a 1 La gure est de plus in v arian te par s . Remarque I I.3.16. Comme ela app ar aît, l'une des oniques noté e C a k dans la gur e est dé génér é e, el le est r éunion de deux dr oites quadr atiques onjugué es. On p ose D a := q X i =1 C a i . 68 I I. Co des diérentiels sur une surfae Constrution de D + b . On se donne un autre v eteur w ∈ F 2 q 2 r F 2 q don t le onjugué oïnide a v e son image par s et on onstruit une seonde famille de oniques C b 1 , . . . , C b q omme dans l'étap e prééden te. On p ose D + b := q X i =1 C b i . Ce diviseur est égalemen t in v arian t sous l'ation de la symétrie s . Les diviseurs D a et D + b son t tous deux linéairemen t équiv alen ts à 2 q L où L est la lasse d'équiv alene linéaire d'une droite quelonque de P 2 . Le pro duit d'in tersetion de es divi- seurs est don 4 q 2 . Il v a don falloir éliminer des p oin ts en a joutan t à D b une partie négativ e. Prenons le temps de dérire le 0 -yle d'in tersetion D a ∩ D + b . (1) T ous les p oin ts du supp ort de ∆ y apparaissen t. Les p oin ts doubles orresp onden t à une tangene en tre un élémen t du supp ort de D a et un du supp ort de D b . L'in v ariane de es deux diviseurs sous l'ation de s en traîne que les p oin ts doubles son t sur l'axe de symétrie L . On a don dans e 0 -yle les q 2 p oin ts du supp ort de ∆ 1 don t q p oin ts de L qui apparaissen t a v e o eien t 2 . (2) La m ultipliité d'in tersetion de D a et D + b en p (resp. p σ ) est q 2 , don le p oin t P apparaît q 2 fois dans e 0 -yle. (3) Il reste don q 2 − q p oin ts géométriques à iden tier dans e 0 -yle. Ils s'agit en fait de ( q 2 − q ) / 2 p oin ts de degré 2 pro v enan t de l'in tersetion d'un élémen t de Supp ( D a ) et d'un élémen t de Supp ( D b ) . Constrution de D − b . P our onstruire D − b , nous allons a v oir b esoin de donner des équations expliites p our D a et D + b . Soit a ∈ F × q r F × q 2 et α ∈ F q 2 une raine arrée de a . On p eut supp oser que le p oin t p est de o ordonnées (1 : α : 0) . On p eut alors se on v ainre du fait que les deux équations suiv an tes fournissen t de b ons andidats p our D a et D + b . H a = Y t ∈ F q ( x 2 + y 2 + tz 2 ) et H b = Y t ∈ F q (( x − z ) 2 + y 2 + tz 2 ) = Y t ′ ∈ F q ( x 2 + y 2 − 2 xz + t ′ z 2 ) . T rouv er un p oin t d'in tersetion dans le plan ane de D a et D + b revien t à trouv er un p oin t d'in tersetion en tre une onique du supp ort de D a et une onique du supp ort de D b . Ce qui revien t à résoudre le système : x 2 + y 2 + t = 0 x 2 + y 2 − 2 x + u = 0 ⇐ ⇒ x 2 + y 2 + t = 0 x = t − u 2 ⇐ ⇒ x = t − u 2 y 2 = t − ( t − u 2 ) 2 . On v érie ensuite que l'appliation ( t, u ) → t − ( t − u ) 2 / 4 est surjetiv e de F q × F q dans F q . En d'autres termes les p oin ts d'in tersetions dans le plan ane de deux telles oniques son t soit des p oin ts F q -rationnels du plan ane soit des p oin ts de la forme ( s, τ ) où s est un élémen t de F q et τ un élémen t de F q 2 r F q don t le arré est dans F q . Rapp elons que les p oin ts doubles dans l'in tersetion de D a et D + b son t tous sur l'axe de symétrie, à sa v oir la droite d'équation y . Aussi, le diviseur eetif d'équation H c := y Y s ∈ F × q r F × q 2 ( y 2 − sz 2 ) fournit un b on andidat p our le diviseur D − b . On p ose alors D b := D + b − D − b . I I.3. Co des géométriques onstruits à pa rtir de surfaes algéb riques 69 On dénit enn sur Q les diviseurs e D a et e D b onstruits omme étan t les transformées strites des diviseurs du même nom par l'op ération d'élatemen t/on tration. Le 0 -yle d'in tersetion de es diviseurs est exatemen t ∆ , ar l'op ération d'élatemen t a séparé les diviseurs D a et D b en P . On v érie alors que ette paire de diviseurs v érie le ritère de la prop osition I I.3.8, elle est don ∆ -on v enable. Remarque I I.3.17. L e gr oup e de Pi ar d d'une quadrique el liptique est libr e de r ang 1 et engendr é p ar la lasse d'une se tion plane L Q . On Peut aisément montr er que les diviseurs ainsi onstruits vérient e D a ∼ e D + b ∼ e D − b ∼ q L Q . Autres exemples D'une façon générale le alul de paires de diviseurs ∆ -on v enables est ardue. T outefois, le lemme I I.4.7 et la remarque I I.4.8 stipulen t que des paires de diviseurs ∆ -on v enables son t expliitemen t alulables via des métho des d'in terp olation implémen tables sur ordi- nateur. Un programme app elé Del t aConv p ermettan t de aluler des paires de diviseurs ∆ − conv enabl es à l'aide du logiiel ma gma est prop osé en annexe F.1. A v e l'aide de e programme nous a v ons alulé des paires de diviseurs ∆ -on v enables p our quelques exemples moins triviaux que eux qui préèden t. Sur une surfae Hermitienne. On onsidère la surfae Hermitienne sur F 4 plongée dans P 3 d'équation X 3 + Y 3 + Z 3 + T 3 = 0 . On la m unit du 0 -yle égal à la somme de ses p oin ts rationnels dans la arte ane { Z 6 = 0 } . Le programme nous retourne les résultats suiv an ts. > > F < w > : = F i n i t e F i e l d ( 4 ) ; > P3 < x , y , z , t > : = P r o j e t i v e S p a e ( F , 3 ) ; > Herm : = S h e m e ( P3 , x ^ 3 + y ^ 3 + z ^ 3 + t ^ 3 ) ; > > > A : = D e l t a C o n v ( Herm , P o i n t s , 1 0 0 0 , 1 0 0 0 , 1 0 ) ; D _ a a e t e t r o u v e d e m a n i e r e d e t e r m i n i s t e . D _ b ^ + a e t e t r o u v e d e m a n i e r e d e t e r m i n i s t e . D _ b ^ − a e t e t r o u v e d e m a n i e r e d e t e r m i n i s t e . L e d i v i s e u r d ' e q u a t i o n x ∗ y ^ 3 + x ∗ z ^ 3 + y ^ 4 + y ∗ t ^ 3 + z ^ 4 + z ∗ t ^ 3 o n v i e n t p o u r D _ a . L e d i v i s e u r d ' e q u a t i o n w ^ 2 ∗ x ^ 4 + w ^ 2 ∗ x ∗ t ^ 3 + w ∗ y ^ 4 + w ∗ y ∗ t ^ 3 + z ^ 4 + z ∗ t ^ 3 o n v i e n t p o u r D _ b ^ + . L e d i v i s e u r d ' e q u a t i o n x ^ 2 + w ^ 2 ∗ y ^ 2 + w ∗ z ^ 2 o n v i e n t p o u r D _ b ^ − . Sur une surfae qua rtique. On onsidère la surfae d'équation X 4 + Y 4 + Z 4 + T 4 = 0 dénie sur F 3 . On prend omme 0 -yle ∆ , la somme des p oin ts rationnels de la arte ane { Z = 0 } de ette surfae. On obtien t le résultat suiv an t. 70 I I. Co des diérentiels sur une surfae > S : = S h e m e ( P3 , x ^ 4 +y ^ 4 + z ^ 4 + t ^ 4 ) ; > A : = D e l t a C o n v ( Herm , P o i n t s , 1 0 0 0 , 1 0 0 0 , 1 0 ) ; L e d i v i s e u r d ' e q u a t i o n x ^ 2 + y ^ 2 + z ^ 2 + t ^ 2 o n v i e n t p o u r D _ a . L e d i v i s e u r d ' e q u a t i o n z ^ 3 + 2 ∗ z ∗ t ^ 2 o n v i e n t p o u r D _ b ^ + . L e d i v i s e u r d ' e q u a t i o n x ^ 3 ∗ z + 2 ∗ x ^ 3 ∗ t + 2 ∗ x ^ 2 ∗ y ^ 2 + x ^ 2 ∗ y ∗ z + x ^ 2 ∗ y ∗ t + x ^ 2 ∗ z ^ 2 + x ^ 2 ∗ z ∗ t + x ^ 2 ∗ t ^ 2 + x ∗ y ^ 2 ∗ z + 2 ∗ x ∗ y ^ 2 ∗ t + x ∗ y ∗ z ^ 2 + 2 ∗ x ∗ z ^ 2 ∗ t + 2 ∗ x ∗ z ∗ t ^ 2 + 2 ∗ x ∗ t ^ 3 + y ^ 4 + y ^ 3 ∗ z + y ^ 3 ∗ t + y ^ 2 ∗ z ^ 2 + y ^ 2 ∗ z ∗ t + y ∗ z ^ 2 ∗ t + 2 ∗ y ∗ z ∗ t ^ 2 + y ∗ t ^ 3 + z ^ 3 ∗ t + 2 ∗ z ^ 2 ∗ t ^ 2 + z ∗ t ^ 3 + 2 ∗ t ^ 4 o n v i e n t p o u r D _ b ^ − . I I.3.6 Disussion sur la ∆ -onvenane et le ritère Au vu des exemples du plan pro jetif et du pro duit de deux droites pro jetiv es, on est ten té d'en visager une dénition nettemen t plus simple. Un ouple ( D a , D b ) serait ∆ -on v enable si et seulemen t si les diviseurs D a et D b étaien t eetifs et le 0 -yle d'in tersetion D a ∩ D b v ériait D a ∩ D b = ∆ . On mon tre aisémen t qu'une telle dénition implique en fait la ∆ -on v enane (il implique le ritère de la prop osition I I.3.8 ). Cep endan t, elle n'est pas vraimen t in téressan te en e sens où, étan t donné un 0 -yle ∆ sur S , une paire de diviseurs v érian t de telles onditions n'existe pas en général. P ar exemple, si S est le plan pro jetif et ∆ la somme de trois p oin ts rationnels non alignés on ne p eut onstruire une paire ( D a , D b ) v érian t es onditions. En eet, supp osons qu'une telle paire existe et soit L une droite de S = P 2 , alors la lasse de L engendre la group e de Piard de S et il existe deux en tiers p ositifs n a et n b tels que D a ∼ n a L et D b ∼ n b L . De plus, le pro duit d'in tersetion de D a et D b est 3 par h yp othèse. Don, omme l'auto-in tersetion de L est égale à 1 , on en déduit que n a ou n b est égal à 1 , e qui on tredit le fait que les élémen ts du supp ort de ∆ son t non alignés. I I.4 Relations entre o des fontionnels et diérentiels sur une surfae Nous étudions dans ette setion l'extension aux surfaes de relations onn ues en théorie des o des onstruits à partir de ourb es. On rapp elle que l'on se plae toujours dans le adre dérit en setion I I.3.1. I I.4.1 Relation d'o rthogonalité Le théorème qui suit est elui qui a motiv é l'in tro dution de la notion de ∆ -on v enane. Théorème I I.4.1 (Théorème d'orthogonalité) . Soient ( D a , D b ) une p air e ∆ - onvenable de diviseurs et D := D a + D b . On a alors, C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) ⊆ C L,S (∆ , G ) ⊥ . I I.4. Relations entre o des fontionnels et diérentiels sur une surfae 71 Preuve . Soien t c un mot de C L,S (∆ , G ) et c ′ un mot de C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) . Il existe resp e- tiv emen t une fontion f appartenan t à L ( G ) et une 2 -forme ω appartenan t à Γ( S, Ω 2 ( G − D )) telles que c = ev ∆ ( f ) et c ′ = res 2 D a , ∆ ( ω ) . On note h , i la forme bilinéaire anonique sur F n q . On a don h c, c ′ i = n X i =1 f ( P i ) res 2 D a ,P i ( ω ) . Comme le supp ort diviseur G est supp osé éviter elui du 0 -yle ∆ , on en déduit que f est régulière au v oisinage de tout p oin t P i appartenan t au supp ort de ∆ . De plus, la 2 -forme f ω appartien t à Γ( S, Ω 2 ( − D )) . Don, d'après la dénition de ∆ -on v enane, on a ∀ P ∈ S , res 2 D a ,P ( f ω ) = 0 si P / ∈ Supp (∆) f ( P ) res 2 D a ,P ( ω ) si P ∈ Supp (∆) . P ar onséquen t, h c, c ′ i = n X i =1 res 2 D a ,P i ( f ω ) = X P ∈ S res 2 D a ,P ( f ω ) et ette dernière somme est n ulle d'après la troisième form ule des résidus (théorème I.7.11 ). En setion I I.5.2 l'étude d'un exemple simple nous mon trera que l'inlusion réipro que est en général fausse. Elle p eut d'ailleurs être fausse p our tout hoix de paire ∆ -on v enable de diviseurs. Nous disuterons de e défaut d'inlusion réipro que en setion I I.6. A v an t de passer à la suite faisons une ourte remarque sur les notations adoptées. Allègemen t des notations. Les notations de o des fontionnels et diéren tiels sur S son t resp etiv emen t C L,S (∆ , G ) et C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) . Dans e qui suit, s'il n'y a pas d'am biguïté sur la v ariété sur laquelle on tra v aille (en l'o urrene dans e hapitre on tra v aille systéma- tiquemen t sur S ), on s'autorisera à ne pas la signaler en indie. On parlera alors de C L (∆ , G ) et C Ω (∆ , D a , D b , G ) . I I.4.2 Un o de diérentiel est fontionnel Nous a v ons vu en setion I I.2 qu'un o de diéren tiel sur une ourb e v ériait deux proprié- tés in téressan tes. La première est qu'il est l'orthogonal d'un o de fontionnel. La seonde est que e o de s'iden tie à un o de fontionnel asso ié à d'autres diviseurs. Dans e qui préède, nous a v ons her hé un analogue de la première propriété. Nous allons main tenan t en her her un p our la seonde et v oir qu'à la diérene de la première, ette seonde propriété s'étend parfaitemen t aux o des onstruits sur des surfaes. Dans le as des o des sur les ourb es, e résultat est une onséquene du théorème d'ap- pro ximation faible aussi app elé théorème d'indép endane des v aluations (v oir [Sti93℄ I.3.1). De fait, nous allons a v oir b esoin d'un résultat analogue en dimension 2 . La prop osition qui suit est sensiblemen t diéren te d'un énoné de théorème d'indép endane de v aluations, mais elle v a nous fournir exatemen t le résultat néessaire p our la suite. Prop osition I I.4.2. Soit C une ourb e irr é dutible plongé e dans S . Soient P 1 , . . . , P r une famil le de p oints fermés de S r C et Q 1 , . . . , Q S une famil le de p oints fermés de C . A lors, il existe une uniformisante v ∈ O S,C tel le que le supp ort du diviseur prinip al ( v ) évite les p oints P 1 , . . . , P r et elui du diviseur ( v ) − C évite les p oints Q 1 , . . . , Q s . Remarque I I.4.3. Une autr e façon de formuler le r ésultat onsiste à dir e qu'il existe une fontion v qui est une é quation lo ale de C au voisinage des p oints Q 1 , . . . , Q s et qui n 'a ni zér o ni p le en les p oints P 1 , . . . , P r . 72 I I. Co des diérentiels sur une surfae Preuve . Soit v 0 une uniformisan te de O S,C . Alors, le diviseur de v 0 est de la forme ( v 0 ) = C + D, où D est un diviseur don t le supp ort ne on tien t pas C . D'après le moving lemma ([ Sha94 ℄ I I I.1.3 théorème 1), il existe un diviseur D ′ linéairemen t équiv alen t à D don t le supp ort évite les p oin ts P 1 , . . . , P r , Q 1 , . . . , Q r . Ainsi, il existe une fontion f rationnelle sur S telle que D ′ = D + ( f ) . La fontion v := f v 0 est solution du problème. Remarque I I.4.4. Dans le pr emier volume du livr e [Sha94 ℄ de Shafar evih, le orps de b ase est supp osé algébriquement los. Cep endant, l'étude de la pr euve du moving lemma p ermet de onstater que ette hyp othèse n 'est p as utile p our pr ouver e r ésultat. Une pr euve dir e te de la pr op osition II.4.2 est donné e en annexe B . L a lo gique de ette pr euve est sensiblement la même que el le du moving lemma. Corollaire I I.4.5. Soit ( D a , D b ) une p air e ∆ - onvenable de diviseurs et D := D a + D b . A lors, il existe une 2 -forme ω 0 r ationnel le sur S qui vérie les pr opriétés suivantes. (1) Il existe un ouvert U ontenant le supp ort de ∆ et tel que ( ω 0 | U ) = − D | U . (2) Pour tout p oint P app artenant au supp ort de ∆ , on a r es 2 D a ,P ( ω 0 ) = 1 . (3) Pour tout p oint P app artenant au supp ort de ∆ et p our toute fontion f r é gulièr e au voisinage de P , on a r es 2 D a ,P ( f ω 0 ) = f ( P ) r es 2 D a ,P ( ω 0 ) . Preuve . Soien t X 1 , . . . , X r et Y 1 , . . . , Y r les omp osan tes irrédutibles resp etiv es des supp orts de D a et D b . Il existe des en tiers m 1 , . . . , m r et n 1 , . . . , n s tels que D a = m 1 X 1 + · · · + m r X r et D b = n 1 Y 1 + · · · + n s Y s . D'après la prop osition I I.4.2 , il existe un v oisinage U de Supp (∆) et des fontions u 1 , . . . , u r et v 1 , . . . , v s régulières sur U telles que p our tout i (resp. tout j ), la fontion u i | U est une équation de X i ∩ U (resp. v j | U est une équation de Y j ∩ U ). Soit µ une 2 -forme rationnelle sur S n'a y an t ni zéro ni p le au v oisinage du supp ort de ∆ . Une telle 2 -forme existe, ar d'après le moving lemma (v oir [ Sha94 ℄ I I I.1.3 thm1 et remarque I I.4.4 ), il existe un diviseur anonique don t le supp ort évite elui de ∆ . Quitte à remplaer U par un v oisinage plus p etit de Supp (∆) on p eut supp oser que la 2 -forme µ restrein te à U n'a ni zéro ni p le. On p ose alors ω := µ uv . On a don ( ω | U ) = − D | U et d'après la dénition de ∆ -on v enane, p our tout P appartenan t au supp ort de ∆ , on a res 2 D a ,P ( ω ) = a P 6 = 0 . P ar in terp olation, on p eut onstruire une fontion g régulière au v oisinage du supp ort de ∆ et telle que p our tout P dans e supp ort, g ( P ) = a − 1 P . Quitte a réduire enore la taille de U , on p eut supp oser que g n'a ni zéro ni p le sur U . On p ose alors ω 0 := g ω . Comme g n'a ni zéro ni p le sur U , les 2 -formes ω et ω 0 restrein tes à U on t même diviseur, 'est-à-dire ( ω 0 | U ) = − D | U . La ∆ -on v enane du ouple ( D a , D b ) p ermet de onlure que ω 0 v érie les propriétés requises. I I.4. Relations entre o des fontionnels et diérentiels sur une surfae 73 Théorème I I.4.6. Soient ( D a , D b ) une p air e ∆ - onvenable de diviseurs et D := D a + D b , alors il existe un diviseur anonique K tel que C Ω (∆ , D a , D b , G ) = C L (∆ , K − G + D ) . Preuve . Soit ω 0 une 2 -forme rationnelle sur S v érian t les propriétés du orollaire I I.4.5 et soit K son diviseur. D'après la propriété 1 du orollaire I I.4.5, le diviseur K est de la forme K = − D + R, où le supp ort de R évite elui de ∆ . Soit ω une 2 -forme appartenan t à Γ( S, Ω 2 ( G − D )) , il existe une unique fontion f dans L ( K − G + D ) telle que ω = f ω 0 . Notons que K − G + D = − G + R. Aussi, les élémen ts de L ( K − G + D ) son t des fontions régulières au v oisinage de Supp (∆) . Soit P un p oin t du supp ort de ∆ , d'après les propriétés 2 et 3 du orollaire I I.4.5 , on a res 2 D a ,P ( ω ) = res 2 D a ,P ( f ω 0 ) = f ( P ) res 2 D a ,P ( ω 0 ) | {z } =1 . On en déduit la relation res 2 D a , ∆ ( ω ) = ev ∆ ( f ) . Nous a v ons mon tré que tout o de diéren tiel est en fait un o de fontionnel asso ié à d'autres diviseurs. Notons à e stade que, dans le as des ourb es, la réipro que est élémen- taire, à sa v oir : tout o de fontionnel est diér entiel . Dans le as des surfaes, ette réipro que est moins éviden te. En eet, étan t donné un o de fontionnel C L (∆ , G ) , si l'on v eut prouv er que e o de se réalise sous la forme d'un o de diéren tiel, il faut d'ab ord disp oser d'une paire ∆ -on v enable de diviseurs. I I.4.3 Réip ro que, un o de fontionnel est diérentiel Lemme I I.4.7 (Existene d'une paire ∆ -on v enable p our tout ∆ ) . Soient S une surfa e algébrique pr oje tive lisse gé ométriquement intè gr e et Q 1 , . . . , Q m une famil le de p oints r a- tionnels de S . Posons ∆ := Q 1 + · · · + Q m . A lors, il existe une innité de p air es ∆ - onvenables qui vérient le ritèr e de la pr op osition II.3.8 . Remarque I I.4.8. L a démonstr ation qui suit est onstrutive. De fait, el le a entue l'in- tér êt de la pr op osition II.3.8 . En eet, même si le ritèr e qui y est énon é est extr êmement te hnique, les p air es qui le vérient p euvent êtr e alulé es expliitement. Preuve . Étap e 1 : Constrution de D a . On hoisit une ourb e réduite C , év en tuelle- men t rédutible qui on tienne tout le supp ort de ∆ et qui soit régulière en haque p oin t de e dernier. Assurons nous de l'existene d'une telle ourb e. Soit U un v oisinage ane du supp ort de ∆ , on note m P 1 , . . . , m P n les idéaux maximaux de F q [ U ] orresp ondan t aux p oin ts P 1 , . . . , P n . Il s'agit de hoisir un élémen t de l'idéal pro duit m P 1 · · · m P n qui n'appartienne à auun des idéaux m 2 P i . Les idéaux m 2 P i étan t deux à deux étrangers, d'après le théorème hinois, on a l'isomorphisme F q [ U ] / m 2 P 1 · · · m 2 P n ∼ Q n i =1 F q [ U ] / m 2 P i . On hoisit un élémen t (¯ a 1 , . . . , ¯ a n ) dans Q i m P i / m 2 P i don t auune des o ordonnées ¯ a i n'est n ulle. On relèv e et élémen t en une fontion a de F q [ U ] par le biais de l'isomorphisme i- dessus. La fontion obten ue appartien t bien à l'idéal pro duit m P 1 · · · m P n et n'est dans auun 74 I I. Co des diérentiels sur une surfae des m 2 P i . La fermeture pro jetiv e du lieu d'ann ulation de a est une ourb e C v érian t les onditions exigées. De plus, si l'on remplae a par a + m où m est un élémen t de m 2 P 1 · · · m 2 P n n'appartenan t pas à l'idéal engendré par a , on obtien t une ourb e C ′ distinte de C et v érian t les mêmes onditions. On en déduit l'existene d'une innité de ourb es in terp olan t le supp ort de ∆ et lisse en haque p oin t de e dernier. Soit don C une telle ourb e, on p ose alors D a := C 1 + · · · + C k , où les C i son t les omp osan tes irrédutibles de C . Étap e 2 : Constrution de D b . On hoisit, toujours par in terp olation, un diviseur eetif D ′ in terp olan t tous les p oin ts de Supp (∆) et n'a y an t pas de omp osan te irrédutible omm une a v e D a . Soit Θ , le 0 -yle obten u par l'in tersetion au sens de la théorie des s hémas des diviseurs D a et D ′ . On a don Θ = ∆ + ∆ ′ où ∆ ′ est un 0 -yle eetif. On hoisit alors un diviseur D ′′ tel que D a ∩ D ′′ = ∆ ′ + ∆ ′′ où le supp ort de ∆ ′′ est disjoin t de elui de ∆ . Le diviseur D ′′ se onstruit égalemen t par in terp olation. On p ose enn D b := D ′ − D ′′ . On mon tre aisémen t que la paire ainsi onstruite v érie le ritère de la prop osition I I.3.8. Elle est don ∆ -on v enable. Comme il existe une innité de façons de onstruire D a (et D b ) on en déduit qu'il existe une innité de paires ∆ -on v enables. Théorème I I.4.9. Étant donné un diviseur G sur S , il existe un diviseur anonique K et une p air e ∆ - onvenable ( D a , D b ) tel le que C L (∆ , G ) = C Ω (∆ , D a , D b , K − G + D ) . Preuve . Le lemme I I.4.7 assure l'existene d'une paire ∆ -on v enable ( D a , D b ) . À partir de ette paire, on onstruit une 2 -forme ω 0 en utilisan t orollaire I I.4.5. On p ose K := ( ω 0 ) . D'après le théorème I I.4.6 on a C Ω (∆ , D a , D b , K − G + D ) = C L (∆ , K − ( K − G + D ) + D ) = C L (∆ , G ) . Ce qui onlut la démonstration. I I.5 Défaut d'inlusion réip ro que p our le théo rème d'o r- thogonalité Nous allons présen ter deux exemples de surfaes, qui son t en l'o urrene les exemples les plus simples que l'on onnaisse, à sa v oir P 2 et P 1 × P 1 . Nous allons v oir que l'on disp ose d'une inlusion réipro que systématique p our le premier exemple (le plan pro jetif ) en hoisissan t une paire de diviseurs ∆ -on v enable extrêmemen t simple. Ensuite, nous observ erons que dans le seond exemple (le pro duit de deux droites pro jetiv es), l'inlusion réipro que p our le théorème d'orthogonalité n'a jamais lieu, et e quel que soit la paire ∆ -on v enable hoisie. I I.5. Défaut d'inlusion réip ro que p our le théo rème d'o rthogonalité 75 I I.5.1 Co des sur le plan p rojetif On reprend les notations de la setion I I.3.5 . On rapp elle que X , Y et Z désignen t des o ordonnées homogènes sur P 2 , que l'ouv ert U est le omplémen taire de la droite d'équation Z = 0 et que le 0 -yle ∆ est la somme de tous les p oin ts rationnels de l'ouv ert U . P our onstruire des o des fontionnels on doit égalemen t in tro duire un diviseur G . Soien t m un en tier p ositif et L ∞ la droite d'équation Z = 0 , on p ose G m := mL ∞ . Notons que, omme la lasse d'équiv alene linéaire de la droite L ∞ engendre le group e de Piard de P 2 , on p eut sans p erte de généralité onsidérer que le diviseur G est de la forme G m . Remarque I I.5.1. On a supp osé que l'entier natur el m était p ositif, on aur ait pu omettr e ette hyp othèse. Cep endant, si m < 0 , alors l'esp a e L ( G m ) est nul et le o de fontionnel le ser a é galement. Nous avons don hoisi d'éviter ette situation totalement inintér essante. Co des fontionnels Commençons par rapp eler que les o des fontionnels C L (∆ , G m ) ne son t autre que des o des de Reed-Müller anes. P osons x := X Z et y := Y Z . L'espae v etoriel L ( G m ) s'iden tie à l'espae F q [ x, y ] ≤ m des p olynmes en x et y de degré total inférieur ou égal à m . On rapp elle que, par on v en tion, si l'en tier m est stritemen t négatif, alors l'espae F q [ x, y ] ≤ m est n ul. Ainsi, le o de C L (∆ , G m ) s'obtien t par év aluation en tous les p oin ts du plan ane U des élémen ts de l'espae v etoriel F q [ x, y ] ≤ m , 'est don le o de de Reed-Müller RM q (2 , m ) . P our plus d'informations sur les o des de Reed-Müller, v oire [MS77a ℄ hap 13 p our les o des binaires et [DGM70℄ p our le as général. Co des diérentiels On reprend la paire ∆ -on v enable ( D a , D b ) de la setion I I.3.5 . C'est à dire que D a (resp. D b ) est la somme de toutes les droites d'équations x = α (resp. y = α ) a v e α ∈ F q . P our pro éder à l'étude des o des diéren tiels de la forme C Ω (∆ , D a , D b , G m ) , nous allons utiliser le théorème I I.4.6 et her her à quels o des fontionnels ils s'iden tien t. P our e faire, nous allons in tro duire expliitemen t une 2 -forme rationnelle ω 0 v érian t les propriétés du orollaire I I.4.5 . Soit don ω 0 := dx Q α ∈ F q ( x − α ) ∧ dy Q β ∈ F q ( y − β ) . Calul du diviseur de ω 0 . D'après [Sha94 ℄ I I I.6.4, on sait qu'un diviseur anonique sur P 2 est linéairemen t équiv alen t à − 3 L ∞ . De plus, ( ω 0 | U ) = − D | U . De fait, le diviseur anonique ( ω 0 ) est de la forme ( ω 0 ) = k L ∞ − D où k est un en tier à déterminer. On sait égalemen t que, par onstrution, le diviseur D est linéairemen t équiv alen t à 2 q L ∞ . On en déduit la relation − 3 L ∞ ∼ ( k − 2 q ) L ∞ , don k = 2 q − 3 . En onlusion, ( ω 0 ) = (2 q − 3) L ∞ − D = G 2 q − 3 − D . (I I.5) 76 I I. Co des diérentiels sur une surfae Prop riétés vériées pa r ω 0 . Main tenan t que l'on onnaît le diviseur ( ω 0 ) et que l'on sait qu'il oïnide a v e − D sur le v oisinage U du supp ort de ∆ , il reste à v érier que ω 0 v érie les deux autres propriétés du orollaire I I.4.5 . Soien t P un p oin t appartenan t au supp ort de ∆ et x P , y P ses o ordonnées anes dans U . On app elle C , la droite d'équation y = y P et on alule le 1 -résidu de ω 0 le long de ette droite. On obtien t res 1 C ( ω 0 ) = 1 Q β 6 = y P ( y P − β ) d ¯ x Q α ∈ F q ( ¯ x − α ) . On remarque que le pro duit Q β 6 = y P ( y P − β ) est égal au pro duit de tous les élémen ts de F × q , il est don égal à − 1 . Calulons à présen t le 2 -résidu en P le long de C de ω 0 , 'est à dire le résidu en P de la 1 -forme sur C i-dessus. On obtien t res 2 C,P ( ω 0 ) = − 1 Q α 6 = x P ( x P − α ) = 1 . La propriété 3 est une onséquene immédiate de la ∆ -on v enane de ( D a , D b ) . Identiation à des o des fontionnels et o rthogonalité. La 2 -forme ω 0 v érie les pro- priétés du orollaire I I.4.5 . On en déduit que p our tout en tier m , le o de C Ω (∆ , D a , D b , G m ) s'iden tie au o de C L (∆ , ( ω 0 ) − G m + D ) . D'après le alul du diviseur ( ω 0 ) en (I I.5), on onlut que p our tout en tier m , on a C Ω (∆ , D a , D b , G m ) = C L (∆ , G 2 q − 3 − m ) . D'après le théorème I I.4.1, on a l'inlusion C Ω (∆ , D a , D b , G m ) ⊆ C L (∆ , G m ) ⊥ . On p eut év aluer les dimensions de es o des et mon trer que l'inlusion réipro que est v ériée. Ce résultat n'a absolumen t rien de nouv eau. Il est en eet onn u que l'orthogonal d'un o de de Reed-Müller est enore un o de de Reed-Müller (v oir [MS77b℄ h 13 et [DGM70℄ 3.2). En onlusion, l'orthogonalité parfaite en tre o de fontionnel et o de diéren tiel est ob- ten ue dans e as élémen taire et très partiulier. Il ne s'agit malheureusemen t pas d'un fait général. L'exemple suiv an t, qui est p ourtan t presque aussi élémen taire, mon tre qu'en général on doit se on ten ter d'une inlusion strite. I I.5.2 Co des sur un p ro duit de deux droites p rojetives On reprend les notations de la setion I I.3.5. On rapp elle que (( U, V ) , ( X , Y )) est un système de o ordonnées bihomogènes sur P 1 × P 1 . On note E et F les droites d'équations resp etiv es V = 0 et Y = 0 . On rapp elle égalemen t que l'ouv ert U est le omplémen taire de E ∪ F . Enn, p our tout ouple d'en tiers ( m, n ) on dénit le diviseur G m,n par G m,n := mE + nF. T out omme dans l'exemple prééden t, on sait que l'on p eut sans p erte de généralité supp oser que le diviseur G in terv enan t dans la onstrution du o de fontionnel est de la forme G m,n . En eet, les lasses d'équiv alene linéaires de E et F engendren t le group e de Piard de P 1 × P 1 . Co des fontionnels Nous allons mon trer tout d'ab ord que les o des fontionnels de la forme C L (∆ , G m,n ) son t des pro duits tensoriels de o des de Reed-Solomon. P osons u := U V et x := X Y . I I.5. Défaut d'inlusion réip ro que p our le théo rème d'o rthogonalité 77 L'espae v etoriel L ( G m,n ) s'iden tie au sous-espae de F q [ u, x ] des p olynmes de degré en u inférieur ou égal à m et de degré en x inférieur ou égal à n . En d'autres termes on a l'iden tiation L ( G m,n ) ∼ = F q [ u ] ≤ m ⊗ F q F q [ x ] ≤ n . On note RS q ( n ) le o de de Reed-Solomon de longueur q obten u par év aluation en tous les élémen ts de F q des p olynmes de F q [ t ] ≤ n . Le o de fontionnel sur P 1 × P 1 est don de la forme C L (∆ , G m,n ) = R S q ( m ) ⊗ F q RS q ( n ) . L'o rthogonal ne p eut être diérentiel. D'après le théorème I I.4.6 , il sut de mon trer que l'orthogonal du o de fontionnel C L (∆ , G m,n ) n'est pas un o de fontionnel sur P 1 × P 1 . Un tel résultat en traînerait, qu'il n'existe auun ouple ∆ -on v enable ( D a , D b ) tel que le o de C L (∆ , G m,n ) ⊥ soit égal à C Ω (∆ , D a , D b , G m,n ) . On a vu dans le paragraphe prééden t que le o de C L (∆ , G m,n ) était égal au pro duit tensoriel des o des RS q ( m ) et RS q ( n ) . Ces o des de Reed-Solomon son t non triviaux, si et seulemen t si 0 ≤ m ≤ q − 2 et 0 ≤ n ≤ q − 2 . Si les en tiers m et n v érien t les enadremen ts i-dessus, alors l'orthogonal du o de C L (∆ , G m,n ) ne p eut être fontionnel. En eet, si C L (∆ , G m,n ) ⊥ était un o de fontionnel C L (∆ , G ) , alors G serait linéairemen t équiv alen t à un ertain G a,b . De fait, le o de fontionnel C L (∆ , G ) serait isométrique 2 à C L (∆ , G a,b ) et ette isométrie serait représen tée par une matrie diagonale dans la base anonique de F q 2 q . En regardan t F q 2 q omme le pro duit tensoriel de deux opies de F q q , le o de C L (∆ , G a,b ) est un pro duit tensoriel de deux o des et ette propriété est in v a- rian te sous l'ation d'une isométrie diagonale. Ainsi, l'orthogonal C L (∆ , G ) de C L (∆ , G m,n ) serait un pro duit tensoriel de deux o des. Ce qui est imp ossible d'après le lemme C.0.5 énoné en annexe C. En onlusion, p our tout ouple ∆ -on v enable ( D a , D b ) et tout ouple d'en tiers ( m, n ) tous deux ompris en tre 0 et q − 2 , on a C Ω (∆ , D a , D b , G ) C L (∆ , G ) ⊥ . Remarque I I.5.2. Par un r aisonnement identique, on p eut montr er que e défaut d'inlu- sion r é ipr o que a lieu p our toute surfa e S qui est un pr o duit de deux ourb es. Une réalisation de l'o rthogonal. D'après le lemme C.0.4 , l'orthogonal du o de C L (∆ , G m,n ) est une somme de deux pro duits tensoriels. À sa v oir C L (∆ , G m,n ) ⊥ = R S q ( m ) ⊥ ⊗ F q q + F q q ⊗ R S q ( n ) ⊥ . (I I.6) L'orthogonal d'un o de de Reed-Solomon étan t enore un o de de Reed-Solomon, les deux termes de la somme i-dessus ( RS q ( m ) ⊥ ⊗ F q q et F q q ⊗ R S q ( n ) ⊥ ) son t des pro duits tensoriels de o des de Reed-Solomon. Ce son t don des o des fontionnels sur P 1 × P 1 . Nous allons ten ter de les réaliser sous forme de o des diéren tiels. P our tout α ∈ F q , on app elle L d,α la droite d'équation u − x − α . Les droites ( L d,α ) α ∈ F q formen t un famille de droites diagonales p ar al lèles dans l'ouv ert U elles son t onouran tes en le p oin t Q d'in tersetion des droites à l'inni E et F . Elles son t égalemen t deux à deux tangen tes en e p oin t. On dénit le diviseur D d par D d := X α ∈ F q L d,α . La gure suiv an te est une ten tativ e de représen tation du supp ort de D d dans le as où le orps de base est F 3 . Si les droites ne ressem blen t plus à des droites, nous a v ons par on tre her hé à représen ter les p oin ts rationnels de U que es dr oites in terp olen t. 2 Au sens de la métrique de Hamming. 78 I I. Co des diérentiels sur une surfae L d, 0 L d, 1 L d, 2 F E Remarque I I.5.3. Par le plongement de Se gr é, P 1 × P 1 s'identie à une quadrique hyp er- b olique de P 3 . L es dr oites L d,α sont les tir és en arrièr e des éléments d'un pin e au de oniques r ationnel les obtenues p ar des se tions de ette quadrique p ar des plans r ationnels ontenant tous une même dr oite tangente à la quadrique en un p oint. Dans e qui suit, les diviseurs D a et D b son t eux qui on t été dénis sur P 1 × P 1 page 65 . Prop osition I I.5.4. Si les entiers m et n sont tous deux ompris entr e 0 et q − 1 , on a alors les tr ois r elations suivantes. ( i ) C Ω (∆ , D a , D d , G m,n ) = F q q ⊗ R S q ( q − 2 − n ) . ( ii ) C Ω (∆ , D b , D d , G m,n ) = RS q ( q − 2 − m ) ⊗ F q q . ( iii ) C L (∆ , G m,n ) ⊥ = C Ω (∆ , D a , D d , G m,n ) + C Ω (∆ , D b , D d , G m,n ) . Par onsé quent, le o de C L (∆ , G m,n ) ⊥ est une somme de deux o des diér entiels. Preuve . D'après la relation ( I I.6) page 77 , si ( i ) et ( ii ) son t v ériées, alors ( iii ) l'est éga- lemen t. De plus, par symétrie, ( i ) et ( ii ) son t équiv alen tes. Reste don à prouv er que ( i ) est v ériée. P osons ν := dx Q α ∈ F q ( x − u − α ) ∧ dy Q β ∈ F q ( u − β ) . Cette 2 -forme v érie les trois propriétés du orollaire I I.4.5 . Calulons le diviseur de ν . Sur U , on a ( ν | U ) = − D a | U − D d | U . De plus, p our tout élémen t α de F q , la droite L d,α est linéairemen t équiv alen te à E + F , don D d ∼ q ( E + F ) . P ar un alul analogue à elui qui a été eetué dans l'exemple prééden t, on mon tre que ( ν ) = (2 q − 2) E + ( q − 2) F − D a − D d . De fait, C Ω (∆ , D a , D d , mE + nF ) = C L (∆ , (2 q − 2 − m ) E + ( q − 2 − n ) F ) = R S q (2 q − 2 − m ) ⊗ RS q ( q − 2 − n ) . P our nir, il sut de onstater que si m est ompris en tre 0 et q − 1 , alors 2 q − 2 − m est sup érieur à q − 1 et le o de RS q (2 q − 2 − m ) est égal à F q q . I I.6. Heuristique, est-e un p roblème de sup er ab ondane ? 79 Cette stratégie de réalisation de l'orthogonal est elle qui v a motiv er le hapitre I I I, à sa v oir, si l'on ne p eut réaliser l'orthogonal d'un o de fontionnel a v e l'aide d'un seul o de diéren tiel, il est p eut-être p ossible de le réaliser omme somme de o des diéren tiels. Remarque I I.5.5. Noter que le ontr e-exemple i-dessus s'étend aisément en tout dimension sup érieur e ou é gale à 2 . En génér al, l'ortho gonal d'un o de fontionnel sur un pr o duit de dr oites pr oje tives ne se r é alise p as omme o de fontionnel sur ette variété. I I.6 Heuristique, est-e un p roblème de sup er ab ondane ? Prenons le temps de ommen ter les phénomènes étudiés dans les exemples prééden ts. P our e faire, ommençons par rev enir pro visoiremen t au as des o des géométriques onstruits sur des ourb es. Soien t X une ourb e algébrique pro jetiv e lisse géométriquemen t in tègre sur F q m unie d'un diviseur G et D = P 1 + · · · + P n une somme de p oin ts rationnels de X . On sait que dans e as, on a systématiquemen t C L ( D , G ) ⊥ = C Ω ( D , G ) . On démon tre l'inlusion ⊇ a v e la form ule des résidus omme l'inlusion réipro que par un argumen t d'égalité de dimension. V o y ons ommen t s'obtien t ette égalité de dimension. Considérons la suite exate de faiseaux 0 → L ( G − D ) → L ( G ) → L ( G ) / L ( G − D ) → 0 . Le terme le plus à droite de ette suite exate est un faiseau gratte-iel. Il est don asque et son H 1 est trivial (f [Har77 ℄ h 3.5 théorème 5.1). On en déduit la suite exate longue en ohomologie, 0 → L ( G − D ) → L ( G ) → F n q → H 1 ( X, L ( G − D )) → H 1 ( X, L ( G )) → 0 . Si l'on note E ∨ le dual d'un espae v etoriel E , alors par dualité de Serre, on a la suite exate 0 → L ( G − D ) → L ( G ) → F n q → Γ ( X , Ω 1 ( G − D )) ∨ → Γ ( X , Ω 1 ( G )) ∨ → 0 . La somme alternée des dimensions p ermet de onlure, dim L ( G − D ) − dim L ( G ) | {z } =dim C L ( D, G ) + n − (dim Γ( X, Ω 1 ( G − D )) − dim Γ( X , Ω 1 ( G )) | {z } =dim C Ω ( D, G ) = 0 . Rev enons à présen t aux surfaes. L'étude des deux exemples triviaux que son t le plan pro jetif et le pro duit de deux droites pro jetiv es p eut enourager le raisonnemen t heuristique suiv an t. Si l'on arrive a avoir l'é galité de dimension dans le as où S = P 2 'est p ar e que sur ette surfa e la sup er ab ondan e 3 d'un fais e au inversible est nul le (f [Har77 ℄ thé or ème III.5.1). Il est don tentant de p enser que l'é art de dimension entr e le o de diér entiel et l'ortho gonal du o de fontionnel est lié à la sup er ab ondan e. En réalité e raisonnemen t est trop rapide. P our s'en on v ainre nous allons essa y er de repro duire le raisonnemen t eetué i-dessus, dans le as des surfaes. Soit I ∆ le faiseau d'idéaux asso ié à la sous-v ariété nie Supp (∆) . Conernan t la onstrution fontionnelle il faut onsidérer la suite exate ourte de faiseaux suiv an te, 0 → L ( G ) ⊗ I ∆ → L ( G ) → L ( G ) / ( L ( G ) ⊗ I ∆ ) → 0 . 3 La dimension du H 1 80 I I. Co des diérentiels sur une surfae En remarquan t qu'ii enore le dernier faiseau est un faiseau gratte-iel on en déduit la suite exate longue 0 → L ( G ) ∆ → L ( G ) → F n q → H 1 ( S, L ( G ) ⊗ I ∆ ) → H 1 ( S, L ( G )) → 0 , où L ( G ) ∆ désigne l'ensem ble des fontions de L ( G ) qui s'ann ulen t en tous les p oin ts du supp ort de ∆ . Ii la dualité de Serre ne p ermet pas de traduire tous les H 1 sous formes d'espaes de 2 -formes diéren tielles. Il faut don onsidérer une seonde suite exate de faiseaux, à sa v oir : 0 → Ω 2 ( G − D ) ⊗ I ∆ → Ω 2 ( G − D ) → Ω 2 ( G − D ) / Ω 2 ( G − D ) ⊗ I ∆ → 0 . On en déduit la suite exate longue en ohomologie 0 → Γ( S, Ω 2 ( G − D )) ∆ → Γ( S, Ω 2 ( G − D )) → F n q → H 1 ( S, Ω 2 ( G − D ) ⊗ I ∆ ) → H 1 ( S, Ω 2 ( G − D )) → 0 , où Γ( S, Ω 2 ( G − D )) ∆ dérit l'ensem ble des élémen ts de Γ( S, Ω 2 ( G − D )) qui s'ann ulen t en tous les élémen ts du supp ort de ∆ . Les faiseaux L ( G ) et Ω 2 ( G − D ) son t in v ersibles. Don, si la surfae est P 2 , leurs H 1 son t n uls et les suites exates longues donnen t les égalités dim H 1 ( P 2 , L ( G ) ⊗ I ∆ ) = o dim C L (∆ , G ) dim H 1 ( P 2 , Ω 2 ( G − D ) ⊗ I ∆ ) = o dim C Ω ( D , G ) . Il faut ensuite réussir à prouv er que la somme des dimensions de es deux H 1 est égale à n . Dans tous les as, le fait que les sup er ab ondanes des faiseaux in v ersibles soien t n ulles ne sut pas p our démon trer l'égalité de dimension esp érée. Ce qui semble r é el lement fair e défaut à ette onstrution diér entiel le est moins la sup er ab ondan e que l'asymétrie des onstrutions. Plus pr é isément, le fait qu'en dimension sup é- rieur e ou é gale à 2 , les p oints et les diviseurs sont des objets de dimension diér ente. Du fait de ette asymétrie, on doit intr o duir e une p air e de diviseur ∆ - onvenable p our onstruir e des o des diér entiels, ette dernièr e étant omplètement absente dans la onstrution fontion- nel le. Conlusion Nous a v ons étendu la onstrution diéren tielle de o des orreteurs aux surfaes. Nous a v ons égalemen t mon tré que, tout omme dans la as des ourb es, les o des fontionnels et diéren tiels sur les surfaes appartiennen t à la même lasse de o des. en d'autres termes, tout o de fontionnel sur une surfae se réalise omme o de diéren tiel sur ette même surfae et réipro quemen t. La diérene ma jeure a v e la théorie des ourb es est que, à S et ∆ xés l'orthogonal d'un o de fontionnel n'est pas fontionnel (don diéren tiel) en général . Ces o des appartiennen t à une lasse diéren te de o des onstruits à partir de S . V olo h et Zarzar a v aien t d'ailleurs déjà onstaté e phénomène dans [VZ05 ℄. Dans et artile, les auteurs remarquen t en eet que les o des sur les surfaes qu'ils étudien t son t LDPC 4 . De e fait, es o des son t très diéren ts de leur orthogonal, e qui n'est pas le as des o des géométriques onstruits à partir de ourb es algébriques. Aussi, l'étude des o des diéren tiels sur les surfaes et des exemples que nous a v ons traités oren t des p ersp etiv es in téressan tes. À e titre, nous onlurons e hapitre par deux questions. Question 1. Peut-on estimer les p ar amètr es des o des qui sont l'ortho gonal de o des fon- tionnels ? 4 L ow Density Parity-Che k , 'est-à-dire admettan t une matrie de parité reuse (v oir hapitre V ). I I.6. Heuristique, est-e un p roblème de sup er ab ondane ? 81 Question 2. Si l'ortho gonal d'un o de fontionnel ne p eut se r é aliser omme un o de dié- r entiel asso ié à une p air e de diviseurs ∆ - onvenables, p eut-on le r é aliser omme somme de tels o des ? La question 1 donne lieu aux tra v aux présen tés dans le hapitre IV . Conernan t la question 2 , une rép onse partielle sera donnée dans le hapitre I I I. Chapitre I I I Théo rème de réalisation Entr e les désirs et leurs r é alisations s'é oule toute une vie humaine. S hop enhauer Dans e hapitre, nous allons nous in téresser la question 2 p osée à la n du hapitre I I. À sa v oir : l'ortho gonal C L (∆ , G ) ⊥ d'un o de fontionnel sur une surfa e S se r é alise-t-il omme somme de o des diér entiels ? Une rép onse p ositiv e à ette question sera donnée sous ertaines onditions sur la surfae S et le diviseur G . Ces onditions son t dérites dans la setion I I I.1 i-dessous. I I I.1 Contexte Dans e hapitre, S désigne une surfae pro jetiv e lisse géométriquemen t in tègre au-dessus de F q . On se donne égalemen t un diviseur F q -rationnel G sur S et une famille P 1 , . . . , P n de p oin ts rationnels de S . On app elle ∆ , le 0 -yle ∆ := P 1 + · · · + P n . Notation I I I.1.1. Soit H un hyp erplan de P r , p our toute sous-variété X de P r non ontenue dans H , on note L X la lasse d'é quivalen e liné air e du diviseur ϕ ∗ H sur X , où ϕ désigne l'inje tion anonique ϕ : X ֒ → P r . De même, la lasse anonique sur X ser a noté e K X . À partir de la setion I I I.4, on supp osera (h yp othèse I I I.4) que S est in tersetion omplète dans un espae pro jetif P r et que G est linéairemen t équiv alen t à mL S p our un ertain en tier naturel m . I I I.2 Sous- ∆ -onvenane Dans ette setion, nous allons dénir une notion très pro he de elle de ∆ -on v enane et qui on tin ue à v érier le résultat du théorème d'orthogonalité (théorème I I.4.1 ). Commençons par justier e b esoin d'in tro duire une nouv elle notion. La question 2 p osée à la n du hapitre I I était en partie motiv ée par l'étude de la surfae P 1 × P 1 . En eet, on a vu en setion I I.5.2 que l'orthogonal d'un o de fontionnel sur ette surfae p eut se réaliser omme somme de deux o des diéren tiels. T out ela enourage à essa y er de onstruire l'or- thogonal d'un o de fontionnel en plusieurs moreaux. P our e faire, on p eut par exemple her her des mots de o de ou des sous-o des de C L (∆ , G ) ⊥ don t le supp ort est stritemen t on ten u dans { 1 , . . . , n } . De plus l'exemple des quadriques elliptiques du hapitre prééden t 83 84 I I I. Théo rème de réalisation (setion I I.3.5 ) mon tre que la onstrution d'un diviseur ∆ -on v enable devien t vite ardue, lorsque la surfae S est plus ompliquée que le plan pro jetif ou le pro duit de deux droites pro- jetiv es. Ces deux argumen ts motiv en t la dénition de paires de diviseurs sous- ∆ -on v enables qui suit. Dénition I I I.2.1 (Diviseurs sous- ∆ -on v enables) . Une p air e ( D a , D b ) est dite sous- ∆ - onvenable si el le est Λ - onvenable p our un 0 -yle Λ vériant 0 ≤ Λ ≤ ∆ . Remarque I I I.2.2. L a sous- ∆ - onvenan e p eut é galement s'énon er de la façon suivante. Soient D a et D b deux diviseurs dont l'interse tion ensembliste des supp orts est nie et D le diviseur D := D a + D b . L a p air e ( D a , D b ) est sous- ∆ - onvenable si et seulement si el le vérie les pr opriétés suivantes. ( i ) Pour tout p oint gé ométrique P ∈ S , l'appli ation r es 2 D a ,P : Ω 2 ( − D ) P → F q est O S ,P - liné air e. ( ii ) L'appli ation i-dessus est nul le p our tout p oint gé ométrique P non ontenu dans le supp ort de ∆ . Rapp elons que les diviseurs ∆ -on v enables on t été in tro duits p our obtenir une relation d'orthogonalité en tre o des fontionnels et o des diéren tiels (v oir théorème I I.4.1 ). Le lemme qui suit et don t la démonstration est immédiate mon tre que les paires de diviseurs sous- ∆ - on v enables son t en e sens presque aussi in téressan tes que les paires ∆ -on v enables. Lemme I I I.2.3. Soit S une surfa e lisse gé ométriquement intè gr e au-dessus de F q et munie d'un diviseur G et d'un 0 -yle ∆ qui est la somme formel le de p oints r ationnels de S . Soit enn ( D a , D b ) une p air e sous- ∆ - onvenable de diviseurs, alors C Ω (∆ , D a , D b , G ) ⊆ C L (∆ , G ) ⊥ . I I I.3 Sur les notions de réalisation La question de la réalisation de l'orthogonal d'un o de fontionnel en utilisan t des 2 - formes rationnelles p eut se p oser de deux façons diéren tes. Il y a d'ab ord la question 2 p osée à la n du hapitre I I que nous rapp elons ii. Question 2. Si l'ortho gonal d'un o de fontionnel ne p eut se r é aliser omme un o de diér en- tiel asso ié à une p air e de diviseurs (sous-) ∆ - onvenable, p eut-on le r é aliser omme somme de tels o des ? On p eut égalemen t se p oser une question sensiblemen t diéren te, à sa v oir la question 2bis qui suit. Le théorème de réalisation énoné en setion I I I.4 y rép ondra sous ertaines onditions. Question 2bis. Étant donné un mot de o de c app artenant à C L,S (∆ , G ) ⊥ , existe-t-il une p air e de diviseurs (sous-) ∆ - onvenable ( D a , D b ) et une 2 -forme ω app artenant à Γ( S, Ω 2 ( G − D a − D b )) et tel le que c = r es 2 D a , ∆ ( ω ) ? Le fait qu'un o de est un espae v etoriel de dimension nie p ermet de mon trer aisémen t qu'une rép onse p ositiv e à la question 2bis en traîne une rép onse p ositiv e à la question 2. La réipro que de ette dernière assertion est égalemen t vraie, 'est e que mon tre la prop osition qui suit. Les problèmes p osés par les questions 2 et 2bis son t don équiv alen ts. Prop osition I I I.3.1. Soient c D et c E deux mots du o de C L (∆ , G ) ⊥ . Supp osons qu'il existe deux p air es de diviseurs sous- ∆ - onvenables ( D a , D b ) et ( E a , E b ) et deux 2 -formes I I I.3. Sur les notions de réalisation 85 r ationnel les ω D et ω E app artenant r esp e tivement aux esp a es Γ( S, Ω 2 ( G − D a − D b )) et Γ( S, Ω 2 ( G − E a − E b )) et tel les que c D = r es 2 D a , ∆ ( ω D ) et c E = r es 2 E a , ∆ ( ω E ) . A lors, il existe une p air e sous- ∆ - onvenable de diviseurs ( F a , F b ) et une 2 -forme r ationnel le ω F app artenant à Γ( S, Ω 2 ( G − F a − F b )) tel le que c D + c E = r es 2 F a , ∆ ( ω F ) . La preuv e de prop osition I I I.3.1 est une onséquene des lemmes I I I.3.2 et I I I.3.3 qui suiv en t. Lemme I I I.3.2. Soient ( D a , D b ) et ( E a , E b ) deux p air es sous- ∆ - onvenables de diviseurs sur S tel les que les supp orts des diviseurs D := D a + D b , E := E a + E b et G n 'ont p as de omp osante irr é dutible ommune. Soient é galement ω D et ω E deux 2 -formes r ationnel les sur S app artenant r esp e tivement à Γ( S, Ω 2 ( G − D )) et Γ( S, Ω 2 ( G − E )) . A lors, il existe une p air e sous- ∆ - onvenable de diviseurs ( F a , F b ) tel le que la 2 -forme ω D + ω E app artienne à Γ( S, Ω 2 ( G − F )) où F désigne le diviseur F := F a + F b . De plus, r es 2 F a , ∆ ( ω D + ω E ) = r es 2 D a , ∆ ( ω D ) + r es 2 E a , ∆ ( ω E ) . Lemme I I I.3.3. Soit ( D a , D b ) une p air e de diviseurs sous- ∆ - onvenable et ω un élément de Γ( S, Ω 2 ( G − D )) où D désigne le diviseur D := D a + D b . Soient é galement C 1 , . . . , C s une famil le de ourb es irr é dutibles sur S deux à deux distintes. A lors, il existe une p air e sous- ∆ - onvenable ( D ′ a , D ′ b ) vériant les pr opriétés suivantes. (1) L es diviseurs D a et D ′ a (r esp. D b et D ′ b ) sont liné air ement é quivalents. (2) L e supp ort de D ′ := D ′ a + D ′ b ne ontient auune des ourb es C 1 , . . . , C s . (3) Pour toute 2 -forme ω app artenant à Γ( S, Ω 2 ( G − D )) , il existe une 2 -forme ω ′ app ar- tenant à Γ( S, Ω 2 ( G − D ′ )) tel le que r es 2 D a , ∆ ( ω ) = r es 2 D ′ a , ∆ ( ω ′ ) . Preuve de la pr oposition I I I.3.1 . Si les supp orts des diviseurs D := D a + D b et E := E a + E b son t sans omp osan te omm une, on applique le lemme I I I.3.2. Sinon on se ramène à ette situation grâe au lemme I I I.3.3. Preuve du lemme I I I.3.2 . Étap e 1. Constrution de ( F a , F b ) . Les diviseurs D + a , E + a , D + b , E + b son t resp etiv emen t de la forme D + a := m 1 V 1 + · · · + m k V k E + a := n 1 W 1 + · · · + n l W l D + b := r 1 X 1 + · · · + r p X p E + b := s 1 Y 1 + · · · + s q Y q , où les V i , W i , X i , Y i son t des ourb es F q -irrédutibles. P ar h yp othèse, es ourb es son t deux à deux disjoin tes. Nous allons onstruire une paire de diviseurs eetifs ( F + a , F + b ) . Le diviseur F + a fera apparaître tous les V i (resp. W j ), p les de ω D (resp. ω E ) a v e p our o eien t l'ordre de e p le. Le diviseur F + b est onstruit exatemen t de la même manière en remplaçan t les V i par des X i et les W j par des Y j . C'est-à-dire que l'on p ose F + a := k X i =1 max( 0 , − v al V i ( ω D )) V i + l X j =1 max( 0 , − v al W j ( ω E )) W j (I I I.1) et F + b := p X i =1 max( 0 , − v al X i ( ω D )) X i + q X j =1 max( 0 , − v al Y j ( ω E )) Y j . (I I I.2) Soit ω F , la 2 -forme dénie par ω F := ω D + ω E . On rapp elle que les omp osan tes irrédutibles des supp orts des diviseurs D a , D b , E a et E b son t par h yp othèse deux à deux disjoin tes. P ar 86 I I I. Théo rème de réalisation onséquen t, il existe un diviseur eetif R don t le supp ort n'a auune omp osan te irrédu- tible omm une a v e les supp orts de D + a , D + b , E + a et E + b et tel que ( ω F ) = G + R − F + a − F + b . On p ose enn F − b := R, et F − a := 0 et on a don F a := F + a et F b := F + b − F − b . Le diviseur F := F a + F b est don onstruit de telle sorte que l'on ait exatemen t ( ω F ) = G − F. Le fait que ω F est un élémen t de Γ( S, Ω 2 ( G − F )) est immédiat. Il reste à mon trer que la paire ( F a , F b ) est sous- ∆ -on v enable. Étap e 2. Sous- ∆ -on v enane de ( F a , F b ) . Soit P un p oin t de S , il existe un germe de fontion f P appartenan t à L ( G ) P tel que le diviseur de la 2 -forme f P ω F au v oisinage de P soit égal à − F . Alors, le germe de 2 -forme f P ω F au v oisinage de P engendre la bre Ω 2 ( − F ) P omme O S ,P -mo dule. En eet, la 2 -forme f P ω F est onstruite de telle sorte que p our tout germe de ourb e C au v oisinage de P on ait v al C ( f P ω F ) = min µ P ∈ Ω 2 ( − F ) P v al C ( µ P ) . Un germe de 2 -forme µ P ∈ Ω 2 ( − F ) P s'obtien t don par m ultipliation de f P ω F par une fontion régulière au v oisinage de P . Mon trons que l'appliation res 2 F a ,P restrein te à Ω 2 ( − F ) P est O S ,P -linéaire. Soit ϕ ∈ O S ,P . On a res 2 F a ,P ( ϕf P ω F ) = res 2 F a ,P ( ϕf P ω D ) | {z } I D + res 2 F a ,P ( ϕf P ω E ) | {z } I E . (I I I.3) Nous allons mon trer que I D = ϕ ( P ) res 2 D a ,P ( f P ω D ) . Commençons par faire deux re- marques. (1) D'après la onstrution de F + a en (I I I.1 ), ertaines des ourb es V i p euv en t ne pas apparaître dans l'expression de e diviseur. C'est e qui arriv e p our une ourb e V i donnée si la v aluation de ω D le long de V i est p ositiv e. Dans e as, le 2 -résidu de ω D en P le long de V i est n ul. De plus, on rapp elle que ϕ est régulière au v oisinage de P et que, par h yp othèse, le supp ort de G n'a pas de omp osan te omm une a v e eux de D et E . P ar onséquen t, si ω D n'a pas de p le le long de V i , alors le 2 -résidu en P le long de V i de ϕf P ω D est n ul. (2) L'h yp othèse les supp orts des diviseurs D a , D b , E a , E b n'on t pas de omp osan te irré- dutible omm une implique que p our tout i , les 2 -formes ω D et ϕf P ω D n'on t pas de p le le long de W i , don on t un 2 -résidu n ul en P le long de ette ourb e. On déduit de es deux remarques que I D = k X i =1 res 2 V i ,P ( ϕf P ω D ) . (I I I.4) Enn, on rapp elle que la dénition de 2 -résidu en un p oin t le long d'un diviseur ne dép end que du supp ort de e dernier (v oir dénition I.7.10 et la mise en garde qui suit). P ar onséquen t, I D = res 2 D a ,P ( ϕf P ω D ) = ϕ ( P ) res 2 D a ,P ( f P ω D ) , (I I I.5) I I I.3. Sur les notions de réalisation 87 la seonde égalité étan t une onséquene de la sous- ∆ -on v enane de ( D a , D b ) et du fait que f P ω D appartien t à Ω 2 ( − D ) P omme O S ,P -mo dule. Le as de la quan tité I E de l'expression (I I I.3) se traite de façon rigoureusemen t iden tique. On obtien t I E = ϕ ( P ) res 2 E a ,P ( f P ω E ) . (I I I.6) En om binan t les relations (I I I.3), (I I I.5) et (I I I.6 ), on ab outit à res 2 F a ,P ( ϕf P ω F ) = ϕ ( P ) res 2 F a ,P ( f P ω F ) , e qui p ermet de onlure quan t à l' O S ,P -linéarité de l'appliation res 2 F a ,P restrein te à Ω 2 ( − F ) P . Enn, omme les paires ( D a , D b ) et ( E a , E b ) son t sous- ∆ -on v enables, p our tout p oin t P de S n'appartenan t pas au supp ort de ∆ , les appliations res 2 D a ,P et res 2 E a ,P son t iden tique- men t n ulles resp etiv emen t sur Ω 2 ( − D ) P et Ω 2 ( − E ) P . D'après (I I I.3 ), (I I I.5) et (I I I.6), on en déduit que l'appliation res 2 F a ,P est iden tiquemen t n ulle sur Ω 2 ( − F ) P . D'après la remarque I I I.2.2, la paire ( F a , F b ) est sous- ∆ -on v enable. P our nir, il nous reste à démon trer le lemme I I I.3.3 . Preuve du lemme I I I.3.3 . Étap e 0. Mise en plae. Quitte à réorganiser l'ordre des ourb es C 1 , . . . , C s , on p eut supp oser que C 1 , . . . , C l son t on ten ues dans le supp ort de D a , que C l +1 , . . . , C m son t dans le supp ort 1 de D b et C m +1 , . . . , C s ne son t on ten ues dans auun des deux supp orts. Nous allons mon trer ommen t b ouger D a an d'éviter es ourb es. On p ourra alors onlure d'après la remarque I I.3.7 en appliquan t un raisonnemen t iden tique à D b . Étap e 1. Déplaemen t de D a . P our dépla er le supp ort de D a , nous allons utiliser la prop osition B.0.2 énonée en annexe B qui est un analogue du moving lemma . Commençons par établir une liste de p oin ts à éviter. Soit C , l'ensem ble des ourb es formé de la réunion des omp osan tes irrédutibles des supp orts de D a , D b et G et des ourb es C 1 , . . . , C s . L'ensem ble P est un ensem ble de p oin ts fermés de S formé de tous les p oin ts d'in tersetion (ensem bliste) de deux élémen ts de C . Si l'un des élémen ts C de C n'en in tersete auun autre, on hoisit arbitrairemen t un p oin t de C que l'on a joute dans P , an que e dernier on tienne au moins un p oin t de haque ourb e appartenan t à C . Soit i un en tier appartenan t à { 1 , . . . , l } , on partitionne P en deux ensem bles P i 1 et P i 2 . L'ensem ble P i 1 désigne l'ensem ble des p oin ts P qui appartiennen t à C i et P i 2 désigne son omplémen taire dans P . D'après la prop osition B.0.2 , il existe une fontion f i , v érian t les propriétés suiv an tes. ( i ) La fontion f i est une équation lo ale de C i au v oisinage de tout p oin t P ∈ P i 1 . ( ii ) Le supp ort du diviseur de f i évite tout p oin t P ∈ P i 2 . On p ose m i := v al C i ( D a ) , et on dénit la fontion rationnelle ϕ sur S par ϕ := f m 1 1 . . . f m l l . De la même manière, on p ose e D := D − ( m 1 C 1 + · · · + m l C l ) + C m +1 + · · · + C s , 1 On rapp elle que par dénition de la sous- ∆ -on v enane, les supp orts de D a et D b n'on t pas de omp osan te irrédutible omm une. La ourb e C i ne p eut don pas être on ten ue dans l'in tersetion ensem bliste des supp orts de D a et D b . 88 I I I. Théo rème de réalisation et on partitionne P en P 1 et P 2 , formés resp etiv emen t des p oin ts de P on ten us et non on ten us dans le supp ort de e D . D'après la prop osition B.0.2 , il existe une fontion rationnelle g qui est une équation lo ale de e D au v oisinage de tout élémen t de P 1 et don t le supp ort du diviseur évite tous les élémen ts de P 2 . P osons alors, h := ϕ g + ϕ , et D ′ a := D a − ( h ) . Mon trons que le diviseur de la fontion h est de la forme ( h ) = m 1 C 1 + · · · + m l C l + R , et que le supp ort de R ne on tien t auun élémen t de C . Le diviseur ( h ) est la diérene des diviseurs ( ϕ ) et ( ϕ + g ) . P ar onstrution, le diviseur ( ϕ ) est de la forme ( ϕ ) = m 1 C 1 + · · · + m l C l + R 1 , où le supp ort de R 1 évite tout élémen t de P , don ne on tien t auun élémen t de C . Quan t à la fontion ϕ + g , elle est par onstrution régulière au v oisinage de tout élémen t de P . Elle l'est don sur un ouv ert admettan t une in tersetion non vide a v e tout élémen t de C et n'admet don auune de es ourb es omme p le. De plus, p our toute ourb e C appartenan t à C , l'une des fontions ϕ ou g s'ann ule le long de C et l'autre ne s'ann ule pas. De fait, C ne p eut être un zéro de ϕ + g . P ar onséquen t, le supp ort du diviseur D ′ a ne on tien t auune des ourb es C 1 , . . . , C s ni auune omp osan te des supp orts de D b et G . Étap e 2. Sous- Delta -on v enane de ( D ′ a , D b ) . Soit ω une setion globale de Ω 2 ( G − D ) , on v érie aisémen t que hω est une setion globale de Ω 2 ( G − D ′ a − D b ) . Nous allons mon trer que p our toute 2 -forme ω appartenan t à Γ( S, Ω 2 ( G − D )) , on a res 2 D a , ∆ ( ω ) = res 2 D ′ a , ∆ ( hω ) , (I I I.7) e qui nous p ermettra de démon trer à la fois la propriété 3 de l'énoné et le fait que la paire ( D ′ a , D b ) est sous- ∆ -on v enable. Commençons par noter que, d'après la remarque I I.3.3 du hapitre I I, la relation (I I I.7) et équiv alen te à res 2 D b , ∆ ( ω ) = res 2 D b , ∆ ( hω ) . (I I I.8) Soien t don C une omp osan te géométrique irrédutible du supp ort de D b et u un élémen t de O S ,C don t la restrition à C est un élémen t séparan t de F q ( C ) / F q . Nous allons mon trer que ( u ) res 1 C ( ω ) = ( u ) res 1 C ( hω ) . (I I I.9) D'après la prop osition I.5.14 du hapitre I, si l'on mon tre que la relation (I I I.9) i-dessus est v ériée par toute omp osan te géométrique du supp ort de D b , alors la relation (I I I.8) sera v ériée. Soit v une uniformisan te de l'anneau O S ,C . On rapp elle que le omplété m S ,C -adique de F q ( S ) s'iden tie au orps K u (( v )) , où K u est une opie de F q ( C ) on ten ue dans b O S ,C (v oir hapitre I setion I.4.3 ). P osons m := v al C ( D b ) . Comme ω est un setion globale de Ω 2 ( G − D ) , on sait que sa v aluation le long de C est sup érieure à − m . La onstrution des fontions ϕ et g nous assure que es dernières son t de v aluations resp etiv es 0 et m le long de C . On en déduit don hω = ϕ ϕ + g ω = 1 1 + g ϕ − 1 ω = 1 − g ϕ − 1 + · · · ω . La 2 -forme ω étan t de v aluation sup érieure à − m le long de C et la fontion g ϕ − 1 de v aluation m , on en déduit que les termes de la forme ( − 1) n ( g ϕ − 1 ) n ω de la série i-dessus son t de v aluation p ositiv e le long de C . Leur on tribution dans le alul du ( u ) - 1 -résidu de ω le long de C est don n ulle. La relation (I I I.9) est bien v ériée. On onlut la preuv e en appliquan t un raisonnemen t iden tique à D b . I I I.4. Constrution de l'o rthogonal d'un o de fontionnel 89 I I I.4 Constrution de l'o rthogonal d'un o de fontionnel Le but de ette setion est de démon trer le théorème suiv an t. On se plae dans le on texte donné en setion I I I.1 et on supp ose de plus v ériée l'h yp othèse suiv an te. Hyp othèse I I I.4 . L a surfa e S est plongé e dans un esp a e pr oje tif P r F q dans le quel el le est interse tion omplète . De plus ; le diviseur G est liné air ement é quivalent à l'interse tion de S ave une hyp ersurfa e de P r . En d'autr es termes et en utilisant la notation III.1.1 , il existe un entier natur el m tel que G ∼ mL S . Théorème I I I.4.1 (Théorème de réalisation) . Sous l'hyp othèse III.4 , soit c un mot du o de C L,S (∆ , G ) ⊥ . A lors, il existe une p air e de diviseurs ( D a , D b ) et une 2 -forme ω app artenant à l'esp a e des se tions glob ales Γ( S, Ω 2 ( G − D a − D b )) , tels que c = r es 2 D a , ∆ ( ω ) . De plus, on p eut hoisir le ouple ( D a , D b ) de tel le sorte que (1) la p air e ( D a , D b ) vérie le ritèr e de la pr op osition II.3.8 ; (2) D a soit é gal à une ourb e lisse irr é dutible plongé e dans S et D a ∼ n a L S p our un ertain entier stritement p ositif n a ; (3) D b ∼ n b L S p our un ertain entier n b . A v an t de démon trer e théorème, énonçons un orollaire immédiat de e dernier. Corollaire I I I.4.2. Sous l'hyp othèse III.4 , il existe une famil le nie ( D (1) a , D (1) b ) , . . . , ( D ( s ) a , D ( s ) b ) de p air es de diviseurs sous- ∆ - onvenables tel les que C L,S (∆ , G ) ⊥ = s X i =1 C Ω ,S (∆ , D ( i ) a , D ( i ) b , G ) . Preuve du or ollaire I I I.4.2 . L'inlusion v ers la gau he est une onséquene immédiate du lemme I I I.2.3. P our e qui est de l'inlusion réipro que, le théorème I I I.4.1 implique que C L,S (∆ , G ) ⊥ est égal à la somme de tous les o des de la forme C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) tels que ( D a , D b ) est sous- ∆ -on v enable. Comme un o de est un espae de dimension nie, on p eut extraire de ette somme une somme nie. Le lemme qui suit est la première étap e de la preuv e du théorème I I I.4.1. Lemme I I I.4.3. Sous l'hyp othèse III.4 , soit C une ourb e lisse absolument irr é dutible plon- gé e dans S obtenue p ar l'interse tion de S ave une hyp ersurfa e de P r . On supp ose é galement que C n 'est p as ontenue dans le supp ort 2 de G . Soit G ∗ le tir é en arrièr e de G p ar l'inlusion anonique C ֒ → S . A lors l'appli ation de r estrition à C r : Γ( S, L ( G )) → Γ( C , L ( G ∗ )) est surje tive. Preuve . La ourb e C est lisse don normale. C'est de plus une in tersetion omplète dans P r . Ainsi, d'après [Har77 ℄ I I.8 ex 4, la ourb e C est pro jetiv emen t normale. Cela signie par dénition, que l'algèbre graduée des o ordonnées homogènes de C p our le plongemen t i : 2 Notons que si C est on ten ue dans le supp ort de G , on p eut remplaer e dernier par un autre élémen t du système linéaire | G | , ette ondition n'est don pas vraimen t problématique. D'une façon générale, on p eut éviter e t yp e de restrition en adoptan t un langage plus fais e autique . En eet, le tiré en arrière de G sur C n'a pas de sens quand C est on ten ue dans le supp ort de G , le tiré en arrière de L ( G ) lui, est toujours bien déni (v oir [Har77 ℄ I I.5). Le défaut de e p oin t de vue est que dans e as, les setions de i ∗ L ( G ) ne p euv en t plus être vues omme des restritions à C de fontions sur S . Nous a v ons don préféré onserv er une appro he plus fontionnel le . 90 I I I. Théo rème de réalisation C ֒ → P r , est in tégralemen t lose. D'après [Har77 ℄ I I.5 ex 14, ette algèbre graduée s'iden tie à M m ∈ N Γ( C, i ∗ O P r ( m )) et sa lture in tégrale à M m ∈ N Γ( C, O C ( m )) . La normalité pro jetiv e de C en traîne que p our tout en tier naturel m , l'appliation de res- trition ψ m : Γ ( P r , O P r ( m )) → Γ( C , O C ( m )) est surjetiv e (f [Har77 ℄ I I.5 ex 14 (d)). P ar ailleurs, le diviseur G ∗ est linéairemen t équi- v alen t à mL C , don le faiseau L ( G ∗ ) est isomorphe à O C ( m ) . Considérons le diagramme omm utatif Γ( S, O S ( m )) r m Γ( P r , O P r ( m )) φ m ψ m Γ( C, O C ( m )) . La surjetivité de l'appliation ψ m en traîne elle de l'appliation r m . Le seond ingrédien t de la preuv e du théorème I I I.4.1 est le théorème 3.3 de l'artile [P o o04 ℄ de P o onen. Il s'agit d'un théorème à la Bertini p our des v ariétés sur des orps nis. Énonçons e résultat. Théorème I I I.4.4 (P o onen 2004) . Soit X un sous-shéma quasi-pr oje tif lisse de P r de dimension m ≥ 1 au-dessus de F q et soit F ⊂ X un ensemble ni de p oints fermés. A lors, il existe une hyp ersurfa e lisse et gé ométriquement intè gr e H ⊂ P r tel le que l'interse tion H ∩ X est lisse, de dimension m − 1 et ontient F. Remarque I I I.4.5. À la suite de e thé or ème, l'auteur r emar que que, si X est pr oje tive et gé ométriquement onnexe, alors H ∩ X l'est é galement d'apr ès [Har77 ℄ or ol lair e III.7.9. Démonstra tion du théorème I I I.4.1 . Étap e 1. Constrution de ω , D a et D b . Soien t i 1 , . . . , i s les indies du supp ort du mot de o de c . D'après le théorème I I I.4.4 et la remarque I I I.4.5, il existe une h yp ersurfae H on ten ue dans P r telle que l'in tersetion C := H ∩ S est une ourb e pro jetiv e lisse onnexe on tenan t les p oin ts P i 1 , . . . , P i s . On note G ∗ le tiré en arrière de G sur C par l'inlusion anonique C ֒ → S et Λ C le diviseur Λ C := P i 1 + · · · + P i s ∈ Div F q ( C ) . D'après le lemme I I I.4.3, l'appliation Γ( S, L ( G )) → Γ( C, L ( G ∗ )) est surjetiv e et induit don une appliation surjetiv e de o des r : C L,S (∆ , G ) → C L,C (Λ C , G ∗ ) . Soit à présen t c ∗ := ( c i 1 , . . . , c i s ) le mot de o de p oinçonné obten u en ne onserv an t que les o ordonnées du mot c d'indies i 1 , . . . , i s . La surjetivité de l'appliation r en traîne que le mot c ∗ est un élémen t de C L,C (Λ C , G ∗ ) ⊥ . On sait égalemen t que C L,C (Λ C , G ∗ ) ⊥ = C Ω ,C (Λ C , G ∗ ) . I I I.4. Constrution de l'o rthogonal d'un o de fontionnel 91 P ar onséquen t, il existe une 1 -forme µ sur C appartenan t à Γ( C, Ω 1 ( G ∗ − Λ C )) et telle que c ∗ = res Λ C ( µ ) , où res Λ C désigne l'appliation res Λ C : Γ( C, Ω 1 ( G ∗ − Λ C )) → F s q ω 7→ ( res P i 1 ( ω ) , . . . , res P i s ( ω )) . Notons que, par h yp othèse, les o ordonnées du mot de o de p oinçonné c ∗ son t toutes non n ulles (il a été onstruit en éliminan t les o ordonnées n ulles du mot c ). De e fait, ∀ k ∈ { 1 , . . . , s } , v al P i k ( µ ) = − 1 . (I I I.10) Soit à présen t µ ∗ un relev é arbitraire de µ sur S , 'est-à-dire une 1 -forme rationnelle sur S v érian t µ ∗ | C = µ. Soit égalemen t v une uniformisan te de l'anneau O S,C . P osons alors, ω := µ ∗ ∧ dv v . Le diviseur de ω est de la forme ( ω ) = − C + R, où R est un diviseur sur S don t le supp ort ne on tien t pas la ourb e C . P our nir, on p ose D a := C et D b := G − R. Ainsi ω est bien un élémen t de Γ( S, Ω 2 ( G − D a − D b )) . De plus, omme le 1 -résidu de ω le long de C est µ , on en déduit res 2 D a , ∆ ( ω ) = res 2 C, ∆ ( ω ) = c. Étap e 2. Sous- ∆ -on v enane de ( D a , D b ). Soit Λ , le 0 -yle sur S déni par Λ := P i 1 + · · · + P i s . Nous allons mon trer que la paire ( D a , D b ) est Λ -on v enable. P our e faire, nous allons utiliser le ritère de la prop osition I I.3.8. Si l'on note i l'inlusion anonique i : C ֒ → S , d'après le lemme I I.3.12 on a l'égalité de diviseurs sur C : ( µ ) = i ∗ ( G − D b ) . Comme µ est un élémen t de Γ( C, Ω 1 ( G − Λ C )) , on en déduit que i ∗ D b ≤ Λ , e qui implique l'inégalité de 0 -yles sur S suiv an te : D a ∩ D b ≤ Λ . (I I I.11) Soit alors P , un p oin t de S non on ten u dans le supp ort de Λ et n'appartenan t pas à la ourb e C ('est-à-dire au supp ort de D a ). Dans ette situation, D a p eut jouer le rle 3 de D ∗ en P et omme D a est n ul au v oisinage de e p oin t, le ritère y est trivialemen t v érié. Soit à présen t un p oin t P de C non on ten u dans le supp ort de Λ . Comme C est une ourb e irrédutible lisse, le diviseur D a = C p eut enore jouer le rle de D ∗ . D'après la relation (I I I.11), la m ultipliité d'in tersetion de D a a v e D b en P est négativ e, le ritère est don v érié en e p oin t. En un p oin t P du supp ort de Λ , le diviseur D a joue enore le rle de D ∗ et l'inégalité (I I I.11 ) implique que la m ultipliité d'in tersetion de D a et D b en P est inférieure ou égale à 1 . D'après la relation (I I I.10 ) et le lemme I I.3.12 l'inégalité est en fait un égalité. Le ouple ( D a , D b ) v érie don bien le ritère de Λ -on v enane. Étap e 3. Classes d'équiv alene linéaire de D a et D b . D'après la onstrution de la ourb e C = D a dans l'étap e 1, on sait qu'il existe un en tier naturel non n ul n a tel que D a ∼ n a L S . 3 V oir prop osition I I.3.8 p our une desription de D ∗ . 92 I I I. Théo rème de réalisation D'après [Har77 ℄ I I.8 ex 4(e), la lasse anonique d'une sous-v ariété X in tersetion omplète de P r est de la forme K X ∼ k L X où k dép end du degré des h yp ersurfaes don t l'in tersetion est égale à X . Soit don k l'en tier tel que K S ∼ k L S . Comme le diviseur de ω v érie ( ω ) = G − D a − D b , et que G ∼ mL S , on en déduit que D b ∼ ( m − k − n a ) L S . Remarque I I I.4.6. L a ourb e C qui dénit le diviseur D a dans la pr euve du thé or ème III.4.1 est onstruite de manièr e à interp oler les p oints orr esp ondant au supp ort du mot de o de que l'on p eut r é aliser. Noter que l'on aur ait pu tout aussi bien hoisir une b onne fois p our toute une ourb e interp olant tous les p oints du supp ort de ∆ et ne tr avail ler que sur ette dernièr e. Notons au p assage qu'une tel le appr o he p ermet de démontr er qu'un o de fontionnel onstruit sur S à p artir d'un diviseur G ∼ mL S se r é alise toujours omme o de sur une ourb e C ontenue dans S . Ce fait n 'a rien de nouve au, Pel likaan, Shen et V an W e e montr ent dans [PSV91 ℄ que tout o de orr e teur se r é alise omme o de sur une ourb e. L'exploitation p otentiel le de e fait en vue d'une étude du o de fontionnel ser a disuté e en se tion III.6 . I I I.5 Disussion autour du théo rème de réalisation Quelques ommen taires s'imp osen t au sujet du théorème I I I.4.1 et de sa démonstration. D'ab ord, il est imp ortan t de noter que la preuv e de e théorème de réalisation n'est malheu- reusemen t pas onstrutiv e. En eet, ette dernière rep ose sur le théorème I I I.4.4 de P o onen qui n'est lui-même qu'un résultat d'existene. Ce dernier ne donne par exemple auune in- formation sur le degré minimal de l'h yp ersurfae qui p ermet de onstruire le diviseur D a . Ensuite, on rapp elle que le résultat n'est démon tré que sous ertaines onditions, à sa v oir que la surfae S est in tersetion omplète et que le diviseur G est linéairemen t équiv alen t à mL S . En fait, es onditions son t prinipalemen t là p our assurer la surjetivité de l'appliation Γ( S, L ( G )) → Γ( C , L ( G ∗ )) . Il s'a v ère que ette appliation est fréquemmen t surjetiv e mais e n'est pas systématique (un on tre-exemple est donné en I I I.5.1 ). Les h yp othèses du théorème assuren t la surjetivité de l'appliation p our toute ourb e lisse obten ue par in tersetion de S a v e une h yp ersurfae. En onlusion, il s'agit de onditions susan tes, mais absolumen t pas néessaires. Il est fort p ossible que le résultat reste vrai en omettan t es h yp othèses, nous n'a v ons ep endan t pas été à même de le démon trer dans un as plus général. L'exemple élémen taire présen té dans la setion I I I.5.1 v a onrmer l'asp et non néessaire de es h yp othèses. Cela nous amène à p oser la question ouv erte suiv an te. Question 3. L e r ésultat du thé or ème de r é alisation r este-t-il vr ai si l'on élimine les hyp othèses que doivent vérier S et G ? Notons égalemen t que le théorème de réalisation (plus exatemen t le orollaire I I I.4.2) rép ond à la question 2 p osée page 81 sous ertaines h yp othèses sur S et G . Cep endan t, si l'on sait que sous es h yp othèses l'orthogonal d'un o de fontionnel se réalise omme une somme de o des diéren tiels, la question suiv an te reste ouv erte. Question 4. Sous les onditions du or ol lair e III.4.2 , p eut-on estimer le nombr e de minimal de o des diér entiels dont la somme est é gale à l'ortho gonal d'un o de fontionnel en fontion d'invariants gé ométriques de la surfa e ? L'exemple qui suit a été suggéré par An toine Duros. I I I.5. Disussion autour du théo rème de réalisation 93 I I I.5.1 Un exemple de réalisation sans que les onditions du théo rème de I I I.4.1 soient vériées Soien t S la surfae obten ue par l'élatemen t de P 2 en un p oin t O et π : S → P 2 , l'élatemen t de P 2 en O . Le diviseur G est le diviseur exeptionnel de S et le 0 -yle ∆ , la somme des p oin ts rationnels de S non on ten us dans le supp ort de G . La surfae S p eut être plongée dans P 5 via le plongemen t de Segré ([Sha94 ℄ I.5.1). P our e plongemen t, S est un in tersetion omplète. Cep endan t, le diviseur G ne p eut s'iden tier à une setion h yp erplane de S p our auun plongemen t de ette surfae. En eet, il est d'auto-in tersetion − 1 , don ne v érie pas le ritère de Nak ai-Moishezon ([Har77 ℄ théorème V.1.10). L'espae Γ( S, L ( G )) est de dimension 1 et ne on tien t que les fontions onstan tes. En eet, omme G est d'auto- in tersetion négativ e, il est le seul élémen t du système linéaire | G | qui est don de dimension n ulle. P ar onséquen t, la dimension de Γ( S, L ( G )) est égale à 1 . On v érie ensuite que les onstan tes son t bien des élémen ts de et espae. Soit à présen t L la transformée strite d'une droite de P 2 passan t par O . La ourb e L in tersete G transv ersalemen t en un unique p oin t Q . Le tiré en arrière G ∗ de G par l'inlusion anonique de L dans S est égal à Q . De fait, l'espae Γ( L, L ( G ∗ )) est de dimension 2 et don l'appliation Γ( S, L ( G )) → Γ( L , L ( G ∗ )) n'est pas surjetiv e. Mon trons main tenan t que l'on p eut tout de même réaliser tous les mots de C L (∆ , G ) ⊥ omme résidus de 2 -formes sur S . App ro he non onstrutive. Soit c un mot de C L (∆ , G ) ⊥ et soit Λ le 0 -yle de S orresp ondan t au supp ort de c . Il existe une ourb e irrédutible lisse C de S qui on tien t tous les p oin ts du supp ort de Λ et don t l'in tersetion a v e G est vide. En eet, ela revien t à onstruire une ourb e lisse de P 2 qui in terp ole une famille nie de p oin ts et évite le p oin t O . Le tiré en arrière G ∗ de G sur C est n ul et don Γ( C, L ( G ∗ )) est l'ensem ble des fontions onstan tes sur C . P ar onséquen t, l'appliation Γ( S, L ( G )) → Γ( C , L ( G ∗ )) est surjetiv e et on p eut eetuer la onstrution eetuée dans la démonstration du théorème I I I.4.1. App ro he onstrutive. Le o de C L,S (∆ , G ) est le o de de rép étition pure et de longueur n = q 2 + q . Son orthogonal est don un o de de dimension n − 1 . On note c 2 , . . . , c n les mots de la forme c i := (1 , 0 , . . . , 0 , − 1 , 0 , . . . , 0) , le − 1 apparaissan t en i -ème p osition. La famille ( c 2 , . . . , c n ) est une base de C L (∆ , G ) ⊥ . D'après la prop osition I I I.3.1, il sut de réaliser es n − 1 mots p our mon trer que tout mot de C est réalisable. Étap e 1. Soit don i un en tier ompris en tre 2 et n et supp osons que les p oin ts π ( P 1 ) et π ( P i ) ne son t pas alignés a v e O dans P 2 . On app elle C , la droite de P 2 relian t π ( P 1 ) et π ( P i ) . On hoisit deux droites C 1 et C i dans P 2 distintes de C et on tenan t resp etiv emen t π ( P 1 ) et π ( P i ) et évitan t le p oin t O . 94 I I I. Théo rème de réalisation π ( P 1 ) C 1 C π ( P i ) O C i On rapp elle que la lasse anonique dans P 2 est égale à − 3 L , où L désigne la lasse d'équi- v alene linéaire des droites du plan pro jetif. De fait, le diviseur − C − C 1 − C i est anonique, il existe don une 2 -forme ω sur P 2 telle que ( ω ) := − C − C 1 − C 2 . D'après le lemme I I.3.12 , la 1 -forme res 1 C ( ω ) sur C n'a de p les qu'en π ( P 1 ) et π ( P i ) et es p les son t simples. Elle a don des résidus non n uls en es p oin ts et d'après la form ule des résidus, ils son t opp osés. De e fait, quitte à m ultiplier ω par un salaire non n ul, on a res 2 C,P 1 ( ω ) = 1 et res 2 C,P i ( ω ) = − 1 . De plus, la 2 -forme ω n'a ni zéro ni p le au v oisinage de O . Don, d'après le lemme I.7.7 la 2 -forme π ∗ ω sur S est de v aluation 1 le long du diviseur exeptionnel, on a don ( π ∗ ω ) = G − e C − e C 1 − e C 2 . On p ose Λ i := P 1 + P i , D a := e C et D b := e C 1 + e C 2 et on v érie aisémen t que ( D a , D b ) est Λ i -on v enable (on p eut par exemple v oir qu'il satisfait le ritère de la prop osition I I.3.8 ). De fait, le mot c i est réalisé par la 2 -forme π ∗ ω . Étap e 2. Si main tenan t les p oin ts π ( P 1 ) et π ( P k ) son t alignés a v e O . On hoisit deux autres p oin ts rationnels π ( P j ) et π ( P k ) de P 2 tels que les p oin ts π ( P 1 ) , π ( P i ) , π ( P j ) et π ( P k ) soien t en p osition générale (trois d'en tre eux ne son t pas alignés). Il existe au moins deux oniques rationnelles C et C ′ distintes in terp olan t es quatre p oin ts et évitan t le p oin t O . En eet, le système linéaire des oniques in terp olan t es p oin ts est de dimension 1 , don même si le orps de base est F 2 , il y a au moins 3 élémen ts dans e système et un seul d'en tre eux in terp ole 0 . On app elle C ′′ la droite relian t π ( P j ) et π ( P k ) . C C ′ C ′′ 0 π ( P 1 ) π ( P k ) π ( P j ) π ( P i ) I I I.6. Une autre appliation p ossible des théo rèmes à la Bertini 95 Le diviseur − C − C ′ + C ′′ est linéairemen t équiv alen t à − 3 L , 'est don un diviseur anonique et il existe une 2 -forme ω sur P 2 v érian t ( ω ) = − C − C ′ + C ′′ . A v e le lemme I I.3.12 on mon tre que π ( P 1 ) et π ( P i ) son t les seuls p les de la 1 -forme res 1 C ( ω ) sur C . On en déduit que, quitte à m ultiplier ω par un salaire in v ersible, on a res 2 C,P 1 ( ω ) = 1 et res 2 C,P i ( ω ) = − 1 . P ar ailleurs, ω n'a ni zéro ni p le au v oisinage de O , don π ∗ ω v érie ( π ∗ ω ) = G − e C − e C ′ + e C ′′ . On nit en p osan t Λ i := P 1 + P i , D a := e C et D b := e C ′ + e C ′′ et en v érian t (grâe au ritère de la prop osition I I.3.8 ) que la paire ( D a , D b ) ainsi onstruite est bien Λ i -on v enable. I I I.6 Une autre appliation p ossible des théo rèmes à la Bertini Cette setion, qui onlut le hapitre I I I, a p our but de mon trer qu'une rép onse à une ertaine question ouv erte p ourrait p ermettre dans ertaines situations de minorer la distane minimale du o de fontionnel C L (∆ , G ) . L'ob jetif est d'utiliser la onstatation de la re- marque I I I.4.6 . A v an t d'y arriv er ouvrons une paren thèse historique sur la théorie des o des géométriques. I I I.6.1 Les travaux de P ellik aan, Shen et W ee Dans [PSV91℄, les auteurs lassen t les o des orreteurs en W A G ( W e akly A lgebr ai- Ge ometri ), A G ( A lgebr ai-Ge ometri ) et SA G ( Str ongly A lgebr ai-Ge ometri ). Les o des W A G son t les o des Γ admettan t une représen tation géométrique, 'est-à-dire les o des p our lesquels il existe une ourb e C , un diviseur G sur C et une famille P 1 , . . . , P n de p oin ts rationnels de X tels que Γ = C L,C ( D , G ) a v e D := P 1 + · · · + P n . Les o des A G son t les o des W A G qui admetten t une représen tation v érian t n > deg ( G ) . Quan t aux SA G e son t les W A G admettan t une représen tation telle que n > deg( G ) > 2 g C − 2 . L'un des résultats ma jeurs de l'artile [PSV91℄ est le théorème 2 qui arme que tout o de est W A G. Dans la suite de l'artile, les auteurs donnen t des exemples de o des qui ne le son t pas. Ils signalen t par exemple que les o des de Gola y binaires ne son t pas A G ([PSV91 ℄ orollaire 9). Le problème des o des est que toutes leurs réalisations omme o des sur des ourb es donne une distane onstruite de Goppa n ulle. P ar onséquen t, une représen tation géométrique du o de ne fournit auune information sur sa distane minimale. En e qui onerne les o des fontionnels sur une surfae algébrique, notre ob jetif v a être de sa v oir si l'on p eut disp oser d'une représen tation A G. 96 I I I. Théo rème de réalisation I I I.6.2 Le as des o des fontionnels sur une surfae Jusqu'à la n du hapitre, nous nous plaçons sous l'h yp othèse I I I.4 énonée page 89 . Reprenons la remarque I I I.4.6 . Le théorème I I I.4.4 de P o onen nous assure l'existene d'une ourb e lisse géométriquemen t in tègre C ⊂ S obten ue par in tersetion de S a v e une h yp er- surfae de P r et qui in terp ole tous les p oin ts P 1 , . . . , P n du supp ort de ∆ . Puis, d'après le lemme I I I.4.3, l'appliation de restrition à C Γ( S, L ( G )) → Γ( C , L ( G ∗ )) est surjetiv e. Si l'on note D le diviseur sur C déni par D := P 1 + · · · + P n , alors la surjetivité de l'appliation i-dessus en traîne que les o des C L,S (∆ , G ) et C L,C ( D , G ∗ ) son t iden tiques. Le o de C L,S (∆ , G ) s'iden tie don à un o de sur une ourb e algébrique. Si G est linéairemen t équiv alen t à mL S , alors G ∗ es linéairemen t équiv alen t à mL C . Le tout est de sa v oir quel est le degré de L C . Ce degré est le nom bre de p oin ts géométriques de l'in tersetion de C a v e un h yp erplan géométrique générique, 'est don le degré de la ourb e C p our son plongemen t dans P r . Enn, au vu de la onstrution de C , son degré n'est autre que le degré de S m ultiplié par le degré de l'h yp ersurfae H telle que C = H ∩ S . P ar onséquen t, une estimation susammen t ne du degré de l'h yp ersurfae H p ermettrait de minorer la distane minimale du o de C L,S (∆ , G ) . Question 5 (Arithmétique) . Soient X une variété pr oje tive lisse gé ométriquement intè gr e sur un orps ni F q et P 1 , . . . , P n , une famil le de p oints fermés de X . Peut-on évaluer expliitement ou major er de façon pr é ise le plus p etit entier d tel qu'il existe au moins une hyp ersurfa e dénie sur F q de de gr é inférieur ou é gal à d qui interp ole tous les P i et dont l'interse tion shématique ave X soit une sous-variété lisse gé ométriquement intè gr e de o dimension 1 ? Dans [P o o04 ℄, P o onen mon tre que de telles h yp ersurfaes existen t et formen t même un sous-ensem ble de densité p ositiv e dans l'ensem ble des h yp ersurfaes de P r , mais il ne donne auune information sur le degré minimal d'une telle v ariété. On est de e fait assurés de l'existene de l'en tier d mais ne disp ose d'auun pro édé d'estimation expliite. Notons que la question 5 A (Arithmétique) ne p orte que sur les h yp ersurfaes dénies sur F q . La remarque qui suit assure que l'on p eut se p oser la question p our les h yp ersurfaes dénies sur F q . Remarque I I I.6.1. Soit F q m une extension de F q et S ′ la surfa e S ′ := S × F q F q m . Notons ∆ ′ et G ′ p our les tir és en arrièr e r esp e tifs de ∆ et G sur S ′ . On disp ose alors de l'é galité de o des C L,S (∆ , G ) ⊗ F q F q m = C L,S ′ (∆ ′ , G ′ ) . En p artiulier, es o des ont la même distan e minimale. P ar onséquen t, on p eut her her une réalisation du o de C L,S (∆ , G ) ⊗ F q m p our une extension quelonque de F q , e qui ramène notre problème à la question suiv an te. Question 5 (Géométrique) . Soit X une variété pr oje tive irr é dutible lisse dénie sur F q et P 1 , . . . , P n une famil le de p oints de X . Peut-on évaluer expliitement ou major er de façon pr é ise le plus p etit entier d tel qu'il existe au moins une hyp ersurfa e H de de gr é inférieur ou é gal à d , qui ontienne tous les P i et tel le que H ∩ X soit une sous-variété lisse de o dimension 1 de X ? Cette dernière question ressem ble fortemen t à un théorème à la Bertini. En eet, si l'on note d d le système linéaire des setions h yp erplanes de X de degré d et d ′ d le sous- système linéaire de d d des setions h yp erplanes de X in terp olan t les P i , alors la question 5G (Géométrique) se traduit par : le système liné air e d ′ d p ossè de-t-il un élément irr é dutible lisse ? Les questions 5 A et 5G resten t ouv ertes. Notons que l'artile [KA79 ℄ d'Altman et Kleiman donne une piste p our ten ter d'y rép ondre. Les ommen taires i-dessous on t été suggérés par Stev en L. Kleiman. I I I.6. Une autre appliation p ossible des théo rèmes à la Bertini 97 Théorème I I I.6.2 (Altman, Kleiman 1979) . Soient k un orps inni, X un sous-shéma de l'esp a e pr oje tif P r k et Z un sous-shéma de X . Soit I Z le fais e au d'idé aux de O P r asso ié à l'adhér en e de Z dans X . Soit d un entier tel que I Z ( d ) est engendr é p ar ses se tions glob ales. Supp osons que X r Z est lisse, alors l'interse tion de X p ar des hyp ersurfa es génériques indép endantes de de gr é d + 1 est lisse hors de Z . Dans notre situation, soit Z la réunion des p oin ts P 1 , . . . , P n . Supp osons que l'on onnaisse un en tier d tel que I Z ( d ) soit engendré par ses setions globales et que p our tout i , le faiseau ( I Z / m P i I Z )( d ) soit engendré par les setions globales de I Z ( d ) . Alors, une setion globale générique de I Z ( d ) sera en v o y ée sur un élémen t non n ul de m P i / m 2 P i et sera don non singulière en e p oin t, elle sera égalemen t lisse hors de Z d'après le théorème i-dessus. Le problème reste en tous les as de trouv er un tel en tier d ou une b orne sup érieure p our elui-i. Chapitre IV Orthogonal d'un o de fontionnel Dans e hapitre, nous allons tra v ailler sur le problème de la minoration de la distane minimale de l'orthogonal d'un o de fontionnel. Nous allons présen ter deux appro hes. La première s'applique aux o des fontionnels onstruits à partir de v ariétés pro jetiv es de di- mension quelonque et pas seulemen t aux surfaes. Elle est de plus indép endan te de tous les résultats préédemmen t énonés et ne fait pas in terv enir la notion de formes diéren tielles. La seonde appro he, elle, utilise les résultats obten us dans le hapitre I I I . P our le reste, e hapitre ne p eut être onsidéré omme totalemen t ab outi. Il ouvre ep en- dan t un ertain nom bre de problèmes de géométrie algébrique sur les systèmes linéaires don t la résolution p ermettrait d'obtenir des minorations de la distane minimale de l'orthogonal d'un o de fontionnel. Notations Nous allons reprendre dans e hapitre un ertain nom bre de notations utilisées dans le hapitre I I I . En partiulier, on rapp elle que si X est une sous-v ariété fermée d'un espae pro jetif, on note L X la lasse d'équiv alene linéaire d'une setion h yp erplane de X et K X la lasse anonique sur X . IV.1 Première app ro he Cette appro he onsiste en fait à n'utiliser que des métho des d'algèbre linéaire relativ e- men t élémen taires. Dans ette setion, N désigne un en tier naturel non n ul et k un orps quelonque. On se donne une v ariété pro jetiv e lisse géométriquemen t in tègre X in tersetion omplète dans un espae pro jetif P N et m unie d'un diviseur G et d'un 0 -yle ∆ . On sup- p ose égalemen t qu'il existe un en tier naturel m tel que G ∼ mL X et que ∆ est une somme de p oin ts rationnels de X qui éviten t le supp ort de G . IV.1.1 Notion de m -généralité P our alléger les notations, on désignera l'espae Γ( P N k , O P N k ( m )) des formes homogènes de degré m sur P N k par F N m . Enn, p our tout p oin t rationnel P de P N , on note ev P l'appliation d' évaluation dérite dans la dénition D.1.1 (v oir annexe D ). Dénition IV.1.1. On dit que les p oints P 1 , . . . , P r ∈ P N ( k ) sont liés en de gr é m ou m - liés si les formes liné air es ev P 1 , . . . , ev P r sont lié es dans le dual ( F N m ) ∨ de F N m . Dans le as ontr air e, si es formes liné air es forment une famil le libr e de ( F N m ) ∨ , on dit que es p oints sont en p osition m -génér ale. 99 100 IV. Orthogonal d'un o de fontionnel La dénition i-dessus p eut s'in terpréter de façon géométrique, omme le mon tre le lemme qui suit. Lemme IV.1.2. Une famil le de r p oints P 1 , . . . , P r de P N est en p osition m -génér ale, si et seulement si p our tout entier i ∈ { 1 , . . . , r } , il existe une hyp ersurfa e de de gr é m qui ontient les p oints P 1 , . . . , b P i , . . . , P r et évite P i . Preuve . C'est un exerie élémen taire de dualité en algèbre linéaire. Remarque IV.1.3. L a notion de 1 -génér alité orr esp ond à la dénition lassique de p osi- tion génér ale. L e plus souvent, dans la littér atur e, une famil le de p oints de P N est dite en p osition génér ale si et seulement es p oints forment un r ep èr e pr oje tif de la variété liné air e pr oje tive qu'ils engendr ent. Si l'on se donne un entier m , alors une famil le de p oints de P N sont en p osition m -génér ale si et seulement si leurs images p ar le m -ème plongement de V er onèse 1 sont en p osition génér ale au sens lassique (dé rit i-dessus) dans P M ave M = N + d d − 1 Remarque IV.1.4. On aur ait pu donner une dénition plus génér ale de es notions en ne onsidér ant plus seulement des p oints r ationnels de P N , mais des p oints fermés et même des p oints inniment pr ès 2 de P N . Un tel p oint de vue étant totalement inutile dans e qui suit, nous avons hoisi de nous r estr eindr e au as des p oints r ationnels de P N . Exemple IV.1.5 . Supp osons que N = 1 , on tra v aille don sur la droite pro jetiv e. Dans e as, r p oin ts deux à deux distints P 1 , . . . , P r son t en p osition m -générale si et seulemen t si r ≤ m + 1 . En eet, on p eut onstruire une forme homogène de degré inférieur ou égal à m a y an t exatemen t r − 1 raines données. IV.1.2 Systèmes linéaires de P N La notion de m -généralité p eut se reform uler en termes de systèmes linéaires. P our e faire, on adoptera les notations de [Har77 ℄ V.4. Soien t m un en tier naturel, d le système linéaire sur P N des h yp ersurfaes de degré m et P 1 , . . . , P r une famille de p oin ts rationnels de P N . P our tout en tier naturel 1 ≤ i ≤ r , on note d i le sous-système linéaire de d des h yp ersurfaes de degré d on tenan t les p oin ts P 1 , . . . , b P i , . . . , P r . Selon les notations de [ Har77 ℄ V.4, d i := d − P 1 − · · · − b P i − · · · − P r . En termes de systèmes linéaires, la m -généralité de P 1 , . . . , P r se form ule de la façon suiv an te. Les p oin ts P 1 , . . . , P r son t en p osition d -générale si et seulemen t si p our tout i , le p oin t P i n'est pas un p oin t base du système linéaire d i . IV.1.3 Lien ave les notions de distane minimale Munis de es dénitions, la question de la minoration de la distane minimale du o de C L,X (∆ , G ) ⊥ p eut se traduire sous forme d'un problème géométrique. Prop osition IV.1.6. Soit m un entier tel que G ∼ mL X . L a distan e minimale d ⊥ du o de C L,X (∆ , G ) ⊥ est é gale au nombr e minimal s de p oints P 1 , . . . , P s du supp ort de ∆ qui sont m -liés. Preuve . Soit c = ( c 1 , . . . , c n ) un mot de C L (∆ , G ) ⊥ . Cela signie que l'appliation ϕ c := c 1 ev P 1 + · · · + c n ev P n est iden tiquemen t n ulle sur Γ( X , L ( G )) . Comme X est in tersetion 1 V oir [Sha94 ℄ I.4.4. 2 C'est-à-dire des p oin ts appartenan t à une v ariété obten ue par une séquene d'élatemen ts de sous-v ariétés de X . V oir [Har77 ℄ V.3. IV.1. Première app ro he 101 omplète, d'après [Har77 ℄ I I.8 ex 14, elle est pro jetiv emen t normale et il y a don une appliation surjetiv e f : Γ( P N , O P N ( m )) → Γ( X , L ( G )) . L'appliation ϕ c ◦ f dénie sur Γ( P N , O P N ( m )) est don n ulle, or e morphisme n'est autre que c 1 ev P 1 + · · · + c n ev P n vu omme une forme linéaire sur Γ( P N , O P N ( m )) = F N m . Cette reform ulation du problème de la distane minimale de C L (∆ , G ) ⊥ , nous ramène à un problème qui est loin d'être aussi élémen taire qu'il en a l'air. Autan t il est aisé de sa v oir si une famille de p oin ts son t indép endan ts en dimension 1 (v oir exemple IV.1.5 ), autan t le problème se omplique lourdemen t en dimension sup érieure. En d'autres termes, il est très diile en dimension sup érieure à 2 de déider si une famille de p oin ts est en p osition d -générale ou, e qui revien t au même, de mon trer qu'un système linéaire n'a pas d'autres p oin ts bases que eux qu'on lui a assignés. P our s'en on v ainre on p eut regarder les démonstrations du hapitre V.4 de [Har77 ℄. IV.1.4 Mino rations de la distane minimale de l'o rthogonal d'un o de fontionnel Nous allons utiliser la prop osition IV.1.6 p our obtenir deux résultats de minoration de la distane minimale du o de C L (∆ , G ) ⊥ . Théorème IV.1.7. On supp ose N sup érieur ou é gal à 2 . Soit m un entier tel que G ∼ mL X , alors (1) la distan e minimale d ⊥ du o de C L,X (∆ , G ) ⊥ vérie d ⊥ ≥ m + 2 et il y a é galité si et seulement si le supp ort de ∆ ontient m + 2 p oints alignés ; (2) sinon, si le supp ort de ∆ ne ontient p as m + 2 p oints alignés, alors d ⊥ ≥ 2 m + 2 et il y a é galité si et seulement si le supp ort de ∆ ontient 2 m + 2 p oints sur une même onique plane. La démonstration du (1) de e théorème fera app el aux lemmes IV.1.8 et IV.1.9 qui suiv en t et qui seron t démon trés en annexe E . Lemme IV.1.8. Soient r et m deux entiers natur els ave r ≥ 1 , alors toute famil le de rm + 2 p oints r ationnels distints de P N app artenant à une même ourb e de de gr é r est m -lié e. Lemme IV.1.9. Soit m un entier natur el. (1) Si m + 2 p oints r ationnels distints de P N sont m -liés, alors ils sont alignés. (2) T out r -uplet de p oints r ationnels deux à deux distints de P N ave r ≤ m + 1 est en p osition m -génér ale. Démonstr ation du (1) du thé or ème IV.1.7 . La prop osition IV.1.6 et la propriété (2) du lemme IV.1.9 en traînen t que la distane minimale du o de C L (∆ , G ) ⊥ est sup érieure à m + 2 et qu'une ondition néessaire p our qu'elle soit attein te est que le supp ort de ∆ on tienne m + 2 p oin ts alignés. D'après le lemme IV.1.8 , ette dernière ondition est susan te. Exemple IV.1.10 . Si G ∼ L X , alors la distane minimale de C L,X (∆ , G ) ⊥ est minorée par 3 . Cette b orne est attein te dès que le supp ort de ∆ on tien t trois p oin ts alignés. Remarquons que la b orne est par exemple attein te dès que X on tien t une droite rationnelle. 102 IV. Orthogonal d'un o de fontionnel Le p oin t (2) du théorème IV.1.7 se démon tre de la même façon que le p oin t ( 1) en utilisan t la prop osition IV.1.6 , le lemme IV.1.8 et le lemme IV.1.11 énoné i-dessous. Nous ren v o y ons le leteur à l'annexe E p our une démonstration de e dernier. Lemme IV.1.11. Soient m et r deux entiers natur els tels que r ≤ 2 m + 1 . (1) Une famil le de r p oints distints de P N tel le que m + 2 d'entr e eux sont non alignés est en p osition m -génér ale. (2) Soit P 1 , . . . , P 2 m +2 un (2 m + 2) -uplet de p oints r ationnels distints de P N tels que m + 2 d'entr e eux ne sont p as alignés. A lors, es p oints sont m -liés, si et seulement s'ils app artiennent à une même onique plane. P eut-on aller plus loin ? Une généralisation naturelle (mais fausse) du théorème IV.1.7 serait : soient m, s deux entiers natur els, supp osons que p our tout r < s , un ( rm + 2 ) -uplet de p oints du supp ort de ∆ n 'est jamais ontenu dans une ourb e de de gr é r , alors d ⊥ ≥ sm + 2 . Malheureusemen t, e résultat est faux. En eet, d'après la prop osition IV.1.6, un tel résultat impliquerait que sm + 1 p oin ts de P N tels que p our tout r < s , un ( rm + 2) -uplet d'en tre eux n'est jamais on ten u dans une ourb e de degré r , son t en p osition m -générale. Or, si s = 3 et m = 3 , ela signierait que 10 p oin ts de P 2 tels que 5 d'en tre eux son t non alignés et 8 d'en tre eux ne son t pas sur une même onique son t toujours en p osition 3 -générale. Or d'après [Har77 ℄ orollaire V.4.5, on p eut onstruire un 9 -uplet de p oin ts 3 -liés v érian t es propriétés. Un tel 9 -uplet de p oin ts est onstruit en prenan t les p oin ts d'in tersetion de deux ubiques réduites sans omp osan te irrédutible omm une. Ces ongurations de p oin ts pro v enan t d'in tersetions de N h yp ersurfaes dans P N son t diiles à rep érer et ompliquen t les démonstrations de m -généralité lorsque l'on v eut améliorer les lemmes IV.1.9 et IV.1.11 . En onlusion, on sait que les deux premières ongurations minimales de p oin ts rationnels m -liés dans P N son t ( i ) m + 2 p oin ts alignés ; ( ii ) 2 m + 2 p oin ts sur une même onique plane. Nous laissons une question ouv erte. Question 6. Quel les sont les ongur ations minimales suivantes ? IV.1.5 Appliations Le théorème IV.1.7 p ermet d'obtenir des minorations assez nes de la distane minimale de l'orthogonal du o de C L,X (∆ , G ) ⊥ dans le as où l'en tier m tel que G ∼ mL X est p etit. Commençons par étudier le as bien onn u où X est une ourb e. Courb es algéb riques planes, ompa raison ave la distane minimale onstruite de Goppa Soit X une ourb e algébrique pro jetiv e plane lisse de degré d ≥ 2 et dénie sur F q . Soien t m un en tier naturel et G un diviseur sur X linéairemen t équiv alen t à mL X . Soien t enn P 1 , . . . , P n une famille de p oin ts rationnels de X qui éviten t le supp ort de G et D le diviseur D := P 1 + · · · + P n . On rapp elle que le genre de X s'obtien t par la form ule g X = ( d − 1)( d − 2) 2 et que l'orthogonal du o de fontionnel C L ( D , G ) est le o de diéren tiel C Ω ( D , G ) . P ar ailleurs, on rapp elle égalemen t que la distane minimale d ⊥ du o de C Ω ( D , G ) (qui est égal à C L ( D , G ) ⊥ ) v érie d ⊥ ≥ deg ( G ) − (2 g X − 2) . La quan tité deg( G ) − (2 g X − 2) est app elée distan e onstruite de Gopp a et notée δ ⊥ . IV.1. Première app ro he 103 La ourb e X est supp osée plane et lisse, elle est don irrédutible. Ainsi, omme d ≥ 2 , alors X ne on tien t pas plus de d p oin ts géométriques alignés. P ar onséquen t, nous allons distinguer les as 0 ≤ m ≤ d − 2 et m ≥ d − 1 . • Si 0 ≤ m ≤ d − 2 , alors le théorème IV.1.7 (1) nous fournit la minoration d ⊥ ≥ m + 2 . Quan t à la distane onstruite de Goppa, on p eut l'exprimer en fontion de m et d . En eet, omme G ∼ mL X , on en déduit que le degré de G est md et δ ⊥ = md − ( d − 1)( d − 2) + 2 . F aisons la diérene de es deux minoran ts de d ⊥ . m + 2 − ( md − ( d − 1)( d − 2) + 2) = m − md + ( d − 1)( d − 2) = ( d − 1)( d − 2 − m ) . En onlusion, la minoration fournie par le théorème IV.1.7 (1) est meilleure que la distane onstruite de Goppa si m < d − 2 . Elle est en partiulier nettemen t meilleure lorsque m est p etit. • Si m ≥ d − 1 , alors, d'après le théorème de Bezout, m + 2 p oin ts de X ne son t jamais alignés. Le théorème IV.1.7 (2) fournit la minoration d ⊥ ≥ 2 m + 2 . La diérene en tre e minoran t de d ⊥ et la distane onstruite de Goppa est 2 m + 2 − δ ⊥ = ( d − 2)( d − 1 − m ) . Comme m est supp osée sup érieure à d − 1 , la diérene i-dessus est toujours négativ e et don la distane onstruite de Goppa fournit une meilleure minoration de d ⊥ . Conlusion. Dans e on texte des ourb es planes, les te hniques dév elopp ées en setion IV.1.4 fournissen t une meilleure minoration de la distane minimale de C L ( D , G ) ⊥ = C Ω ( D , G ) que elle fournie par la distane onstruite de Goppa si et seulemen t si m ≤ d − 2 . Surfaes de P 3 Soit S une surfae de P 3 de degré d dénie sur F q . Soien t égalemen t m un en tier naturel, G un diviseur sur S tel que G ∼ mL S et ∆ un 0 -yle de la forme ∆ = P 1 + · · · + P n où les P i son t des p oin ts rationnels de S qui éviten t le supp ort de G . On note de nouv eau d ⊥ , la distane minimale du o de C L,S (∆ , G ) ⊥ . T out omme dans le paragraphe prééden t, le théorème IV.1.7 fournit les minorations suiv an tes. ( i ) P our tout m , on a d ⊥ ≥ m + 2 . ( ii ) Si de plus m ≥ d − 1 et que S ne on tien t pas de droite rationnelle, alors d ⊥ ≥ 2 m + 2 . Exemple IV.1.12 . Soit S , une surfae ubique lisse de P 3 . Soit L un diviseur sur S donné par une setion h yp erplane de S et G := mL a v e m ∈ N . On hoisit enn omme 0 -yle ∆ , la somme des p oin ts rationnels de S qui éviten t le supp ort de G . On note d ⊥ ( m ) la distane minimale du o de C L,S (∆ , mL ) ⊥ . Les résultats de la setion IV.1.4 nous donnen t d ⊥ (1) ≥ 3; d ⊥ (2) ≥ 4 si S on tien t une droite rationnelle ; 6 sinon. Dans le premier as la b orne est attein te seulemen t si le supp ort de ∆ on tien t trois p oin ts alignés. Nous v errons au hapitre V que e phénomène est très fréquen t et que e o de p ossède en général de nom breux mots de p oids 3 . Dans le dernier as, la b orne inférieure n'est attein te que si le supp ort de ∆ on tien t 6 p oin ts appartenan t à une même onique plane (év en tuellemen t rédutible). 104 IV. Orthogonal d'un o de fontionnel Remarque IV.1.13. R emar quons que la lassi ation des surfa es ubiques lisses r é alisé e p ar Swinnerton-Dyer dans [SD67℄ assur e l'existen e de ubiques ne ontenant p as de dr oites r ationnel les. Cela fait d'ail leurs p artie des exemples intr o duits p ar Zarzar et V olo h dans [VZ05 ℄. Exemple IV.1.14 . On reprend les mêmes notations que dans l'exemple IV.1.12 , mais ette fois, S est une surfae lisse de degré 4 . On obtien t alors les minorations ( i ) d ⊥ (1) ≥ 3; ( ii ) d ⊥ (2) ≥ 4; ( iii ) d ⊥ (3) ≥ 5 si S on tien t une droite rationnelle et ♯ F q ≥ 5; 8 sinon. Dans le as ( i ) (resp. ( ii ) ), la b orne est attein te seulemen t si S on tien t 3 (resp. 4 ) p oin ts alignés. Dans le dernier as, la b orne n'est attein te que si le supp ort de ∆ on tien t 8 p oin ts appartenan t à une même onique plane. Remarque IV.1.15. En e qui on erne le as ( iii ) de l'exemple pr é é dent, dans [Sha94 ℄ thé or ème I.6.9, on montr e qu'une surfa e ubique ontient toujours au moins une dr oite gé ométrique (el le en ontient même 27 quand el le est lisse) et qu'une surfa e générique de de gr é sup érieur à 4 ne ontient p as de dr oite gé ométrique. A insi, en génér al, si S est une surfa e de de gr é 4 , la distan e minimale de C L,S (∆ , 3 L ) est sup érieur e ou é gale à 8 . IV.2 Seonde app ro he, un p roblème ouvert Dans ette setion nous rev enons au on texte lassique, à sa v oir elui des surfaes algé- briques. Cette se onde appr o he ne fournira pas à propremen t parler de minoration de la distane minimale de l'orthogonal d'un o de fontionnel. Il ne s'agit don pas d'une setion réellemen t ab outie, mais d'une ouv erture v ers des problèmes de géométrie algébrique qui auraien t d'in téressan tes appliations à la théorie des o des orreteurs d'erreurs. L'ob jetif étan t d'utiliser les résultats du hapitre I I I, nous allons nous replaer dans le on texte de e dernier. À sa v oir, S désigne une surfae pro jetiv e lisse géométriquemen t in tègre, qui est in tersetion omplète dans un espae pro jetif P r . On se donne égalemen t un en tier naturel m et un diviseur G v érian t G ∼ mL S , où L S désigne la lasse d'équiv alene linéaire d'une setion de S par un h yp erplan de P r . Enn, P 1 , . . . , P n désignen t des p oin ts rationnels de S et ∆ leur somme. Exploitation du théo rème de réalisation D'après le théorème de réalisation (théorème I I I.4.1), p our tout mot de o de c ∈ C L (∆ , G ) ⊥ , il existe un ouple sous- ∆ -on v enable de diviseurs ( D a , D b ) et une 2 -forme ω v érian t ( ω ) = G − D a − D b et telle que c = res 2 D a , ∆ ( ω ) . (IV.1) De plus, le diviseur D a est une ourb e lisse géométriquemen t in tègre pro v enan t de l'in terse- tion de S a v e une h yp ersurfae de P r . Il existe don un en tier naturel n a tel que D a ∼ n a L S . P ar onséquen t, dans e qui suit nous nous autoriserons l'abus de langage onsistan t à dési- gner par D a à la fois le diviseur et la ourb e irrédutible sous-jaen te. Enn, le théorème de réalisation arme qu'il existe un en tier relatif n b tel que D b ∼ n b L S . La 2 -forme ω est de v aluation sup érieure ou égale à − 1 le long de la ourb e D a , le 1 -résidu de ω le long de D a est don bien déni. On p ose µ := res 1 D a ( ω ) ∈ Ω 1 F q ( D a ) / F q et d'après le lemme I I.3.12 , p our tout p oin t géométrique P de D a , on a v al P ( µ ) = m P ( D a , G − D b ) . IV.2. Seonde app ro he, un p roblème ouvert 105 P ar onséquen t, si l'on note D ∗ le tiré en arrière sur D a d'un diviseur D sur S don t le supp ort ne on tien t pas D a , alors le diviseur de µ s'érit ( µ ) = G ∗ − D ∗ b . (IV.2) Soit Λ c le diviseur sur la ourb e D a orresp ondan t au supp ort du mot de o de c , on a ( µ ) ≥ G ∗ − Λ C et on déduit de ette inégalité et de (IV.2) que Λ C ≥ D ∗ b . On a de plus, w ( c ) = deg(Λ C ) et deg( D ∗ b ) = D a .D b , où w ( . ) désigne le p oids de Hamming d'un mot de o de et D .D ′ le pro duit d'in tersetion de deux diviseurs sur S . On en déduit la relation w ( c ) ≥ D a .D b = n a n b L 2 S . (IV.3) Soien t k et m les en tiers tels que K S ∼ k L S et G ∼ mL S , où K S désigne la lasse anonique sur S . D'après la relation (IV.1) page 104 , on a n b = m − n a − k . Si l'on injete ette relation dans (IV.3), on obtien t w ( c ) ≥ n a ( m − k − n a ) L 2 S . (IV.4) Le soui est que la quan tité a v e laquelle on minore le p oids de Hamming de c est négativ e dès que n a ≥ m − k . P artan t de la disussion i-dessus, le théorème IV.2.1 qui suit n'est pas réellemen t exploitable en l'état. Il ore ep endan t des p ersp etiv es de minoration de la distane minimale de C L,S (∆ , G ) ⊥ sous réserv e d'obtenir des rép onses à une question ouv erte qui sera p osée plus loin (question 7 ). La preuv e de e théorème est suivie d'une disussion sur l'énoné. Théorème IV.2.1. Soit S une surfa e pr oje tive lisse interse tion omplète et gé ométrique- ment intè gr e. Soit m un entier et G un diviseur sur S vériant G ∼ mL S . Soit enn ∆ une somme formel le de p oints r ationnels de S évitant le supp ort de G . Supp osons qu'il existe un entier natur el s vériant les onditions suivantes. ( i ) s est sup érieur à la distan e minimale d ⊥ . ( ii ) Pour toute ongur ation P i 1 , . . . , P i s de p oints du supp ort de ∆ , il existe une hyp ersur- fa e H de P r dénie sur F q de de gr é inférieur à m − k − 1 qui ontient P i 1 , . . . , P i s et tel le que H ∩ S est une ourb e lisse. On r app el le que l'entier k est elui qui vérie K S ∼ k L S où K S désigne la lasse anonique. A lors, la distan e minimale d ⊥ du o de C L (∆ , G ) ⊥ vérie d ⊥ ≥ ( m − k − 1) L 2 S . Preuve . D'après la remarque I I I.6.1 page 96 , la distane minimale d'un o de géométrique est in v arian te par extension des salaires. Il sut don que l'on soit à même de réaliser géométriquemen t les mots de o de de C L,S (∆ , G ) ⊥ vus omme des mots de C L,S ′ (∆ ′ , G ′ ) , où S ′ désigne S × F q F q l p our un ertain en tier naturel l et ∆ ′ et G ′ les tirés en arrière resp etifs de ∆ et G sur S ′ . C'est e qui justie dans le ( ii ) le dénie sur F q . Soien t s un en tier v érian t les ondition ( i ) et ( ii ) de l'énoné et E , l'ensem ble des mots non n uls de C L,S (∆ , G ) ⊥ de p oids de Hamming inférieur ou égal à s . D'après ( ii ) et (IV.4), on a ∀ c ∈ E , w ( c ) ≥ m − k − 1 min n a =1 n a ( m − k − n a ) L 2 S . 106 IV. Orthogonal d'un o de fontionnel La dénition de E en traîne que l'inégalité i-dessus est en fait v ériée par tous les mots non n uls de C L,S (∆ , G ) ⊥ . P ar ailleurs, l'étude de la fontion x 7→ x ( m − k − x ) sur l'in terv alle [1 , m − k − 1] p ermet de v oir que le minim um de l'expression n a ( m − k − n a ) L 2 S est attein t p our n a = 1 . On en déduit d ⊥ ≥ ( m − k − 1) L 2 S . Disussion au sujet du théo rème IV.2.1. L'énoné p eut sem bler troublan t en e sens où l'en tier s doit être sup érieur à la quan tité d ⊥ sur laquelle on her he à s'informer. P our exploiter e théorème il faut disp oser d'une ma joration à priori de d ⊥ . V oii un ertain nom bre de pistes, p our obtenir une telle ma joration. (1) L'appro he la plus naïv e serait de ma jorer d ⊥ par la longueur du o de. (2) Si l'on onnaît la dimension du o de on p eut utiliser la b orne de singleton à sa v oir d ⊥ ≤ n − dim( C L,S (∆ , G ) ⊥ ) + 1 . (3) Sous réserv e de disp oser d'une év aluation de la distane minimale d'un o de fontionnel, le théorème d'orthogonalité (théorème I I.4.1 ) fournit une ma joration de la distane minimale de C L (∆ , G ) ⊥ . En eet, omme p our toute paire de diviseurs (sous-) ∆ - on v enable ( D a , D b ) on a C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) ⊆ C L,S (∆ , G ) ⊥ . P ar onséquen t, la distane minimale du o de C L,S (∆ , G ) ⊥ est inférieure à elle du o de C Ω ,S (∆ , D a , D b , G ) . Ce dernier o de est fontionnel d'après le théorème I I.4.6. Si l'on et apable d'estimer la distane minimale d'un o de fontionnel sur S on p eut en déduire une b onne ma joration à priori de d ⊥ . Il s'agit là d'un piste à explorer dans le futur. Notons tout de même que dans ertaines situations, un tel en tier s n'existe pas, il sut par exemple que m − k − 1 soit négatif. A v an t de onlure, donnons deux exemples élémen taires. L'un assuran t que l'en tier s existe (au moins dans ertaines situations élémen taires) et le seond présen tan t un as où l'en tier s n'existe pas, bien que m − k − 1 soit stritemen t p ositif. Exemple IV.2.2 (Un exemple où s existe.) . On reprend l'exemple présen té dans la setion I I.3.5 du hapitre I I. Soit S le plan pro jetif sur un F q de aratéristique diéren te de deux. Supp osons par exemple que m = 1 . On a k = − 3 et le o de C L (∆ , G ) a v e G ∼ L S est de dimension 3 et don de longueur q 2 . On en déduit que le o de C L (∆ , G ) ⊥ est de dimension q 2 − 3 et la b orne de singleton nous assure que sa distane minimale v érie d ⊥ ≤ 4 On a m − k − 1 = 3 , l'ob jetif est don de mon trer que p our tout quadruplet de p oin ts rationnels de P 2 , il existe une ourb e lisse de degré inférieur ou égal à trois qui on tien t es p oin ts. Soien t don P 1 , P 2 , P 3 , P 4 quatre p oin ts de P 2 . S'ils son t alignés 'est terminé, une droite étan t une ourb e lisse de degré 3 . Si P 1 , P 2 , P 3 appartiennen t à une même droite L qui ne on tien t pas P 4 , il existe un système de o ordonnées homogènes ( X, Y , Z ) sur P 2 et un élémen t a ∈ F q r { 0 , 1 } tels que, P 1 = (0 : 0 : 1) P 1 = (1 : 0 : 1) P 3 = ( a : 0 : 1) P 4 = (0 : 1 : 0) . La ourb e elliptique d'équation Y 2 Z = X ( X − Z )( X − aZ ) est lisse et in terp ole es quatre p oin ts. Enn, supp osons que trois de es p oin ts ne soien t pas alignés, alors il existe au moins une onique lisse qui les on tien t. L'en tier s = 4 v érie don les onditions ( i ) et ( ii ) du IV.2. Seonde app ro he, un p roblème ouvert 107 théorème IV.2.1, e dernier nous fournit don une minoration de la distane minimale du o de C L,S (∆ , G ) ⊥ , à sa v oir d ⊥ ≥ ( m − k − 1 ) L 2 S = 3 . D'après le théorème IV.1.7 (1), le minoran t obten u est en fait exatemen t la distane minimale du o de étudié. Exemple IV.2.3 (Un exemple où m − k − 1 ≥ 0 mais s n'existe pas.) . Soit S une surfae ubique lisse de P 3 F q a v e q ≥ 3 et on tenan t au moins une droite rationnelle. Soit ∆ la somme de tous les p oin ts rationnels de S et G un diviseur tel que G ∼ 2 L S et don t le supp ort évite elui de ∆ (un tel G existe, v oir annexe D.2). On rapp elle que les surfaes ubiques son t des surfaes de Del P ezzo. Don k = − 1 et m − k − 1 = 2 . Notons que, d'après le théorème IV.1.7 (2), on sait que d ⊥ = 4 , les mots de p oids minimal étan t eux don le supp ort orresp ond à des p oin ts d'une droite rationnelle on ten ue dans S . À présen t, raisonnons par l'absurde, en supp osan t l'existene d'un en tier s v érian t les onditions du théorème IV.2.1. Alors, d'après e théorème, la distane minimale de C L,S (∆ , G ) ⊥ serait sup érieure ou égale à 6 , e qui est faux d'après les remarques i-dessus. Conlusion. Le théorème IV.2.1 motiv e la question ouv erte suiv an te. Question 7. Soient X une sous-variété irr é dutible lisse gé ométriquement intè gr e de P r F q et d un entier natur el. Soient P 1 , . . . , P n une famil le de p oints de X . Sous quel les onditions sur X et P 1 , . . . , P n a-t-on l'existen e d'un entier s tel que p our tout s -uplet de p oints p armi P 1 , . . . , P n , il existe une hyp ersurfa e H de de gr é d ontenant e s -uplet de p oints et tel le que H ∩ X soit une sous-variété lisse de o dimension 1 de X ? Notons qu'une rép onse à la question 5 G p osée page 96 , fournirait sans doute des élémen ts de rép onse, v oire même une rép onse omplète à la question i-dessus. L'obten tion d'un tel résultat à la Bertini nous donnerait de nom breuses informations, à la fois sur les o des fontionnels et sur leurs orthogonaux. La question 5 G est don un problème ouv ert ouvran t de nom breuses p ersp etiv es d'appliation. Chapitre V Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC Une idée reçue atteste que la reuse est le départemen t le moins p euplé de F rane, e qui est totalemen t faux. Wikipedia On signale dans la setion I I I.5 du hapitre I I I que le théorème de réalisation n'est pas onstrutif. Aussi, e hapitre est-il en partie onsaré à la présen tation de métho des onstrutiv es de réalisation diéren tielle de mots de o de appartenan t à l'orthogonal d'un o de fontionnel. Les mots de l'orthogonal d'un o de fontionnel qui v on t nous in téresser et qui s'a v èreron t être les plus simples à aluler seron t eux don t le p oids de Hamming est p etit . Si es mots engendren t le o de qui les on tien t, on dit que e o de est LDPC ( L ow Density Parity Che k ). La première setion de e hapitre est une in tro dution à la théorie de es o des. V.1 Intro dution aux o des LDPC Un o de LDPC est un o de admettan t une matrie de parité r euse . En d'autres termes, 'est un o de admettan t une base duale omp osée de mots de p etit p oids de Hamming. V.1.1 Graphe de T anner Dénition V.1.1 (Graphe biparti) . Un gr aphe bip arti est la donné e de deux ensembles de sommets V 1 et V 2 et d'un ensemble d'ar êtes E tels que toute ar ête a ∈ E r elie un unique élément de V 1 ave un unique élément de V 2 . La dénition qui suit a été in tro duite par R. Mi hael T anner dans [T an81 ℄. Dénition V.1.2 (T anner 1981) . Soient C un o de binair e de longueur n et H ∈ M r,n ( F 2 ) une matri e de p arité de C . On app el le gr aphe de T anner de C , le gr aphe bip arti dont la pr emièr e famil le de sommets V 1 est indexé e p ar les olonnes de H et la se onde famil le V 2 p ar les lignes. Une ar ête r elie le i -ème sommet de la famil le V 1 au j -ème de V 2 si et seulement si le o eient h i,j de la matri e H est non nul. Remarque V.1.3. R emar quer qu'un o de n 'admet p as un unique gr aphe de T anner. A ussi, on devr ait p arler du gr aphe de T anner de C asso ié à H et non du gr aphe de T anner de C . Dans la pr atique, et abus de langage est tolér é et même fr é quemment pr atiqué. Dans e qui suit, on représen tera les sommets orresp ondan t aux olonnes de la matrie par des et on app ellera es sommets les n÷uds de donné es ou tout simplemen t les bits . 109 110 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC Les sommets orresp ondan t aux lignes seron t représen tés par des et on les app ellera les n÷uds de p arité ou les r elations 1 . Exemple V.1.4 . Soit C , le o de de matrie de parité H = 1 1 1 0 0 0 0 1 0 0 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 1 . Le graphe de T anner de C orresp ondan t à la matrie H est de la forme suiv an te. 2 3 4 1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 On p eut égalemen t essa y er de l' étaler an d'y v oir plus lair, sous réserv e bien sûr que le graphe admette une représen tation planaire. 1 2 4 3 8 5 4 6 7 1 2 3 9 Si le o de n'est pas binaire on p eut réaliser une onstrution sem blable mais a v e des arêtes p ondér é es . En tre le bit i et la relation j on trae une arête p ondérée par le o eien t h i,j de la matrie de parité si e dernier est non n ul et pas d'arête sinon. Exemple V.1.5 . Supp osons que le orps de base soit F 5 et onsidérons le o de C de matrie de parité H = 2 0 3 1 0 0 0 0 0 0 1 0 4 3 0 0 0 0 0 0 3 0 0 1 2 0 0 0 0 0 4 0 0 4 1 0 0 0 0 0 1 0 0 2 1 . Le graphe de T anner de C asso ié à H se représen te de la façon suiv an te. 1 Dans la littérature anglophone, on parle de he k no des , 'est-à-dire n÷ud de on trle. Nous a v ons préféré donner e nom de r elation , ar es n÷uds sym b olisen t une équation, don une relation en tre les bits qui lui son t v oisins dans le graphe. V.1. Intro dution aux o des LDPC 111 2 3 1 4 3 1 2 1 4 2 1 6 7 8 9 5 4 3 3 1 2 4 5 1 2 1 1 4 3 V.1.2 Déo dage itératif L'in térêt ma jeur de la représen tation d'un o de par un graphe de T anner est le déo dage itératif. Le prinip e général onsiste, étan t donné un mot de o de reçu y à év aluer les oûts lo aux d'assignation de haque bit à une v aleur presrite. Dans un seond temps, par un prinip e de passage de messages dans le graphe, on atualise es oûts en fontion du nom bre de mo diations qu'une assignation d'un bit à une v aleur presrite en traînerait sur les bits v oisins dans le graphe. De façon s hématique, la rép étition de e pro édé p ermet (à de nom breux détails près) de passer de oûts lo aux à des oûts globaux. On hoisit alors omme sortie de l'algorithme, le mot de o de orresp ondan t aux oûts globaux minimaux. Il existe dans la littérature de nom breux algorithmes de déo dage itératif. Celui que nous allons présen ter p orte en général le nom de algorithme min-somme . Notons que l'on p eut trouv er une exellen te présen tation de et algorithme dans la thèse de Nilas Wib erg [Wib96℄. Desription à pa rtir d'un exemple. Le méanisme d'un algorithme de déo dage itératif, sans être très omplexe, est relativ emen t te hnique. Nous allons ommener par le dérire à l'aide d'un exemple élémen taire. Exemple V.1.6 . Considérons le o de binaire C de matrie de parité H = 1 1 0 1 0 0 0 1 1 0 1 0 0 0 0 1 1 1 . Son graphe de T anner asso ié à H se présen te sous la forme suiv an te. 112 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC 1 3 2 4 5 6 2 3 1 Ce o de est de distane minimale 3 , on p eut don orriger une erreur. Considérons e o de C et supp osons que l'on ait reçu le mot y = (1 , 1 , 0 , 1 , 0 , 1) . Le seond bit est erroné. Étap e 1. L'ob jetif de l'algorithme est d'év aluer le oût qu'aurait l'assignation d'un bit à une v aleur presrite dans F 2 . P our e faire, on ommene par dénir p our haque bit une fontion de oût lo al . C'est une fontion C i lo : F 2 → N telle que C i lo ( α ) est n ul si y i = α et égal à 1 sinon. P ar exemple C 1 lo (0) = 1 et C 1 lo (1) = 0 . P our abréger, on note C 1 lo = [1 , 0] . Cette fontion quan tie le nom bre de hangemen ts qu'impliquerait l'assignation du bit i à la v aleur α sans her her à v érier les relations de parité. On v oit failemen t que C 1 lo = [1 , 0] C 2 lo = [1 , 0] C 3 lo = [0 , 1 ] C 4 lo = [1 , 0] C 5 lo = [0 , 1] C 6 lo = [1 , 0 ] . Étap e 2. Dans un seond temps, on v a év aluer le nom bre de hangemen ts qu'impliquerait l'assignation d'un bit à une v aleur presrite a v e la on train te de resp eter les relations de parité v oisines de e bit. Étude lo ale. F o alisons nous sur le seond bit. Il est v oisin de deux relations de parité : la première et la seonde. Supp osons que l'on lui assigne la v aleur 0 . Alors, p our resp eter la première équation de parité, on a deux p ossibilités. (1) Les bits 1 et 4 prennen t tous deux la v aleur 1 . (2) Les bits 1 et 4 prennen t tous deux la v aleur 0 . La première onguration est la moins oûteuse, elle n'implique auun hangemen t, 'est elle que l'on retien t. On en déduit que l'assignation du seond bit à la v aleur 0 aura une rép erussion de oût n ul sur les autres bits v oisins du premier n÷ud de relation. Si main tenan t on assigne la v aleur 1 à e bit on a égalemen t deux p ossibilités. (1) Le 1 er bit prend la v aleur 1 et le 4 e la v aleur 0 . (2) Le 1 er bit prend la v aleur 0 et le 4 e la v aleur 1 . Les deux ongurations oûten t un hangemen t. On en déduit que l'assignation du seond bit à la v aleur 0 a une rép erussion de oût 1 sur le premier n÷ud de relation. De la même manière, on mon tre que l'assignation du seond bit à la v aleur 0 (resp. 1 ) a une rép erussion de oût 0 (resp. 1 ) sur les bits 3 et 5 v oisins du seond n÷ud de relation. V.1. Intro dution aux o des LDPC 113 Étap e 3. Au nal l'assignation du seond bit à la v aleur 1 oûte deux hangemen ts (un sur le bit 1 ou 4 et un autre sur le 2 ou 5 ) omme le sixième. P ar on tre l'assignation de e bit à 0 ne oûte qu'un seul hangemen t, elui qui onsiste à remplaer e bit initialemen t à la v aleur 1 par un 0 . On est don ten tés d'assigner e bit à 0 e qui orrige l'erreur. Remarque V.1.7. Dans et exemple, nous nous sommes fo alisés sur un seul bit p our tenter de ompr endr e le mé anisme. En r é alité, l'algorithme r é alise en p ar al lèle la même démar he p our haque bit. Remarque V.1.8. Il est imp ortant de r emar quer que nous n 'avons p as vérié si l'assignation du se ond bit à une valeur donné e avait des r ép er ussions sur les bits plus éloignés. On s'est limités au pr emier voisinage du se ond bit p our pr endr e notr e dé ision. En génér al, on r éitèr e le pr o essus dé rit dans l'étap e 2 de façon à obtenir des informations sur les r ép er ussions d'une assignation sur les bits éloignés. L'idée de l'algorithme min-somme p eut se résumer de la façon suiv an te. (1) On ommene par ompter le nom bre de hangemen ts qu'impliquerait l'assignation du i -ème bit à une v aleur donnée, sans tenir ompte des relations de parité. (2) On ompte ensuite le nom bre de hangemen ts que ela impliquerait p our les autres bits reliés à i par une relation de parité. C'est-à-dire le oût d'une telle assignation p our les bits étan t dans le premier v oisinage du i -ème bit. (3) En réitéran t e pro édé on p eut ompter le nom bre de hangemen ts qu'implique une telle assignation p our les bits appartenan t au seond v oisinage du i -ème bit. (4) On réitère le pro essus... (5) Lorsque l'on disp ose du oût d'assignation du i -ème bit à une v aleur donnée p our un v oisinage susamment gr and de e dernier, on prend une déision sur la v aleur à laquelle on l'assigne en hoisissan t bien sûr elle qui est la moins oûteuse. Enore une fois, les op érations son t réalisées en parallèle p our tous les bits. V.1.3 L'algo rithme min-somme Nous allons à présen t donner une desription générale et rigoureuse de l'algorithme min- somme. Étap e 1. Initialisation. À haque bit, on asso ie une fontion de oût lo al C i lo : F q → N . À l'état initial, la fontion de oût lo al du i -ème bit est extrêmemen t simple. Si la i -ème o ordonnée du mot reçu y est égale à α ∈ F q , alors la fontion f i prend la v aleur 0 en α et la v aleur 1 en tous les autres élémen ts de F q . La v aleur C i lo ( β ) quan tie le oût d'assignation du i -ème bit à la v aleur β sans tenir ompte des bits v oisins. P our toute arête ( i, j ) du graphe de T anner, on dénit les fontions messages µ i → j : F q → N et ν i ← j : F q → N . Ces fontions p euv en t être vues resp etiv emen t omme un message allan t du bit i v ers la relation j et réipro quemen t. Ces fontions son t des variables lo ales de l'algorithme, 'est-à-dire qu'elles son t atualisées à haque itération de l'algorithme. P our toute arrête ( i, j ) , es fontions son t initialemen t assignées à la fontion n ulle µ i → j := 0 et ν i ← j := 0 . Étap e 2. É hanges de messages. Cette étap e est itérée autan t de fois que néessaire. Le nom bre d'itérations sera disuté en setion V.1.4 . Étap e 2a. Messages donné es → r elations. Dans ette étap e, on atualise les messages µ i → j des données v ers les relations en tenan t ompte des nouv elles informations fournies par les messages ν k ← l . Étan t donnés un bit i et une relation j , on note j 1 , . . . , j s les relations v oisines de i autres que j . Le n÷ud de données i en tralise les informations transmises par les relations j 1 , . . . , j k et les en v oie v ers la relation j . Le message µ i → j devien t alors µ i → j := C i lo + s X k =1 ν i ← j k . 114 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC j 2 j i ν i ← j s j 1 j s ν i ← j 1 ν i ← j 2 µ i → j Remarque V.1.9. L ors de la pr emièr e itér ation de l'algorithme, la fontion µ i → j initiale- ment assigné e à la fontion nul le devient é gale à la fontion C i lo . Étap e 2b. Messages r elations → donné es. Dans ette étap e, on atualise les messages ν i ← j en tenan t ompte des informations fournies par les messages µ i → j . Un no eud de relation j en tralise les informations fournies par les fontions message µ i k → j pro v enan t des bits v oisins autres que i et les redirige v ers e dernier. Soien t don i 1 , . . . , i r les n÷uds de donnée v oisins du n÷ud de relation j autres que i . La fontion ν i ← j est dénie par ∀ α ∈ F q , ν i ← j ( α ) := min ( r X k =1 µ i k → j ( α k ) ( α 1 , . . . , α r ) ∈ F r q , h i,j α + h i 1 ,j α 1 + · · · + h i r ,j α r = 0 ) . On alule le oût minimal d'une onguration v érian t la relation j et telle que le bit i v aille α . On rapp elle que les o eien ts h i,j son t les o eien ts de la matrie de parité H qui p ondèren t les arêtes du graphe de T anner. Dans la gure qui suit, ils n'on t pas été indiqués de façon à alléger la représen tation. µ i 2 → j µ i 1 → j µ i r → j i 1 i 2 i r i j ν i ← j Remarque V.1.10. L ors de la pr emièr e itér ation de l'algorithme, l'entier ν i ← j ( α ) quantie le nombr e minimal de hangements qu'entr aîner ait l'assignation du i -ème bit à la valeur α p our les autr es bits intervenant dans la r elation j . Exemple V.1.11 . Dans l'exemple V.1.6 que nous a v ons étudié préédemmen t les fontions ν 2 ← 1 et ν 2 ← 1 on t été alulées, on a v ait obten u ν 2 ← 1 = [0 , 1 ] et ν 2 ← 2 = [0 , 1] . V.1. Intro dution aux o des LDPC 115 P ar le alul on obtien t égalemen t (la v ériation est laissée au leteur), ν 1 ← 1 = [0 , 1] ν 3 ← 2 = [1 , 0 ] ν 4 ← 1 = [0 , 1 ] ν 4 ← 3 = [1 , 0] ν 5 ← 2 = [1 , 0] ν 5 ← 3 = [0 , 1 ] ν 6 ← 3 = [1 , 0 ] . Étap e nale. Déision. Chaque n÷ud de donnée év alue ses oûts glob aux d'assignation a v e l'aide des fontions ν i ← j . Soien t i un no eud de données et j 1 , . . . , j t l'ensem ble des n÷uds de relation v oisins de i . La fontion de oût glob al C i glob est dénie par ∀ α ∈ F q , C i glob ( α ) := C i lo ( α ) + t X k =1 ν i ← j k ( α ) . On regarde ensuite s'il existe un élémen t α qui minimise la fontion C i glob . Si oui, on assigne la v aleur α au bit i . Exemple V.1.12 . Dans l'exemple V.1.6, si l'on prend une déision après une itération du pro essus d'é hanges de messages, à partir des résultats de l'exemple V.1.11 , on obtien t C 1 glob = [1 , 1 ] C 2 glob = [1 , 2 ] C 3 glob = [1 , 1] C 4 glob = [2 , 1 ] C 5 glob = [1 , 2 ] C 6 glob = [2 , 0] . On ne p eut don pas prendre de déision quan t à l'assignation nale des bits 1 et 3 . Il ne fallait pas év aluer les fontions de oûts globaux à ette étap e mais réitérer le pro essus. À la seonde itération, l'atualisation des fontions µ i → j donne µ 1 → 1 = [1 , 0] µ 2 → 1 = [1 , 1] µ 2 → 2 = [1 , 1 ] µ 3 → 2 = [0 , 1] µ 4 → 1 = [2 , 0] µ 4 → 3 = [1 , 1 ] µ 5 → 2 = [0 , 2] µ 5 → 3 = [1 , 1] µ 6 → 3 = [1 , 0 ] . Après quoi, l'atualisation des fontions ν i ← j donne ν 1 ← 1 = [1 , 1 ] ν 2 ← 1 = [0 , 1 ] ν 2 ← 2 = [0 , 1 ] ν 3 ← 2 = [1 , 1 ] ν 4 ← 1 = [1 , 1 ] ν 4 ← 3 = [1 , 1 ] ν 5 ← 2 = [1 , 1 ] ν 5 ← 3 = [1 , 1 ] ν 6 ← 3 = [2 , 2 ] . Si l'on év alue les oûts globaux à la n de ette seonde itération, on obtien t C 1 glob = [2 , 1 ] C 2 glob = [1 , 2 ] C 3 glob = [1 , 2] C 4 glob = [3 , 2 ] C 5 glob = [2 , 3 ] C 6 glob = [3 , 2] . On p eut don prendre une déision, on hoisit omme mot déo dé le mot c = (1 , 0 , 0 , 1 , 0 , 1 ) , qui est bien le mot le plus pro he du mot reçu y p our la distane de Hamming. V.1.4 Disussion sur l'algo rithme A v an t de ren trer dans des onsidérations plus te hniques, ommençons par quelques re- marques onernan t et algorithme. Le nom de l'algorithme pro vien t bien sûr de l'étap e 2b et d'une façon plus générale, du fait que les seules op érations eetuées son t des sommes et des aluls de minima. Il existe égalemen t un algorithme app elé somme-pro duit don t le fontionnemen t est assez omparable. Moralemen t le min-somme alule des oûts, alors que le somme- pro duit év alue des probabilités. 116 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC Nomb re d'itérations Conrètemen t, au départ, haque bit ne p ossède que l'information qui le onerne, à sa v oir son oût d'assignation à une v aleur donnée, sans tenir ompte de ses v oisins. C'est l'information qu'il v a transmettre à tous les n÷uds de relation v oisins sous la forme des fontions µ i → j duran t la première itération (v oir remarque V.1.10 ). À la n de la première itération on p eut sa v oir le oût qu'aurait l'assignation d'un bit à une v aleur presrite p our e bit et ses v oisins ('est-à-dire à une distane de deux arêtes). Si l'on réitère le pro essus p fois, on disp ose de toutes les informations pro v enan t des bits à une distane inférieure à p du i -ème bit. Aussi il sem ble raisonnable de hoisir omme nom bre d'itérations la distane maximale en tre deux bits dans le graphe de T anner. Le p roblème des yles Le problème ma jeur de es algorithmes est qu'ils agissen t lo alemen t, sans tenir ompte de la géométrie du graphe. P our le omprendre reprenons l'exemple V.1.6 et supp osons que l'on a eetué deux itérations de la phase d'é hanges de messages (étap e 2). Si l'on év alue la fontion de oût global C 2 glob après es deux itérations, le oût év alué prend en ompte la on tribution de tous les bits qui son t à distane inférieure à 2 du 2 e . Le soui est que, en partan t du 2 e bit, le 4 e (ainsi que le 5 e ) p eut être attein t par un hemin de longueur 2 deux de deux façons diéren tes, omme le mon tre la gure i-dessous. De fait, dans le alul du oût global C 2 glob , la on tribution du quatrième et du inquième bit est omptée deux fois, e qui p eut biaiser la déision nale. 1 3 2 5 6 2 3 1 4 Les résultats onn us sur l'eaité de l'algorithme son t que le oût global réel d'assi- gnation d'un bit ne p eut être alulé exatemen t par et algorithme que si le graphe de T anner est sans yles. Cep endan t, les o des don t le graphe de T anner est sans yles son t p eu in téressan ts (mauv ais paramètres). De fait, on ne disp ose pas réellemen t de résultats sur l'eaité d'un tel algorithme. On disp ose ep endan t d'une onstatation empirique, à sa v oir que si le graphe de T anner n'a pas trop de p etits yles, alors les algorithmes de déo dage itératif son t extrêmemen t eaes. Ils p ermetten t en partiulier de orriger un grand nom bre d'erreurs en un temps relativ emen t limité, à ondition que le o de soit LDPC . Conlusion. L'étap e réellemen t oûteuse est la seonde qui est exp onen tielle en la v alene des n÷uds de relation. C'est la raison p our laquelle, si l'on tra v aille sur un o de p our lequel ette v alene est b ornée par une p etite v aleur, alors l'algorithme tournera rapidemen t. 2 Il s'agit d'un graphe biparti, aussi on app elle hemin de longueur n un hemin de 2 n arêtes. V.2. Co des LDPC et surfaes de p etit degré 117 V.2 Co des LDPC et surfaes de p etit degré Soien t N un en tier sup érieur ou égal à 3 et X une h yp ersurfae pro jetiv e lisse géomé- triquemen t in tègre de degré d de P N . T out omme dans les hapitres prééden ts, on note L X , la lasse d'équiv alene linéaire d'une setion h yp erplane de X . On se donne égalemen t G , un diviseur sur X tel que G ∼ mL X p our un ertain en tier m et ∆ , la somme formelle de tous les p oin ts rationnels de X qui éviten t le supp ort de G . Notons que si m est stritemen t négatif, le o de C L (∆ , G ) est n ul. On p eut don supp oser m p ositif ou n ul. D'après le théo- rème IV.1.7 (1) ( hapitre IV), on sait l'orthogonal d'un o de fontionnel sur X a une distane minimale sup érieure ou égale à m + 2 et que ette b orne est attein te dès que le supp ort de ∆ on tien t m + 2 p oin ts alignés. Cette b orne inférieure ne p eut don être attein te que dans deux situations. (1) Le degré de X est sup érieur ou égal à m + 2 et il existe une droite de P N don t l'in ter- setion a v e X on tien t au moins m + 2 p oin t rationnels. (2) L'h yp ersurfae X on tien t une droite rationnelle et toute droite on tien t au moins m + 2 p oin t rationnels, e qui revien t à dire que ♯ F q ≥ m + 1 . V.2.1 Objetifs Dans e qui suit, notre but est de her her des o des onstruits sur des surfaes et don t l'orthogonal est engendré par des mots de p etit p oids, v oire de p oids minimal. Dans ette optique, la situation 1 i-dessus est en fait la plus in téressan te. En eet, la situation 2 est en général assez rare. P ar exemple, dans le as où X est une surfae ( N = 3 ), d'après [ Sha94 ℄ théorème I.6.9, une surfae générique de degré sup érieur ou égal à 4 ne on tien t pas de droites et une surfae générique de degré 3 n'en on tien t qu'un nom bre ni ( 27 si elle est lisse). De plus, e dernier résultat est géométrique, e qui signie que les droites sur une surfae ubique p euv en t ne pas être rationnelles. Les mots de o de pro v enan t de la situation 2, seron t don en général p eu nom breux et engendreron t un o de don t le supp ort sera souv en t stritemen t on ten u dans { 1 , . . . , n } où n désigne la longueur du o de C L (∆ , G ) . En eet, si P est un p oin t de Supp (∆) qui n'est on ten u dans auune droite rationnelle on ten ue dans X , alors l'indie orresp ondan t n'est dans le supp ort d'auun mot de o de pro v enan t de la situation 2 . Dans e qui suit, nous allons nous in téresser aux surfaes fournissan t un grand nom bre de mots de o des pro v enan t de la situation 1 . N'a y an t pas obten u de résultat théorique p ermet- tan t d'orien ter ette re her he, nous a v ons fait app el à l'outil informatique (plus préisémen t le logiiel Ma gma ). Dans la setion V.4, nous allons présen ter des résultats exp érimen taux eetués sur des surfaes ubiques de P 3 . Aupara v an t, nous allons nous in téresser au alul expliite de es mots en utilisan t des résidus. V.3 Calul expliite de mots de o des de p etit p oids Dans e qui suit, S désigne une surfae pro jetiv e lisse plongée dans P 3 (elle est don absolumen t irrédutible). On note d le degré de la surfae et on supp ose que d ≥ 3 . L'espae pro jetif P 3 est m uni de o ordonnée homogènes ( X, Y , Z , T ) . Le plan d'équation T = 0 est app elé plan à l'inni et noté Π . La arte ane { T 6 = 0 } de P 3 est notée U T et son in tersetion a v e S est app elée U t . On note x , y et z les fontion rationnelles sur P 3 suiv an tes x := X T , y := Y T , et z := Z T . Ces trois fontions formen t un système de o ordonnées anes dans la arte ane U T de P 3 . P ar ailleurs, on supp ose que la surfae S n'est on ten ue dans auun plan de P 3 et on note L ∞ le tiré en arrière du plan à l'inni Π sur S via l'injetion anonique S ֒ → P 3 . P our nir, on se donne un en tier naturel m , on p ose G := mL ∞ 118 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC et on app elle ∆ la somme formelle des p oin ts rationnels de S qui éviten t le supp ort de G . En d'autres termes, ∆ est la somme de tous les p oin ts rationnels de la arte ane U t de S . Nous allons présen ter une métho de de alul expliite des mots de p oids minimal du o de C L (∆ , G ) ⊥ pro v enan t des situations 1 et 2 signalées page 117 . V.3.1 Mots p rovenant de droites non ontenues dans S Nous ommençons par onsidérer un as simple, à sa v oir d = m + 2 . P our des raisons que nous énonerons plus loin 'est ette situation que nous traiterons plus en détail dans la setion V.4. Plus préisémen t nous utiliserons l'outil informatique p our étudier sp éiquemen t les as des surfaes ubiques a v e G = L ∞ . Le as d = m + 2 Soit F une droite non on ten ue dans S et on tenan t exatemen t d p oin ts P 1 , . . . , P d appartenan t au supp ort de ∆ . D'après le théorème de Bezout, le s héma F ∩ S est réduit et son ensem ble sous-jaen t est égal à la réunion des p oin ts P 1 , . . . , P d . F ait V.3.1. Étant donné que les p oints du supp ort de ∆ évitent le supp ort de G , ils sont tous ontenus dans la arte ane U T de P 3 . L a dr oite F n 'est don p as ontenue dans l'hyp erplan à l'inni. Quitte à faire un hangemen t de o ordonnées, on p eut supp oser que la droite F est dénie dans la arte ane U T par F |U T = { x = 0 , y = 0 } . F ait V.3.2. Soit G ( x, y , z ) l'é quation de S dans U T . D'apr ès [Sha94 ℄ III.6.4, la 2 -forme sur S ω := 1 ∂ G ∂ z .dx ∧ dy est r é gulièr e sur U t et ne s'annule en auun p oint de et ouvert. Plus pr é isément, son diviseur est de la forme ( ω ) = ( d − 4 ) L ∞ . Soien t D a et D b les diviseurs très amples dénis resp etiv emen t par D a := i ∗ { X = 0 } et D b := i ∗ { Y = 0 } , où i désigne l'injetion anonique i : S ֒ → P 3 . On a ( x ) = D a − L ∞ et ( y ) = D b − L ∞ . F ait V.3.3. L a 2 -forme sur S ω ′ := 1 ∂ G ∂ z . dx x ∧ dy y (V.1) vérie ( ω ′ ) = ( d − 2) L ∞ − D a − D b . Or, on r app el le que l'on a supp osé d = m + 2 (ave G = mL ∞ ), don ( ω ′ ) = G − D a − D b . Il reste à v érier que la paire ( D a , D b ) est sous- ∆ -on v enable. Les supp orts de es diviseurs s'in terseten t seulemen t en les p oin ts P 1 , . . . , P d et, du fait que le s héma F ∩ S est réduit, on en déduit que D a et D b son t lisses et s'in terseten t transv ersalemen t en haun de es p oin ts. Si l'on p ose Λ := P 1 + · · · + P d , on a 0 ≤ Λ ≤ ∆ et ( D a , D b ) est Λ -on v enable, don sous- ∆ -on v enable. V.3. Calul expliite de mots de o des de p etit p oids 119 Calul expliite du mot de o de o rresp ondant. L'ob jetif est de aluler de façon expliite les 2 -résidus res 2 D a ,P i ( ω ′ ) , p our i ∈ { 1 , . . . , d } , où ω ′ est la 2 -forme sur S dénie dans l'expression ( V.1 ). On a vu qu'en tout p oin t P i p our i ∈ { 1 , . . . , d } , les diviseurs D a et D b se roisen t transv ersa- lemen t. De plus, au v oisinage de es p oin ts, es deux diviseurs son t resp etiv emen t dénis par les équations lo ales x = 0 et y = 0 . D'après le lemme I I.3.12 , on a p our tout i ∈ { 1 , . . . , d } res 2 D b ,P i ( ω ′ ) = 1 ∂ G ∂ z ( P i ) = − res 2 D a ,P i ( ω ′ ) . (V.2) En eet, soit C , la omp osan te de D b qui passe par P i . La 2 -forme ω ′ a un p le simple le long de C , don res 1 C ( ω ′ ) = 1 ∂ G ∂ z | C . d ¯ x ¯ x et le alul du résidu de ette 1 -forme en P i donne res 2 C,P i ( ω ′ ) qui est en fait égal à res 2 D b ,P i ( ω ′ ) (v oir dénition I.7.10 ). On en déduit don la relation ( V.2). Remarque V.3.4. Notons que sur la arte ane U t de S , le lieu d'annulation de la fontion ∂ G ∂ z est le lieu des p oints de br anhement du morphisme de pr oje tion de S sur le plan d'é quation z = 0 . C'est é galement le lieu d'annulation de la 2 -forme dx ∧ dy . Par onsé quent, en un p oint P i en le quel D a et D b s'interse tent tr ansversalement, le ouple ( x, y ) est un système de p ar amètr es lo aux et dx ∧ dy ne s'annule p as. L'expr ession ( V.2 ) est don bien dénie. P our nir, remarquons que l'expression (V.2) s'obtien t à ondition d'a v oir bien eetué un hangemen t de o ordonnées p our lequel la droite F est dénie par les équations x = 0 et y = 0 . Or, si l'on v eut réaliser un programme alulan t tous les mots de o de de C L (∆ , G ) ⊥ pro v enan t de droites in tersetan t S en exatemen t d p oin ts, il sera malommo de de réaliser le hangemen t de v ariables p our haque droite. Une alternativ e à e hangemen t de v ariables, onsiste à hoisir des équations de F de la forme L |U T { f ( x, y , z ) = 0 , g ( x, y , z ) = 0 } et un v eteur direteur v de F . On onsidère alors la 2 -forme sur S , ω ′′ := 1 h grad ( G ) , v i . d f f ∧ dg g . (V.3) P our un hangemen t de o ordonnées anes de U T adapté, la 2 -forme ω ′′ i-dessus oïnide a v e la 2 -forme ω ′ de l'expression (V.1). L'in térêt de l'expression (V.3) est qu'elle fournit une métho de de alul expliite des mots de C L (∆ , G ) ⊥ asso iés à des droites qui in terseten t S en exatemen t d p oin ts rationnels distints, sans a v oir à eetuer de hangemen t de o ordonnées. On en déduit le lemme suiv an t. Lemme V.3.5. Soit G une é quation de S dans la arte ane U T et soit F une dr oite de P 3 qui interse te S en exatement d p oints P i 1 , . . . , P i d . A lors le o de C L (∆ , G ) ⊥ ontient le mot c := r es 2 D b , ∆ ( ω ′′ ) tel que c i = 0 si i / ∈ { i 1 , . . . , i d } , h grad P i ( G ) , v i − 1 sinon . Nous allons à présen t onsidérer le as d < m + 2 . Le as d < m + 2 Soien t P 1 , . . . , P m +2 une famille de p oin ts alignés de Supp (∆) et soit F la droite les on tenan t. T out omme dans le as prééden t, on v a supp oser que la droite F est dénie par les équations x = 0 et y = 0 (e qui sera toujours vrai après a v oir eetué un hangemen t 120 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC de o ordonnées adapté). On note Λ , le 0 -yle déni par Λ := P 1 + · · · + P m +2 . Comme d < m + 2 , le 0 -yle d'in tersetion F ∩ S v érie Λ ≤ F ∩ S. Il p eut y a v oir dans le supp ort de F ∩ S d'autres p oin ts que les P i év en tuellemen t de degré sup érieur à 1 , ertains p oin ts p euv en t égalemen t apparaître a v e m ultipliité sup érieure ou égale à 1 . Notre ob jetif est de onstruire une paire de diviseurs Λ -on v enable ( D a , D b ) p our laquelle l'espae Γ( S, Ω 2 ( G − D a − D b )) est non n ul. Soien t Π 1 et Π 2 les plans d'équations resp etiv es x = 0 et y = 0 . On p ose D + a := i ∗ Π 1 et D + b := i ∗ Π 2 , où i désigne l'injetion anonique i : S ֒ → P 3 . P our tout p oin t géométrique P de S appar- tenan t au supp ort de L ∩ S , on note z P ∈ F q , la o ordonnée suiv an t z de e p oin t et on p ose r P := m P ( F, S ) . (V.4) Remarque V.3.6. Dans e qui suit, an d'éviter d'alour dir on noter a indiér emment p ar m P ( . , . ) , la multipliité d'interse tion d'un diviseur et d'un 0 -yle de P 3 et la multipliité de deux diviseurs de S . L'expr ession (V.4) orr esp ond à une multipliité d'interse tion dans P 3 . Quant à l'expr ession (V.5) qui suit el le orr esp ond à une multipliité d'interse tion dans S . D'après les dénitions de D + a et D + b , on mon tre aisémen t que m P ( D + a , D + b ) = r P . (V.5) On dénit ensuite p our tout p oin t géométrique P appartenan t à Supp ( F ∩ S − Λ) le o eien t s p := r P si P / ∈ Supp (Λ) r P − 1 sinon (V.6) Notons que s P n'est autre que le o eien t de P dans le 0 -yle F ∩ S sur S := S × F q F q . Comme F ∩ S − Λ est un 0 -yle F q -rationnel, on en déduit que l'ensem ble { z P | P ∈ Supp ( F ∩ S − Λ) } est in v arian t sous l'ation de Gal ( F q / F q ) . P ar onséquen t, la fontion h := Y P ∈ Supp ( F ∩ S − Λ) ( z − z P ) s P est dénie sur F q et son degré est égal à elui du 0 -yle F ∩ S − Λ . On a don ( h ) ∼ ( d − m − 2) L ∞ . (V.7) P our nir, p osons D a := D + a , D b := D + b − ( h ) + et D := D a + D b . (V.8) Lemme V.3.7. L a p air e ( D a , D b ) dé rite i-dessus est Λ - onvenable. Preuve . Nous allons utiliser le ritère de la prop osition I I.3.8 . Étap e 1. Soit P un p oin t géométrique de S non on ten u dans le supp ort de Λ . Si l'un des diviseurs D a ou D b ne on tien t pas P dans son supp ort, alors le ritère est trivialemen t v érié en e p oin t (v oir remarque I I.3.10 ). Sinon, si le p oin t P fait partie des p oin ts géométriques de Supp ( F ∩ S ) autres que P 1 , . . . , P m +2 . Comme les diviseurs D + a et D + b son t obten us à partir de setions planes de S et que S est lisse, elle ne p eut don pas a v oir deux plan tangen ts distints en P . Ainsi, Supp ( D + a ) ou Supp ( D + b ) est lisse en P . Supp osons que e soit Supp ( D + a ) , il faut V.3. Calul expliite de mots de o des de p etit p oids 121 alors étudier la m ultipliité d'in tersetion m P ( D + a , D − D + a ) qui n'est autre que m P ( D a , D b ) . Or, d'après (V.8) et (V.5), on v érie aisémen t que m P ( D a , D b ) = m P ( D a , D + b ) − m P ( D a , ( h ) + ) ≤ r P − s P . Or, omme P n'est pas dans le supp ort de Λ , d'après ( V.6), on a s P = r P et m P ( D a , D b ) ≤ 0 . Si main tenan t 'est Supp ( D + b ) qui est lisse en P , il faut étudier la m ultipliité d'in terse- tion m P ( D + b , D + a − ( h ) + ) . P ar un raisonnemen t iden tique on mon tre que ette m ultipliité est négativ e ou n ulle. Étap e 2. Supp osons main tenan t que P soit on ten u dans le supp ort de Λ . P ar un raisonne- men t analogue à elui qui a été eetué dans l'étap e prééden te, on sait que Supp ( D + a ) ou Supp ( D + b ) est lisse en P . Supp osons que Supp ( D + a ) soit lisse en P . Il faut aluler m P ( D + a , D − D + a ) = m P ( D + a , D b ) = m P ( D + a , D + b ) − m P ( D + a , ( h ) + ) . (V.9) D'après (V.5), le terme m P ( D + a , D + b ) est égal à r P . Nous allons mon trer que m P ( D + a , ( h ) + ) = r P − 1 . Étap e 2a. Si r P = 1 , alors d'après la dénition de h , le diviseur ( h ) + est n ul au v oisinage de P et m P ( D + a , ( h ) + ) = 0 = r P − 1 . Étap e 2b. Si r P ≥ 2 , alors sur un v oisinage V de P , on a ( h ) + | V = (( z − z P ) s P ) | V = (( z − z P ) r P − 1 ) | V . Comme le plan Π 0 d'équation z = z P ne on tien t pas la droite F et que ette dernière est par h yp othèse tangen te à S en P , on en déduit que le plan Π 0 est non tangen t à S en P . P ar onséquen t, soit C le tiré en arrière de Π 0 sur S . Sur un v oisinage de P , on a C = Supp (( h ) + ) et ette ourb e est lisse au v oisinage de P , de plus il in tersete Supp ( D + a ) transv ersalemen t en e p oin t. En onlusion, sur un v oisinage V de P , on a ( h ) + | V = s P C | V . et m P ( D + a , ( h ) + ) = s P m P ( D + a , C ) = s P = r P − 1 . Ainsi, quelle que soit la v aleur de r P , la relation ( V.9) donne m P ( D + a , D b ) = 1 Si main tenan t, 'est Supp ( D + b ) qui est lisse en P , on eetue le même raisonnemen t en partan t de la relation m P ( D + b , D − D + b ) = m P ( D + b , D + a ) − m P ( D + b , ( h ) + ) et en mon tran t que ette m ultipliité d'in tersetion est égale à 1 . Conlusion. Le ouple ( D a , D b ) v érie le ritère de la prop osition I I.3.8, il est don Λ - on v enable. 122 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC Soit don ω la 2 -forme sur S dénie par ω := h ∂ G ∂ z . dx x ∧ dy y . Un bref alul p ermet de mon trer que ette 2 -forme v érie ( ω ) = G − D a − D b et le mot c := res 2 D a , ∆ ( ω ) appartien t à C L (∆ , G ) ⊥ et a p our supp ort { 1 , . . . , d } . Remarque V.3.8. Il est plus déli at de donner une formule simple p our aluler le mot de o de c omme dans le lemme V.3.5 . L a diulté vient de e que les fontions h et h grad ( G ) , v i s'annulent toutes deux en P . Cep endant, si Supp ( D + a ) (r esp.Supp ( D + b ) ) est lisse en P les fontions h | Supp ( D + a ) et h grad ( G ) , v i | Supp ( D a ) + ont même valuation en P , on p eut don donner un sens à l'évaluation en P de leur r app ort. V.3.2 Mots p rovenant de droites ontenues dans S On supp ose dans ette sous-setion que le ardinal du orps de base F q est sup érieur ou égal 3 à m + 2 . Soit F une droite on ten ue dans S et on tenan t une famille de p oin ts P 1 , . . . , P l appartenan t au supp ort de ∆ . Une fois de plus, quitte à faire un hangemen t de v ariables, on p eut supp oser que la droite F est dénie sur l'ouv ert ane 4 U T de P 3 par les équations x = 0 et y = 0 . Soit Π 0 le plan d'équation x = 0 . La ourb e C dénie par l'in tersetion s hématique C := Π 0 ∩ S est une ourb e plane (ar on ten ue dans Π 0 ). Elle est de plus réunion de F et d'une ourb e C ′ de degré d − 1 . Soit E ( ¯ y , ¯ z ) une équation de la ourb e C ′ dans le plan Π 0 . On relèv e ette fontion en une fontion rationnelle E ( x, y , z ) sur P 3 qui ne dép end pas de x . Soit enn P 1 , . . . , P m +2 une famille de p oin ts de Supp (∆) on ten us dans F . On note z 1 , . . . , z m +2 les o ordonnées resp etiv es de es p oin ts suiv an t z . On p ose h := m +2 Y i =1 ( z − z i ) et D a := F, D b := ( h ) 0 . Lemme V.3.9. Soit Λ le 0 -yle déni p ar Λ := P 1 + · · · + P m +2 . A lors, la p air e ( D a , D b ) est Λ - onvenable. Preuve . Le diviseur D a est une droite, 'est don une ourb e lisse. Et le 0 -yle d'in terse- tion de es diviseurs est exatemen t Λ . De ette dernière assertion, on déduit aisémen t que ette paire v érie le ritère de la prop osition I I.3.8 . Elle est don ∆ -on v enable. Soit alors ω := E h . 1 ∂ G ∂ y . dx x ∧ dz . Calulons le diviseur de ette 2 -forme sur S . 3 Dans l'in tro dution de ette setion page 117 , on demande que le ardinal du orps de base soit sup érieur ou égal à m + 1 . En eet, dans ette in tro dution, la seule on train te à laquelle on est soumis p our que le supp ort de ∆ puisse on tenir m + 2 p oin ts alignés est que le nom bre de p oin ts rationnels d'une droite pro jetiv e soit sup érieur ou égal à m + 2 . Main tenan t que l'on a préisé le on texte, il faut faire plus atten tion, ar même si la droite pro jetiv e sur F q a q + 1 p oin ts, les p oin ts de Supp (∆) son t tous par h yp othèse on ten us dans une arte ane de S . P ar onséquen t, le nom bre maximal de p oin ts alignés de Supp (∆) est au plus égal à q . C'est e qui explique ette h yp othèse q sup érieur ou égal à m + 2 . 4 V oir page 117 p our une dénition de l'ouv ert ane U T ainsi que des fontions x , y et z . V.4. Exp érimentations ave Ma gma 123 Étap e 1. D'après [Sha94 ℄ I I I.6.4, on a 1 ∂ G ∂ y .du ∧ dz ! = ( d − 4) L ∞ , où l'on rapp elle que L ∞ désigne la setion plane à l'inni. Étap e 2. On rapp elle que le plan Π 0 d'équation x = 0 in tersete S suiv an t une ourb e F ∪ C ′ où C ′ est une ourb e plane de degré d − 1 . De fait, ( u ) = F + C ′ − L ∞ . Étap e 3. P ar onstrution, la fontion E s'ann ule suiv an t la ourb e C ′ . On rapp elle égalemen t que E est un p olynme de degré d − 1 en y et z . Il existe don un diviseur eetif C ′′ sur S v érian t ( E ) = C ′ + C ′′ − ( d − 1) L ∞ . Étap e 4. La fontion h est un p olynme de degré m + 2 . On a don ( h ) = ( h ) 0 − ( m + 2) L ∞ . Étap e nale. On en déduit don le alul du diviseur de ω , ( ω ) = ( d − 4) L ∞ − F − C + L ∞ + C ′ + C ′′ − ( d − 1) L ∞ − ( h ) 0 + ( m + 2) L ∞ = mL ∞ + C ′′ − F − ( h ) 0 = C ′′ + G − D a − D b ≥ G − D a − D b . Conlusion. Le mot de o de c := res 2 D a , ∆ ( ω ) appartien t au o de C L (∆ , G ) ⊥ . De plus, son supp ort orresp ond exatemen t aux p oin ts P 1 , . . . , P m +2 . V.4 Exp érimentations ave Magma V.4.1 Co des sur des surfaes ubiques Dans ette setion S est une surfae ubique lisse de P 3 . On m unit P 3 d'un système de o ordonnées homogènes ( X, Y , Z , T ) . On note L ∞ le diviseur déni par l'in tersetion s hé- matique de S a v e le plan à l'inni d'équation T = 0 . Soien t P 1 , . . . , P n les p oin ts de S qui éviten t le supp ort de L ∞ , on p ose alors ∆ := P 1 + · · · + P n et G := L ∞ . On rapp elle que U t désigne la arte ane { T 6 = 0 } ∩ S de S . Co des fontionnels Dans le on texte i-dessus, l'espae Γ( S, L ( G )) s'iden tie à l'espae des p olynmes en x , y et z de degré inférieur ou égal à 1 . Il est don de dimension 4 . Le o de fontionnel C L (∆ , G ) est don un o de de longueur n et de dimension 4 . La distane minimale de e t yp e de o de dép end du fait que S on tienne ou non des droites rationnelles. En eet, la distane minimale de e o de est minorée par n − l S , où l S désigne le nom bre maximal de p oin ts rationnels d'une setion h yp erplane de U t . P our minorer ette distane minimale, il faut ma jorer l S . Or, l S est le nom bre maximal de p oin ts rationnels d'une ourb e ane plane de degré 3 . Les ourb es de degré 3 a y an t le plus grand nom bre de p oin ts rationnels son t les réunions de trois droites rationnelles onouran tes (V oir la lettre de Serre à M.T sfasman [ Ser91 ℄). 124 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC Ainsi, si la surfae S ne on tien t pas de droite rationnelle (e qui est p ossible, v oir [SD67 ℄), alors la distane minimale du o de fontionnel est plus grande et le o de fontionnel est meilleur. C'est l'appro he adoptée par V olo h et Zarzar dans [Zar07 ℄ et [VZ05 ℄ 5 . Orthogonaux des o des fontionnels Dans [VZ05 ℄, les auteurs prop osen t une métho de p our onstruire de nom breux mots ap- partenan t à l'orthogonal d'un o de fontionnel. P our e faire, ils se donnen t un famille de ourb es lisses C 1 , . . . , C r traées sur S . Ensuite, ils onsidèren t les o des C L,C i ( D i , G i ) où D i est la somme des p oin ts de Supp (∆) qui appartiennen t à C i et G i est le tiré en arrière de G sur C i . Enn, p our haun de es o des fontionnels sur des ourb es, ils en onstruisen t l'orthogonal et en déduisen t des mots dans le o de C L (∆ , G ) ⊥ . Ces mots on t un supp ort on ten u dans l'ensem ble des indies orresp ondan t aux p oin ts de Supp ( D i ) . Ils on t don un p oids p etit par rapp ort à la longueur du o de. De ette manière, ils p euv en t déo der le o de C L (∆ , G ) par le biais d'un algorithme de déo dage itératif du t yp e de elui qui nous a v ons présen té en setion V.1. L'algorithme qu'ils utilisen t est présen té dans l'artile [ LM05 ℄ de Lub y et Mitzenma her. Dans e qui suit, nous allons utiliser les résultats théoriques présen tés préédemmen t p our aluler un grand nom bre de mots de p oids minimal du o de C L (∆ , G ) ⊥ . Nous her herons ensuite à sa v oir si la famille de mots ainsi onstruite engendre le o de C L (∆ , G ) ⊥ . Le as é héan t, l'algorithme min-somme p ourra être utilisé p our déo der le o de C L (∆ , G ) . Constrution d'un graphe de T anner Notre ob jetif est de onstruire un graphe de T anner en vue d'un déo dage itératif. D'après e qui a été vu en setion en setion V.1, le ahier des harges p our un b on graphe de T anner rep ose sur deux on train tes. (1) Éviter les no euds de relation don t la v alene est trop imp ortan te ar ils augmen ten t lourdemen t la omplexité de l'algorithme de déo dage. (2) Éviter les p etits yles . Conernan t la première on train te, d'après le théorème IV.1.7 (1), la distane minimale de C L (∆ , G ) ⊥ est sup érieure ou égale à 3 . De plus les mots de p oids 3 de e o de on t p our supp ort les indies de trois p oin ts alignés du supp ort de ∆ . On disp ose par ailleurs d'une form ule expliite (lemme V.3.5) p our aluler les mots orresp ondan t à des triplets de p oin ts appartenan t à des droites non on ten ues dans S . P our e qui est des autres mots, il est préférable de les éviter an de rép ondre à la seonde on train te du ahier des harges. En eet, soit F une droite rationnelle on ten ue dans S . Alors, à tout triplet de p oin ts de F on ten us dans Supp (∆) , on asso ie un mot de p oids 3 dans C L (∆ , G ) ⊥ . Si l'on note P 1 , . . . , P s les p oin ts de F ( F q ) ∩ Supp (∆) et que l'on supp ose de s > 3 , alors les mots orresp ondan t par exemple aux triplets ( P 1 , P 2 , P 4 ) et ( P 1 , P 2 , P 4 ) donneron t un yle de longueur 6 2 dans le graphe de T anner. 5 Ces artiles son t ités dans leur ordre d'ériture. 6 On rapp elle que la longueur d'un hemin dans un graphe biparti est la moitié du nom bre d'arêtes om- p osan t e hemin. V.4. Exp érimentations ave Ma gma 125 P 1 P 2 P 3 P 4 Il est don préférable de ne pas hoisir tous les mots onstruits à partir de ette droite. Nous a v ons fait le hoix de n'en retenir auun. Nous allons v oir que dans la pratique, à ondition que le orps F q soit assez grand, les mots issus de triplets de p oin ts d'une droite non on ten ue dans S susen t à engendrer le o de C L (∆ , G ) ⊥ . Si de plus on ne onsidère que es mots là, on évite les yles de longueur 2 . Les yles minimaux seron t alors de longueur 3 et orresp ondron t à la donnée de trois droites oplanaires non on ten ues dans S , non onouran tes et telles que les p oin ts d'in tersetion de deux d'en tre elles son t dans Supp (∆) . V.4.2 Implémentation P our onstruire un graphe de T anner, nous allons utiliser l'algorithme suiv an t. Algorithme de onstrution d'équations de parité. Entr é es : Une surfae ubique lisse de P 3 . Sorties : Une matrie. (1) On se donne une liste de mots de o des M , initialemen t vide ( M := [ ] ). (2) On rée l'ensem ble P oints des p oin ts rationnels de la arte ane U t de S . (3) On rée un seond ensem ble P oin tsBis qui est initialisé à P ointsB is := P oints . (4) P our P ∈ P oints • Enlev er P de P ointsB is . • P our Q ∈ P ointsB is , ◦ Si la droite ( P Q ) n'est pas on ten ue dans S et on tien t exatemen t trois élémen ts de P oints , alors on onstruit le mot de o de c orresp ondan t par la form ule du lemme V.3.5 et on a joute c dans la liste M . ◦ Sinon, on ne fait rien. (5) On onstruit une matrie don t les lignes son t les élémen ts de M . Remarque V.4.1. Un pr o gr amme Magma de et algorithme est donné en annexe F.2 . Une question se p ose ensuite, L a matri e ainsi onstruite est-el le une matri e génér atri e de C L (∆ , G ) ⊥ ? Remarquons que le o de C L (∆ , G ) est de dimension 4 . Aussi, p our v érier qu'une matrie obten ue par l'algorithme i-dessus est bien génératrie de C L (∆ , G ) ⊥ , il sut de v érier qu'elle est de rang n − 4 . Les exp érimen tations présen tées dans le tableau i-dessous mon tren t qu'en général la matrie obten ue est bien une matrie génératrie de l'orthogonal. Nous ne sommes toutefois pas parv en us à fournir une preuv e théorique de e fait. Dans le tableau qui suit, nous présen tons une série d'exp érienes. Le test de base est le suiv an t. P our une surfae ubique lisse sur un orps F q a v e q > 2 on alule une matrie en utilisan t l'algorithme i-dessus. Ensuite, on alule le rang de ette matrie et le ompare a v e n − 4 . S'il y a égalité le test est p ositif sinon il est négatif. V oii les résultats de tests sur des surfaes hoisies de façon aléatoire p our diéren ts orps de base. 126 V. Construtions de mots de faible p oids et o des LDPC Corps Nom bre de tests Nom bre de tests % Éart Longueur de base eetués p ositifs mo y en mo y enne F 3 10000 1139 11 , 39% 2 , 15 8 , 8 0 F 4 10000 6274 62 , 64% 1 , 96 15 , 88 F 5 10000 9763 97 , 63% 1 , 82 24 , 90 F 7 1000 1000 100% − 48 , 66 F 8 500 500 100% − 64 , 05 F 9 500 500 100% − 81 , 008 Les deux dernières olonnes fournissen t les quan tités suiv an tes. • Éart mo y en. C'est la mo y enne sur l'ensem ble des tests négatifs de la quan tité n − 4 − Rang ( M ) , où M désigne la matrie onstruite grâe à l'algorithme i-dessus. Éart mo y en = n − 4 − Rg ( M ) Nom bre de tests négatifs . • Longueur mo y enne. C'est la longueur mo y enne des o des onstruits, 'est-à-dire le nom bre mo y en de p oin ts rationnels des artes anes U t des surfaes ubiques testées. Longueur Mo y enne = Longueur du o de Nom bre de tests eetués . On remarque dans le tableau i-dessus que ette longueur mo y enne est pro he de q 2 , e qui est naturel puisque le nom bre de p oin ts rationnels d'une surfae ubique ane lisse est lui-même pro he de q 2 . Remarque V.4.2. L orsque la tail le du orps gr andit, le nombr e moyen de p oints r ationnels d'une surfa e ubique augmente de façon quadr atique en la tail le du orps, e qui ontribue à augmenter lour dement la omplexité de l'algorithme. C'est la r aison p our laquel le le nombr e de tests est moins imp ortant lorsque le orps de b ase est plus gr and. Conlusion. Il sem ble très probable que p our q ≥ 7 , le o de C L (∆ , G ) ⊥ ainsi onstruit soit engendré par ses mots de p oids 3 . Il serait d'ailleurs in téressan t d'obtenir une démonstration mathématique de e résultat (si du moins il est vrai). V.4.3 Co des sur des surfaes qua rtiques Nous a v ons réalisé le même t yp e d'exp ériene dans le as où S est une surfae de degré 4 et G ∼ 2 L S . V oii les résultats de l'exp ériene. Corps Nom bre de tests Nom bre de tests % Éart Longueur de base eetués p ositifs mo y en mo y enne F 4 1000 40 4% 5 . 11 15 . 9 F 5 1000 0 0% 9 . 66 24 . 57 F 7 1000 204 20 , 4% 8 . 87 48 . 71 F 8 1000 633 63 , 3% 5 , 3 7 64 , 14 F 9 1000 894 89 , 4% 2 , 7 80 , 98 F 11 1000 999 99 , 9% 1 121 , 233 F 13 1000 1000 100% − 168 , 71 1 La onlusion est sensiblemen t la même que p our l'exp ériene sur les ubiques. Il sem ble que l'orthogonal du o de fontionnel soit engendré par ses mots de p oids 4 à ondition que le ardinal du orps de base soit susammen t grand. V.4. Exp érimentations ave Ma gma 127 V.4.4 Utilisation de l'algo rithme min-somme p our le déo dage de es o des. Le graphe de T anner onstruit de ette manière ore de b onne p ersp etiv es de déo dage. Reprenons par exemple la surfae donnée par V olo h et Zarzar dans [ VZ05 ℄, 'est-à-dire la surfae S sur F 3 d'équation X 3 + Y 3 + Z 3 − Z X 2 − X Y 2 − Y Z 2 + X Z 2 + T 3 . Les auteurs mon tren t dans l'artile ité i-dessus que le o de C L,S (∆ , G ) , où G est la setion plane à l'inni, est un o de de longueur 13 , de dimension 4 et de distane minimale 7 . Les p oin ts rationnels de ette surfae son t P 1 = (2 : 0 : 0 : 1 ) P 2 = (1 : 0 : 1 : 1 ) P 3 = (0 : 0 : 2 : 1 ) P 4 = (1 : 0 : 2 : 1 ) P 5 = (2 : 1 : 1 : 1 ) P 6 = (0 : 1 : 2 : 1 ) P 7 = (2 : 1 : 2 : 1 ) P 8 = (0 : 2 : 0 : 1 ) P 9 = (1 : 2 : 0 : 1 ) P 10 = (2 : 2 : 0 : 1 ) P 11 = (2 : 2 : 1 : 1 ) P 12 = (0 : 2 : 2 : 1 ) P 13 = (2 : 2 : 2 : 1 ) et ils éviten t tous le supp ort de G . Si main tenan t, on applique l'algorithme, les droites qui oup en t S en exatemen t trois p oin ts rationnels son t les treize droites i-dessous. L 1 = { x + t = 0 , y + z = 0 } L 2 = { x + t = 0 , y + 2 z = 0 } L 3 = { x + z + t = 0 , y = 0 } L 4 = { x + z + t = 0 , y + 2 z + t = 0 } L 5 = { x + 2 z = 0 , y + 2 z + t = 0 } L 6 = { x = 0 , z + t = 0 } L 7 = { x + 2 z + 2 t = 0 , y + z + t = 0 } L 8 = { x + 2 y + 2 t = 0 , z + t = 0 } L 9 = { x + y + 2 t = 0 , z + t = 0 } L 10 = { x + z = 0 , y + z + t = 0 } L 11 = { y + t = 0 , z = 0 } L 12 = { x + 2 z + 2 t = 0 , y + t = 0 } L 13 = { x + t = 0 , y + t = 0 } Enn, par la form ule du lemme V.3.5, on obtien t la matrie M = 2 0 0 0 0 0 2 0 0 0 2 0 0 2 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 2 2 2 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 0 0 0 0 2 2 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 2 0 2 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 1 1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2 0 2 On v érie que la matrie M est de rang : 9 = 13 − 4 . Elle v érie bien la relation Rg ( M ) = n − dim C L , la matrie M est don bien génératrie du o de C L (∆ , G ) ⊥ . On p eut l'utiliser p our implémen ter un algorithme de déo dage min-somme p our le o de C L (∆ , G ) . Conlusion P our onstruire des o des diéren tiels à partir de surfaes algébriques, nous a v ons dév e- lopp é le matériel théorique néessaire à l'obten tion d'une form ule de sommation de résidus en dimension 2 . Ce résultat était déjà onn u et dans un on texte plus général que elui des surfaes (v oir [Har66 ℄, [P ar76 ℄ et [Lip84℄). Cep endan t, l'appro he adoptée dans le premier hapitre fournit des onstrutions expliites et une démonstration plus aessible de ette form ule. Dans un seond temps, on mon tre qu'un ertain nom bre de propriétés v ériées par les o des diéren tiels onstruits sur les ourb es s'étenden t aux o des diéren tiels onstruits sur les surfaes. En fait, seule la relation d'orthogonalité ne s'étend pas parfaitemen t. Le théo- rème de réalisation est, en un ertain sens, une manière de remédier à e défaut d'inlusion réipro que dans la relation C Ω ⊂ C ⊥ L . P our le reste, ette absene d'inlusion réipro que rend, d'une ertaine manière, l'étude des o des géométriques onstruits sur des surfaes plus ri he que elle des o des onstruits sur des ourb es. En eet, dans le on texte des surfaes algébriques, les o des fontionnels n'appartiennen t plus en général à la même lasse de o des que leurs orthogonaux. P our nir, rapp elons que l'étude de es deux lasses de o des ouvre d'in téressan ts pro- blèmes de théorie des o des et de géométrie algébrique que nous rapp elons une dernière fois an de onlure ette thèse. Commençons par énoner les diéren tes questions p osées tout au long de e texte. Question 1. Peut-on estimer les p ar amètr es des o des qui sont l'ortho gonal de o des fon- tionnels ? Question 2 . Si l'ortho gonal d'un o de fontionnel ne p eut se r é aliser omme un o de dif- fér entiel asso ié à une p air e de diviseurs (sous-) ∆ - onvenables, p eut-on le r é aliser omme somme de tels o des ? Question 2 bis. Étant donné un mot de o de c app artenant à C L,S (∆ , G ) ⊥ , existe-t-il une p air e de diviseurs (sous-) ∆ - onvenable ( D a , D b ) et une 2 -forme ω app artenant à Γ( S, Ω 2 ( G − D a − D b )) et tel le que c = r es 2 D a , ∆ ( ω ) ? Question 3. L e r ésultat du thé or ème de r é alisation(thé or ème III.4.1 ) r este-t-il vr ai si l'on éli- mine l'hyp othèse III.4 sur S et G ( S est interse tion omplète et G est liné air ement é quivalent à l'interse tion de G ave une hyp ersurfa e) ? Question 4. Sous les onditions du or ol lair e III.4.2 , p eut-on estimer le nombr e de minimal de o des diér entiels dont la somme est é gale à l'ortho gonal d'un o de fontionnel en fontion d'invariants gé ométriques de la surfa e ? Question 5 (Arithmétique) . Soient X une variété pr oje tive lisse gé ométriquement intè gr e sur un orps ni F q et P 1 , . . . , P n , une famil le de p oints fermés de X . Peut-on évaluer expliitement ou major er de façon pr é ise le plus p etit entier d tel qu'il existe au moins une hyp ersurfa e dénie sur F q de de gr é inférieur ou é gal à d qui interp ole tous les P i et dont l'interse tion shématique ave X soit une sous-variété lisse gé ométriquement intè gr e de o dimension 1 ? 129 130 Question 5 (Géométrique) . Soit X une variété pr oje tive irr é dutible lisse dénie sur F q et P 1 , . . . , P n une famil le de p oints de X . Peut-on évaluer expliitement ou major er de façon pr é ise le plus p etit entier d tel qu'il existe au moins une hyp ersurfa e H de de gr é inférieur ou é gal à d , qui ontienne tous les P i et tel le que H ∩ X soit une sous-variété lisse de o dimension 1 de X ? Question 6. Sahant que les deux pr emièr es ongur ations minimales de p oints r ationnels m -liés dans P N sont la donné e de m + 2 p oints alignés et 2 m + 2 p oints sur une même onique plane, quel les sont les ongur ations minimales suivantes. Question 7. Soient X une sous-variété irr é dutible lisse gé ométriquement intè gr e de P r F q et d un entier natur el. Soient P 1 , . . . , P n une famil le de p oints de X . Sous quel les onditions sur X et P 1 , . . . , P n a-t-on l'existen e d'un entier s tel que p our tout s -uplet de p oints p armi P 1 , . . . , P n , il existe une hyp ersurfa e H de de gr é d ontenant e s -uplet de p oints et tel le que H ∩ X soit une sous-variété lisse de o dimension 1 de X ? Le diagramme suiv an t représen te les relations en tre es questions ainsi que ertaines par- ties ou résultat de ette thèse. Une è he A → B doit se lire A motiv e B lorsque B est une question et B rép ond à A lorsque A est une question. les è hes p oin tillées signien t que les questions/résultats/parties ne son t qu'indiretemen t liés. Q6 Q1 Chap IV Q5A,G Section I I.5 Q7 Q2 thm I I I.4.1 Q3 Q2bis Q4 Nous onlurons en rapp elan t les p ersp etiv es qu'ouvriraien t ertaines questions ou pro- blèmes ouv erts. En partiulier, une solution aux problèmes p ortan t sur des systèmes linéaires de t yp e Bertini p osés par les questions 5 A et G fournirait une métho de d'estimation de la distane minimale de o des fontionnels sur des surfaes ou même des v ariétés de dimension sup érieures. Quan t à la question 7 qui p eut être vue omme une v arian te des 5 A et G, une rép onse à ette dernière fournirait une élégan te métho de d'estimation de la distane minimale de l'orthogonal d'un o de fontionnel sur une surfae algébrique. Annexes Annexe A Séries de Laurent L es maths, ça s'é rit omme du fr ançais... ...les formules en plus . Mar P erret Cette première annexe on tien t toutes les démonstrations te hniques relativ es aux séries de Lauren t et aux formes diéren tielles formelles. A.1 Sur les mo dules de diérentielles relatives Le but est de démon trer le lemme I.4.16 sur les mo dules de diéren tielles relativ es. Le ré- sultat p eut sem bler assez élémen taire, ep endan t, les op érations de omplétions et de passage au mo dule des diéren tielles relativ es ne omm uten t pas en général (v oir [ Eis95 ℄ ex 16.14). Nous a v ons don hoisi d'en donner une preuv e détaillée faute de référene. On se plae dans le adre dérit en I.2. On disp ose de plus d'une ( P, C ) -paire faible sur S (v oir dénition I.4.9 ). Étap e 1. Commençons par mon trer que Ω 1 k (( u )) /k ∼ = Ω 1 k ( C ) /k ⊗ k ( C ) k (( u )) . On sait que Ω 1 k ( C ) /k est un k ( C ) -espae v etoriel de dimension 1 . De plus, ¯ u étan t une uniformisan te de O C,P , 'est un élémen t séparan t de k ( C ) /k , don la forme d ¯ u est non n ulle sur C et engendre don Ω 1 k ( C ) /k sur k ( C ) . Il sut don de mon trer que du engendre Ω 1 k (( u )) /k sur k (( u )) . D'après [Mat86 ℄ ex 25.3, l'appliation d : k (( u )) → Ω 1 k (( u )) /k est on tin ue p our la top ologie ( u ) -adique. Cela implique que p our tout f ∈ k (( u )) , on a d f = f ′ ( u ) du où f ′ est la dériv ée formelle de f par rapp ort à u . P ar onséquen t, tout élémen t de Ω 1 k (( u )) /k étan t une somme nie d'élémen ts de la forme f dg = f g ′ du , on en déduit que Ω 1 k (( u )) /k est engendré par du sur k (( u )) . Étap e 2. Mon trons main tenan t que Ω 1 k (( u ))(( v )) /k ∼ = Ω 1 k ( S ) /k ⊗ k ( S ) k (( u ))(( u )) . Comme Ω 1 k ( S ) /k est libremen t engendré par du et dv sur k ( S ) , le mo dule Ω 1 k ( S ) /k ⊗ k ( S ) k (( u ))(( u )) est libremen t engendré par du et dv sur k (( u ))(( v )) . Considérons l'appliation δ : ( k (( u ))(( v )) → Ω 1 k ( S ) /k ⊗ k ( S ) k (( u ))(( u )) f 7→ ∂ f ∂ x dx + ∂ f ∂ y dy . 133 134 A. Séries de Laurent Cette appliation est une dériv ation. Don, d'après la propriété univ erselle du mo dule des diéren tielles, il existe un unique morphisme ¯ δ qui fasse omm uter le diagramme suiv an t k (( u ))(( v )) δ d Ω 1 k ( S ) /k ⊗ k ( S ) k (( u ))(( u )) Ω 1 k (( u ))(( v )) /k ¯ δ . De fait, les diéren tielles du et dv appartenan t à Ω 1 k (( u ))(( v )) /k son t resp etiv emen t en v o y ées par ¯ δ sur du et dv appartenan t à Ω 1 k ( S ) /k ⊗ k ( S ) k (( u ))(( v )) . P ar onséquen t, es deux formes diéren tielles son t linéairemen t indép endan tes sur k (( u ))(( v )) dans Ω 1 k (( u ))(( v )) /k . Ce dernier est don de dimension au moins 2 sur k (( u ))(( v )) , mais, d'après [ Mat86 ℄ théorème 25.1, les injetions suessiv es k → k (( u )) → k (( u ))(( v )) donnen t une suite exate Ω 1 k (( u )) /k ⊗ k (( u )) k (( u ))(( v )) Ω 1 k (( u ))(( v )) /k Ω 1 k (( u ))(( v )) /k (( u )) 0 . Remarque A.1.1. Cette suite exate est en génér al app elé e pr emièr e suite exate fonda- mentale ([Har77 ℄ pr op osition II.8.3.A). D'après l'étap e 1 , l'espae Ω 1 k (( u ))(( v )) /k (( u )) est de dimension 1 sur k (( u ))(( v )) et engendré par dv . De même, Ω 1 k (( u )) /k ⊗ k (( u )) k (( u ))(( v )) est de dimension 1 et engendré sur k (( u ))(( v )) par du . L'espae Ω 1 k (( u ))(( v )) /k est don de dimension au plus 2 . On onlut qu'il est de dimension 2 et libremen t engendré par du et dv . Étap e 3. P our onlure quan t à l'isomorphisme Ω 2 k (( u ))(( v )) /k ∼ = Ω 2 k ( S ) /k ⊗ k ( S ) k (( u ))(( v )) , il sut de remarquer que Ω 2 k (( u ))(( v )) /k = 2 ^ Ω 1 k (( u ))(( v )) /k . A.2 Démonstration du lemme I.5.8 P our ommener nous allons in tro duire deux appliations. La première est notée J (omme Jaobien), et est dénie par J : k (( u ))(( v )) 2 → k (( u ))(( v )) ( A, B ) 7→ ∂ A ∂ u ∂ B ∂ v − ∂ A ∂ v ∂ B ∂ u . La seonde est notée ρ est dénie par ρ : k (( u ))(( v )) → k (( u )) P i ≥− n h i ( u ) v i 7→ h − 1 ( u ) . Lemme A.2.1. Soient A, B deux éléments de k (( u ))(( v )) , alors il existe une série de L aur ent φ ∈ k (( u )) tel le que ρ ◦ J ( A, B ) = φ ′ ( u ) , où φ ′ ( u ) désigne la dérivé e formel le d'une série de L aur ent φ ∈ k (( u )) . Preuve . Comme les appliations ρ et J son t resp etiv emen t k -linéaire et k -bilinéaire an ti- symétrique, on p eut démon trer le lemme en ne onsidéran t que les trois situations i-dessous. Le résultat s'en déduira en utilisan t es propriétés de linéarité et d'an tisymétrie. (1) A et B son t élémen ts de k (( u ))[[ v ]] . (2) A ∈ k (( u ))[[ v ]] et B est de la forme B = b ( u ) v n a v e n ∈ N ∗ et b ( u ) ∈ k (( u )) . (3) A = a ( u ) v m et B = b ( u ) v n a v e m, n ∈ N ∗ et a ( u ) , b ( u ) ∈ k (( u )) . T raitons séparémen t es trois situations. A.3. T op ologie de k (( u ))[[ v ]] 135 Cas 1. Les séries A et B n'on t pas de p le suiv an t la v ariable v , leurs dériv ées partielles non plus, don ρ ◦ J ( A, B ) = 0 . Cas 2. La série A est de la forme, A = P i ≥ 0 a i ( u ) v i . Le alul de J ( A, B ) donne J ( A, B ) = X i ≥ 0 a ′ i ( u ) b ( u )( − n ) v i − n − 1 − X i ≥ 0 a i ( u ) b ′ ( u ) iv i − n − 1 . On a don ρ ( J ( A, B )) = − n ( a ′ n ( u ) b ( u ) + a n ( u ) b ′ ( u )) = ( − na n ( u ) b ( u )) ′ . Cas 3. On a, J ( A, B ) = − n a ′ ( u ) b ( u ) v m + n +1 − ( − m ) a ( u ) b ′ ( u ) v m + n +1 . Comme m et n son t supp osés stritemen t p ositifs, il n'y a pas de terme en v − 1 et ρ ( J ( A, B )) = 0 . P ar onséquen t, soit ( A, B ) une paire d'élémen ts de k (( u ))(( v )) . Un alul simple mon tre que dA ∧ dB = J ( A, B ) . De e fait, ( u, v ) res 1 ( dA ∧ dB ) = ρ ( J ( A, B )) du. D'après le lemme prééden t, il existe φ ∈ k (( u )) tel que e 1 -résidu est égal à φ ′ ( u ) du . Cette 1 -forme n'a don pas de terme en du/u et on a ( u, v ) res 2 ( dA ∧ dB ) = 0 . P our nir, noter que si une 2 -forme formelle ω ∈ Ω 2 k (( u ))(( v )) /k est de la forme ω = dA ∧ dB p our A, B ∈ k (( u ))(( v )) et que ( x, y ) est un ouple de séries lié à ( u, v ) par un hangemen t de v ariables de le forme (CV) 1 , alors ω est de la forme dA ′ ∧ dB ′ p our A ′ , B ′ ∈ k (( x ))(( y )) . Les séries A ′ et B ′ ne son t autres que A ( f ( x, y ) , g ( x, y )) et B ( f ( x, y ) , g ( x, y )) . De fait le tra v ail eetué i-dessus p ermet de déduire que ( x, y ) res 2 ( ω ) = 0 et e, p our tout ouple ( x, y ) lié à ( u, v ) par un hangemen t de v ariables de la forme ( CV). A.3 T op ologie de k ( ( u )) [[ v ]] Le but de ette setion est de prouv er le lemme I.4.17 . P our e faire, nous allons in tro duire quelques notions de top ologie sur k (( u ))[[ v ]] . La première question à se p oser est : de quel le top olo gie doit-on munir k (( u ))[[ v ]] ? Il p ourrait sem bler logique de le m unir de la top ologie asso iée à la v aluation ( v ) -adique, 'est-à-dire, la top ologie rendan t l'addition on tin ue et telle que les idéaux { ( v n ) , n ∈ N } formen t une base de v oisinage de 0 . Le défaut d'un tel hoix est que p our ette top ologie, la suite de terme général ( u n ) n ∈ N div erge. On souhaiterait don m unir k (( u ))[[ v ]] d'une top ologie qui tiendrait ompte à la fois de la v aluation ( v ) -adique mais égalemen t de la v aluation ( u ) -adique sur k (( u )) . P our e faire, on rapp elle que k (( u ))[[ v ]] est une limite pro jetiv e k (( u ))[[ v ]] ∼ = lim ← − k (( u ))[ v ] / ( v n ) . De fait, si l'on m unit k (( u )) de sa top ologie ( u ) -adique, on dénit une top ologie de limite pro jetiv e sur k (( u ))[[ v ]] . Les ensem bles suiv an ts fournissen t une base de v oisinages de 0 p our ette top ologie. V i 0 ,...,i r := s = X j ≥ 0 s j ( u ) v j ∈ k (( u ))[[ v ]] , v al ( u ) ( s k ) ≥ i k , ∀ k ∈ { 0 , . . . , r } . 1 V oir lemme I.4.15 . 136 A. Séries de Laurent On rapp elle que v al ( u ) désigne la v aluation ( u ) -adique sur k (( u )) . P our ette top ologie, une suite ( s ( n ) ) n ∈ N de séries on v erge v ers 0 si et seulemen t si elle on v erge v ers 0 o or donné e p ar o or donné e . C'est-à-dire : lim n → + ∞ s ( n ) = 0 ⇐ ⇒ ∀ j ∈ N , lim n → + ∞ s ( n ) j ( u ) = 0 . Lemme A.3.1. Pour ette top olo gie, une série est onver gente si et seulement si son terme génér al tend vers 0 . Preuve . Soit ( s ( n ) ) n ∈ N une suite qui tend v ers 0 p our la top ologie de la limite pro jetiv e. Cela signie que p our tout en tier naturel j , la suite ( s ( n ) j ) d'élémen ts de k (( u )) on v erge v ers 0 p our la top ologie ( u ) -adique. La top ologie ( u ) -adique pro v enan t d'une norme ultramétrique, on en déduit que p our tout en tier naturel j , la série de terme général s ( n ) j on v erge. Don la suite des sommes partielles ( P n k =0 s ( k ) ) n ∈ N on v erge o ordonnée par o ordonnée, elle on v erge don p our la top ologie de la limite pro jetiv e. Remarque A.3.2. L a top olo gie de limite pr oje tive est moins ne que la top olo gie ( v ) -adique. On note p ar exemple que la top olo gie ( v ) -adique induit sur k (( u )) une top olo gie disr ète. De fait, une suite ( s ( n ) ) n qui onver ge ( v ) -adiquement vers une ertaine limite s , onver ge vers ette même limite p our la top olo gie de la limite pr oje tive. Nous a v ons à présen t les artes en main p our démon trer le lemme I.4.17 . Démonstra tion du lemme I.4.17 . P our ommener, remarquons qu'il sut de prouv er que hangemen t de v ariable est bien déni sur k (( u ))[[ v ]] et induit un isomorphisme lo al k (( u ))[[ v ]] → k (( x ))[[ y ]] . La propriété univ erselle des orps de frations p ermettra ensuite de onlure. Étap e 1. Nous allons mon trer que la suite ( f n ) n ∈ N on v erge v ers 0 p our la top ologie de limite pro jetiv e. Rapp elons que f est un élémen t de k (( x ))[[ y ]] de la forme f = f 0 ( x ) + f 1 ( x ) v + · · · et que la v aluation ( x ) -adique de f 0 est égale à 1 . Soien t n ∈ N et k ≤ n , on a f n = f n 0 + f n − 1 0 f 1 y + f n − 2 0 ( f 2 1 + f 2 ) y 2 + · · · + f n − k 0 P k ( f 1 , . . . , f k ) y k + · · · , où P k désigne un p olynme en les séries de Lauren t f 0 , . . . , f k . Ce p olynme ne dép end pas de n . Nous donnons i-dessous, les premiers termes de ette suite de p olynmes. P 0 = 1 P 3 = f 3 1 + 2 f 1 f 2 + f 3 P 1 = f 1 P 4 = f 4 1 + 2 f 1 f 3 + f 2 2 + f 4 P 2 = f 2 1 + f 2 P 5 = f 5 1 + 2 f 1 f 4 + 2 f 2 f 3 + f 5 . Ainsi, étan t donné i ∈ N , p our n assez grand, le o eien t de y i dans f n sera égal à f n − i 0 P i ( f 0 , . . . , f i ) . Comme f 0 est de v aluation ( x ) -adique 1 , le o eien t de y i tend v ers 0 quand n tend v ers l'inni. La suite ( f n ) n on v erge don v ers 0 p our la top ologie de limite pro jetiv e. P ar onséquen t, p our toute série ϕ ( u ) ∈ k (( u )) , la série ϕ ( f ( x, y )) on v erge dans k (( x ))[[ y ]] . Remarquons enn que le o eien t en y 0 de la série ϕ ( f ( x, y )) est P i ϕ i f i 0 . Cette dernière série est non n ulle, ar f 0 est de v aluation ( x ) -adique 1 . De fait, la v aluation ( y ) - adique de ϕ ( f ( x, y )) est n ulle. Étap e 2. Soit ψ ( u, v ) ∈ k (( u ))[[ v ]] de la forme ψ = P j ≥ 0 ψ j ( u ) v j . D'après l'étap e 1 , p our tout j ∈ N , la série ψ j ( f ( x, y )) est bien dénie. Ensuite, omme g est de v aluation ( y ) -adique 1 , la série ψ j ( f ) g j est de v aluation ( y ) -adique sup érieure ou égale à j . Don, d'après le lemme A.3.1 et la remarque A.3.2 , la série de terme général ψ j ( f ) g j on v erge dans k (( x ))[[ y ]] . Le hangemen t de v ariables est don bien déni. P ar ailleurs, on a vu à la n de l'étap e 1 que la v aluation ( y ) -adique d'un o eien t ψ j ( f ( x, y )) est n ulle. Don, omme la série g est de v aluation ( y ) -adique 1 , on déduit que la v aluation ( y ) -adique de ψ ( f ( x, y ) , g ( x, y )) est égale à la v aluation ( v ) -adique de ψ ( u, v ) . A.4. Démonstration du théo rème I.5.3 en a ratéristique p ositive 137 Étap e 3. Il nous reste à traiter le as des 2 -formes diéren tielles formelles. Soit don une forme diéren tielle formelle ω = h ( u, v ) du ∧ dv de v aluation ( v ) -adique n , mon trons que la v aluation ( y ) -adique de h ( f , g ) d f ∧ dg est égalemen t n . En utilisan t les étap es prééden tes, ela revien t à mon trer que d f ∧ dg est de v aluation ( y ) -adique n ulle. On a, d f ∧ dg = ∂ f ∂ x ∂ g ∂ y − ∂ f ∂ y ∂ g ∂ x dx ∧ dy . Calulons les premiers termes de es pro duits de dériv ées partielles ∂ f ∂ x ∂ g ∂ y = f ′ 0 ( x ) g 1 ( x ) + (2 f ′ 0 ( x ) g 2 ( x ) + g 1 ( x ) f ′ 1 ( x )) y + · · · ∂ f ∂ y ∂ g ∂ x = f 1 ( x ) g ′ 1 ( x ) y + (2 f 2 ( x ) g ′ 1 ( x ) + f 1 ( x ) g ′ 2 ( y )) y 2 + · · · P ar dénition du hangemen t de v ariables (CV ), les séries f ′ 0 et g 1 son t non n ulles, on en déduit que le jaobien ∂ f ∂ x ∂ g ∂ y − ∂ f ∂ y ∂ g ∂ x est de v aluation ( y ) -adique n ulle, e qui a hèv e ette démonstration. A.4 Démonstration du théo rème I.5.3 en a ratéristique p ositive Cette setion onerne les formes diéren tielles formelles. Les notations et dénitions utilisées pro viennen t des setions I.4.5 et I.5.1 . Remarque A.4.1. Dans ette se tion nous utilisons le système d'indexage de la notation I.5.1 . Commençons par étudier quelles parties de la preuv e du théorème I.5.3 , néessiten t vrai- men t le fait que le orps k est de aratéristique n ulle. Les lemmes I.5.4 et I.5.6 ainsi que la remarque I.5.5 son t v alables en aratéristique quelonque. Seule la preuv e à propremen t parler du théorème, qui ommene page 36 et se termine page 38 fait in terv enir des primitiv es formelles qui n'existen t pas toujours en aratéristique p ositiv e. Nous allons don reprendre l'étude du omp ortemen t sous l'ation de (CV2) de diéren tielles de la forme ω = φ ( u ) du ∧ dy y n +1 où φ ∈ k (( u )) et n ≥ 1 . Soit N ∈ N , onsidérons un hangemen t de v ariables de la forme (CV2) : u = f ( x, y ) a v e f = X j ≥ 0 f j ( x ) y j où f 0 est de v aluation ( x ) -adique 1 . On supp ose de plus que min k =1 ...n { v al ( x ) ( f k ) } = − N , (A.1) où v al ( x ) désigne la v aluation ( x ) -adique sur k (( x )) . Étap e 1. Si ω est de la forme ω = u m du ∧ dy y n +1 a v e m ∈ N . On a alors, ω = ( f ′ 0 ( x ) + f ′ 1 ( x ) y + · · · ) | {z } ∂ f ∂ x ( f 0 ( x ) + f 1 ( x ) y + · · · ) m | {z } f m dx ∧ dy y n +1 . Le ( x, y ) - 1 -résidu de ω est le o eien t en y n − 1 de la série f m ∂ f / ∂ x . Ce résidu est de la forme ( x, y ) res 1 C,P ( ω ) = P m,n ( f 0 , . . . , f n , f ′ 0 , . . . , f ′ n ) dx, (A.2) 138 A. Séries de Laurent où P m,n ∈ Z [ X 0 , . . . X n , Y 0 , . . . , Y n ] est un p olynme qui ne dép end pas du orps de base, il ne dép end en fait que de m et n . P ar un raisonnemen t analogue, le o eien t p m,n en x − 1 de P m,n est une expression p olynomiale en les f i,j a v e − N ≤ i ≤ N + 1 et 0 ≤ j ≤ n. En eet, P m,n est un p olynme en les f j et f ′ j p our j ∈ { 0 , . . . , n } e qui explique l'enadre- men t de j . P our e qui en de l'enadremen t de i , on rapp elle que, d'après ( A.1), les séries de Lauren t f 0 , . . . , f n son t de v aluation sup érieure ou égale à − N . Leurs dériv ées son t don de v aluation ( x ) -adique sup érieure ou égale à − N − 1 et don les termes de degré en x maximal in terv enan t dans ette expression son t eux de degré en x égal à N . Ces termes p euv en t être des f N ,j x N pro v enan t de f j ( x ) ou des ( N + 1) f N +1 ,j x N pro v enan t de f ′ j ( x ) . Ainsi, l'in- die i est don toujours inférieur à N + 1 . P our nir, d'après la preuv e du théorème I.5.3 en aratéristique n ulle, on sait que l'expression p olynomiale p m,n s'ann ule sur l'ensem ble { f 1 , 0 6 = 0 } . Ainsi, d'après le théorème de prolongemen t des iden tités algébriques ([Bou59 ℄ IV.2.3 théorème 2), e p olynme est n ul. Don, le ( x, y ) - 2 -résidu de ω est n ul. Étap e 2. Supp osons à présen t que ω soit de la forme ω = φ ( u ) du ∧ dy y n +1 où φ = P m ≥ 0 φ i u i est une série de T a ylor (un élémen t de k [[ u ]] ). D'après le tra v ail eetué dans l'étap e 1, on a ( x, y ) res 1 ( ω ) = X m ≥ 0 φ m P m,n ( f 0 , . . . , f n , f ′ 0 , . . . , f ′ n ) dx, (A.3) où les P m,n son t les p olynmes dénis dans la relation (A.2) de l'étap e 1. Le ( x, y ) - 1 -résidu de ω est bien déni, don la série apparaissan t en (A.3) on v erge ( x ) -adiquemen t dans k (( x )) . P ar onséquen t, la v aluation ( x ) -adique de ses termes tend v ers l'inni quand m tend v ers l'inni, elle est don p ositiv e à partir d'un ertain rang M . On a don ( x, y ) res 1 C,P ( ω ) = M X m =0 φ m P m dx + + ∞ X m = M +1 φ m P m dx | {z } v al ( x ) ≥ 0 . Le reste de la série étan t de v aluation ( x ) -adique p ositiv e, son résidu est n ul. Quan t à la somme de 0 à M , son résidu est n ul d'après le résultat obten u dans l'étap e 1 et étendu par linéarité. Ii enore, le ( x, y ) - 2 -résidu de ω est n ul. Étap e 3. Supp osons main tenan t que ω est de la forme ω = du u m ∧ dy y n +1 , a v e m ∈ N ∗ . Après hangemen t de v ariables, on obtien t ω = 1 f m ∂ f ∂ x dx ∧ dy y n +1 . Le ( x, y ) - 1 -résidu de ω est égal au o eien t en y n de 1 f m ∂ f ∂ x m ultiplié par dx . Nous dev ons don étudier la série 1 f m ∂ f ∂ x . Commençons par tra v ailler sur 1 f m . On a 1 f m = 1 f m 0 1 + f 1 f 0 y + f 2 f 0 y 2 + · · · m = 1 f m 0 1 + U 1 ( f 0 , f 1 ) f 0 y + · · · + U p ( f 0 , . . . , f p ) f 2 0 y 2 + · · · m , où U p ∈ Z [ X 0 , . . . , X p ] est un p olynme homogène de degré p qui ne dép end que de p . V oii les premiers termes de ette suite de p olynmes U 1 ( X 0 , X 1 ) = − X 1 U 2 ( X 0 , X 1 , X 2 ) = − X 0 X 2 + X 2 1 U 3 ( X 0 , X 1 , X 2 , X 3 ) = − X 2 0 X 3 + 2 X 0 X 1 X 2 − X 3 1 U 4 ( X 0 , X 1 , X 2 , X 3 , X 4 ) = − X 3 0 X 4 + 2 X 2 0 X 1 X 3 + X 2 0 X 2 2 − 3 X 0 X 2 1 X 2 + X 4 1 . A.4. Démonstration du théo rème I.5.3 en a ratéristique p ositive 139 On dév elopp e ensuite le terme à la puissane m , 1 f m = 1 f m 0 1 + mU 1 ( f 0 , f 1 ) f 0 + m 2 U 1 ( f 0 , f 1 ) 2 + mU 2 ( f 0 , f 1 , f 2 ) f 2 0 y 2 + · · · . On in tro duit alors les notations suiv an tes 1 f m = 1 f m 0 1 + V m, 1 ( f 1 ) f 0 y + · · · + V m,p ( f 1 , . . . , f p ) f p 0 + · · · , (A.4) où les p olynmes V m,p ∈ Z [ X 1 , . . . , X p ] son t des p olynmes homogènes de degré p qui ne dép enden t que de m et p . Le o eien t de y n de 1 f m ∂ f ∂ x est don C m,n ( x ) := 1 f m 0 f ′ n + f ′ n − 1 V m, 1 ( f 0 , f 1 ) f 0 + · · · + f ′ 0 V m,n ( f 0 , . . . , f n ) f n 0 . P our tout en tier k appartenan t à { 1 , . . . , n } , on p ose S m,n,k ( f 0 , . . . , f k ) := f n − k 0 V m,k ( f 0 , . . . , f k ) et S m,n, 0 ( f 0 ) := f n 0 . Les p olynmes, S m,n,k son t homogènes de degré n et C m,n ( x ) := 1 f m + n 0 | {z } A m,n ( x ) n X k =0 f ′ n − k S m,n,k ( f 0 , . . . , f k ) | {z } B m,n ( x ) . (A.5) Nous allons étudier A m,n séparémen t. On rapp elle que f 0 était de v aluation ( x ) -adique 1 , 'est-à-dire que f 0 ( x ) = f 1 , 0 x + f 2 , 0 x 2 + · · · . En reprenan t le alul eetué préédemmen t p our 1 f m , on obtien t A m,n ( x ) = 1 f m + n 1 , 0 1 + V m + n, 1 ( f 1 , 0 , f 2 , 0 ) f 1 , 0 x + · · · · · · + V m + n,p − 1 ( f 1 , 0 , . . . , f p, 0 ) f p − 1 1 , 0 x p − 1 + · · · ! , où les p olynmes V i,j son t eux in tro duits dans l'expression (A.4). Rapp elons que l'ob jetif initial est de mon trer le ( x, y ) - 2 -résidu, qui est le o eien t c m,n, − 1 de x − 1 dans C m,n , s'obtien t omme une expression p olynomiale en un nom bre ni des o eien ts f i,j de f . Nous allons v oir quels o eien ts in terviennen t. Dans A m,n . Comme les p olynmes S m,n,k son t de degré n p our tout en tier k ∈ { 1 , . . . , n } , la v aluation ( x ) -adique de B m,n v érie v al ( x ) ( B m,n ) ≥ − nN − ( N + 1) = − ( n + 1) N − 1 . Le − nN est la on tribution de S m,n,k et le − ( N + 1) elle de f ′ n − k . P ar onséquen t, les termes de A m,n in terv enan t dans le alul de c m,n, − 1 son t de degré au plus N ( n + 1 ) . En reprenan t l'expression de A m,n i-dessus, on v oit que les termes de degré inférieur à N ( n + 1) fon t in terv enir les f i, 0 a v e − N ≤ i ≤ N ( n + 1) + 1 . Dans B m,n . Comme la série de Lauren t A m,n est de v aluation − m − n , les termes de B m,n in terv enan t dans le alul de e 2 -résidu c m,n, − 1 son t de degré au plus m + n − 1 . D'après l'expression de B m,n , es termes fon t in terv enir les f i,j a v e i ≤ m + n (on a joute 1 du fait de la présene des dériv ées f ′ i dans l'expression). 140 A. Séries de Laurent Conlusion. Les o eien ts f i,j in terv enan t dans le alul de c m,n, − 1 son t eux don t les indies v érien t − N ≤ i ≤ max { m + n, ( n + 1) N + 1 } 0 ≤ j ≤ n. On note I et ensem ble de paires d'indies. Il existe don un p olynme Q m,n ( X i,j ) ∈ Z [ X i,j | ( i, j ) ∈ I ] et un en tier M qui ne dép enden t pas du orps de base k et tels que c m,n, − 1 = ( x, y ) res 2 ( ω ) = 1 f M 1 , 0 Q ( f i,j | ( i, j ) ∈ I ) . P ar un raisonnemen t analogue à elui eetué à la n de l'étap e 1 et faisan t in terv enir le théorème de prolongemen t des iden tités, on mon tre que e résidu est n ul. Ainsi, nous a v ons mon tré l'in v ariane du 2 -résidu d'une 2 -forme formelle sous l'ation d'un hangemen t de v ariables de la forme u = f ( x, y ) tel que les n + 1 premiers o eien ts f j ( u ) de f son t de v aluation sup érieure à − N . Ce résultat est v alable p our tout en tier N , don p our tout hangemen t de v ariables de la forme (CV2), e qui onlut la démonstration. Annexe B Indép endane des valuations L'ob jetif de e hapitre est de donner une preuv e de la prop osition I I.4.2. Nous allons en fait démon trer un résultat en dimension quelonque, e qui n'augmen te pas le niv eau de diulté de la preuv e. Prop osition B.0.2. Soient X une variété quasi-pr oje tive lisse irr é dutible de dimension sup érieur e ou é gale à 2 au-dessus d'un orps quel onque k et Y une sous-variété de X de o dimension 1 . Soient P 1 , . . . , P n une famil le de p oints fermés de X r Y et Q 1 , . . . , Q s une famil le de p oints fermés de Y . A lors, il existe une uniformisante v ∈ O X,Y tel le que le supp ort du diviseur prinip al ( v ) évite les p oints P 1 , . . . , P n et le supp ort de ( v ) − Y évite Q 1 , . . . , Q s . La démonstration suiv an te a été suggérée par Gerhard F rey . Preuve . Commençons par remarquer que l'on p eut se on ten ter de démon trer le résultat dans le as où Y est irrédutible. Le as général se déduira de e as partiulier en raisonnan t sur les omp osan tes irrédutibles de Y . On supp ose don désormais que Y est irrédutible. Dans un premier temps nous allons nous ramener au as d'une v ariété ane. Il existe un ouv ert ane de X on tenan t tous les p oin ts P 1 , . . . , P r , Q 1 , . . . , Q s . L'in tersetion de et ouv ert a v e Y est non vide ar on tien t les p oin ts Q i . Aussi, quitte à se restreindre à et ouv ert, on p eut supp oser que X est ane. Dans e qui suit, nous noterons I Y l'idéal de k [ X ] asso ié à Y et m P 1 , . . . , m P r , m Q 1 , . . . , m Q s les idéaux maximaux orresp ondan t resp etiv emen t aux p oin ts P 1 , . . . , P r et Q 1 , . . . , Q s . On notera égalemen t m 1 , . . . , m s les m ultipliités resp etiv es de Y en Q 1 , . . . , Q s . On rapp elle que la m ultipliité de Y en un p oin t Q est le plus p etit en tier m tel que I Y ⊂ m m Q . Reform ulation du problème. On her he une fontion v ∈ k [ X ] v érian t les propriétés suiv an tes. (1) La fontion v appartien t à I Y r I 2 Y . (2) P our tout en tier i appartenan t à { 1 , . . . , r } , la fontion v n'appartien t pas à m P i . (3) P our tout en tier j appartenan t à { 1 , . . . , s } , la fontion v n'appartien t pas à m m j +1 Q j . Le premier ritère p ermet d'armer que v est bien une uniformisan te de O X,Y , le seond signie que v ne s'ann ule en auun des P i , et le troisième équiv aut au fait que Y soit l'unique zéro de v au v oisinage de Q i . Dans e qui suit, lorsque P est un p oin t fermé de X et f ∈ O X,P on notera f ( P ) l'image de f dans le orps résiduel k ( P ) . Étap e 0. P our toute famille nie de p oin ts fermés deux à deux distints A 1 , . . . , A n de X et toute famille d'en tiers naturels p 2 , . . . , p n , il existe une fontion g appartenan t à l'idéal pro duit m p 2 A 2 · · · m p n A n telle que g ( A 1 ) = 1 . 141 142 B. Indép endane des valuations P our le mon trer, il sut de onstater que les idéaux m A 1 et m p 2 A 2 · · · m p n A n son t étrangers, 'est-à-dire que m A 1 + m p 2 A 2 · · · m p n A n = k [ X ] . De fait, il existe une fontion f appartenan t à m A 1 et une fontion g appartenan t à m p 2 A 2 · · · m p n A n telles que f + g = 1 . Ainsi, on a bien g ( A 1 ) = 1 . Étap e 1. ( Constrution d'une fontion qui vérie 3 ). Soit j 0 un en tier appartenan t à { 1 , . . . , s } . P ar dénition de la m ultipliité, il existe une fontion f appartenan t à l'idéal I Y et n'apparte- nan t pas à m m j 0 +1 Q j 0 . Soit f j 0 une telle fontion, d'après l'étap e prééden te il existe une fontion h j 0 régulière sur X telle que h j 0 est un élémen t de l'idéal pro duit m m 1 Q 1 · · · [ m Q j 0 · · · m m s Q s et h j 0 n'appartien t pas à l'idéal m Q j 0 . P osons alors v j 0 := f j 0 h j 0 et v := s X j =1 v j . La fontion v appartien t à l'idéal I Y , mais n'appartien t à auun m m j +1 Q j . En eet, soit j 0 un en tier appartenan t à { 1 , . . . , s } , alors v j 0 ∈ m m j 0 Q j 0 r m m j 0 +1 Q j 0 et ∀ j 6 = j 0 , v j ∈ m m j 0 +1 Q j 0 . Remarquons au passage que la fontion ainsi onstruite n'appartien t pas à I 2 Y , ar sinon elle appartiendrait à m 2 m j Q j p our tout en tier j appartenan t à { 1 , . . . , s } . Étap e 2. Nous allons mon trer par réurrene sur r que, quitte à a jouter à v un élémen t de I 2 Y , e qui n'aura auune onséquene sur les propriétés aquises dans l'étap e prééden te, on p eut faire en sorte que v ne s'ann ule en auun des P i . P our r = 1 , si v ( P 1 ) est non n ul, 'est terminé. Sinon, omme P 1 n'est pas on ten u dans Y , l'idéal I Y ne on tien t pas m P 1 . De même, l'idéal I 2 Y ne on tien t pas m P 1 , ar m P 1 est radial. De fait, les idéaux I 2 Y et m P 1 son t étrangers, il existe don une fontion f appartenan t à I 2 Y et une fontion g appartenan t à m P 1 telles que f + g = 1 . On remplae alors v par v + f et ette nouv elle fontion ne s'ann ule plus en P 1 . Soit r ≥ 1 , supp osons la propriété vraie au rang r et mon trons qu'elle est v ériée au rang r + 1 . Si v ( P r +1 ) est non n ul, 'est terminé. Sinon, les idéaux I 2 Y m P 1 · · · m P r et m P r +1 son t étrangers, on en déduit l'existene d'une fontion f appartenan t à I 2 Y m P 1 · · · m P r qui ne s'ann ule pas en P r +1 et on remplae v par v + f . Annexe C Complément d'algèb re linéaire Le but de ette annexe est de fournir quelques résultats d'algèbre linéaire utilisés à la n du hapitre I I. Ces résultats son t des exeries relativ emen t élémen taires. Nous a v ons ep endan t hoisi de les démon trer ii, faute de référenes. Dans e qui suit, E et F désignen t des espaes v etoriels sur un orps quelonque k . On disp ose de plus sur de formes bilinéaires E et F notées resp etiv emen t h . , . i E et h . , . i F . On p eut alors onstruire une forme bilinéaire sur E ⊗ k F qui soit anoniquemen t asso iée à h . , . i E et h . , . i F . P our e faire, on la dénit sur les tenseurs élémen taires par h . , . i E ⊗ F : E ⊗ F × E ⊗ F → k ( a ⊗ b, a ′ ⊗ b ′ ) 7→ h a, a ′ i E . h b, b ′ i F et on l'étend ensuite par linéarité. On onstate immédiatemen t que si ( e i ) i ∈ I et ( f j ) j ∈ J son t des bases orthogonales resp etiv es de E et F , alors ( e i ⊗ f j ) ( i,j ) ∈ I × J est une base orthogonale de E ⊗ F . Lemme C.0.3. Si les formes biliné air es h . , . i E et h . , . i F sont non dé génér é es, alors il en est de même p our h . , . i E ⊗ F . De même, si h . , . i E et h . , . i F sont symétriques, alors h . , . i E ⊗ F l'est é galement. Preuve . Le fait que la symétrie de h . , . i E et h . , . i F en traîne elle de h . , . i E ⊗ F est éviden t. Supp osons que h . , . i E et h . , . i F soien t non dégénérées. Soien t ( e i ) i ∈ I et ( f j ) j ∈ J des bases orthogonales resp etiv es de E et F et soit u un élémen t de E ⊗ F tel que la forme linéaire h u, . i E ⊗ F soit iden tiquemen t n ulle. Le v eteur u est de la forme u = X i,j u i,j e i ⊗ f j . P ar ailleurs, p our tout ouple ( i, j ) , on a h u, e i ⊗ f j i = 0 , or h u, e i ⊗ f j i = u i,j . On en déduit que u est n ul et que la forme bilinéaire h . , . i E ⊗ F est non dégénérée. On supp ose désormais que les formes bilinéaires h . , . i E et h . , . i E son t non dégénérées. Lemme C.0.4. Supp osons que E et F soient de dimension nie. Soient A et B deux sous- esp a es ve toriels r esp e tifs de E et F , alors ( A ⊗ B ) ⊥ = A ⊥ ⊗ F + E ⊗ B ⊥ . Preuve . L'inlusion ⊇ est élémen taire. En eet on prend a, a ′ , b, f appartenan t resp etiv e- men t à A, A ⊥ , B et F . On a h a ⊗ b, a ′ ⊗ f i E ⊗ F = h a, a ′ i | {z } =0 h b, f i = 0 . 143 144 C. Complément d'algèb re linéaire On en déduit que A ⊥ ⊗ F est inlus dans ( A ⊗ B ) ⊥ . P ar un raisonnemen t iden tique, on mon tre ensuite que E ⊗ B ⊥ est inlus dans ( A ⊗ B ) ⊥ . P our l'inlusion réipro que, ommençons par mon trer que A ⊥ ⊗ F ∩ E ⊗ B ⊥ = A ⊥ ⊗ B ⊥ . L'inlusion ⊇ est immédiate. Mon trons don l'inlusion réipro que. Soien t ( e i ) i ∈ I 0 et ( f j ) j ∈ J 0 des bases resp etiv es de A ⊥ et B ⊥ omplétées en des bases ( e i ) i ∈ I et ( f j ) j ∈ J de E et F . Soit s un v eteur de A ⊥ ⊗ F ∩ E ⊗ B ⊥ . Déomp osons le dans la base ( e i ⊗ f j ) ( i,j ) ∈ I × J . s = X ( i,j ) ∈ I × J s ij e i ⊗ f j . Comme s ∈ A ⊥ ⊗ F (resp. s ∈ E ⊗ B ⊥ ), les s ij son t n uls p our i / ∈ I 0 (resp. p our j / ∈ J 0 ), e qui prouv e l'inlusion réipro que. P our nir, p osons m := dim( E ) a := dim( A ) n := dim( F ) b := dim ( B ) , et alulons la dimension de A ⊥ ⊗ F + E ⊗ B ⊥ . dim( A ⊥ ⊗ F + E ⊗ B ⊥ ) = dim( A ⊥ ⊗ F ) + dim( E ⊗ B ⊥ ) − dim( A ⊥ ⊗ B ⊥ ) = n ( m − a ) + m ( n − b ) − ( m − a )( n − b ) = mn − ab = dim( A ⊥ ⊗ B ⊥ ) . Nous p ouv ons à présen t énoner un résultat fort utile dans le hapitre I I, puisque 'est elui qui nous p ermet de prouv er que l'orthogonal d'un o de fontionnel sur une surfae n'est pas toujours fontionnel. En partiulier, il ne l'est jamais lorsque la surfae est un pro duit de deux ourb es. Corollaire C.0.5. Si A et B sont des sous-esp a es non triviaux 1 r esp e tifs de E et F , alors le sous-esp a e ( A ⊗ B ) ⊥ de E ⊗ F n 'est p as un pr o duit tensoriel élémentair e U ⊗ V de sous-esp a es de E et F . Preuve . C'est une onséquene immédiate du lemme C.0.4 et du lemme C.0.6 qui suit. Lemme C.0.6. Soient E et F deux esp a es ve toriels sur un orps k quel onque. Soient A et B des sous-esp a es r esp e tifs non triviaux de E et F . A lors, le sous-esp a e A ⊗ k F + E ⊗ k B de E ⊗ k F ne p eut p as êtr e é rit sous la forme d'un pr o duit tensoriel élémentair e U ⊗ k V . Preuve . Raisonnons par l'absurde et supp osons qu'il existe U et V , sous-espaes resp etifs de E et F tels que A ⊗ k F + E ⊗ k B = U ⊗ k V . (C.1) Supp osons que U ne soit pas inlus dans A . Soien t ( e i ) i ∈ I 0 et ( f j ) j ∈ J 0 des bases resp etiv es de A et B omplétées en des bases ( e i ) i ∈ I et ( f j ) j ∈ J de E et F . Soit égalemen t u ∈ U r A . P our tout v eteur v ∈ V , on a u ⊗ v = X ( i,j ) ∈ I × J u i v j e i ⊗ f j . D'après (C.1), le pro duit u i v j est n ul p our tout ouple ( i, j ) tel que i / ∈ I 0 et j / ∈ J 0 . Comme par h yp othèse u n'est pas dans A , il existe au moins un i 1 / ∈ I 0 tel que u i 1 est non n ul. Don 1 P ar non triviaux , on en tend que A (resp. B ) est non n ul et stritemen t inlus dans E (resp. F ). 145 p our tout j / ∈ J 0 , on a u i 1 v j = 0 , don v j = 0 . P ar onséquen t, v appartien t à B et e p our tout v ∈ V . Don V ⊆ B , don U ⊗ V ⊆ E ⊗ B . (C.2) Soien t main tenan t f un v eteur de F n'appartenan t pas à B et a un v eteur non n ul de A . Alors a ⊗ f appartien t à A ⊗ F mais pas à E ⊗ B et d'après (C.2), il n'appartien t pas à U ⊗ V e qui on tredit l'h yp othèse de départ (C.1). Si main tenan t U est inlus dans A , alors U ⊗ V est inlus dans A ⊗ F et on ab outit à une on tradition en réalisan t le raisonnemen t symétrique de elui qui vien t d'être eetué. Annexe D Constrution de o des fontionnels Dans [La88 ℄, La haud présen te une autre pro édé de onstrution de o des fontionnels sensiblemen t diéren t de elui qui est présen té dans le hapitre I I. Les o des ainsi onstruits son t en général app elés o des de Reed-Müller pro jetifs. D.1 Constrution On se plae dans l'espae pro jetif P r F q m uni d'un système de o ordonnées homogènes ( X 0 , . . . , X n ) . P our tout en tier naturel d on note F d , l'espae F d := { f ∈ F q [ X 0 , . . . , X n ] , f homogène de degré d } ∪ { 0 } . En d'autres termes, F d est l'espae des setions globales du faiseau O P r ( d ) . Rapp elons que, s'il est p ossible de dénir le lieu d'ann ulation dans P r d'un élémen t non n ul de F d , l'év aluation d'un élémen t de F d en un p oin t de P r n'a pas de sens. D'une ertaine façon, la dénition qui suit onsiste à lui en donner un. Dénition D.1.1 (La haud 1988) . Soit P un p oint r ationnel de P r de o or donné es homo- gènes ( x 0 : · · · : x n ) . Soit h le plus p etit entier ompris entr e 0 et n tel que x h soit non nul. Pour tout entier natur el d , on dénit l'appli ation d'évaluation en P p ar ev P : F d → F q f → f ( x 0 , . . . , x n ) x d h . L'appliation est bien dénie, mais n'est pas anonique, elle dép end du hoix d'un système de o ordonnés homogènes. À partir de ette appliation, on p eut onstruire des o des orreteurs d'erreurs de la façon suiv an te. Dénition D.1.2. Soient X une sous-variété fermé e lisse absolument irr é dutible de P r F q et P 1 , . . . , P n , l'ensemble des p oints r ationnels de X . Pour tout entier natur el d , le o de C d ( X ) est l'image de l'appli ation c : F d → F n q f 7→ ( ev P 1 ( f ) , . . . , ev P n ( f )) . Bien que moins anonique que la onstrution présen tée dans le hapitre I I, ette appro he présen te de nom breux a v an tages. T out d'ab ord, elle p ermet une év aluation en tous les p oin ts de la v ariété , sans a v oir à se souier des questions de dénitions. P ar rapp ort à la dénition du hapitre I I, on évite ii les restritions du t yp e les p oin ts P 1 , . . . , P n éviten t le supp ort de 147 148 D. Constrution de o des fontionnels G . Ensuite, l'év aluation de la distane minimale et de la distribution des p oids du o de C d ( X ) se traduit sous la forme d'un problème de omptage expliite de tous les p oin ts rationnels de v ariétés pro jetiv es 1 . T outefois, p our le adre qui nous in téresse, à sa v oir elui de p ouv oir onstruire l'ortho- gonal du o de fontionnel à partir de diéren tielles, ette onstrution n'est pas optimale. En eet, le défaut de anoniité des appliations d'év aluation emp ê he toute p ossibilité de repro dution du raisonnemen t de la preuv e du théorème I I.4.1 . L'obstrution est liée au fait que les élémen ts de F d ne son t pas des fontions. On p eut lo alemen t les iden tier à des fon- tions rationnelles sur X , 'est e qui est fait dans la dénition de l'appliation ev P , mais ette iden tiation dép end du p oin t P . D'une ertaine façon, 'est omme si l'on év aluait en des p oin ts diéren ts des fontions diéren tes. On ne p eut don plus repro duire le raisonnemen t onsistan t à appliquer la form ule des résidus à la 2 -forme f ω . D.2 Essentiellement, 'est la même hose P ar la métho de de onstrution présen tée dans le hapitre I I, on p eut onstruire un o de fontionnel isomorphe au o de C d ( X ) . P our e faire, on dénit H ∞ , l'h yp erplan de P r d'équation X 0 = 0 . On app elle i l'inlusion anonique i : X ֒ → P r et on p ose L := i ∗ H ∞ ∈ Div F q ( X ) . P our tout en tier naturel d , les faiseaux L ( dL ) et i ∗ O P r ( d ) son t isomorphes. Aussi, si les p oin ts P 1 , . . . , P n éviten t le supp ort de L , alors les o des C L,X ( P 1 + · · · + P n , dL ) et C d ( X ) son t isomorphes. P our se défaire de la ondition évitent les p oint du supp ort de L , il sut d'utiliser le moving lemma ([Sha94 ℄ I I I.1.3 théorème 1 et annexe B). En v ertu de e résultat, on sait qu'il existe G ∈ Div F q ( X ) don t le supp ort évite les p oin ts P 1 , . . . , P n et linéairemen t équiv alen t à dL . Cette fois-i, on est assuré de la b onne dénition du o de C L,X ( P 1 + · · · + P n , G ) et le faiseau L ( G ) est isomorphe à i ∗ O P r ( d ) . On obtien t don l'isomorphisme de o des C L,X ( P 1 + · · · , P n , G ) ∼ = C d ( X ) . On p eut don onstruire un o de fontionnel (pro v enan t de la dénition de [VM84 ℄ donnée dans le hapitre I I) isomorphe à C d ( X ) . Malheureusemen t la onstrution d'un diviseur G don t le supp ort évite tous les p oin ts rationnels de X n'est pas toujours éviden te. La dénition D.1.2 reste don ommo de ar elle fournit une onstrution expliite simple. Remarque D.2.1. Notons que l'on a identié les éléments de F d r estr eints à X à des se - tions glob ales du fais e au i ∗ O P n ( d ) . Comme on l'a vu dans le hapitr e III, si X est pr oje - tivement normale 2 en r esp e t au plongement X ֒ → P r , alors le fais e au i ∗ O P r ( d ) s'identie au fais e au O X ( d ) (voir [Har77 ℄ II.5 ex 14). 1 Év en tuellemen t réduites ou rédutibles. 2 P ar exemple si 'est une in tersetion omplète lisse de P r . Annexe E P oints en p osition générale Cette annexe on tien t les démonstrations de lemmes te hniques utilisés dans la setion IV.1 du hapitre I I I . Lemme IV.1.8 . Soient r et m deux entiers natur els ave r ≥ 1 , alors toute famil le de rm + 2 p oints r ationnels distints de P N app artenant à une même ourb e de de gr é r est m -lié e. Preuve . Soien t P 1 , . . . , P r m +2 une telle famille de p oin ts et C la ourb e de degré r qui les on tien t. D'après le théorème de Bezout, une h yp ersurfae de degré m qui ne on tien t pas C l'in tersete en au plus rm p oin ts géométriques. P ar onséquen t, il n'existe pas d'h yp ersurfae on tenan t tous es p oin ts sauf un. Lemme IV.1.9 . Soit m un entier natur el. (1) Si m + 2 p oints r ationnels distints de P N sont m -liés, alors ils sont alignés. (2) T out r -uplet de p oints r ationnels deux à deux distints de P N ave r ≤ m + 1 est en p osition m -génér ale. Preuve . Preuv e de (1 ). Soien t P 1 , . . . , P m +2 des p oin ts distints de P N qui son t m -liés. Supp osons qu'ils ne soien t pas alignés. Il existe don un h yp erplan H qui évite P m +2 et on tien t au moins deux p oin ts parmi P 1 , . . . , P m +1 . Quitte à réordonner les indies des p oin ts on p eut supp oser qu'il existe l ≥ 2 tel que P 1 , . . . , P l appartiennen t à H . • Si l = m + 1 , on disp ose d'une h yp ersurfae (en l'o urrene l'h yp erplan H ) qui on tien t tous les P i sauf P 2 m +2 . • Sinon, p our tout l + 1 ≤ j ≤ m + 1 , il existe un h yp erplan H j qui on tien t P j et évite P m +2 . L'h yp ersurfae H ∪ H l +1 ∪ · · · ∪ H m +1 est de degré inférieur ou égal à m (ar l ≥ 2 ), on tien t tous les P i sauf P m +2 . P ar symétrie, on en déduit l'existene p our tout i 0 ∈ { 1 , . . . , m + 2 } d'une h yp ersurfae de degré m qui on tien t tous les P i sauf P i 0 . Preuv e de (2). Soien t P 1 , . . . , P r des p oin ts distints de P N a v e r ≤ m + 1 . En réutilisan t la te hnique présen tée dans la preuv e de (1), on p eut onstruire à l'aide de réunions d'h y- p erplans, des h yp ersurfaes de degré m qui in terp olen t tous les p oin ts sauf un. On en déduit que es p oin ts son t en p osition m -générale. Lemme IV.1.11 . Soient m et r deux entiers natur els. (1) Si r ≤ 2 m + 1 , alors une famil le de r p oints distints de P N tel le que m + 2 d'entr e eux sont non alignés est en p osition m -génér ale. (2) Soient P 1 , . . . , P 2 m +2 un (2 m + 2) -uplet de p oints r ationnels distints de P N tels que m + 2 d'entr e eux ne sont p as alignés. A lors es p oints sont m -liés, si et seulement s'ils app artiennent à une même onique plane. 149 150 E. P oints en p osition générale Preuve . Preuv e de (1). Nous allons démon trer le résultat par réurrene sur m . P our m = 0 , 'est éviden t ar un p oin t de P N est toujours en p osition 0 -générale. Soit m ≥ 0 , supp osons que la propriété soit v ériée au rang m et mon trons qu'elle l'est au rang m + 1 . Soit P 1 , . . . , P 2 m +3 une famille de p oin ts rationnels de P N telle que m + 3 d'en tre eux ne son t pas alignés. Soit L l'ensem ble des droites on tenan t P 2 m +3 et au moins un p oin t parmi P 1 , . . . , P 2 m +2 . On hoisit un élémen t L 1 de L on tenan t un nom bre maximal de p oin ts parmi les P i . On hoisit ensuite une droite L 2 de L r L 1 on tenan t un nom bre maximal de p oin ts parmi les P i . Les droites L 1 et L 2 son t distintes et se roisen t en P 2 m +3 . Quitte à réordonner les p oin ts P i , on p eut supp oser que P 1 ∈ L 1 et P 2 ∈ L 2 . Ensuite, mon trons que, par h yp othèse, les droites L 1 et L 2 on tiennen t haune au plus m + 2 p oin ts parmi les P i et que les autres droites de L en on tiennen t au plus m + 1 . On distingue deux situations. (1) Les droites L 1 et L 2 on tiennen t toutes deux m + 2 p oin ts parmi les P i . Comme par dé- nition, es droites on tiennen t toutes deux le p oin t P 2 m +3 , l'ensem ble des P i on ten us dans L 1 ∪ L 2 est égal à l'ensem ble P 1 , . . . , P n . Aussi, dans ette situation l'ensem ble L est égal à { L 1 , L 2 } et le résultat attendu est trivialemen t v érié. (2) La droite L 2 on tien t moins de m + 1 p oin ts parmi les P i et par dénition de L 2 , les élémen ts de L r { L 1 , L 2 } on tiennen t tous moins de m + 1 p oin ts parmi les P i . P ar onséquen t, d'après l'h yp othèse de réurrene, les p oin ts P 3 , . . . , P 2 m +3 son t en p osi- tion m -générale, il existe don une h yp ersurfae H ′ de degré m qui in terp ole P 3 , . . . , P 2 m +2 et évite le p oin t P 2 m +3 . On hoisit de plus un h yp erplan H qui on tien t P 1 , P 2 et évite P 2 m +3 . L'h yp ersurfae H ∪ H ′ est de degré m + 1 et in terp ole tous les P i sauf P 2 m +3 . On en déduit que p our tout i 0 ∈ { 1 , . . . , 2 m + 3 } , il existe une h yp ersurfae de degré m + 1 qui in terp ole tous les P i sauf P i 0 . Preuv e de (2). Étap e 2a. Si m = 0 , alors deux p oin ts distints son t toujours 0 -liés et égalemen t toujours on ten us dans une ourb e de degré 2 , la propriété est don trivialemen t v ériée dans e as. On supp osera don désormais que m ≥ 1 et on se donne un (2 m + 2 ) -uplet de p oin ts P 1 , . . . , P 2 m +2 m -liés et deux à deux distints. Étap e 2b. Mon trons que si les P i ne son t pas oplanaires et que m + 1 d'en tre eux son t alignés, alors les m + 1 restan ts ne le son t pas. P our e faire, on doit supp oser que P N est de dimension N ≥ 3 . Raisonnons par l'absurde et supp osons qu'il existe deux droites disjoin tes L 1 et L 2 on te- nan t resp etiv emen t les p oin ts P 1 , . . . , P m +1 et P m +2 , . . . , P 2 m +2 . Il existe un unique plan on tenan t P m +2 et la droite L 1 . Ce plan évite les p oin ts P m +3 , . . . , P 2 m +2 . On en déduit l'exis- tene d'un h yp erplan H v érian t les mêmes propriétés. D'après la propriété (2 ) du lemme IV.1.9 , il existe une h yp ersurfae H ′ de degré m − 1 qui on tien t les p oin ts P m +3 , . . . , P 2 m +1 et l'h yp ersurfae H ∪ H ′ est de degré m et on tien t tous les P i sauf P 2 m +2 . De même, p our tout i 0 , on p eut onstruire une h yp ersurfae on tenan t tous les P i sauf P i 0 , e qui on tredit le fait que les P i son t liés. Étap e 2. Mon trons que les P i son t oplanaires. Ii enore, nous allons raisonner par l'ab- surde en supp osan t qu'ils ne le son t pas. Soit D , l'ensem ble des droites de P N on tenan t au moins deux p oin ts distints parmi les P i . Soit L 1 une droite de D on tenan t un nom bre maximal de es p oin ts. Quitte à réorganiser les indies, on p eut supp oser que P 1 ∈ L 1 . P ar h yp othèse, les P i son t non oplanaires, on p eut don supp oser que les p oin ts P 1 , P 2 , P 3 et P 2 m +2 son t non oplanaires. De plus, omme P 1 est dans L 1 , deux situations son t p ossibles. • Soit L 1 on tien t moins de m p oin ts, mo y ennan t quoi, par dénition de L 1 , il n'y a pas de ( m + 1) -uplet de P i alignés. • Soit L 1 on tien t m + 1 p oin ts et d'après l'étap e 2b, les m + 1 p oin ts restan ts son t non alignés. 151 Ainsi, les p oin ts P 4 , . . . , P 2 m +2 formen t un (2 m − 1) -uplet de p oin ts tel que m + 1 d'en tre eux ne son t pas alignés. D'après la preuv e la propriété 1 , es p oin ts son t en p osition ( m − 1 ) - générale, il existe don une h yp ersurfae H ′ de degré m − 1 qui on tien t P 4 , . . . , P 2 m +1 et évite P 2 m +2 . Il existe de plus un h yp erplan H on tenan t P 1 , P 2 , P 3 et évitan t P 2 m +2 . L'h yp ersurfae H ∪ H ′ est don de degré m et on tien t tous les P i sauf P 2 m +2 . En appliquan t aux p oin ts P 1 , . . . , P 2 m +1 , le raisonnemen t que l'on vien t d'appliquer à P 2 m +2 , on onlut que es p oin ts son t en p osition m -générale. Il y a on tradition, les p oin ts P 1 , . . . , P 2 m +2 son t don oplanaires. Étap e 2d. Main tenan t que l'on sait que les P i son t oplanaires, mon trons qu'un (2 m + 2) -uplet de p oin ts de P 2 est m -lié seulemen t si es p oin ts son t sur une même onique. Nous allons traiter séparémen t les as m = 1 et m = 2 . Si m = 1 , quatre p oin ts du plan son t toujours 1 -liés et son t égalemen t toujours on ten us dans une même onique. Si m = 2 et que les six p oin ts ne son t pas tous sur une même onique, alors p our tout 1 ≤ i 0 ≤ 6 , il existe une onique 1 on tenan t tous les P i sauf P i 0 . Il y a on tradition a v e le fait que les P i son t 2 -liés. Ils son t don bien sur une même onique. Supp osons main tenan t que m ≥ 3 et P 1 , . . . , P 2 m +2 soit un (2 m + 2) -uplet de p oin ts m -liés dans P 2 tel que m + 2 d'en tre eux ne son t pas alignés. Supp osons que es p oin ts ne soien t pas tous sur une même onique. On note de nouv eau D l'ensem ble des droites de P 2 on tenan t au moins deux p oin ts distints parmi les P i . Soit L 1 une droite on tenan t un nom bre maximal de es p oin ts. On p eut supp oser, quitte a hanger l'ordre des indies, que P 1 ∈ L 1 . Mon trons qu'il existe quatre p oin ts P i 1 , . . . , P i 4 parmi P 2 , . . . , P 2 m +1 tels qu'il existe une onique on tenan t P 1 , P i 1 , . . . , P i 4 et évitan t P 2 m +2 . Dans le as on traire, p our tout i ∈ { 2 , . . . , 2 m − 2 } une onique C i on tenan t P 1 , P i , P i +1 , P i +2 et P i +3 on tiendrait P 2 m +2 . Soit alors i ∈ { 2 , . . . , 2 m − 3 } , les oniques C i et C i +1 on t inq p oin ts d'in tersetion, d'après le théorème de Bezout, elles on t don une omp osan te irrédutible omm une Γ qui est de degré un ou deux. P ar réurrene, on mon tre que tous les P i appartiennen t à ette ourb e Γ e qui on tredit le fait que les P i ne son t pas tous sur une même onique. Ainsi, quitte à réorganiser les indies, on p eut supp oser qu'il existe une onique C on te- nan t les p oin ts P 1 , . . . , P 5 et évite P 2 m +2 . On rapp elle que P 1 est un on ten u dans une droite L 1 on tenan t un nom bre maximal de p oin ts parmi les P i . P ar un raisonnemen t iden tique à elui qui a été eetué dans l'étap e 2 c , on mon tre que les p oin ts P 6 , . . . , P 2 m +2 formen t un (2 m − 3 ) -uplet de p oin ts tel que m d'en tre eux ne son t pas alignés. D'après la propriété 1 appliquée à m − 2 et r = 2 m − 3 = 2( m − 2 ) + 1 , les p oin ts P 6 , . . . , P 2 m +2 son t en p osi- tion ( m − 2) -générale. Il existe don une ourb e C ′ de degré m − 2 qui on tien t les p oin ts P 6 , . . . , P 2 m +1 et qui évite P 2 m +2 . La ourb e C ∪ C ′ est de degré m et on tien t tous les P i sauf P 2 m +2 . On en déduit la m -généralité de es p oin ts, il y a on tradition. Les p oin ts P i son t don bien tous sur une même onique plane. 1 On rapp elle que par inq p oin ts de P 2 passe toujours au moins une onique. Il y a d'ailleurs uniité si et seulemen t si quatre d'en tre eux ne son t pas alignés, 'est-à-dire s'ils son t en p osition 2 -générale. Annexe F Programmes Magma F.1 Diviseurs ∆ -onvenables Dans ette setion, nous allons présen ter un programme magma qui p ermet de aluler une paire de diviseur ∆ on v enable sur une surfae lisse S m unie d'un 0 -yle ∆ . La paire ainsi onstruite v érie les propriétés suiv an tes : elle satisfait le ritère de la prop osition I I.3.8 ; le diviseur D a est eetif ; les diviseurs D a et D b son t tous deux linéairemen t équiv alen ts à des setions de la surfae S a v e une h yp ersurfae de son espae am bian t. P our e faire on utilise essen tiellemen t la métho de présen tée dans la démonstration du lemme I I.4.7 . À sa v oir : les diviseurs D a et D + b son t onstruits par in terp olation des p oin ts du supp ort de ∆ . Le diviseur D − b est onstruit en in terp olan t les p oin ts où les deux autres diviseurs ne doiv en t pas se roiser ou se roisen t a v e une m ultipliité trop imp ortan te et en évitan t les p oin ts où es diviseurs se roisen t bien. Ce programme se déomp ose en trois grosses parties que son t le alul de D a , de D + b et de D − b . Le prinip e est à haque fois le même, on onsidère un système linéaire de ourb es qui v érien t de b onnes propriétés et on her he un andidat dans e dernier. Suiv an t sa dimension (et don son nom bre d'élémen ts dénis sur F q ), la re her he se fera de façon exhaustiv e ou aléatoire. Préliminaires. On a b esoin d'un ertain nom bre de sripts p our y parv enir. / / C e t t e f o n t i o n e s t u n e v a r i a t i o n d e l a f o n t i o n " I s R e d u e d " / / d e M a g m a q u i a t e n d a n e a r a m e r d a n s l e a s o u l e s h e m a / / o n s i d e r e n ' e s t p a s u n e h y p e r s u r f a e d e s o n e s p a e ( a f f i n e / / o u p r o j e t i f ) a m b i a n t . f u n t i o n E s t R e d u i t ( V ) d : = D i m e n s i o n ( V ) ; A : = S i n g u l a r S u b s h e m e ( V ) ; d d : = D i m e n s i o n ( A ) ; d e l e t e A ; i f d d e q d t h e n r e t u r n f a l s e ; e l s e r e t u r n t r u e ; e n d i f ; e n d f u n t i o n ; 153 154 F. Programmes Magma / / C e p r o g r a m m e p e r m e t d ' e v a l u e r l ' e n t i e r n m i n i m a l p o u r l e q u e l / / l ' i n t e r p o l a t i o n d ' u n e f a m i l l e f i n i e d e p o i n t s p a r u n e / / h y p e r s u r f a e d e d e g r e n e s t p o s s i b l e . f u n t i o n MinDim ( V , P o i n t s ) / / L ' e n t i e r $ n $ v a d e s i g n e r u n d e g r e q u e l ' o n v a / / i n r e m e n t e r a u d e b u t d e h a q u e i t e r a t i o n . n : = 0 ; d : = − 1 ; P r o j : = A m b i e n t S p a e ( V ) ; L i s t e : = [ P r o j ! p : p i n P o i n t s ℄ ; w h i l e d l t 0 d o n + : = 1 ; L : = L i n e a r S y s t e m ( P r o j , n ) ; L 1 : = L i n e a r S y s t e m ( L , L i s t e ) ; L 2 : = L i n e a r S y s t e m T r a e ( L 1 , V ) ; d : = D i m e n s i o n ( L 2 ) ; e n d w h i l e ; r e t u r n [ ∗ n , d , L 2 , P r o j , L i s t e ∗ ℄ ; e n d f u n t i o n ; / / C e t t e f o n t i o n p e r m e t d e a l u l e r u n v e t e u r t a n g e n t / / e n u n p o i n t d ' u n e o u r b e . I l e s t e x p r i m e d a n s l e / / s y s t e m e d e o o r d o n n e e s d e l a a r t e a f f i n e / / A f f i n e P a t h ( P r o j , P ) . f u n t i o n T a n g e n t V e t o r ( C , P ) a s s e r t P i n C ; a s s e r t D i m e n s i o n ( C ) e q 1 ; a s s e r t I s N o n S i n g u l a r ( C , P ) ; P r o j : = A m b i e n t S p a e ( C ) ; C A f f : = A f f i n e P a t h ( C , P ) ; A f f : = A m b i e n t S p a e ( C A f f ) ; d : = D i m e n s i o n ( A f f ) ; Q : = A f f ! P ; T : = T a n g e n t S p a e ( C A f f , Q ) ; T P: = R a t i o n a l P o i n t s ( T ) ; i f T P [ 1 ℄ e q Q t h e n R : = T P [ 2 ℄ ; e l s e R : = T P [ 1 ℄ ; e n d i f ; F.1. Diviseurs ∆ -onvenables 155 Q Q : = C o o r d i n a t e s ( Q ) ; R R : = C o o r d i n a t e s ( R ) ; r e t u r n [ R R [ i ℄ − Q Q [ i ℄ : i i n { 1 . . d } ℄ ; e n d f u n t i o n ; / / C e t t e f o n t i o n p e r m e t d e a l u l e r u n s y s t e m e l i n e a i r e / / a y a n t u n v e t e u r t a n g e n t i m p o s e e n u n p o i n t b a s e r a t i o n n e l . / / A T T E N T I O N : L e v e t e u r $ v $ e s t u n o b j e t " a f f i n e " . / / I l e s t d e f i n i d a n s l a a r t e a f f i n e n a t u r e l l e / / C h o i s i e p o u r P d a n s " A f f i n e P a t h ( P r o j , P ) " ; f u n t i o n L i n e a r S y s t e m T a n g e n t ( P r o j , L , P , v ) / / O n o m m e n e p a r v e r i f i e r q u e l a l o n g u e u r d e $ v $ e s t l a b o n n e . d : = D i m e n s i o n ( P r o j ) ; F : = B a s e F i e l d ( P r o j ) ; a s s e r t # v e q d ; / / O n s e d o n n e u n e a r t e a f f i n e n a t u r e l l e m e n t a d a p t e e a $ P $ . A f f : = A f f i n e P a t h ( P r o j , P ) ; p : = A f f ! P ; h : = P r o j e t i v e C l o s u r e M a p ( A f f ) ; L L : = L i n e a r S y s t e m ( L , P ) ; L L L : = P u l l b a k ( h , L L ) ; S : = S e t i o n s ( L L ) ; T : = S e t i o n s ( L L L ) ; m : = #S ; a s s e r t # T e q m ; / / O n o m m e n e p a r t r a v a i l l e r l o a l e m e n t , d o n s u r l e s y s t e m e / / l i n e a i r e a f f i n e . P o u r h a q u e s e t i o n $ f $ d e n o t r e s y s t e m e / / l i n e a i r e a f f i n e o n e v a l u e $ \ l a n g l e g r a d _ p ( f ) , v \ r a n g l e $ . L i s t e : = [ & + [ E v a l u a t e ( D e r i v a t i v e ( f , j ) , p ) ∗ v [ j ℄ : j i n { 1 . . d } ℄ : f i n T ℄ ; M : = M a t r i x ( F , m, 1 , L i s t e ) ; B : = B a s i s ( N u l l S p a e ( M ) ) ; d e l e t e L i s t e ; d e l e t e M ; L i s t e 2 : = [ & + [ B [ i ℄ [ j ℄ ∗ S [ j ℄ : j i n { 1 . . m } ℄ : i i n { 1 . . # B } ℄ ; L p v : = L i n e a r S y s t e m ( L L , L i s t e 2 ) ; r e t u r n L p v ; e n d f u n t i o n ; 156 F. Programmes Magma Calul de Da . Ce programme fait app el à eux sous-programmes setionreduite et rand- setionreduite. Don t nous donnerons le o de soure plus loin. / / P o u r d e s r a i s o n s d e o m m o d i t e , n o u s a l l o n s f a i r e / / e n s o r t e d e h o i s i r $ D _ a $ r e d u i t . f u n t i o n D a ( V , P o i n t s , M , T , r ) R : = MinDim ( V , P o i n t s ) ; n : = R [ 1 ℄ ; d : = R [ 2 ℄ ; L : = R [ 3 ℄ ; P r o j : = R [ 4 ℄ ; L i s t e : = R [ 5 ℄ ; P o l y : = R a n d o m ( L ) ; F : = B a s e F i e l d ( V ) ; q : = # F ; p r i n t f " L e d e g r e m i n i m a l d ' i n t e r p o l a t i o n p o u r D _ a e s t % o . " , R [ 1 ℄ ; w h i l e q ^ d l t M d o A : = S e t i o n R e d u i t e ( V , L ) ; i f A n e 0 t h e n p r i n t f " L e r e s u l t a t o b t e n u p o u r D _ a a e t e t r o u v e d e m a n i e r e d e t e r m i n i s t e , a v e u n e h y p e r s u r f a e d e d e g r e % o . " , n ; r e t u r n A ; e n d i f ; / / E n a s d ' e h e , o n a u g m e n t e l e d e g r e d ' i n t e r p o l a t i o n / / e t o n r e i n i t i a l i s e n o t r e s y s t \ ` e m e l i n e a i r e . n + : = 1 ; L : = L i n e a r S y s t e m ( P r o j , n ) ; L : = L i n e a r S y s t e m ( L , L i s t e ) ; L : = L i n e a r S y s t e m T r a e ( L , V ) ; d : = D i m e n s i o n ( L ) ; e n d w h i l e ; p r i n t " P a s s a g e e n r e h e r h e a l e a t o i r e p o u r D _ a . " ; d e l e t e d ; f o r i : = 1 t o r d o p r i n t f "O n d e m a r r e l e s r e h e r h e s a v e d e s h y p e r s u r f a e s d e d e g r e % o p o u r D _ a . " , n ; A : = R a n d S e t i o n R e d u i t e ( V , L , T ) ; i f A n e 0 t h e n p r i n t f "O n o b t i e n t u n e h y p e r s u r f a e d e d e g r e % o f o u r n i s s a n t D _ a . " , n ; r e t u r n A ; e n d i f ; n + : = 1 ; F.1. Diviseurs ∆ -onvenables 157 L : = L i n e a r S y s t e m ( P r o j , n ) ; L : = L i n e a r S y s t e m ( L , L i s t e ) ; L : = L i n e a r S y s t e m T r a e ( L , V ) ; e n d f o r ; r e t u r n " E h e " ; e n d f u n t i o n ; / / C e t t e f o n t i o n f a i t u n e r e h e r h e d e t e r m i n i s t e / / d ' u n e l e m e n t r e d u i t d ' u n s y s t e m e l i n e a i r e . f u n t i o n S e t i o n R e d u i t e ( V , L ) a s s e r t I s N o n S i n g u l a r ( V ) ; a s s e r t I s I r r e d u i b l e ( V ) ; F : = B a s e F i e l d ( V ) ; d : = D i m e n s i o n ( L ) ; / / O n d o i t p a r a m e t r e r l e s y s t e m e l i n e a i r e p a r / / u n e s p a e p r o j e t i f d e m e m e d i m e n s i o n . / / L e p r o b l e m e e s t q u e M A G M A , n e o m p r e n d / / l a n o t i o n d ' e s p a e p r o j e t i f d e d i m e n s i o n n u l l e . / / I l f a u t d o n o m m e n e r p a r t r a i t e r l e a s o u / / l e s y s t e m e l i n e a i r e n ' a q u ' u n s e u l e l e m e n t . i f d e q 0 t h e n C o e f f t s : = [ [ 1 ℄ ℄ ; e l s e P d : = P r o j e t i v e S p a e ( F , d ) ; C o e f f t s : = R a t i o n a l P o i n t s ( P d ) ; e n d i f ; S e : = S e t i o n s ( L ) ; / / O n t e s t e t o u s l e s e l e m e n t s d u s y s t e m e l i n e a i r e j u s q u ' a / / e q u e l ' o n e n t r o u v e u n r e d u i t . f o r i : = 1 t o # C o e f f t s d o P o l y : = & + [ C o e f f t s [ i ℄ [ j ℄ ∗ S e [ j ℄ : j i n { 1 . . d + 1 } ℄ ; D : = S h e m e ( V , P o l y ) ; i f E s t R e d u i t ( D ) t h e n r e t u r n P o l y ; e n d i f ; e n d f o r ; p r i n t " A u u n e l e m e n t r e d u i t t r o u v e d e m a n i e r e d e t e r m i n i s t e " ; r e t u r n 0 ; e n d f u n t i o n ; 158 F. Programmes Magma / / C e t t e f o n t i o n e f f e u t e u n e r e h e r h e a l e a t o i r e / / d ' u n e l e m e n t r e d u i t d ' u n s y s t e m e l i n e a i r e . f u n t i o n R a n d S e t i o n R e d u i t e ( V , L , m ) f o r i : = 1 t o m d o / / I l f a u t e v i t e r l e d i v i s e u r n u l d a n s n o t r e s y s t e m e l i n e a i r e . / / V o i l a o m m e n t n o u s a l l o n s p r o e d e r . P o l y : = R a n d o m ( L ) ; w h i l e P o l y e q 0 d o P o l y : = R a n d o m ( L ) ; e n d w h i l e ; D : = S h e m e ( V , P o l y ) ; i f E s t R e d u i t ( D ) t h e n r e t u r n P o l y ; e n d i f ; e n d f o r ; p r i n t " A u u n e l e m e n t r e d u i t t r o u v e d e m a n i e r e a l e a t o i r e " ; r e t u r n 0 ; e n d f u n t i o n ; Calul de D b . Nous donnons les deux programmes p ermettan t de aluler resp etiv emen t D + b et D − b . T out omme le programme prééden t, es programmes app ellen t haun deux sous-programmes eetuan t des re her hes exhaustiv es ou aléatoires. Ces sous-programmes ressem blan t fortemen t aux programmes setionreduite et randsetionreduite, nous n'a v ons pas jugé néessaire de les a jouter dans ette annexe. De même, nous ne présen terons pas les programmes dans leur in tégralité. Car ertaines parties son t un opié/ollé d'un des programme déjà présen té / / C e t t e f o n t i o n p e r m e t d e a l u l e r l a p a r t i e / / e f f e t i v e d ' u n d i v i s e u r $ D _ b $ l o r s q u e / / l ' o n a a l u l e $ D _ a $ . / / P o u r d e s r a i s o n s d e s i m p l i i t e , n o u s a l l o n s i m p o s e r / / a $ D _ b ^ + $ d ' e v i t e r l e l i e u s i n g u l i e r d e $ D _ a $ h o r s / / d u s u p p o r t d e $ \ D e l t a $ . f u n t i o n D b p l u s ( V , P o i n t s , M , T , r , H a ) / / O n d o i t s e d o n n e r u n d e g r e m i n i m a l d ' i n t e r p o l a t i o n / / O n s e d o n n e e l u i d e $H_a$ q u i e s t t o u t i n d i q u e . P r o j : = A m b i e n t S p a e ( V ) ; D A : = S h e m e ( P r o j , H a ) ; D a : = S h e m e ( V , H a ) ; F : = B a s e F i e l d ( V ) ; q : = # F ; L i s t e : = [ P r o j ! p : p i n P o i n t s ℄ ; F.1. Diviseurs ∆ -onvenables 159 / / I l f a u t e n s u i t e o n s t r u i r e l e s h e m a a e v i t e r . / / C ' e s t − a − d i r e t o u s l e s p o i n t s g e o m e t r i q u e s s i n g u l i e r s / / d e $ D _ a $ q u i s o n t h o r s d u s u p p o r t d e $ \ D e l t a $ . / / C ' e s t p o u r e l a q u e n o u s a l l o n s o n s t r u i r e l e s h e m a / / " e v i t e " . / / P a r a i l l e u r s i l f a u t m e m o r i s e r l e s p o i n t s d u s u p p o r t / / d e $ \ D e l t a $ q u i s o n t s i n g u l i e r s p o u r $ D _ a $ / / a r e n e s d e r n i e r s , $ D _ b ^ + $ d e v r a e t r e l i s s e ! / / C ' e s t p o u r q u o i n o u s a l l o n s o n s t r u i r e l a l i s t e D a S i n g , / / p u i s l e s h e m a " e v i t e 2 " . U A : = S i n g u l a r S u b s h e m e ( D a ) ; a s s e r t D i m e n s i o n (U A ) e q 0 ; e v i t e : = U A ; M u l t i A : = [ ℄ ; D a S i n g : = { } ; N : = # P o i n t s ; f o r i : = 1 t o N d o m i : = M u l t i ( U A , L i s t e [ i ℄ ) ; A p p e n d ( ~ M u l t i A , m i ) ; / / I l f a u t e n l e v e r l e s p o i n t s d u s u p p o r t d e $ \ D e l t a $ / / q u e l ' o n n e d o i t b i e n s u r p a s e v i t e r . i f m i g t 0 t h e n D a S i n g j o i n : = { L i s t e [ i ℄ } ; e v i t e : = D i f f I t e r ( e v i t e , L i s t e [ i ℄ , m i ) ; e n d i f ; e n d f o r ; / / I l y a d e u x f a o n s d e p r o g r a m m e r l e s h e m a v i d e . / / C ' e s t l e s h e m a d ' e q u a t i o n 1 e t e l u i d ' e q u a t i o n s x , y , z , t . / / L e s e o n d s e o m p o r t e m i e u x a v e l a f o n t i o n m e e t d o n : i f I s E m p t y ( e v i t e ) t h e n e v i t e : = E m p t y S u b s h e m e ( P r o j ) ; e n d i f ; i f I s E m p t y ( D a S i n g ) t h e n e v i t e 2 : = E m p t y S u b s h e m e ( P r o j ) ; e l s e e v i t e 2 : = C l u s t e r ( D a S i n g ) ; e n d i f ; / / O n o n s t r u i t e n s u i t e n o t r e s y s t e m e l i n e a i r e . d : = − 1 ; / / O n i n i t i a l i s e $ n $ a d e g r e d e $H_a$ m o i n s 160 F. Programmes Magma / / u n a r i l s e r a i n r e m e n t e d e s l e d e b u t d e l a b o u l e . d e g : = T o t a l D e g r e e ( H a ) ; n : = d e g − 1 ; w h i l e d e q − 1 d o n + : = 1 ; L : = L i n e a r S y s t e m ( P r o j , n ) ; L : = L i n e a r S y s t e m ( L , L i s t e ) ; L : = C o m p l e m e n t ( L , D A ) ; L : = L i n e a r S y s t e m T r a e ( L , V ) ; / / A f i n d e g a g n e r d u t e m p s , / / o n v e r i f i e q u e l e s h e m a a e v i t e r n e r e n o n t r e / / p a s l ' e n s e m b l e d e s p o i n t s b a s e s d e $ L $ . / / O n d o i t a u s s i v e r i f i e r q u e l a s p o i n t s d e e v i t e 2 / / n e s o n t p a s g e n e r i q u e m e n t d e m u l t i p l i i t e / / s u p e r i e u r e o u e g a l e a $ 2 $ d a n s $ L $ . R : = B a s e S h e m e ( L ) ; i f I s E m p t y ( D a S i n g ) t h e n z : = 0 ; e l s e z : = & + [ M u l t i p l i i t y ( L , P ) − 1 : P i n D a S i n g ℄ ; e n d i f ; i f z e q 0 a n d I s E m p t y ( e v i t e m e e t R ) t h e n d : = D i m e n s i o n ( L ) ; e l s e d : = − 1 ; e n d i f ; e n d w h i l e ; d e l e t e U A ; d e l e t e R ; p r i n t f " L e d e g r e m i n i m a l d ' i n t e r p o l a t i o n p o u r D _ b ^ + e s t % o . " , n ; / / E n s u i t e , o n f a i t o m m e d ' h a b i t u d e . . . / / C e t t e f o n t i o n f o u r n i t $ D _ b ^ − $ . f u n t i o n D b m o i n s ( V , P o i n t s , M , T , r , H a , H b ) P r o j : = A m b i e n t S p a e ( V ) ; D A : = S h e m e ( P r o j , H a ) ; D a : = S h e m e ( V , H a ) ; D B : = S h e m e ( P r o j , H b ) ; D b : = S h e m e ( V , H b ) ; F : = B a s e F i e l d ( V ) ; q : = # F ; L i s t e : = [ P r o j ! p : p i n P o i n t s ℄ ; N : = # L i s t e ; F.1. Diviseurs ∆ -onvenables 161 / / I l f a u t o n s t r u i r e l e s h e m a d e s p o i n t s / / b a s e s . / / N o u s a l l o n s p a r a i l l e u r s l i s t e r t r o i s t y p e s d e / / P o i n t s : / / 1 ) l e s p o i n t s q u e $ D _ b ^ − $ d o i t e v i t e r ; / / 2 ) l e s p o i n t s q u e $ D _ b ^ − $ d o i t i n t e r p o l e r / / a v e u n e m u l t i p l i i t e f i x e e ; / / 3 ) e u x q u e $ D _ a ^ − $ d o i t i n t e r p o l e r / / a v e u n v e t e u r t a n g e n t f i x e . U : = D a m e e t D b ; S h e m a B a s e : = U ; B a s e : = [ ℄ ; N o n B a s e : = [ ℄ ; B a s e S p e : = [ ℄ ; m u l t : = [ ℄ ; / / L e s e l e m e n t s d e B a s e s o n t l a d o n n e e d ' u n p o i n t e t d e l a / / m u l t i p l i i t e d e $ U $ e n e p o i n t . L e s e l e m e n t s d e b a s e S p e s o n t l a / / d o n n e e d ' u n p o i n t e t d ' u n v e t e u r t a n g e n t e n e p o i n t . f o r j : = 1 t o N d o p : = L i s t e [ j ℄ ; m j : = M u l t i ( U , p ) ; A p p e n d ( ~ m u l t , m j − 1 ) ; i f m j e q 0 t h e n p r i n t f " E R R E U R : D _ a e t D _ b ^ + n e s e r o i s e n t p a s e n % o . " , p ; e l i f m j e q 1 t h e n S h e m a B a s e : = D i f f e r e n e ( S h e m a B a s e , C l u s t e r ( p ) ) ; A p p e n d ( ~ N o n B a s e , p ) ; e l i f m j e q 3 t h e n S h e m a B a s e : = D i f f I t e r ( S h e m a B a s e , p , 2 ) ; i f I s N o n S i n g u l a r ( D a , p ) t h e n A p p e n d ( ~ B a s e S p e , [ ∗ p , T a n g e n t V e t o r ( D a , p ) ∗ ℄ ) ; e l s e A p p e n d ( ~ B a s e S p e , [ ∗ p , T a n g e n t V e t o r ( D b , p ) ∗ ℄ ) ; e n d i f ; e l s e S h e m a B a s e : = D i f f I t e r ( S h e m a B a s e , p , m j − 1 ) ; A p p e n d ( ~ B a s e , [ ∗ p , m j ∗ ℄ ) ; e n d i f ; e n d f o r ; p r i n t " D _ b ^ − , p r e m i e r e s e r i e d e a l u l s e f f e u t e e . " ; d e l e t e U ; / / I l f a u t a l u l e r l e d e g r e m i n i m a l d u s y s t e m e l i n e a i r e . 162 F. Programmes Magma n : = 0 ; d : = − 1 ; w h i l e d e q − 1 d o n + : = 1 ; L : = L i n e a r S y s t e m ( P r o j , n ) ; L : = L i n e a r S y s t e m ( L , S h e m a B a s e ) ; f o r a i n B a s e S p e d o L : = L i n e a r S y s t e m T a n g e n t ( P r o j , L , a [ 1 ℄ , a [ 2 ℄ ) ; e n d f o r ; i f I s E m p t y ( N o n B a s e ) t h e n z : = 0 ; e l s e z : = & + [ M u l t i p l i i t y ( L , p ) : p i n N o n B a s e ℄ ; e n d i f ; i f I s E m p t y ( B a s e ) t h e n z : = z ; e l s e z : = z + & + [ M u l t i p l i i t y ( L , a [ 1 ℄ ) − a [ 2 ℄ + 1 : a i n B a s e ℄ ; e n d i f ; t : = 0 ; f o r a i n B a s e S p e d o i f M u l t i p l i i t y ( L , a [ 1 ℄ ) g t 2 t h e n t + : = 1 ; e n d i f ; e n d f o r ; i f t e q 0 a n d z e q 0 t h e n d : = D i m e n s i o n ( L ) ; e l s e d : = − 1 ; e n d i f ; e n d w h i l e ; p r i n t f " L e d e g r e m i n i m a l d ' i n t e r p o l a t i o n p o u r D _ b ^ − e s t % o . " , n ; / / E n s u i t e ' e s t o m m e d ' h a b i t u d e . . . F.2 Caluls de matries de pa rité de o des LDPC / / C e t t e f o n t i o n p e r m e t d e r e p e r t o r i e r s e p a r e m e n t / / t o u t e s l e s d r o i t e s r a t i o n n e l l e s d e P 3 q u i s o n t o n t e n u e s / / d a n s u n e u b i q u e d o n n e e e t t o u t e s e l l e s q u i l ' i n t e r s e t e n t / / e n e x a t e m e n t t r o i s p o i n t s d i s t i n t s . E l l e o m p t e e g a l e m e n t / / l e n o m b r e d e d r o i t e s d e l a s e o n d e a t e g o r i e q u i e s t i s s u e / / d e h a q u e p o i n t . f u n t i o n P i k I n ( F , Form ) S u r f : = S h e m e ( P3 , Form ) ; A f f S u r f : = A f f i n e P a t h ( S u r f , 1 ) ; P o i n t s : = R a t i o n a l P o i n t s ( A f f S u r f , F ) ; A 1 < t > : = A f f i n e S p a e ( F , 1 ) ; F.2. Caluls de matries de pa rité de o des LDPC 163 L P : = [ { P a r e n t ( A f f S u r f ) | } : i i n { 1 . . # P o i n t s } ℄ ; L D 3 : = { P a r e n t ( A f f S u r f ) | } ; L D i n : = { P a r e n t ( A f f S u r f ) | } ; P o i n t s B i s : = I n d e x e d S e t T o S e t ( P o i n t s ) ; f o r p i n P o i n t s d o L 1 : = C o o r d i n a t e s ( p ) ; E x l u d e ( ~ P o i n t s B i s , p ) ; f o r q i n P o i n t s B i s d o L 2 : = C o o r d i n a t e s ( q ) ; / / O n o n s t r u i t n o t r e d r o i t e . h : = m a p < A 1 − > A 3 | [ t ∗ L 1 [ k ℄ + ( 1 − t ) ∗ L 2 [ k ℄ : k i n { 1 . . 3 } ℄ > ; D : = I m a g e ( h ) ; S e : = A f f S u r f m e e t D ; P t S e : = R a t i o n a l P o i n t s ( S e , F ) ; i f D e q S e t h e n I n l u d e ( ~ L D i n , D ) ; e l i f # P t S e e q 3 t h e n I n l u d e ( ~ L D 3 , D ) ; I n l u d e ( ~ L P [ I n d e x ( P o i n t s , p ) ℄ , D ) ; I n l u d e ( ~ L P [ I n d e x ( P o i n t s , q ) ℄ , D ) ; e n d i f ; e n d f o r ; e n d f o r ; L P a r d : = [ #L P [ i ℄ : i i n { 1 . . # L P } ℄ ; r e t u r n [ ∗ L P a r d , L P , L D 3 , L D i n ∗ ℄ ; e n d f u n t i o n ; Nous allons ensuite présen ter la fontion qui p ermet de aluler une matrie de parité reuse. Cette dernière fait app el à une fontion don t nous ne donnerons pas le o de soure et qui à une droite ane asso ie un v eteur direteur. / / C e t t e f o n t i o n a l u l e u n e m a t r i e d e p a r i t e r e u s e . f u n t i o n G e n M a t D i f f ( Form ) / / O n p r e n d n o t r e l i s t e d e d r o i t e s i n t e r e s s a n t e s . L : = P i k I n ( F , Form ) [ 3 ℄ ; S u r f : = S h e m e ( P3 , Form ) ; A f f S u r f : = A f f i n e P a t h ( S u r f , 1 ) ; P o i n t s : = R a t i o n a l P o i n t s ( A f f S u r f , F ) ; k : = # L ; n: = # P o i n t s ; / / I l f a u t q u ' o n s a h e p a r q u e l s p o i n t s p a s s e h a q u e d r o i t e : I n i d e n e C t B : = [ ℄ ; f o r i : = 1 t o k d o S : = [ ℄ ; 164 F. Programmes Magma f o r j : = 1 t o n d o i f P o i n t s [ j ℄ i n S h e m e ( A 3 , E q u a t i o n s ( L [ i ℄ ) ) t h e n A p p e n d ( ~ S , j ) ; e n d i f ; e n d f o r ; A p p e n d ( ~ I n i d e n e C t B , S ) ; e n d f o r ; U U : = [ E q u a t i o n s ( L [ i ℄ ) : i i n { 1 . . # L } ℄ ; U : = [ ℄ ; / / O n a l u l e u n v e t e u r d i r e t e u r p o u r h a q u e d r o i t e . f o r j : = 1 t o # U U d o A p p e n d ( ~ U , D i r V e (U U [ j ℄ ) ) ; e n d f o r ; d e l e t e U U ; / / O n a l u l e q u e l q u e s d e r i v e e s p a r t i e l l e s . . . A f f F o r m : = U n H o m ( Form ) ; f x : = D e r i v a t i v e ( A f f F o r m , 1 , x ) ; f y : = D e r i v a t i v e ( A f f F o r m , 1 , y ) ; f z : = D e r i v a t i v e ( A f f F o r m , 1 , z ) ; / / E t o n v a o n s t r u i r e n o t r e m a t r i e . M M : = [ ℄ ; f o r j : = 1 t o k d o Z Z : = [ F | 0 : o i n { 1 . . n } ℄ ; a : = I n i d e n e C t B [ j ℄ ; f o r i : = 1 t o 3 d o p : = C o o r d i n a t e s ( P o i n t s [ a ℄ [ i ℄ ) ; d : = 1 / ( E v a l u a t e ( f x , p ) ∗ U [ j ℄ [ 1 ℄ + E v a l u a t e ( f y , p ) ∗ U [ j ℄ [ 2 ℄ + E v a l u a t e ( f z , p ) ∗ U [ j ℄ [ 3 ℄ ) ; Z Z [ a [ i ℄ ℄ : = d ; e n d f o r ; A p p e n d ( ~ M M , Z Z ) ; e n d f o r ; M a t m a t : = M a t r i x ( F , k , n , M M ) ; r e t u r n M a t m a t ; e n d f u n t i o n ; Bibliographie [Aub92℄ Y v es Aubry . Reed-Muller o des asso iated to pro jetiv e algebrai v arieties. In Co ding the ory and algebr ai ge ometry (Luminy, 1991) , v olume 1518 of L e tur e Notes in Math. , pages 417. Springer, Berlin, 1992. [BHPV℄ W olf P . Barth, Klaus Hulek, Chris A. M. P eters, and An tonius V an de V en. Comp at omplex surfa es , v olume 4 of Er gebnisse der Mathematik und ihr er Gr enzgebiete. Springer-V erlag, Berlin, seond edition, 2004. 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