Sur lhomologie des groupes orthogonaux et symplectiques `a coefficients tordus
We compute the stable homology of orthogonal and symplectic groups over a finite field k with coefficients coming from an usual endofunctor F of k-vector spaces (exterior, symmetric, divided powers...), that is, for all natural integer i, we compute …
Authors: Aurelien Djament (LMJL), Christine Vespa (IRMA)
Sur l'homologie des group es orthogonaux et sympletiques à o eien ts tordus Aurélien DJAMENT ∗ et Christine VESP A † ‡ 25 o tobre 2018 Résumé On alule dans et artile l'homologie stable des group es orthogonaux et sympletiques sur un orps ni k à o eien ts tordus par un endofonteur usuel F des k -espaes v etoriels (puissane extérieure, symétrique, divisée...). P ar homologie stable, on en tend, p our tout en tier naturel i , les olimites des espaes v etoriels H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) et H i ( S p 2 n ( k ); F ( k 2 n )) dans ette situation, la stabilisation (a v e une b orne expliite en fontion de i et F ) est un résultat lassique de Charney . T out d'ab ord, nous donnons un adre formel p our relier l'homologie stable de ertaines suites de group es à l'homologie de p etites atégories on v enables, à l'aide d'une suite sp etrale, qui dégénère dans de nom breux as fa v orables. Cela nous p ermet d'ailleurs de retrouv er des résultats de Betley sur l'homologie stable des group es linéaires et des group es symétriques, par des métho des puremen t algébriques (sans reours à la K -théorie stable). P our une appliation exploitable de e formalisme aux group es orthogonaux ou symple- tiques sur un orps ni, nous réin terprétons la deuxième page de notre suite sp etrale en termes de fonteurs de Ma k ey non additifs et utilisons leurs propriétés d'ayliité. Cela p ermet d'ob- tenir une simpliation sp etaulaire de la deuxième page de la suite sp etrale en emplo y an t de puissan ts résultats d'ann ulation onn us en homologie des fonteurs. Dans le as où les group es orthogonaux ou sympletiques son t pris sur un orps ni et les o eien ts à v aleurs dans les espaes v etoriels sur e même orps, nous p ouv ons mener le alul de ette deuxième page grâe à des résultats lassiques : ann ulation homologique à o ef- ien ts triviaux (Quillen, Fiedoro wiz-Priddy), et alul des group es de torsion en tre fonteurs usuels (F ranjou-F riedlander-Sori henk o-Suslin, Chaªupnik). Cei p ermet de nom breux aluls d'homologie stable à o eien ts. Abstrat W e ompute the stable homology of orthogonal and sympleti groups, o v er a nite eld k , when the o eien ts mo dule is t wisted b y a usual endofuntor F of k -v etor spaes (e.g. an exterior, a symmetri, or a divided p o w er) that is, for ea h natural in teger i , w e ompute the olimit of the v etor spaes H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) and H i ( S p 2 n ( k ); F ( k 2 n )) . Stabilization in this situation is a lassial result of Charney . W e rst set a formal framew ork, within whi h the stable homology of some families of groups, relates through a sp etral sequene, to the homology of suitable small ategories. The sp etral sequene ollapses in man y ases. W e illustrate this purely algebrai metho d to retriev e results of Betley for the stable homology of the general linear groups and of the symmetri groups. W e then apply our approa h to orthogonal and sympleti groups o v er a nite eld. T o this end, w e rein terpret the seond page of our sp etral sequene with Ma k ey funtors and use their ayliit y prop erties. It allo ws us to simplify the seond page of the sp etral sequene, b y using p o w erful anellation results for funtor homology . F or the orthogonal as for the sympleti groups o v er a nite eld, and for o eien ts mo dules o v er the same eld, w e ompute the seond page of the sp etral sequene. Classial results pro v e useful at this p oin t : homologial anellation with trivial o eien ts (Quillen, Fiedoro wiz-Priddy), and alulation of the torsion groups b et w een usual funtors (F ranjou- F riedlander-Sori henk o-Suslin, Chaªupnik). This pro vides extensiv e omputations of stable homology with o eien ts. ∗ CNRS, lab oratoire de mathématiques Jean Lera y (Nan tes) ; djamen tmath.univ-nan tes.fr. † Institut de Re her he Mathématique A v anée, univ ersité de Strasb ourg ; v espamath.u-strasbg.fr. ‡ Les auteurs on t été partiellemen t souten us par les on trats INT AS 06-1000017-8609 et ANR BLAN08-2-338236 (HGR T : nouve aux liens entr e la thé orie de l'homotopie et la thé orie des gr oup es et des r epr ésentations ). 1 Mots-lés : homologie stable, group es orthogonaux, group es sympletiques, homologie des fonteurs, fon- teurs de Ma k ey non additifs. Keywor ds : stable homology , orthogonal groups, sympleti groups, funtor homology , non-additiv e Ma k ey funtors. Classi ation math. : 20J06, 20J05, 20G10, 18G40. In tro dution Cet artile a p our ob jet l'homologie stable à o eien ts tordus de familles de group es lassiques, 'est-à-dire la olimite de leur homologie ; elle-i, dans de nom breux as, est attein te en temps ni p our haque degré. Alors que ette homologie stable p ossède un omp ortemen t plus régulier que l'homologie instable, elle s'a v ère généralemen t inaessible au alul diret. Depuis les tra v aux de Betley ([Bet99 ℄) et Suslin ([FFSS99℄), on disp ose ep endan t d'une in terprétation de l'homologie stable des group es linéaires en terme d'homologie des fonteurs, qui p ermet de mener à bien de nom breux aluls. Néanmoins auun analogue n'était jusqu'alors onn u dans les as des group es orthogonaux et sympletiques. Le présen t tra v ail établit un isomorphisme naturel en tre l'homologie stable des group es orthogo- naux (ou sympletiques) sur un orps ni, à o eien ts tordus par un fonteur p olynomial, et des group es de torsion en tre endofonteurs des espaes v etoriels. Il est remarquable que et isomor- phisme ne fasse pas in terv enir de atégorie d'espaes quadratiques (ou sympletiques), et qu'il ne s'exprime que par la atégorie déjà bien étudiée des endofonteurs en tre espaes v etoriels. Cela rend alulables les group es d'homologie stable des group es orthogonaux p our les fonteurs p olynomiaux usuels : puissanes symétriques, extérieures, tensorielles, et. L'homologie stable à o eien ts onstan ts des group es orthogonaux sur un orps ni k a été alulée dans les années 1970 par Fiedoro wiz et Priddy [FP78℄, en généralisan t les métho des initiées par Quillen [Qui72 ℄ p our les group es linéaires. L'homologie stable à o eien ts dans un orps de même aratéristique que k est triviale p our les group es orthogonaux (si la aratéristique de k est impaire), sympletiques ou linéaires sur k . De plus, on disp ose de résultats de stabilité homologique p our les familles de group es lassiques sur les orps nis, à o eien ts onstan ts ou tordus par un fonteur p olynomial le as des group es orthogonaux étan t dû à Charney [Cha87 ℄. P our autan t, la détermination de ette v aleur stable sem blait jusqu'à présen t inab ordable, y ompris p our des o eien ts tordus par un fonteur p olynomial non onstan t élémen taire. L'ann ulation de l'homologie stable du group e linéaire sur un anneau, à o eien ts tordus par un fonteur p olynomial sans terme onstan t, a été obten ue par Betley [ Bet92 ℄ par des métho des omplètemen t diéren tes de elles utilisées p our les o eien ts onstan ts. En 1999 , Betley [ Bet99 ℄ et Suslin [FFSS99, app endie℄ on t démon tré indép endammen t une généralisation du résultat pré- éden t, p our des o eien ts tordus par un bi fonteur, p olynomial en haque v ariable. L'homologie stable n'est alors plus généralemen t n ulle, mais naturellemen t isomorphe à l'homologie de Ho h- s hild de la atégorie des k -espaes v etoriels de dimension nie, à o eien ts dans le bifonteur. Ces group es d'homologie son t aessibles p our les fonteurs usuels, omme l'a notammen t mon tré l'artile [FFSS99 ℄. La démonstration de Betley rep ose sur un analogue, en termes de group es algé- briques , du lien en tre l'homologie des group es linéaires et l'homologie de Ho hs hild des bifonteurs p olynomiaux, résultat établi un p eu plus tt par F riedlander et Suslin [ FS97 ℄. Suslin s'appuie en- tièremen t, p our sa part, sur des onsidérations in ternes aux fonteurs en tre espaes v etoriels. Sa démar he a été étendue p eu après à l'homologie stable des group es linéaires sur un anneau arbi- traire par Sori henk o [So00 ℄, qui a obten u un isomorphisme en tre K -théorie stable et homologie de Ho hs hild d'un bifonteur p olynomial. Ces résultats onstituen t une illustration de la ri hesse du p oin t de vue des atégories de fon- teurs, don t on trouv era une syn thèse dans [FFPS03℄. Cette appro he a déjà p ermis de résoudre de diiles onjetures de nitude, omme en témoignen t les tra v aux de F riedlander-Suslin [FS97 ℄, et tout réemmen t de T ouzé et v an der Kallen [ T vdK08 ℄. L'étude ne des atégories de fonteurs s'est égalemen t p oursuivie a v e, par exemple, les résultats ohomologiques de Chaªupnik [Cha08 ℄ et T ouzé [T ou08 ℄, omplétan t eux de [FFSS99 ℄, ou l'in tro dution de nouv elles atégories de fonteurs reliées aux group es orthogonaux dans [V es08 ℄. Nous présen tons main tenan t le on ten u de l'artile. Une première setion dégage un adre formel p our étudier l'homologie stable d'une suite on v enable de group es, à partir de l'homologie d'une 2 atégorie adaptée à la situation. Plus préisémen t, on onsidère une p etite atégorie monoïdale symétrique ( C , ⊕ , 0) don t l'unité 0 est ob jet initial, et A un ob jet de C . P our haque en tier naturel i , on note G ( i ) le group e d'automorphismes Aut C ( A ⊕ i ) . La atégorie C sera par exemple elle des mo dules pro jetifs de t yp e ni sur un anneau A , a v e les monomorphismes sindés omme è hes, et la somme direte p our struture monoïdale. On p eut prendre aussi p our C la atégorie des ensem bles nis a v e injetions, p our A un ensem ble à 1 élémen t et la réunion disjoin te p our ⊕ , e qui nous p ermettra de retrouv er des résultats de Betley ([Bet02 ℄) sur l'homologie stable des group es symétriques. P our le sujet prinipal de et artile, on onsidère une atégorie C d'espaes quadratiques, ou sympletiques, de dimension nie sur un orps omm utatif, p our A un espae h yp erb olique ou sympletique de dimension 2 et p our ⊕ la somme orthogonale. Ces exemples son t détaillés au paragraphe 1.2 . Dans le as général, la suite de morphismes : 0 → A → · · · → A ⊕ n → A ⊕ ( n +1) → · · · donnés par : A ⊕ n ≃ A ⊕ n ⊕ 0 I d ⊕ (0 → A ) − − − − − − − → A ⊕ n ⊕ A ≃ A ⊕ ( n +1) est ompatible aux ations des group es d'automorphismes G ( n ) = Aut ( A ⊕ n ) , où G ( n ) agit sur A ⊕ ( n +1) via le morphisme : G ( n ) g 7→ g ⊕ A − − − − − → G ( n + 1) . Cei induit une suite naturelle de morphismes : · · · → H ∗ ( G ( n ); F ( A ⊕ n )) → H ∗ ( G ( n + 1 ); F ( A ⊕ ( n +1) )) → · · · , où F est un fonteur de C v ers les group es ab éliens. On app elle homolo gie stable des group es G ( n ) à o eien ts dans F la olimite de ette suite. Il existe toujours un morphisme naturel de l'homologie stable des group es G ( n ) à o eien ts dans F v ers l'homologie de C à o eien ts dans F . Sous de b onnes h yp othèses sur la atégorie C , e morphisme est un isomorphisme en degré 0 , mais e n'est plus en général le as au-delà, où l'on obtien t, au paragraphe 2.2 , une suite sp etrale on v ergean t v ers ette homologie stable et don t la deuxième page s'exprime par des group es de torsion sur la atégorie C . Cette suite sp etrale ore une alternativ e puremen t algébrique à la suite sp etrale de la K -théorie stable on v ergean t v ers l'homologie stable du group e linéaire à o eien ts tordus, et à ses a v atars la généralisan t aux familles de group es usuelles. En eet, dans les as onn us où l'on sait exprimer la K -théorie stable en termes algébriques plus simples, et où la suite sp etrale orresp ondan te s'arrête dès la deuxième page, on observ e un phénomène analogue dans notre formalisme v oir notammen t nos prop ositions 2.22 et 2.26 . Cei n'est guère surprenan t dans la mesure où les tra v aux de Sori henk o (as lassique de la K -théorie stable) ou Betley (as des group es symétriques) n'utilisen t en fait n ullemen t la dénition de la K -théorie stable, mais seulemen t l'existene d'une suite sp etrale naturelle d'un ertain t yp e, et où l'artile [BP94℄ de Betley et Pirash vili iden tie dans de nom breux as la K -théorie stable à un fonteur dériv é déni de façon puremen t algébrique. Notre résultat prinipal relatif à l'homologie stable des group es orthogonaux, démon tré au pa- ragraphe 3.2 , est le suiv an t : Théorème 1. Soit k un orps ni de ar atéristique imp air e. Pour tout fonteur p olynomial (voir dénition 3.20 ) F entr e k -esp a es ve toriels, il existe un isomorphisme natur el : colim n ∈ N H ∗ ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ≃ T or E f k ∗ ( V 7→ k [ S 2 ( V ∗ )] , F ) où E f k désigne la até gorie des k -esp a es ve toriels de dimension nie, et S 2 la se onde puissan e symétrique. Rapp elons que les fonteurs n -ième puissane tensorielle T n et n -ième puissane symétrique S n son t p olynomiaux de degré n . P ar les résultats de [Cha87 ℄, la olimite du théorème est don attein te p our n ni, en haque degré homologique. Hormis p our ette onsidération de stabilisation, le hoix des group es orthogonaux O n,n plutt que d'autres n'a pas d'imp ortane : toute olimite analogue 3 onstruite à partir de l'homologie d'autres group es orthogonaux (asso iés à des formes quadratiques non dégénérées) sur k est anoniquemen t isomorphe à elle qu'on onsidère (f. remarque 2.24 . 3 ). Le théorème 1 s'obtien t par la suite d'isomorphismes suiv an te : 1. colim n ∈ N H ∗ ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ≃ H ∗ ( E q ; F ) où E q est la atégorie des k -espaes quadratiques non dégénérés de dimension nie. Cet iso- morphisme vien t du adre général que nous a v ons év o qué préédemmen t et de la trivialité de colim n ∈ N H ∗ ( O n,n ( k ); k ) (p our k de aratéristique impaire). 2. H ∗ ( E q ; F ) ≃ H ∗ ( E deg q ; F ) où E deg q est la atégorie des k -espaes quadratiques (év en tuellemen t dégénérés) de dimension nie a v e p our morphismes les injetions quadratiques. Cette étap e onstitue le ÷ur de la démonstration de e théorème et en est la partie la plus déliate. 3. H ∗ ( E deg q ; F ) ≃ T or E f inj ∗ ( V 7→ k [ S 2 ( V ∗ )] , F ) où E f inj est la sous-atégorie des injetions de E f k . Cet isomorphisme s'obtien t par adjontion en observ an t qu'une forme quadratique sur V est un élémen t de S 2 ( V ∗ ) . 4. T or E f inj ∗ ( V 7→ k [ S 2 ( V ∗ )] , F ) ≃ T or E f k ∗ ( V 7→ k [ S 2 ( V ∗ )] , F ) . Cet isomorphisme est un as partiulier d'un résultat de Suslin, essen tiel p our exprimer l'ho- mologie stable des group es linéaires en terme d'homologie des fonteurs. Notons que les isomorphismes 1 et 3 v alen t p our un fonteur F arbitraire alors que eux des p oin ts 2 et 4 utilisen t de manière fondamen tale le aratère p olynomial de F . L'h yp othèse de nitude de k n'in tervien t qu'à l'étap e 2 . Rev enons plus en détail sur elle-i. P our des raisons formelles, il existe une suite sp etrale de Grothendie k on v ergen te de la forme : E 2 p,q = T or E deg q p ( L q , F ) ⇒ H p + q ( E q ; F ) où les fonteurs L q s'obtiennen t à partir des fonteurs dériv és d'un adjoin t à la préomp osition par l'inlusion E q → E deg q . Les v aleurs des fonteurs L q son t données par le q -ième group e d'homologie de sous-group es expliites du group e orthogonal. Elles son t l'ab outissemen t de suites sp etrales de Serre don t on p eut aluler la deuxième page, mais pas les diéren tielles. Ces v aleurs son t don inaessibles p our q > 0 . Nous on tournons e problème en observ an t que es fonteurs L q transformen t l'inlusion d'un espae quadratique dans sa somme orthogonale a v e un espae non dé génér é , en un isomorphisme. On p eut don les dénir depuis la atégorie de frations où l'on in v erse es inlusions. On mon tre au théorème 3.17 l'équiv alene de ette atégorie a v e la até gorie de Burnside sur les espaes v etoriels a v e injetions. Autremen t dit, nos fonteurs L q p euv en t être vus omme des fonteurs de Makey non additifs sur les espaes v etoriels a v e injetions, ou enore omme des familles de représen tations des diéren ts group es linéaires, par un résultat général d'équiv alene de Morita (f. [V es08 ℄). Grâe au théorème d'ann ulation homologique prinipal de [Dja07 ℄, on en déduit un isomorphisme : E 2 p,q = T or E deg q p ( L q , F ) ≃ T or E deg q p ( L q (0) , F ) . Or L q (0) ≃ H q ( O ∞ ( k ); k ) est n ul p our q > 0 par le résultat de Fiedoro wiz-Priddy ité plus haut. L'isomorphisme 2 en déoule. La onséquene suiv an te du théorème 1 illustre en quoi la (o)homologie stable est plus régulière que la (o)homologie instable. 4 Théorème 2. Soient k un orps ni de ar atéristique imp air e, F et G deux fonteurs p olynomiaux entr e k -esp a es ve toriels et i , j des entiers. Pour tout entier n assez gr and, le pr o duit externe H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ⊗ H j ( O n,n ( k ); G ( k 2 n )) → H i + j ( O n,n ( k ); F ( k 2 n ) ⊗ G ( k 2 n )) est inje tif. Ce résultat est énoné en terme de ohomologie p our traiter de pro duits plutt que de opro duits. Il s'obtien t à partir de notre théorème prinipal par un raisonnemen t formel dû à T ouzé (f. [T ou09 ℄). Le théorème 1 p ermet aussi des aluls expliites, donnés aux théorèmes 4.16 et 4.17 . Nous obtenons en tre autres, à l'aide du alul de [FFSS99℄ des group es d'extensions en tre puissanes divisées sur un orps ni, que la ohomologie stable des group es orthogonaux ou sympletiques à o eien ts dans une algèbre p olynomiale est elle-même une algèbre de p olynmes. Plus préisémen t : Théorème 3. Soit k un orps ni de ar dinal q imp air. L'algèbr e de ohomolo gie stable des gr oup es ortho gonaux (r esp. symple tiques) sur k à o eients dans les puissan es symétriques est p olyno- miale sur des génér ateurs α m,s (r esp. β m,s ) de bide gr é (2 q s m, q s + 1) indexés p ar des entiers m ≥ 0 et s ≥ 0 (r esp. s > 0 ), où le pr emier de gr é est le de gr é homolo gique. La partie formelle du présen t tra v ail (tout omme l'artile [Bet02 ℄ sur les group es symétriques) ne traite que d'homologie stable à o eien ts dans un fonteur, pas à o eien ts dans un bi fonteur, omme le fait Sori henk o p our les group es linéaires (à la suite de Betley et Suslin). Néanmoins, on trairemen t à e qui advien t lorsqu'on étudie l'homologie stable des group es linéaires (où l'ann u- lation à v aleurs dans un fonteur p olynomial sans terme onstan t on traste a v e le résultat général p our un bifonteur p olynomial), l'homologie stable des group es orthogonaux ou sympletiques à o- eien ts tordus par un bifonteur ne s'a v ère pas plus générale que le as partiulier des fonteurs. De fait, toute forme quadratique ou sympletique non dégénérée sur un espae v etoriel V déter- minan t un isomorphisme en tre V et son dual, l'homologie à o eien ts tordus par un bifonteur B (a v e une première v ariable on tra v arian te et la seonde o v arian te) s'iden tie à l'homologie à o- eien ts tordus par le fonteur V 7→ B ( V ∗ , V ) (f. remarque 2.13 ). Comme appliation, on obtien t au orollaire 4.20 l'ann ulation stable de l'homologie du group e orthogonal (ou sympletique) sur un orps ni de aratéristique impaire à o eien ts dans sa représen tation adjoin te. Enn, signalons que T ouzé a tout réemmen t obten u (f. [ T ou09 ℄), par des métho des diéren tes, des résultats analogues à eux de et artile p our la ohomologie r ationnel le (i.e. omme group es algébriques) stable des group es orthogonaux et sympletiques. Organisation de l'artile La setion 1 présen te en détail le adre général adapté à notre ap- pro he de l'homologie stable. On y disute égalemen t une lasse d'exemples fondamen tale, qui on tien t tous nos as d'appliation, et une ondition supplémen taire qui in tervien t dans l'étude de la suite sp etrale de la setion 2 . Celle-i étudie, dans le formalisme de la setion 1 , le morphisme puis la suite sp etrale naturels qui relien t l'homologie d'une atégorie on v enable à l'homologie stable de la suite de group es orresp ondan te. On y disute notammen t de la simpliation de la deuxième page de ette suite sp etrale, de son arrêt et de sa omparaison a v e les suites sp etrales lassiques dériv ées de onstrutions du t yp e de la K -théorie stable. La setion 3 onstitue le ÷ur de e tra v ail : elle donne les argumen ts non formels qui rendron t aessible au alul l'homologie stable des group es orthogonaux ou sympletiques sur les orps nis, à o eien ts tordus raisonnables. Elle iden tie d'ab ord la atégorie de frations des espaes év en tuellemen t dégénérés où l'inlusion dans la somme orthogonale a v e un espae non dégénéré est in v ersée. Ensuite, elle om bine e résultat a v e les théorèmes d'ann ulation idoines onn us en homologie des fonteurs p our obtenir le théorème 1 . La setion 4 donne les appliations de e théorème. On y traite de ompatibilité aux (o)pro duits p our obtenir notammen t le théorème 2 . On eetue ensuite des aluls d'homologie stable de group es orthogonaux ou sympletiques. Il faut distinguer la aratéristique impaire, qui se prête à des aluls omplets (théorème 3 ), de la aratéristique 2 où les mêmes métho des ne susen t plus, mais où quelques résultats partiels son t déduits des tra v aux de T ro es h ([T ro02 ℄). Les trois premiers app endies donnen t des rapp els et des notations sur les atégories de fonteurs utilisés dans le orps de l'artile : généralités d'algèbre homologique, fonteurs exp onen tiels puis quelques équiv alenes de atégories de fonteurs. 5 L'app endie D exp ose les deux résultats sur l'homologie des fonteurs (dus à Djamen t et Suslin) utilisés dans la démonstration du théorème prinipal de l'artile et en rapp elle les argumen ts. Dans les deux derniers app endies, on mon tre ommen t retrouv er rapidemen t à l'aide de notre formalisme des théorèmes dus à Betley sur l'homologie stable des group es symétriques et linéaires. Quelques notations utilisées dans tout l'artile On se donne un anneau omm utatif (uni- taire) k de "base", au-dessus duquel tous les pro duits tensoriels non sp éiés seron t pris. On désigne par Mo d k la atégorie des k -mo dules. Si C est une atégorie (essen tiellemen t) p etite, on note C − Mo d la atégorie des fonteurs de C v ers Mo d k . Quelques généralités sur ette atégorie ab élienne son t rapp elées dans l'app endie A. On p ose égalemen t Mo d − C = C op − Mo d . Si k est un orps omm utatif, on note E ( k ) la atégorie des espaes v etoriels sur k et E f ( k ) (ou simplemen t E f ) la sous-atégorie pleine des espaes de dimension nie. La préomp osition par un fonteur Q est notée Q ∗ . On note N l'ensem ble des en tiers p ositifs ou n uls. Remeriemen ts Les auteurs témoignen t leur gratitude à Vinen t F ranjou p our ses nom breuses disussions utiles à la réalisation de et artile. Ils remerien t Serge Bou p our leur a v oir indiqué l'utilité de l'in v ersion de Möbius p our obtenir des équiv alenes de Morita, en partiulier le théorème de Pirash vili à la Dold-Kan. Ils son t reonnaissan ts en v ers An toine T ouzé p our de frutueuses on v ersations qui on t p ermis d'améliorer la présen tation ou les résultats de et artile en plusieurs o urrenes. Ils le remerien t notammen t p our leur a v oir signalé la remarque 2.13 p ermettan t de traiter le as des bifonteurs, ainsi qu'une erreur présen te dans une v ersion préliminaire de e tra v ail, relativ e à la aratéristique 2 . Le seond auteur remerie p our son hospitalité le lab oratoire de mathématiques Jean Lera y (Nan tes), où une grande partie de e tra v ail a été élab oré, ainsi que le programme MA TPYL de la Fédération de Re her he 2962 Mathématiques des P a ys de Loire p our son soutien. T able des matières 1 Cadre formel 7 1.1 Hyp othèses générales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 1.2 Cas partiuliers fondamen taux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 2 Suite sp etrale p our l'homologie stable d'une suite de group es 10 2.1 Morphisme de l'homologie stable v ers l'homologie de atégorie . . . . . . . . . . . . . 10 2.2 Suite sp etrale fondamen tale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 2.3 Arrêt de la suite sp etrale et omparaison à la K -théorie stable . . . . . . . . . . . . 16 3 Cas des group es orthogonaux et sympletiques 20 3.1 Les atégories de frations E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] et E deg alt [( − ⊥ H ) − 1 ] . . . . . . . . . . . . 20 3.2 Théorème fondamen tal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 4 Quelques aluls d'homologie de group es orthogonaux et sympletiques 28 4.1 Compatibilité aux (o)pro duits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 4.2 Caluls en aratéristique impaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 4.3 Un alul en aratéristique 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 A Algèbre homologique dans les atégories de fonteurs 36 B F onteurs exp onen tiels 39 C In v ersion de Möbius et équiv alenes de Morita 41 D Quelques résultats d'ann ulation en homologie des fonteurs 45 E Les résultats de Betley sur les group es symétriques revisités 47 6 F Un ap erçu du as des mo dules d'après Betley et Sori henk o 48 1 Cadre formel Dans ette setion, on donne le adre général de et artile, qui p ermet de traiter de l'homologie stable des group es orthogonaux ou sympletiques. On v erra, dans les app endies F et E, que e adre s'applique égalemen t aux group es linéaires et symétriques. 1.1 Hyp othèses générales On in tro duit ii des axiomes que l'on supp osera v ériés dans tout l'artile. Les exemples et des h yp othèses supplémen taires souv en t utiles seron t donnés dans le paragraphe suiv an t en eet, tous les as in téressan ts d'appliation de la situation générale, hormis un as te hnique apparaissan t en ours de démonstration, relèv eron t desdites h yp othèses supplémen taires. On se donne une atégorie (essen tiellemen t) p etite C et deux fonteurs S : N → C et G : N → Grp , où N désigne la atégorie asso iée à l'ensem ble ordonné N (il y a exatemen t une è he d'un en tier p ositif i v ers un autre en tier p ositif j si i ≤ j , et auune sinon) et Grp la atégorie des group es. A v an t de donner les trois h yp othèses que nous ferons sur ( C , S, G ) , signalons que l'on p ourrait remplaer N par un autre ensem ble ordonné ltran t à droite et p ossédan t un plus p etit élémen t sans mo dier la plupart des onsidérations qui suiv en t. Cep endan t, une telle généralisation sem ble présen ter un in térêt mo deste dans la mesure où l'on ne onnaît auun exemple qui ne puisse se ramener au as ii dérit (remplaer l'ensem ble ordonné par une partie onale à droite on tenan t le plus p etit élémen t ne mo die guère la situation). Notre premier axiome est relatif au fonteur S , don t il exprime une sorte de propriété de o- nalité : (C) p our tout objet c de C , il existe i ∈ N et un morphisme dans C de sour e c et de but S ( i ) . Notre seond axiome ren v oie à une forme stable de transitivité de l'ation au but des automor- phismes sur un ensem ble de morphismes : (W) étant donnés i ∈ N et c ∈ Ob C , p our tous morphismes u, v : c → S ( i ) de C , il existe j ≥ i dans N et g ∈ Aut C S ( j ) tels que le diagr amme c u / / v @ @ @ @ @ @ @ @ S ( i ) S ( i ≤ j ) / / S ( j ) g S ( i ) S ( i ≤ j ) / / S ( j ) ommute. Dans de nom breux as, l'axiome suiv an t, qui implique (W), qui exprime une transitivité instable, sera v érié : (W') p our tous c ∈ Ob C et i ∈ N , le gr oup e Aut C S ( i ) op èr e tr ansitivement sur l'ensemble Hom C ( c, S ( i )) . L'ar hét yp e de résultat fournissan t e t yp e de propriété est le théorème de Witt (f. paragraphe suiv an t). On astrein t enn le fonteur G à satisfaire la propriété de ompatibilité au fonteur S suiv an te : (G) sur les objets, G est donné p ar G ( i ) = Aut C ( S ( i )) p our tout i ∈ N . De plus, on supp ose que p our tous entiers i et j tels que i ≤ j , le morphisme S ( i ≤ j ) : S ( i ) → S ( j ) est G ( i ) -é quivariant, où S ( i ) est muni de l'ation à gauhe tautolo gique de G ( i ) et S ( j ) de el le dé duite du morphisme G ( i ≤ j ) : G ( i ) → G ( j ) . Hyp othèse 1.1. Dans la suite du paragraphe 1.1 , on supp ose que ( C , S, G ) v érie les h yp othèses (C), (W) et (G). Notation 1.2. La olimite du fonteur G est notée G ∞ . P our tout fonteur F : C → M od k , on note F ∞ la olimite du fonteur omp osé N S − → C F − → Mo d k . 7 R emar que 1.3 . P our tout fonteur F : C → Mo d k et tous en tiers i ≤ j , l'appliation linéaire ( F ◦ S )( i ≤ j ) : F ( S ( i )) → F ( S ( j )) est G ( i ) -équiv arian te, par l'axiome (G). Ainsi, F ∞ est naturellemen t un k [ G ∞ ] -mo dule. On p eut don donner la dénition suiv an te, qui in tro duit l'ob jet d'étude de et artile. Dénition 1.4. L' homolo gie stable de la suite de group es ( G ( i )) i ∈ N à o eien ts dans F ∈ Ob C − Mo d est H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) . R emar que 1.5 . Le aratère ltran t à droite de N implique que le morphisme anonique colim i ∈ N H ∗ ( G ( i ); F ( S ( i ))) → H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) est un isomorphisme. Dans la suite on iden tiera les deux group es via et isomorphisme. On rapp elle que l'on note P C op c le fonteur k [Hom C op ( c, − )] , app elé pro jetif standard de Mo d − C (v oir app endie A). On termine e paragraphe par quelques résultats généraux sur la olimite de es pro jetifs standards. Lemme 1.6. L e fonteur P C op ∞ := colim i ∈ N P C op S ( i ) est plat et est muni d'une ation du gr oup e G ∞ . De plus, il existe un isomorphisme de G ∞ -mo dules P C op ∞ ⊗ C F ≃ F ∞ natur el en F ∈ Ob C − Mo d . Démonstr ation. La platitude déoule du aratère ltran t de N . Comme G ( i ) agit sur P C op S ( i ) , on en déduit égalemen t une ation anonique de G ∞ sur P C op ∞ . La dernière partie se v érie immédiatemen t. Lemme 1.7. On a ( P C op ∞ ) G ∞ ≃ k où ( P C op ∞ ) G ∞ désigne les oïnvariants de P C op ∞ p ar l'ation de G ∞ et k est le fonteur onstant. Démonstr ation. Il s'agit d'une onséquene direte de l'h yp othèse (W). 1.2 Cas partiuliers fondamen taux Dans e paragraphe, on onsidère une atégorie (essen tiellemen t) p etite C m unie d'une struture monoïdale symétrique ⊕ : C × C → C don t l'unité sera notée 0 . On fait égalemen t l'h yp othèse que 0 est ob jet initial de C . Quitte à remplaer C par une atégorie monoïdale symétrique équiv alen te, on p ourra supp oser que le fonteur ⊕ est stritemen t asso iatif et que 0 en est un élémen t neutre strit, e qui p ermet de donner un sens univ o que à des expressions omme A ⊕ n , où n ∈ N et A ∈ Ob C . Soit A ∈ Ob C . On p eut dénir un fonteur S A : N → C par S A ( n ) = A ⊕ n et S A ( n ≤ m ) : A ⊕ n = A ⊕ n ⊕ 0 A ⊕ n ⊕ (0 → A ⊕ ( m − n ) ) − − − − − − − − − − − − − → A ⊕ n ⊕ A ⊕ ( m − n ) = A ⊕ m . Ce hoix de fontorialité onsiste, lorsque C est une atégorie de mo dules (f. exemple 1.9 . 4 i-dessous), par exemple, à "a jouter des zéros à droite" en termes matriiels. On dénit égalemen t un fonteur G A : N → Grp par G A ( n ) = Aut C ( A ⊕ n ) et G A ( n ≤ m ) : Aut C ( A ⊕ n ) → Aut C ( A ⊕ m ) u 7→ u ⊕ A ⊕ ( m − n ) . On v érie aussitt le fait suiv an t : Prop osition 1.8. L e triplet ( C , S A , G A ) vérie l'hyp othèse (G). 8 Nous aurons égalemen t à onsidérer l'h yp othèse suiv an te : (S) p our tout morphisme f : d → c de C et tout i ∈ N , le morphisme du stabilisateur de f sous l'ation de Aut C ( c ) vers le stabilisateur de S ( i ) ⊕ f sous l'ation de Aut C ( S ( i ) ⊕ c ) induit p ar le fonteur S ( i ) ⊕ − est un isomorphisme. L'h yp othèse (S) p ermettra de donner des renseignemen ts supplémen taires sur la deuxième page de la suite sp etrale p our l'homologie de G ∞ à o eien ts tordus que nous obtiendrons dans la setion 2 lorsque les axiomes (C), (W) et (G) son t v ériés. Nous in tro duisons enn une h yp othèse plus forte que (C) mais moins forte que l'essen tielle surjetivité du fonteur S A : (C') p our tout objet c de C , il existe un objet b de C et un entier i tels que b ⊕ c ≃ S ( i ) . Nous terminons e paragraphe en donnan t les exemples fondamen taux qui in terviendron t dans et artile. Exemple 1.9 . 1. Soien t k un orps omm utatif (év en tuellemen t de aratéristique 2 ) et E deg q ( k ) la atégorie (qui sera notée simplemen t E deg q lorsqu'auune onfusion ne p eut en résulter) don t les ob jets son t les espaes quadratiques de dimension nie sur k et les morphismes les appliations linéaires inje tives ompatibles aux formes quadratiques (app elées aussi applia- tions orthogonales). Remarquons qu'une forme quadratique sur un espae v etoriel V est un p olynme homogène de degré 2 sur V ([P95 ℄), 'est à dire un élémen t de S 2 ( V ∗ ) , où S 2 est la deuxième puissane symétrique. Comme d'habitude, on note O ( A ) p our Aut E deg q ( A ) le group e orthogonal asso ié à un ob jet A de E deg q . On notera par ailleurs E q la sous-atégorie pleine de E deg q don t les ob jets son t les espaes quadratiques non dégénérés. La somme orthogonale, notée ⊥ , dénit une struture monoïdale symétrique sur E deg q don t l'unité 0 est ob jet initial de E deg q . Soit H l'ob jet de E q , app elé plan h yp erb olique, don t l'espae v etoriel sous-jaen t est k 2 et la forme quadratique l'appliation k 2 → k ( x, y ) 7→ xy . Comme d'habitude, on notera O n,n ( k ) le group e G H ( n ) des automorphismes de H ⊥ n . Le triplet ( E deg q , S H , G H ) v érie l'h yp othèse (C), ar tout espae quadratique se plonge dans un espae quadratique non dégénéré et tout espae quadratique non dégénéré se plonge dans un espae h yp erb olique (i.e. un espae quadratique qui est somme direte de sous-espaes totalemen t isotrop es), qui est isomorphe à une somme orthogonale de opies de H (f. [ S h85 ℄). Le triplet ( E q , S H , G H ) v érie p our sa part (C'). Le théorème de Witt mon tre que l'axiome (W') est satisfait, puisque S H prend ses v aleurs dans les espaes non dégénérés. Le triplet ( E deg q , S H , G H ) v érie égalemen t l'h yp othèse (S) p our la même raison. En eet, si V est un espae quadratique et H un espae non dégénéré, tout automorphisme de V ⊥ H qui préserv e H préserv e égalemen t son supplémen taire orthogonal, qui n'est autre que V ar H est non dégénéré. P ar onséquen t, tout élémen t du stabilisateur d'un morphisme H ⊥ f : H ⊥ V → H ⊥ W sous l'ation de O ( H ⊥ V ) stabilise H ⊂ H ⊥ V et W , don s'érit sous la forme H ⊥ u , où u ∈ O ( W ) stabilise f : V → W ; u est manifestemen t unique, d'où la satisfation de (S). (On p ourrait étendre es onsidérations à un orps gau he m uni d'une in v olution et aux formes hermitiennes aéren tes.) R emar que 1.10 . On p eut remplaer H par n'imp orte quel autre k -espae quadratique non dégénéré de dimension nie H tel qu'on puisse plonger tout autre k -espae quadratique non dégénéré de dimension nie dans une somme de opies de H . Si le orps k est ni (auquel as le treillis des lasses d'isomorphisme de k -espaes quadratiques non dégénérés de dimension nie est partiulièremen t simple !), n'imp orte quel ob jet non n ul H de E q on vien t. 2. On p eut reprendre m utatis m utandis l'exemple prééden t en remplaçan t les formes quadra- tiques par les formes bilinéaires alternées. Bornons-nous à préiser nos notations : E deg alt ( k ) (ou simplemen t E deg alt ) désignera la atégorie des espaes sympletiques de dimension nie (a v e les inje tions sympletiques p our morphismes) sur le orps omm utatif k , E alt la sous-atégorie pleine des espaes non dégénérés, ⊥ la somme orthogonale. On notera aussi H l'espae sympletique k 2 m uni de la forme (( x, y ) , ( x ′ , y ′ )) 7→ xy ′ − y x ′ . Le group e des automorphismes de A ∈ Ob E deg alt sera noté S p ( A ) ; G H ( n ) = S p ( H ⊥ n ) sera noté S p 2 n ( k ) . 9 3. Soit Θ la atégorie a y an t p our ob jets les ensem bles nis et p our morphismes les fontions injetiv es. La struture monoïdale symétrique de Θ est donnée par la réunion disjoin te ; son unité l'ensem ble vide est ob jet initial de Θ . Soit A un ensem ble à un élémen t xé. La ondition (C') est v ériée puisque S A est essen tiellemen t surjetif. On a G A ( n ) = S n (group e symétrique sur n lettres) ; on v oit failemen t que la ondition (W') est satisfaite. La ondition (S) a lieu du fait qu'une bijetion d'un ensem ble E qui préserv e un sous-ensem ble F préserv e égalemen t son omplémen taire. 4. Soien t A un anneau et M ( A ) la atégorie des A -mo dules à gau he libres de t yp e ni a v e p our morphismes les injetions A -linéaires sindées, m unie de la somme direte, don t l'unité 0 est ob jet initial. Le triplet ( M ( A ) , S A , G A ) v érie l'h yp othèse (C'). Comme d'habitude, on note GL n ( A ) p our G A ( n ) . L'h yp othèse (W) est aussi satisfaite, mais pas (S) si A est non n ul et pas non plus (W') en général : p our s'en on v ainre, on p eut onsidérer un anneau non n ul A tel que les A -mo dules à gau he A et A 2 soien t isomorphes, par exemple l'anneau des endomorphismes d'un espae v etoriel de dimension innie, de sorte que l'injetion sindée éviden te A ֒ → A 2 , qui n'est pas surjetiv e, ne saurait être onjuguée sous GL 2 ( A ) à un isomorphisme A ≃ − → A 2 ((W') est ep endan t vraie si A est un anneau assez gen til, par exemple prinipal). La satisfation de (W) déoule du résultat lassique de stabilisation suiv an t : L emme 1.11 . Soient A une até gorie additive, M et N deux objets de A et u : N → M un monomorphisme sindé de A . Il existe un automorphisme g de N ⊕ M tel que le diagr amme N u / / ( ( R R R R R R R R R R R R R R R M / / N ⊕ M N ⊕ M g ≃ O O dans le quel les è hes non sp é ié es sont les inlusions anoniques, ommute. Démonstr ation. Soit p : M → N une rétration de u . L'endomorphisme g de N ⊕ M donné par la matrie 0 p u id fait omm uter le diagramme, et 'est un automorphisme d'in v erse donné par − id p u id − up . 2 Suite sp etrale p our l'homologie stable d'une suite de group es Dans ette setion, on in tro duit une suite sp etrale obten ue de manière puremen t algébrique, on v ergean t v ers l'homologie stable, à o eien ts tordus, des familles de group es qui nous in té- ressen t. Cette suite sp etrale est l'ingrédien t original de la partie formelle de e tra v ail ; elle fournit une alternativ e à la suite sp etrale de la K -théorie stable onsidérée dans les tra v aux de Betley et Sori henk o. Con v en tion 2.1. Dans toute ette setion, on se donne un triplet ( C , S, G ) v érian t les h yp othèses (C), (W) et (G) du paragraphe 1.1 . 2.1 Morphisme de l'homologie stable v ers l'homologie de atégorie Le but de e paragraphe est de onstruire des morphismes naturels : H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) → H ∗ ( C ; F ) (1) où H ∗ ( C ; F ) est l'homologie de la atégorie C à o eien ts dans un fonteur F ∈ Ob C − Mo d , don t on rapp elle la dénition dans l'app endie A, et H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) → H ∗ ( C × G ∞ ; Π ∗ F ) (2) 10 où l'on v oit le group e G ∞ omme une atégorie à un ob jet Π : C × G ∞ → C désigne le fonteur de pro jetion. (On rapp elle que Π ∗ : C − Mo d → C × G ∞ − Mo d désigne la préomp osition par Π .) Ces morphismes naturels p euv en t être dénis à partir des morphismes d'év aluation. On en donne ii une présen tation utilisan t une atégorie auxiliaire notée e C , qui in terviendra uniquemen t dans ette setion. L'in térêt de ette atégorie pro vien t de e qu'on p eut obtenir des résolutions plates du fonteur onstan t k ∈ Ob Mo d − e C à partir de résolutions pro jetiv es du G ∞ -mo dule trivial k . Cei p ermet, en tre autre, d'exprimer H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) en terme d'homologie de la atégorie e C . Dénition 2.2. Soit e C la atégorie a y an t N p our ensem ble d'ob jets, telle que Hom e C ( i, j ) = G ( j ) p our i ≤ j et ∅ sinon. La omp osition est dénie par t ′ ◦ t := t ′ · G ( j ≤ l )( t ) p our i ≤ j ≤ l et t ∈ Hom e C ( i, j ) = G ( j ) et t ′ ∈ Hom e C ( j, l ) = G ( l ) . Notation 2.3. On désigne par e S : N → e C le fonteur égal à l'iden tité sur les ob jets et asso ian t à haque relation i ≤ j de N le morphisme de e C orresp ondan t à 1 ∈ G ( j ) . P our la ohérene des notations, on note égalemen t e G := G : N → Grp . La propriété suiv an te est immédiate. Prop osition 2.4. L e triplet ( e C , e S , e G ) vérie les hyp othèses (C), (W') et (G). En rev an he, même si ( C , S, G ) pro vien t d'une struture monoïdale sur C omme au para- graphe 1.2 , il n'en est pas néessairemen t de même p our ( e C , e S , e G ) (la dénition éviden te que l'on est ten té de donner à partir de l'addition sur N et de la struture monoïdale sur C n'est pas toujours fontorielle). Dénition 2.5. On note Q : e C → C le fonteur donné par Q ( i ) = S ( i ) sur les ob jets et Q ( f ) = f · S ( i ≤ j ) p our i ≤ j dans N et f ∈ Hom e C ( i, j ) = G ( j ) sur les morphismes. On v érie aussitt la ompatibilité de Q à la omp osition. P our F ∈ Ob C − Mo d , le fonteur Q ∗ F fournit un morphisme naturel H ∗ ( e C , Q ∗ F ) → H ∗ ( C , F ) . An d'obtenir le morphisme naturel (1), on iden tie dans la suite H ∗ ( e C ; Q ∗ F ) et H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) . P our ela nous aurons b esoin du résultat suiv an t qui explique l'a v an tage de la atégorie e C sur C . Lemme 2.6. L e fonteur P e C op ∞ (= colim i ∈ N P e C op i , f. lemme 1.6 ) est tel que p our tout i ∈ N on a un isomorphisme de G ∞ -mo dules : P e C op ∞ ( i ) ≃ k [ G ∞ ] . Démonstr ation. P our i, j ∈ N tels que j ≤ i on a : P e C op i ( j ) = k [Hom e C ( j, i )] ≃ k [ G ( i )] . Le résultat s'en déduit par passage à la olimite. R emar que 2.7 . Le fonteur P e C op ∞ n'est pas p our autan t un fonteur onstan t : via l'isomorphisme du lemme prééden t, son ation sur les morphismes n'est pas donnée par l'iden tité. En eet, p our l ≤ j ≤ i si f ∈ Hom e C op ( j, l ) = G ( j ) on a P e C op i ( f ) ([ g ]) = [ g · G ( j ≤ i )( f ) ] , p our g ∈ G ( i ) . Néanmoins nous a v ons le résultat suiv an t. Lemme 2.8. L e fonteur ( P e C op ∞ ) G ∞ : e C op → Mo d k est onstant en k . Démonstr ation. Notons α j : G ( j ) → G ∞ , p our j ∈ N , le morphisme anonique. La remarque prééden te mon tre que, dans l'isomorphisme du lemme 2.6 , le morphisme k [ G ∞ ] ≃ P e C op ∞ ( j ) → P e C op ∞ ( l ) ≃ k [ G ∞ ] induit par un morphisme l → j de e C orresp ondan t à un élémen t f de G ( j ) est la m ultipliation par α j ( f ) . P ar passage aux oïn v arian ts il induit don l'iden tité de k . Prop osition 2.9. Il existe un isomorphisme gr adué H ∗ ( e C ; Q ∗ F ) ≃ H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) natur el en F ∈ Ob C − Mo d . 11 Démonstr ation. Soit R • → k une résolution pro jetiv e de k en tan t que G ∞ -mo dule. P ar le lemme 2.6 le fonteur − ⊗ G ∞ P e C op ∞ : Mo d k [ G ∞ ] → Mo d − e C est exat. On en déduit un om- plexe exat R • ⊗ G ∞ P e C op ∞ → k ⊗ G ∞ P e C op ∞ dans Mo d − e C . Or k ⊗ G ∞ P e C op ∞ ≃ ( P e C op ∞ ) G ∞ ≃ k d'après le lemme 2.8 . De plus les fonteurs R i ⊗ G ∞ P e C op ∞ de Mo d − e C son t plats omme P e C op ∞ puisque les G ∞ -mo dules R i son t pro jetifs. On en déduit que R • ⊗ G ∞ P e C op ∞ → k ⊗ G ∞ P e C op ∞ ≃ k est une résolution plate de k ∈ Ob Mo d − e C . On utilise main tenan t l'isomorphisme anonique ( M ⊗ G ∞ P e C op ∞ ) ⊗ e C Q ∗ F ≃ M ⊗ G ∞ ( P e C op ∞ ⊗ e C Q ∗ F ) naturel en F et en le G ∞ -mo dule M , asso ié aux isomorphismes naturels de G ∞ -mo dules P e C op ∞ ⊗ e C Q ∗ F ≃ ( Q ∗ F ) ∞ ≃ F ∞ don t le premier est déduit du lemme 1.6 et de la prop osition 2.4 et le seond s'obtien t par insp etion. On p eut don dénir le morphisme anonique (1) par la omp osition H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) ≃ − → H ∗ ( e C ; Q ∗ F ) → H ∗ ( C ; F ) de l'isomorphisme de la prop osition prééden te et du morphisme induit par Q . On p eut v érier aisémen t que e morphisme est toujours un isomorphisme en degré 0 , e qui déoulera des résultats du paragraphe suiv an t, qui p ermetten t d'étudier son omp ortemen t en tout degré. R emar que 2.10 . P our formel et élémen taire qu'il soit, e résultat en degré 0 p eut déjà pro urer un p oin t de vue eae sur des aluls de oïn v arian ts stables. P ar exemple (an tiipan t sur les résultats que nous donnerons par la suite en tout degré homologique, résultats qui son t eux non formels et onsidérablemen t plus diiles qu'en degré 0 ) si k = k est un orps ni, on p eut en déduire sans trop de p eine le fait que colim n ∈ N H 0 ( O n,n ( k ); Γ ∗ ( k 2 n )) (resp. colim n ∈ N H 0 ( S p 2 n ( k ); Γ ∗ ( k 2 n ))) (3) est isomorphe à l'espae v etoriel des transformations naturelles de Γ ∗ (fonteur (gradué) puissane divisée sur les k -espaes v etoriels) v ers le fonteur V 7→ k S 2 ( V ∗ ) (resp. V 7→ k Λ 2 ( V ∗ ) ), où l'étoile indique ette fois la dualité. L'artile de Kuhn [Kuh98 ℄ (f. son théorème 1.6) mon tre ommen t aluler es espaes v etoriels gradués, à l'aide du lien fondamen tal établi en tre les fonteurs en tre k -espaes v etoriels et algèbre de Steenro d sur k (au moins lorsque le orps ni k est premier), établi par Henn, Lannes et S h w artz (on p ourra onsulter le premier artile de S h w artz dans l'ouvrage [ FFPS03 ℄ à e sujet). Ce résultat est déjà remarquable ar le alul diret des oïn v arian ts ( 3 ) n'est pas du tout immédiat ! P our dénir le morphisme (2 ), nous utiliserons le fonteur donné par la prop osition immédiate suiv an te : Prop osition 2.11. Il existe un fonteur J : e C → G ∞ envoyant haque è he u ∈ Hom e C ( i, j ) = G ( j ) sur son image anonique dans G ∞ . Le morphisme naturel (2 ) est déni par la omp osition H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) ≃ − → H ∗ ( e C ; Q ∗ F ) = H ∗ ( e C ; ( Q, J ) ∗ (Π ∗ F )) → H ∗ ( C × G ∞ ; Π ∗ F ) (on rapp elle que Π désigne la pro jetion C × G ∞ → C ) omp osé de l'isomorphisme de la prop osi- tion 2.9 et du morphisme induit par ( Q, J ) . On notera que le morphisme ( 1 ) n'est autre que la omp osée du morphisme ( 2) a v e le morphisme naturel H ∗ ( C × G ∞ ; Π ∗ F ) → H ∗ ( C ; F ) induit par Π . La prop osition 2.9 admet la généralisation suiv an te : 12 Prop osition 2.12. Il existe un isomorphisme gr adué H ∗ ( e C ; ( Q, J ) ∗ X ) ≃ H ∗ ( G ∞ ; X ∞ ) natur el en X ∈ O b ( C × G ∞ ) − Mo d , où X ∞ = colim n ∈ N X ( S ( n )) est muni de l'ation diagonale de G ∞ ( et esp a e ve toriel est natur el lement muni d'une ation de G ∞ × G ∞ , dont un fateur agit omme dans la r emar que 1.3 et l'autr e p ar l'ation tautolo gique de G ∞ sur C × G ∞ ). Démonstr ation. Elle est omplètemen t analogue à elle de la prop osition 2.9 , en remplaçan t Q ∗ F par ( Q, J ) ∗ X . R emar que 2.13 . P our donner une généralisation des onsidérations prééden tes en termes de bi- fonteurs, on a b esoin de données supplémen taires. P ar exemple, si B est un bifonteur sur la atégorie P ( A ) des A -mo dules à gau he pro jetifs de t yp e ni sur un anneau A , i.e. un ob jet de P ( A ) op × P ( A ) − M od , on dénit l'homologie stable des group es linéaires sur A à o eien ts dans B omme étan t H ∗ ( GL ∞ ( A ); B ∞ ) , où B ∞ est la olimite des B ( A n , A n ) onstruite à partir des pro jetions A n +1 ։ A n sur les n premiers fateurs (p our la première v ariable, on tra v arian te) et des inlusions A n ֒ → A n +1 des n premiers fateurs (p our la seonde v ariable, o v arian te). Néanmoins, dans le as des group es orthogonaux ou sympletiques, on n'obtien t rien de plus général par une telle pro édure. En eet, toute forme quadratique non dégénérée sur un espae v etoriel déterminan t un isomorphisme de elui-i sur son dual, la atégorie E q est équiv alen te à sa atégorie opp osée, de sorte que l'homologie stable des group es orthogonaux à o eien ts dans un bifonteur sur E q (dénie omme dans la situation prééden te) n'est autre que l'homologie stable du fonteur obten u en préomp osan t a v e E q diag − − − → E q × E q ≃ − → ( E q ) op × E q . On p eut pro éder de manière analogue p our les formes sympletiques. 2.2 Suite sp etrale fondamen tale Soit ( Q, J ) ! : Mo d − e C → Mo d − ( C × G ∞ ) le fonteur déni (à isomorphisme anonique près) par l'isomorphisme naturel ∀ X ∈ Ob ( C × G ∞ ) − Mo d ∀ Y ∈ Ob Mo d − e C Y ⊗ e C ( Q, J ) ∗ ( X ) ≃ ( Q, J ) ! ( Y ) ⊗ C × G ∞ X (f. prop osition A.2). Cet isomorphisme se dériv e en une suite sp etrale de Grothendie k (homologique) de terme E 2 donné par E 2 p,q = T or C × G ∞ p ( L q ( Q, J ) ! ( Y ) , X ) et d'ab outissemen t T or e C ∗ ( Y , ( Q, J ) ∗ ( X )) . Les fonteurs L q ( Q, J ) ! ( Y ) désignen t les dériv és à gau he du fonteur exat à droite ( Q, J ) ! ; ette suite sp etrale est naturelle en X et onen trée dans le premier quadran t, don en partiulier on v ergen te. On s'in téresse main tenan t au as où Y est le fonteur onstan t k . Prop osition 2.14. Pour tout entier q > 0 , on a L q ( Q, J ) ! ( k ) = 0 . De plus, ( Q, J ) ! ( k ) est donné p ar un isomorphisme natur el ( Q, J ) ! ( k )( c ) ≃ ( P C c ) ∞ p our c ∈ Ob C . Démonstr ation. La form ule (12 ) (app endie A, prop osition A.2) et la prop osition 2.12 pro uren t des isomorphismes L q ( Q, J ) ! ( k )( c ) = H q ( e C ; ( Q, J ) ∗ ( P C × G ∞ c )) ≃ H q ( G ∞ ; ( P C × G ∞ c ) ∞ ) . Comme ( P C × G ∞ c ) ∞ ≃ ( P C c ) ∞ ⊗ k [ G ∞ ] omme G ∞ -mo dules, ela démon tre la prop osition. On déduit don de notre suite sp etrale et de la prop osition 2.12 : 13 Corollaire 2.15. Il existe un isomorphisme gr adué natur el H ∗ ( G ∞ ; X ∞ ) ≃ T or C × G ∞ ∗ (( Q, J ) ! ( k ) , X ) p our X ∈ Ob ( C × G ∞ ) − M od . En p artiulier, il existe un isomorphisme natur el H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) ≃ T or C × G ∞ ∗ (( Q, J ) ! ( k ) , Π ∗ F ) p our F ∈ Ob C − Mo d . P our étudier plus a v an t es group es, nous aurons b esoin du résultat lassique suiv an t sur l'ho- mologie d'un pro duit de deux atégories : Prop osition 2.16. Soient A et B deux p etites até gories et Π : A × B → A le fonteur de pr oje tion. Il existe une suite sp e tr ale (du pr emier quadr ant) E 2 p,q = T or A p ( A 7→ H q ( B ; Y ( A, − )) , F ) ⇒ T o r A×B p + q ( Y , Π ∗ F ) fontoriel le en F ∈ Ob A − Mo d et Y ∈ Ob Mo d − ( A × B ) . En p artiulier, il existe deux suites sp e tr ales de Künneth I 2 p,q = H p ( A ; A 7→ H q ( B ; X ( A, − ))) ⇒ H p + q ( A × B ; X ) , II 2 p,q = H p ( B ; B 7→ H q ( A ; X ( − , B ))) ⇒ H p + q ( A × B ; X ) fontoriel les en X ∈ Ob ( A × B ) − Mo d . Démonstr ation. Il existe un isomorphisme naturel Y ⊗ A×B Π ∗ ( F ) ≃ ( A 7→ H 0 ( B ; Y ( A, − ))) ⊗ A F. La suite sp etrale re her hée est la suite sp etrale de Grothendie k orresp ondan te. An d'examiner la forme que prend ette suite sp etrale dans le as qui nous in téresse, nous in tro duisons les dénitions suiv an tes. Notation 2.17. Soien t i et j deux élémen ts de N tels que i ≤ j . Nous désignerons par S t C ( i, j ) le stabilisateur de S ( i ≤ j ) ∈ Hom C ( S ( i ) , S ( j )) sous l'ation à gau he anonique de G ( j ) . Nous noterons S t C ( i ) la olimite sur j ≥ i des group es S t C ( i, j ) . Nous iden tierons S t C ( i ) a v e son image dans le group e G ∞ . On remarque que l'on a S t C ( j ) ⊂ S t C ( i ) p our i ≤ j . Cela p ermet de onsidérer S t C omme un fonteur de but Grp et de soure N op . Nous aurons b esoin, dans les as où le fonteur S n'est pas essen tiellemen t surjetif, de la généralisation suiv an te de es stabilisateurs, qui s'eetue au prix d'une p erte de fontorialité. Notation 2.18. Choisissons, onformémen t à l'axiome (C), un morphisme c u c − → S ( i c ) de C p our tout ob jet c de C . P our tout en tier naturel j ≥ i c , on note S t ( c, j ) le stabilisateur de c u c − → S ( i c ) S ( i c ≤ j ) − − − − − → S ( j ) sous l'ation à gau he anonique de G ( j ) . Nous noterons S t ( c ) la olimite sur j ≥ i c des group es S t ( c, j ) . Nous iden tierons S t ( c ) a v e son image dans le group e G ∞ . L'h yp othèse (W) mon tre que hanger le hoix des i c et des u c ne mo die pas, à onjugaison près, les group es S t ( c ) obten us. P our la même raison, tout morphisme f : b → c de C fait de S t ( c ) un sous-group e d'un onjugué de S t ( b ) dans G ∞ . Malgré le manque de fontorialité sur les group es S t ( c ) , la remarque prééden te et la trivialité en homologie de l'ation des automorphismes in térieurs d'un group e fon t de c 7→ H ∗ ( S t ( c ); k ) un fonteur de C op v ers les k -mo dules gradués. 14 Prop osition 2.19. Il existe une suite sp e tr ale E 2 p,q = T or C p ( c 7→ H q ( S t ( c ); k ) , F ) ⇒ H p + q ( G ∞ ; F ∞ ) natur el le en F ∈ Ob C − Mo d . Démonstr ation. Le G ∞ -mo dule ( P C c ) ∞ s'iden tie à k [ G ∞ /S t ( c )] grâe à l'axiome (W). La onlu- sion déoule don des prop ositions 2.14 et 2.16 et du lemme de Shapiro. R emar que 2.20 . 1. En utilisan t la prop osition 2.9 plutt que la prop osition 2.12 , on obtien t une suite sp etrale naturelle E 2 p,q = T or C p ( L ∗ Q ! ( k ) , F ) ⇒ H p + q ( G ∞ ; F ∞ ) . On v érie aisémen t qu'existen t des isomorphismes naturels L q Q ! ( k )( c ) ≃ H q ( S t ( c ); k ) et que la suite sp etrale prééden te est isomorphe à elle de la prop osition 2.19 . L'in térêt de la présen tation qu'on donne réside dans la p ossibilité d'utiliser des argumen ts généraux d'eondremen t p our les suites sp etrales de la prop osition 2.16 omme on le v erra dans le paragraphe suiv an t. 2. Les suites sp etrales de e paragraphe p ossèden t égalemen t des propriétés de fontorialité relativ emen t à C qu'on laisse au leteur le soin d'énoner. Notation 2.21. Lorsqu'auune am biguïté n'est p ossible sur ( C , S, G ) ou k , on notera L q le fonteur c 7→ H q ( S t ( c ); k ) . C'est dans la prop osition suiv an te que l'in térêt de l'h yp othèse (S) apparaît. Prop osition 2.22. Supp osons que les fonteurs S et G pr oviennent d'une strutur e monoïdale symétrique sur C omme au p ar agr aphe 1.2 et que l'hyp othèse (S) est satisfaite. A lors p our tous entiers n , i et tout objet c de C , le fonteur L n tr ansforme le morphisme ano- nique c → S ( i ) ⊕ c en un isomorphisme. Si de plus S vérie l'hyp othèse (C'), alors le fonteur L n est onstant en H n ( G ∞ ; k ) . L a suite sp e tr ale de la pr op osition 2.19 pr end don natur el lement la forme E 2 p,q ≃ T or C p ( H q ( G ∞ ; k ) , F ) ⇒ H p + q ( G ∞ ; F ∞ ) . Démonstr ation. On p eut supp oser que i S ( i ) ⊕ c = S ( i ) ⊕ i c et u S ( i ) ⊕ c = S ( i ) ⊕ u c (f. supra). P our tout en tier j ≥ i c , le fonteur S ( i ) ⊕ − induit don un isomorphisme S t ( c, j ) ≃ − → S t ( S ( i ) ⊕ c, i + j ) , par l'axiome (S). Iden tian t es deux group es via et isomorphisme, on v oit que la è he induite par le morphisme anonique c → S ( i ) ⊕ c s'iden tie au morphisme de group es S t ( c, j ) ֒ → S t ( c, i + j ) induit par G ( j ) = Aut C ( A ⊕ j ) → G ( i + j ) = Aut C ( A ⊕ ( i + j ) ) u 7→ A ⊕ i ⊕ u. Celui-i est onjugué au morphisme u 7→ u ⊕ A ⊕ i qui in tervien t dans la olimite dénissan t G ∞ par l'automorphisme de A ⊕ ( i + j ) A ⊕ ( i + j ) = A ⊕ i ⊕ A ⊕ j ≃ A ⊕ j ⊕ A ⊕ i = A ⊕ ( i + j ) donné par l'é hange des fateurs. Comme les automorphismes in térieurs n'agissen t pas en homologie, ela fournit la première partie du résultat, grâe à la prop osition 2.19 . Supp osons main tenan t que S v érie l'h yp othèse (C'). Soien t c un ob jet de C et b un ob jet de C tel qu'existen t i ∈ N et un isomorphisme b ⊕ c ≃ S ( i ) . Ce qui préède mon tre que, p our tout a ∈ Ob C et tout n ∈ N , l'appliation linéaire L n ( a → a ⊕ c ) a un in v erse à droite, donné à isomorphisme près par L n ( a ⊕ c → a ⊕ c ⊕ b ) (qui a don lui un in v erse à gau he !) ; p our la même raison, e dernier morphisme a un in v erse à droite. Don L n ( a ⊕ c → a ⊕ c ⊕ b ) puis L n ( a → a ⊕ c ) son t des isomorphismes. Considérons à présen t un morphisme f : d → c quelonque de C et mon trons que 'est un L ∗ - isomorphisme. On hoisit des ob jets a et b de C et des en tiers i et j tels qu'existen t des isomorphismes 15 a ⊕ d ≃ S ( j ) et b ⊕ c ≃ S ( i ) . On p eut ensuite trouv er, par l'axiome (W), un en tier l , qu'on p eut supp oser sup érieur à i et j , et un automorphisme g de S ( l ) tel que le diagramme suiv an t omm ute : d f / / a ⊕ d ≃ S ( j ) S ( j ≤ l ) / / S ( l ) g c / / b ⊕ c ≃ S ( i ) S ( i ≤ l ) / / S ( l ) . T outes les è hes horizon tales son t des L ∗ -isomorphismes par e qui préède, de même que g qui est un isomorphisme, don 'est aussi le as de f , e qui a hèv e la démonstration. R emar que 2.23 . C'est dans ette démonstration qu'apparaît l'in térêt de supp oser symétrique la struture monoïdale de C , h yp othèse qui n'in tervien t n ulle part ailleurs dans les onstrutions ou démonstrations. R emar que 2.24 . 1. Dans le as de la atégorie M ( A ) des mo dules à gau he pro jetifs de t yp e ni sur un anneau A a v e injetions sindées (f. exemple 1.9 . 4 ), l'h yp othèse (C') est satisfaite mais pas (S) ; néanmoins, la onlusion de la prop osition prééden te a enore lieu. Cela pro vien t de résultats établis par Betley dans [Bet92 ℄. Nous en donnons une démonstration, fondée sur les tra v aux de Sori henk o, dans l'app endie F. 2. T outes les h yp othèses de la prop osition son t satisfaites par la atégorie Θ de l'exemple 1.9 . 3 . Cela p ermet de retrouv er les résultats de Betley (f. [Bet02 ℄) sur l'homologie stable des group es symétriques. C'est e que nous ferons dans l'app endie E . 3. T outes les h yp othèses de la prop osition 2.22 son t égalemen t satisfaites dans les atégories E q ( k ) et E alt ( k ) (où k est un orps omm utatif ) m unies de la somme orthogonale et de l'ob jet H (f. exemples 1.9 . 1 et 1.9 . 2). Cep endan t, les résultats de e orollaire son t p eu maniables dans e as, e qui nous amènera à tra v ailler plutt dans les atégories E deg q et E deg alt , dans les setions suiv an tes. On remarquera déjà que, le hoix de l'espae quadratique H n'a y an t pas réellemen t d'imp or- tane (f. remarque 1.10 ), l'homologie de la atégorie E q alule l'homologie stable de tous les group es orthogonaux sur k : le morphisme anonique de la olimite des homologies des group es orthogonaux O n,n (qui orresp onden t au hoix de H ) v ers la olimite des homologies de tous les group es orthogonaux (asso iés à des formes quadratiques non dégénérées) est un isomorphisme. (On p eut le v oir diretemen t très rapidemen t : 'est une simple onséquene de l'ination des automorphismes in térieurs en homologie, omme dans la démonstration de la prop osition 2.22 .) 2.3 Arrêt de la suite sp etrale et omparaison à la K -théorie stable Nous ommençons par donner une ondition susan te p our que le morphisme H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) → H ∗ ( C × G ∞ ; Π ∗ F ) du paragraphe 2.1 soit un isomorphisme. Prop osition 2.25. Supp osons que la até gorie p ossè de un objet initial, noté 0 , de sorte qu'il existe, p our tout objet G de Mo d − C , un morphisme natur el de G vers le fonteur G (0) . Soit F ∈ Ob C − Mo d tel que le morphisme L q → L q (0) induise un isomorphisme T or C ∗ ( L q , F ) ≃ − → T or C ∗ ( L q (0) , F ) en homolo gie p our tout q ∈ N . A lors le morphisme (2 ) : H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) → H ∗ ( C × G ∞ ; Π ∗ F ) est un isomorphisme. Démonstr ation. P ar la prop osition 2.16 et le orollaire 2.15 , H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) ≃ T or C × G ∞ ∗ ( c 7→ ( P C c ) ∞ , Π ∗ F ) et H ∗ ( C × G ∞ ; Π ∗ F ) ≃ T or C × G ∞ ∗ ( k , Π ∗ F ) son t resp etiv emen t l'ab outissemen t de suites sp etrales on v ergen tes de deuxièmes pages : I 2 p,q = T or C p ( L q , F ) et II 2 p,q = T or C p ( L q (0) , F ) (puisque L q (0) ≃ H q ( G ∞ ; k ) ). Le morphisme ( c 7→ ( P C c ) ∞ ) → ( P C 0 ) ∞ ≃ k induit par h yp othèse un isomorphisme I 2 p,q → I I 2 p,q , il induit don un isomorphisme en tre les ab outissemen ts des suites sp etrales, d'où la prop osition. 16 À partir de e résultat, nous donnons un ritère simple p our que la suite sp etrale qui nous in téresse s'eondre à la deuxième page ; on obtien t même mieux : non seulemen t le terme E ∞ , mais aussi l'ab outissemen t de la suite sp etrale (qui en dière par une ltration), son t isomorphes au terme E 2 . Prop osition 2.26. F aisons les tr ois hyp othèses suivantes : 1. l'anne au k est de dimension homolo gique au plus 1 ; 2. la até gorie C p ossè de un objet initial 0 ; 3. F ∈ Ob C − Mo d est tel que p our tout entier q , le morphisme L q → L q (0) induise un isomorphisme T or C ∗ ( L q , F ) ≃ − → T or C ∗ ( L q (0) , F ) en homolo gie. A lors il existe des isomorphismes H n ( G ∞ ; F ∞ ) ≃ H n ( C × G ∞ ; Π ∗ F ) ≃ M p + q = n T or C p ( H q ( G ∞ ; k ) , F ) natur els en F . Les as les plus imp ortan ts son t eux où k est un orps ou égale Z . On remarque que sous les h yp othèses de la prop osition 2.22 les onditions 2 et 3 de la prop osition prééden te son t satisfaites. Démonstr ation. Comme C a un ob jet initial, tout fonteur onstan t de Mo d − C en un k -mo dule injetif est injetif et représen te les morphismes de l'év aluation en 0 v ers ledit mo dule. P ar onsé- quen t, Ext r C op ( M , N ) ≃ E xt r k ( M , N ) lorsque M et N son t des k -mo dules, vus dans le terme de gau he omme fonteurs onstan ts depuis C op . Ces group es son t don n uls p our r ≥ 2 . Soit C • le omplexe de Mo d − C obten u en prenan t les oïn v arian ts par rapp ort à G ∞ d'une résolution pro jetiv e de k ∈ Ob Mo d − ( C × G ∞ ) . La deuxième suite sp etrale de la prop osition 2.16 s'obtien t en prenan t le pro duit tensoriel au-dessus de C de C • et d'une résolution pro jetiv e de F . Les prop ositions A.1 (app endie A ) et 2.25 donnen t alors la onlusion. On p eut égalemen t utiliser l'autre suite sp etrale p our l'homologie de la atégorie C × G ∞ donnée par la prop osition 2.16 , par l'in termédiaire de la propriété générale suiv an te : Prop osition 2.27. Soient A et B deux p etites até gories, Π : A × B → A la pr oje tion et F un objet de A − Mo d . On supp ose que l'anne au k est de dimension homolo gique au plus 1 . A lors la suite sp e tr ale E 2 p,q ( F ) = H p ( B ; H q ( A ; F )) ⇒ H p + q ( A × B ; Π ∗ F ) donné e p ar la pr op osition 2.16 (où H q ( A ; F ) est vu omme objet onstant de B − M od ) s'eondr e à la deuxième p age. De sur r oît, ette suite sp e tr ale induit un sindement ( non néessairemen t naturel en F ) H n ( A × B ; Π ∗ F ) ≃ M p + q = n H p ( B ; H q ( A ; F )) . Démonstr ation. On suit la démar he de la setion 5 de l'artile "Stable K -theory is bifuntor homology" de F ranjou et Pirash vili, dans le v olume [FFPS03℄, qui elle-même s'inspire du théorème 2 de l'artile [BP94℄ de Betley et Pirash vili. Comme dans [FFPS03℄, on remarque que ette suite sp etrale est une ∂ -suite sp e tr ale (f. 2 . 2 de l'artile de F ranjou-Pirash vili), 'est-à-dire que p our tout suite exate ourte 0 → N → P → F → 0 de A − Mo d et tous en tiers r ≥ 2 , p et q , on disp ose d'un morphisme ∂ r : E r p,q ( F ) → E r p,q − 1 ( N ) de sorte que ∂ r +1 est le morphisme induit par ∂ r en homologie et que ∂ omm ute à la diéren tielle de la suite sp etrale. Les morphismes ∂ 2 son t induits par le morphisme de liaison H q ( A ; F ) → H q − 1 ( A ; N ) ; la struture de ∂ -suite sp etrale s'obtien t en l'étendan t aux omplexes de haînes sur A − M od (i.e. en passan t à la atégorie dériv ée). On hoisit ensuite une suite exate ourte 0 → N → P → F → 0 a v e P pro jetif : le morphisme de liaison H q ( A ; F ) → H q − 1 ( A ; N ) est un isomorphisme p our q ≥ 1 et un monomorphisme p our 17 q = 1 , lequel est sindé pare que son ono y au est un sous-mo dule du mo dule pro jetif H 0 ( A ; P ) (si P est un pro jetif standard P A a , H 0 ( A ; P ) ≃ k ), don est lui-même pro jetif par l'h yp othèse faite sur k . P ar onséquen t, ∂ 2 : E 2 p,q ( F ) → E 2 p,q − 1 ( N ) est injetif, e qui nous p ermet d'appliquer le lemme 2 . 2 de l'artile de F ranjou-Pirash vili susmen tionné p our onlure à l'eondremen t de la suite sp etrale à la deuxième page. Le sindemen t se démon tre de façon analogue, mais indép endan te, par réurrene sur n (on s'inspire ii diretemen t de [BP94 ℄) : il est immédiat p our n = 0 , on supp ose don n > 0 et l'on se donne omme a v an t une suite exate 0 → N → P → F → 0 a v e P pro jetif, qui induit des isomorphismes H i ( A ; F ) ≃ H i − 1 ( A ; N ) p our i > 1 et un sindemen t (non naturel) H 0 ( A ; N ) ≃ K ⊕ H 1 ( A ; F ) , où K = K er ( H 0 ( A ; P ) → H 0 ( A ; F )) est un k -mo dule pro jetif. On onsidère alors le diagramme H n ( A × B ; Π ∗ P ) ≃ h a / / H n ( A × B ; Π ∗ F ) f b / / H n − 1 ( A × B ; Π ∗ N ) ≃ g H n ( B ; H 0 ( A ; P )) c / / L p + q = n H p ( B ; H q ( A ; F )) d / / L p + q = n − 1 H p ( B ; H q ( A ; N )) dans lequel : 1. la ligne sup érieure est une partie de la suite exate longue du fonteur homologique H ∗ ( A × B ; − ) ; 2. h est le "oin" de la suite sp etrale ( E r p,q ( P )) , qui est un isomorphisme pare que E 2 p,q ( P ) = 0 p our q > 0 , P étan t pro jetif ; 3. g est un isomorphisme donné par l'h yp othèse de réurrene ; 4. f est le morphisme don t la omp osan te H n ( A × B ; Π ∗ F ) → H n ( B ; H 0 ( A ; F )) est le oin de la suite sp etrale et la omp osan te H n ( A × B ; Π ∗ F ) → H n − i ( B ; H i ( A ; F )) est p our i > 0 omp osée de H n ( A × B ; Π ∗ F ) b − → H n − 1 ( A × B ; Π ∗ N ) g − → M p + q = n − 1 H p ( B ; H q ( A ; N ) ։ H n − i ( B ; H i − 1 ( A ; N )) et de la è he induite par l'isomorphisme H i ( A ; F ) ≃ H i − 1 ( A ; N ) p our i > 1 et le monomor- phisme sindé H 1 ( A ; F ) ֒ → K ⊕ H 1 ( A ; F ) ≃ H 0 ( A ; N ) p our i = 1 ; 5. le morphisme d est déni de manière éviden te p our que le arré de droite omm ute ; 6. le morphisme c est la omp osée du morphisme H n ( B ; H 0 ( A ; P )) → H n ( B ; H 0 ( A ; F )) induit par P ։ F et de l'inlusion anonique. Cela assure que le arré de gau he omm ute, par naturalité du oin de la suite sp etrale et par n ullité de la omp osée ba . L'exatitude de la suite H n ( B ; H 0 ( A ; P )) → H n ( B ; H 0 ( A ; F )) → H n − 1 ( B ; K ) déduite de la suite exate ourte 0 → K → H 0 ( A ; P ) → H 0 ( A ; F ) → 0 p ermet de v oir que la ligne inférieure du diagramme est exate. En notan t H i ( A ) p our H i ( A × B ; A ) et g r i H ( A ) p our L r + s = i H r ( B ; H s ( A ; A )) p our alléger, le lemme des inq appliqué au diagramme omm utatif aux lignes exates (déduit de l'h yp othèse de réurrene) H n ( P ) ≃ h a / / H n ( F ) f b / / H n − 1 ( N ) ≃ g / / H n − 1 ( P ) ≃ g r n H ( P ) c / / g r n H ( F ) d / / g r n − 1 H ( N ) / / g r n − 1 H ( P ) mon tre que f est surjetif. On onsidère à présen t un diagramme H n ( N ) / / f ′ H n ( P ) ≃ h a / / H n ( F ) f b / / H n − 1 ( N ) ≃ g g r n H ( N ) / / g r n H ( P ) c / / g r n H ( F ) d / / g r n − 1 H ( N ) 18 dans lequel la è he f ′ est onstruite omme la è he f , en remplaçan t F par N . Ce diagramme est omm utatif et ses lignes son t exates, p our des raisons similaires aux prééden tes. Ce qu'on vien t d'établir mon tre que la è he f ′ est surjetiv e. Le lemme des inq mon tre alors que f est injetiv e, e qui a hèv e la démonstration. En partiulier, sous les h yp othèses de la prop osition 2.26 , on obtien t une suite sp etrale fonto- rielle E 2 p,q ( F ) = H p ( G ∞ ; H q ( C ; F )) ⇒ H p + q ( C × G ∞ ; Π ∗ F ) ≃ H p + q ( G ∞ ; F ∞ ) , où G ∞ op ère trivialemen t sur H q ( C ; F ) , qui s'eondre à la deuxième page et induit un sindemen t a priori non naturel H n ( G ∞ ; F ∞ ) ≃ M p + q = n H p ( G ∞ ; H q ( C ; F )) . R emar que 2.28 . L'h yp othèse que C p ossède un ob jet initial n'est pas néessaire p our ette suite sp etrale. On notera par ailleurs que, même dans les as usuels fa v orables, il n'existe généralemen t pas de sindemen t natur el de la ltration asso iée à ette suite sp etrale (on trairemen t à e que la rédation de l'artile [BP94 ℄ p eut laisser p enser). Les suites sp etrales que nous v enons d'étudier, qui on v ergen t v ers H ∗ ( G ∞ ; F ∞ ) , qui s'arrêten t au terme E 2 dans les as fa v orables, mériten t d'être omparées à elle obten ue en K -théorie stable (et a v e ses v arian tes faisan t in terv enir d'autres group es que le group e linéaire). Rapp elons sa onstrution. Soit G un group e don t le sous-group e des omm utateurs est parfait ('est le as du group e linéaire inni sur un anneau arbitraire, mais aussi du group e symétrique inni, du group e orthogonal ou sympletique inni sur un orps omm utatif ). On applique la onstrution plus de Quillen au lassian t B G de G (omme group e disret) et on forme la bre homotopique F G de l'appliation anonique B G → B G + . L'homologie de F G à o eien ts dans un G -mo dule M , vu omme π 1 ( F G ) -mo dule via le mor- phisme anonique π 1 ( F G ) → π 1 ( B G ) = G , est par dénition la K -théorie stable G -généralisée à o eien ts dans M ; on la note K s ∗ ( G ; M ) . Le p oin t remarquable est le suiv an t : dans la suite sp etrale de Serre E 2 p,q = H p ( B G + ; K s q ( G ; M )) ≃ H p ( G ; K s q ( G ; M )) ⇒ H p + q ( G ; M ) (4) l'ation du group e G sur le group e ab élien K s q ( G ; M ) est triviale (f. par exemple [ Kas82 ℄, théo- rème 3 . 1 ). De plus, dans de nom breux as, la suite sp etrale s'eondre au terme E 2 et la ltration asso iée se sinde (de manière généralemen t non natur el le ) : v oir l'artile [ BP94 ℄ et l'artile "Stable K -theory is bifuntor homology" de F ranjou et Pirash vili, déjà év o qués, p our le as lassique du group e linéaire (nous n'a v ons d'ailleurs fait que reprendre leur démonstration p our établir la prop osition 2.27 ) ; e as est adapté dans [Bet02 ℄, théorème 1 . 3 , p our le group e symétrique (qui omme l'artile [ BP94 ℄ p eut suggérer un sindemen t naturel, inorret, de la graduation). La K -théorie stable omme l'homologie de atégorie renden t don généralemen t des servies très analogues en terme de alul de l'homologie du group e G à o eien ts tordus : dans les as où l'on sait les iden tier naturellemen t, la suite sp etrale (4 ) et elle de la prop osition 2.27 son t isomorphes. Néanmoins, nous ne onnaissons pas d'analogue à la suite sp etrale de la prop osition 2.19 (qui présen te l'a v an tage non seulemen t de s'eondrer à la deuxième page, mais aussi de pro urer une déomp osition fontoriel le de l'homologie stable dans les as fa v orables, on trairemen t à elle de la prop osition 2.27 ). Il on vien t d'ailleurs de noter que les argumen ts de Sori henk o p our iden tier la K -théorie stable d'un anneau quelonque et l'homologie de la atégorie des mo dules pro jetifs de t yp e ni p our des o eien ts déduits de bifonteurs p olynomiaux n'utilise pas réellemen t la dénition de la K -théorie stable, mais seulemen t l'existene de la suite sp etrale naturelle (4) et d'un morphisme naturel gradué K s ∗ ( GL ∞ ; M ) → H ∗ ( GL ∞ ; M ) (induit par l'appliation anonique F G → B G ). On déduit de e morphisme un morphisme naturel de la K -théorie stable à o eien ts pro v enan t d'un bifonteur v ers l'homologie de e bifonteur, morphisme don t Sori henk o mon tre qu'il est bijetif si le bifonteur est p olynomial en exploitan t uniquemen t la suite sp etrale (4). Dans le as d'un orps ni, l'homologie du group e linéaire inni à o eien ts dans le orps est trivial, omme l'a mon tré Quillen dans [Qui72 ℄, de sorte que la suite sp etrale (4) se réduit à un isomorphisme naturel en tre 19 K -théorie stable et homologie de GL ∞ , 'est p ourquoi le théorème de Sori henk o sur la K -théorie stable se réduit dans e as, traité aupara v an t par Betley (f. [Bet99 ℄) et Suslin (f. l'app endie de [FFSS99 ℄) indép endammen t, à une iden tiation en tre homologie du group e linéaire (à o eien ts tordus) et homologie de atégorie. Nous reviendrons dans les app endies F et E sur l'équiv alene des métho des de alul d'homo- logie stable des group es linéaires et symétriques resp etiv emen t, à o eien ts v enan t d'un fonteur on v enable, à l'aide de la K -théorie stable (généralisée au group e symétrique inni dans le seond as) ou à l'aide de notre suite sp etrale utilisan t diretemen t l'homologie d'une atégorie appropriée. 3 Cas des group es orthogonaux et sympletiques Cette setion fournit le résultat prinipal de et artile, qui relie l'homologie stable des group es orthogonaux (resp. sympletiques) à o eien ts tordus et des group es de torsion sur la atégorie des espaes v etoriels. Ces derniers son t aessibles au alul, dans les as fa v orables, omme nous l'illustrons à la setion 4. On ommene par iden tier une ertaine atégorie de frations de E deg q (resp. de E deg alt ) à une atégorie de Burnside (f. dénition C.4). La déomp osition des fonteurs de Ma k ey non additifs asso iés à ette atégorie (f. théorème C.5 ) in tervien t p our simplier la deuxième page de la suite sp etrale de la setion prééden te p our les group es orthogonaux ou sympletiques. Com biné à des résultats d'ann ulation en homologie des fonteurs, ela p ermet d'obtenir notre résultat en tral, le théorème 3.21 . 3.1 Les atégories de frations E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] et E deg alt [( − ⊥ H ) − 1 ] Dans le as où C = E deg q ( k ) (resp. C = E deg alt ( k ) ), où k est un orps omm utatif xé, le fonteur L n Q ! ( k ) transforme l'inlusion anonique D → S H ( i ) ⊥ D = H ⊥ i ⊥ D en un isomorphisme d'après la prop osition 2.22 . Cette observ ation justie que l'on s'in téresse dans e paragraphe à la atégorie de frations in v ersan t les morphismes anoniques de la forme D i − → D ⊥ H ⊥ n . Soien t ( − ⊥ H ) l'ensem ble de è hes de E deg q suiv an t : ( − ⊥ H ) = { D i − → D ⊥ H | H espace h y p erb olique ; i inclusion canonique } et E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] la atégorie de frations orresp ondan te (qui existe par des résultats généraux, v oir par exemple [GZ67 ℄). On note φ : E deg q → E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] le fonteur anonique. Le but de e paragraphe est de démon trer qu'il existe une équiv alene de atégories Ψ : E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] ≃ − → S p ( E f inj ) où E f inj est la sous-atégorie des injetions de E f ( k ) (f. dénition D.1) et S p ( . ) désigne la atégorie de Burnside don t on rapp elle la onstrution dans la dénition C.4 de l'app endie C. Après a v oir donné quelques résultats essen tiels sur les morphismes de E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] , on dénira le fonteur Ψ , puis on mon trera que Ψ est essen tiellemen t surjetif, plein et dèle. Notation 3.1. Dans les diagrammes dans la atégorie de frations E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] on notera par / / /o /o /o les morphismes de E deg q qui son t élémen ts de ( − ⊥ H ) et par → tout morphisme de E deg q . Remarquons que ( − ⊥ H ) est stable par omp osition et que p our tout ob jet D de E deg q , I d D ∈ ( − ⊥ H ) . On a égalemen t la propriété suiv an te : Lemme 3.2. Soient H un esp a e hyp erb olique et f : D → D ′ un morphisme de E deg q , il existe g : D ⊥ H → D ′ ⊥ H r endant le diagr amme suivant ommutatif : D / / /o /o /o f D ⊥ H g D ′ / / /o /o /o D ′ ⊥ H. 20 Démonstr ation. Ce diagramme est omm utatif p our g = f ⊥ I d H . Ce lemme nous p ermet de donner la desription suiv an te des morphismes de E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . Lemme 3.3. T out morphisme de E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] s'é rit sous la forme g − 1 f où g est un élément de ( − ⊥ H ) et f est un morphisme de E deg q . R emar que 3.4 . L'ensem ble ( − ⊥ H ) n'admet pas un "alul à gau he des frations" au sens de Gabriel et Zisman ([GZ67 ℄). En eet, p our D i / / /o /o /o D ⊥ H un élémen t de ( − ⊥ H ) , f : D ⊥ H → D ′ et g : D ⊥ H → D ′ deux morphismes de E deg q tels que f i = g i , il n'existe pas de morphisme de ( − ⊥ H ) D ′ i ′ / / /o /o /o D ′ ⊥ K tel que i ′ f = i ′ g . Nous n'a v ons don pas une desription de E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] aussi simple que dans le as onsidéré par Gabriel-Zisman, il est don a priori diile de sa v oir quand deux morphismes son t égaux dans ette atégorie, l'ériture d'un morphisme de E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] sous la forme g − 1 f n'étan t pas unique. Néanmoins nous a v ons les résultats suiv an ts qui seron t essen tiels dans la preuv e de la délité du fonteur F du théorème 3.17 . Lemme 3.5. Soient D un objet de E deg q , H un esp a e hyp erb olique et f ∈ Aut E deg q ( D ⊥ H ) tel que f | D = I d D alors f = I d D ⊥ H dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . Démonstr ation. Soien t D , H et f omme dans l'énoné. L'inlusion anonique D i − → D ⊥ H est un élémen t de ( − ⊥ H ) et est don un isomorphisme dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . Or on a : f i = i don t on déduit que f = I d D ⊥ H dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . Le as partiulier où D est l'espae v etoriel n ul fournit le lemme suiv an t : Lemme 3.6. Soient H un esp a e hyp erb olique et f ∈ Aut E deg q ( H ) . On a alors f = I d H dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . On déduit de e lemme le résultat suiv an t : Prop osition 3.7. Soient D un objet de E deg q , H un esp a e hyp erb olique et f , g ∈ H om E deg q ( D , H ) alors f = g dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . Démonstr ation. P ar le théorème de Witt, il existe h ∈ Aut E deg q ( H ) tel que hf = g . Le lemme 3.6 p ermet d'en déduire que f = g dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . Nous aurons égalemen t b esoin dans la suite du lemme très faile suiv an t : Lemme 3.8. Soient α, β : V → W dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] alors il existe un esp a e hyp erb olique H tel que α = i − 1 f et β = i − 1 g ave f , g : V → W ⊥ H et i : W → W ⊥ H l'inlusion anonique. Démonstr ation. D'après le lemme 3.3 on a : α = i − 1 1 f 1 et β = i − 1 2 g 2 où f 1 : V → W ⊥ H 1 , g 2 : V → W ⊥ H 2 et i 1 : W → W ⊥ H 1 , i 2 : W → W ⊥ H 2 son t les inlusions anoniques. Il sut alors de v érier que α = i − 1 2 i 2 i − 1 1 f 1 = i − 1 f où f : V → W ⊥ H 1 ⊥ H 2 est la omp osée de f 1 et de l'inlusion anonique W ⊥ H 1 → W ⊥ H 1 ⊥ H 2 . De même p our β . Notation 3.9. Dans la suite, un morphisme de E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] se déomp osan t sous la forme α = i − 1 f où f : V → W ⊥ H et i : W → W ⊥ H l'inlusion anonique, sera noté : V f / / W ⊥ H W o o o/ o/ o/ . R emar que 3.10 . La atégorie E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] est équiv alen te à la atégorie de frations de E deg q où l'on in v erse l'ensem ble des inlusions anoniques D → D ⊥ K où K est un espae quadratique non dégénéré. En eet, omme tout espae quadratique non dégénéré K se plonge dans un espae h yp erb olique K ⊥ K ′ , la omp osée suiv an te : V a − → V ⊥ K b − → V ⊥ K ⊥ K ′ 21 est in v ersible dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] , e qui implique que a est in v ersible à gau he et b est in v ersible à droite dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . De plus, omme la omp osée V ⊥ K b − → V ⊥ K ⊥ K ′ c − → V ⊥ K ⊥ K ′ ⊥ K est in v ersible dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] , b est in v ersible à gau he dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . On en déduit que b est in v ersible dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] et don que a l'est égalemen t. An de dénir le fonteur de E deg q dans S p ( E f inj ) don t déoule l'équiv alene de atégories annon- ée en début de setion nous a v ons b esoin du lemme faile suiv an t. Lemme 3.11. Soit f ∈ Hom E deg q ( D , D ′ ) , on a f − 1 ( Rad ( D ′ )) ⊂ Rad ( D ) où Rad désigne le r adi al. Prop osition 3.12. Il existe un fonteur e Ψ : E deg q → S p ( E f inj ) déni sur les objets p ar e Ψ( D ) = Rad ( D ) et sur les morphismes p ar : e Ψ( D f − → D ′ ) = Rad ( D ) i ← − f − 1 ( Rad ( D ′ )) e f − → Rad ( D ′ ) où i est l'inlusion obtenue dans le lemme 3.11 et e f est la r estrition de f à f − 1 ( Rad ( D ′ )) . Démonstr ation. Vérions que e Ψ dénit bien un fonteur. P our D ∈ E deg q : e Ψ( D I d − → D ) = Rad ( D ) I d ← − R ad ( D ) I d − → R ad ( D ) . P our une paire de è hes omp osables de E deg q : D f − → D ′ g − → D ′′ on a : e Ψ( g ◦ f ) = Rad ( D ) ← ֓ ( g ◦ f ) − 1 ( Rad ( D ′′ )) ] g ◦ f − − → R ad ( D ′′ ) et e Ψ( g ) ◦ e Ψ( f ) est donné par le diagramme en esalier suiv an t : f − 1 ( g − 1 ( Rad ( D ′′ )) _ f / / g − 1 ( Rad ( D ′′ )) _ e g / / Rad ( D ′′ ) f − 1 ( Rad ( D ′ )) _ e f / / Rad ( D ′ ) Rad ( D ) . D'où e Ψ( g ◦ f ) = e Ψ( g ) ◦ e Ψ( f ) . Prop osition 3.13. L e fonteur e Ψ : E deg q → S p ( E f inj ) induit un unique fonteur Ψ : E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] → S p ( E f inj ) r endant le diagr amme suivant ommutatif : E deg q e Ψ / / φ S p ( E f inj ) E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . Ψ 7 7 o o o o o o Démonstr ation. Soit D i − → D ⊥ H un élémen t de ( − ⊥ H ) , on a e Ψ( i ) = Rad ( D ) I d ← − R ad ( D ) I d − → R ad ( D ) (qui est bien un isomorphisme de S p ( E f inj ) !). P ar la propriété univ erselle de la atégorie des frations, il existe un unique fonteur Ψ : E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] → S p ( E f inj ) tel que Ψ ◦ φ = e Ψ . 22 An de mon trer que le fonteur Ψ fournit une équiv alene de atégories, on prouv e dans la suite qu'il est essen tiellemen t surjetif et pleinemen t dèle. Prop osition 3.14. L e fonteur Ψ : E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] → S p ( E f inj ) est essentiel lement surje tif. Démonstr ation. Soit V ∈ E f inj , on m unit V de la forme quadratique n ulle. L'espae quadratique D ainsi obten u étan t totalemen t isotrop e on a Ψ( D ) = V . Prop osition 3.15. L e fonteur Ψ : E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] → S p ( E f inj ) est plein. Démonstr ation. Soien t V = Rad ( V ) ⊥ H et W = R ad ( W ) ⊥ K deux ob jets de E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] et f ∈ Hom S p ( E f inj ) ( Rad ( V ) , Rad ( W )) . P ar dénition des morphismes de S p ( E f inj ) il existe un sous- espae v etoriel X de Rad ( V ) tel que f = Rad ( V ) i ← − X β − → R ad ( W ) où i est l'inlusion et β est une injetion linéaire. Soit X ′ un espae v etoriel supplémen taire de X dans Rad ( V ) et X ′′ un supplémen taire de β ( X ) dans Rad ( W ) . Comme les formes quadratiques sur les radiaux son t n ulles on a : Rad ( V ) ≃ X ⊥ X ′ Rad ( W ) ≃ β ( X ) ⊥ X ′′ . P ar les propriétés générales de la atégorie E deg q il existe un espae h yp erb olique L et g ∈ Hom E deg q ( X ′ , L ) . Soit k : V ≃ X ⊥ X ′ ⊥ H → ( β ( X ) ⊥ X ′′ ⊥ K ) ⊥ H ⊥ L ≃ W ⊥ H ⊥ L l'appliation donnée par la matrie : β 0 0 0 0 I d H 0 g 0 . L'appliation u = V k / / W ⊥ H ⊥ L W o o o/ o/ o/ de E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] v érie Ψ( u ) = f . Prop osition 3.16. L e fonteur Ψ : E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] → S p ( E f inj ) est dèle. Démonstr ation. Soien t α, β ∈ H om E deg q [( −⊥ H ) − 1 ] ( V , W ) tels que Ψ( α ) = Ψ( β ) . D'après les lemmes 3.3 et 3.8 on p eut érire α et β sous la forme : α = V f / / W ⊥ H W o o o/ o/ o/ ; β = V g / / W ⊥ H W o o o/ o/ o/ . P ar la dénition de la atégorie de Burnside S p ( E f inj ) rapp elée en C.4 , l'égalité Ψ( α ) = Ψ( β ) implique que f − 1 ( Rad ( W )) = g − 1 ( Rad ( W )) et e f = e g . On a les déomp ositions suiv an tes des espaes V et W ⊥ H : V = f − 1 ( Rad ( W )) ⊥ D où D est un ob jet de E deg q ; W ⊥ H = Rad ( W ) ⊥ L où L est un espae non dégénéré. Dans des bases de V et W ⊥ H obten ues en juxtap osan t des bases de f − 1 ( Rad ( W )) et D p our V et de Rad ( W ) et L p our W ⊥ H la matrie de l'appliation f s'érit : e f ǫ 0 i où i : D → L est une injetion (préserv an t la forme quadratique) puisque D ∩ f − 1 ( Rad ( W )) = 0 , et ǫ : D → Rad ( W ) est une appliation linéaire. La matrie de g dans la même base est de la forme e f ǫ ′ 0 i ′ a v e les mêmes onditions sur i ′ et ǫ ′ que préédemmen t. Comme i et i ′ son t des injetions préserv an t les formes quadratiques, à v aleurs dans un espae quadratique non dégénéré, par le théorème de Witt, il existe u ∈ O ( L ) tel que ui = i ′ . De plus, omme i est injetiv e, il existe α : L → Rad ( W ) tel que ǫ + αi = ǫ ′ . Considérons l'automorphisme l de Rad ( W ) ⊥ L de matrie I d α 0 u 23 l'appliation l f a p our matrie f | f − 1 ( Rad ( W )) ǫ + αi 0 ui = f | f − 1 ( Rad ( W )) ǫ ′ 0 i ′ don t on déduit que l f = g . Or, par le lemme 3.5 , on a l = I d Rad ( W ) ⊥ L d'où : f = g dans E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] . Nous a v ons don démon tré le résultat suiv an t : Théorème 3.17. L e fonteur e Ψ : E deg q → S p ( E f inj ) déni à la pr op osition 3.12 induit une é quiva- len e de até gories Ψ : E deg q [( − ⊥ H ) − 1 ] ≃ − → S p ( E f inj ) où E f inj est la até gorie ayant p our objets les k -esp a es ve toriels de dimension nie et p our mor- phismes les appli ations liné air es inje tives. P our la atégorie E deg alt , on démon tre de manière similaire le théorème suiv an t. Théorème 3.18. L e fonteur e Ψ : E deg alt → S p ( E f inj ) déni omme à la pr op osition 3.12 mutatis mutandis induit une é quivalen e de até gories Ψ : E deg alt [( − ⊥ H ) − 1 ] ≃ − → S p ( E f inj ) où H désigne l'esp a e symple tique déni en 1.9 .2 . 3.2 Théorème fondamen tal On ommene par donner quelques notations utilisées ourammen t dans la suite : Notation 3.19. Soit k un orps. 1. On désigne par O ∞ ( k ) (resp. S p ∞ ( k ) ) le group e colim n ∈ N O n,n ( k ) (resp. colim n ∈ N S p 2 n ( k ) ), la oli- mite étan t prise onformémen t aux on v en tions de la setion 1. 2. On désigne par S i (resp. Γ i , Λ i ) l'endofonteur i -ème puissane symétrique (resp. divisée, extérieure) des k -espaes v etoriels. 3. On note F ( k ) , v oire F , la atégorie E f ( k ) − Mo d des fonteurs depuis les k -espaes v etoriels de dimension nie v ers les k -mo dules. 4. Lorsque F est un fonteur depuis une atégorie d'espaes v etoriels, on note F ∨ la préom- p osition de F par le fonteur de dualité ( − ) ∗ : F ∨ ( V ) = F ( V ∗ ) . (On rapp elle que F ∗ désigne p our sa part, onformémen t à la notation de l'app endie A , la p ost omp osition de F par la dualité, lorsque k est un orps.) La notation O ∞ est justiée, p our les onsidérations homologiques qui son t les ntres, par le fait que la olimite sur tous les group es orthogonaux donne des résultats anoniquemen t isomorphes (même si le group e orthogonal inni obten u n'est pas isomorphe à elui qu'on onsidère) f. remarque 2.24 . 3. On aura égalemen t b esoin de la notion lassique suiv an te : Dénition 3.20 (Cf. [FFPS03℄) . Soit k un orps. 1. Le fonteur diér en e de F ( k ) est l'endofonteur ∆ de ette atégorie déni omme étan t le no y au de l'épimorphisme sindé éviden t ( − ⊕ k ) ∗ → I d . 2. Un fonteur F de F ( k ) est dit p olynomial s'il existe n ∈ N tel que ∆ n ( F ) = 0 ; son de gr é est alors le plus grand en tier d tel que ∆ d ( F ) 6 = 0 . 3. Un fonteur analytique est une olimite (qu'on p eut supp oser ltran te) de fonteurs p olyno- miaux. Le théorème i-dessous onstitue le résultat prinipal de et artile. 24 Théorème 3.21. Soient k un orps ni et F un fonteur analytique de F ( k ) . Il existe des isomorphismes natur els gr adués H ∗ ( O ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ T or E f ( k ) × O ∞ ( k ) ∗ ( k [ S 2 ] ∨ , F ) et H ∗ ( S p ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ T or E f ( k ) × S p ∞ ( k ) ∗ ( k [Λ 2 ] ∨ , F ) (où les gr oup es O ∞ ( k ) et S p ∞ ( k ) agissent trivialement). Corollaire 3.22. Sous les hyp othèses pr é é dentes, il existe des suites sp e tr ales natur el les en F donné es p ar E 2 p,q = T or E f ( k ) p ( H q ( O ∞ ( k ); k ) ⊗ k k [ S 2 ] ∨ , F ) ⇒ H p + q ( O ∞ ( k ); F ∞ ) et E 2 p,q = T or E f ( k ) p ( H q ( S p ∞ ( k ); k ) ⊗ k k [Λ 2 ] ∨ , F ) ⇒ H p + q ( S p ∞ ( k ); F ∞ ) . L orsque k est un anne au de dimension homolo gique au plus 1 , el les s'eondr ent au terme E 2 et pr o ur ent des isomorphismes anoniques H n ( O ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ M p + q = n T or E f ( k ) p ( H q ( O ∞ ( k ); k ) ⊗ k k [ S 2 ] ∨ , F ) et H n ( S p ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ M p + q = n T or E f ( k ) p ( H q ( S p ∞ ( k ); k ) ⊗ k k [Λ 2 ] ∨ , F ) . Corollaire 3.23. Sous les hyp othèses du thé or ème, il existe des suites sp e tr ales natur el les E 2 p,q = H p ( O ∞ ( k ); T or E f ( k ) q ( k [ S 2 ] ∨ , F )) ⇒ H p + q ( O ∞ ( k ); F ∞ ) et E 2 p,q = H p ( S p ∞ ( k ); T or E f ( k ) q ( k [Λ 2 ] ∨ , F )) ⇒ H p + q ( S p ∞ ( k ); F ∞ ) qui s'eondr ent à la deuxième p age lorsque l'anne au k est de dimension au plus 1 et pr o ur ent alors des isomorphismes non fontoriels H n ( O ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ M p + q = n H p ( O ∞ ( k ); T or E f ( k ) q ( k [ S 2 ] ∨ , F )) et H n ( S p ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ M p + q = n H p ( S p ∞ ( k ); T or E f ( k ) q ( k [Λ 2 ] ∨ , F )) . A v an t de démon trer es résultats, on donne quelques dénitions puis un lemme relian t les dif- féren ts fonteurs in tro duits ainsi que eux de l'app endie D . Les men tions au orps k son t sous- en tendues. Dénition 3.24. On désigne par E f iso la sous-atégorie de E f a y an t les mêmes ob jets et les isomor- phismes p our morphismes. Dans e qui suit, on utilise égalemen t les atégories in tro duites dans la dénition D.1. Dénition 3.25. Le fonteur β : Mo d − E f iso → Mo d − E f surj en v oie un fonteur F sur le fonteur prenan t les mêmes v aleurs sur les ob jets et les isomorphismes et en v o y an t les surjetions strites sur 0 . Le fonteur γ : M od − E deg q [( − ⊕ H ) − 1 ] → Mo d − E deg q est la préomp osition par le fonteur anonique φ : E deg q → E deg q [( − ⊕ H ) − 1 ] . Le fonteur δ : Mo d − E f → Mo d − E f inj est la préomp osition par le fonteur d'inlusion E f inj → E f . 25 R emar que 3.26 . On rapp elle qu'une forme quadratique sur un espae v etoriel V est un élémen t de S 2 ( V ∗ ) . P ar onséquen t, p our k un orps omm utatif (év en tuellemen t de aratéristique 2 ), on a l'égalité : E deg q = ( E f inj ) ( S 2 ) ∨ où ( E f inj ) ( S 2 ) ∨ est la atégorie don t les ob jets son t les ouples ( V , α ) où V est un ob jet de E f inj et α est un élémen t de S 2 ( V ∗ ) . On note Ω ( S 2 ) ∨ : M od − E deg q = Mo d − ( E f inj ) ( S 2 ) ∨ → M od − E f inj le fonteur déni à la prop osition A.3 de l'app endie A. La preuv e du théorème 3.21 rep ose sur le lemme suiv an t, qui om bine les résultats du 3.1 et la déomp osition des fonteurs de Ma k ey . On rapp elle que les fonteurs ρ , κ et ω son t in tro duits dans la dénition D.1. Lemme 3.27. L e diagr amme suivant : Mo d − E f iso β ξ ≃ / / Mo d − S p ( E f inj ) η ≃ / / Mo d − E deg q [( − ⊕ H ) − 1 ] γ / / Mo d − E deg q Ω ( S 2 ) ∨ Mo d − E f surj ρ ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ ) / / Mo d − E f G r ω / / Mo d − E f δ / / Mo d − E f inj où η est induit p ar l'é quivalen e de até gories du thé or ème 3.17 et ξ est l'é quivalen e donné e dans le thé or ème C.5 , ommute à isomorphisme anonique pr ès. Démonstr ation. Soit α un ob jet de Mo d − E f iso . Son image dans Mo d − E f inj en suiv an t le hemin sup érieur est donnée par V 7→ M q ∈ S 2 ( V ∗ ) M W ⊂ Rad ( V ,q ) α ( W ) . Sur les morphismes, une è he f : V → V ′ de E f inj est transformée en l'appliation linéaire don t la omp osan te α ( W ′ ) → α ( W ) , p our q ∈ S 2 ( V ∗ ) , q ′ ∈ S 2 ( V ′∗ ) , W ⊂ R a d ( V , q ) et W ′ ⊂ Rad ( V ′ , q ′ ) , est α ( ¯ f ) lorsque S 2 ( t f )( q ′ ) = q et que f induit un isomorphisme ¯ f : W → W ′ (i.e. f ( W ) = W ′ ) et est n ulle sinon. On p eut simplier ette ériture en notan t que la donnée d'une forme quadratique q sur V et d'un sous-espae W de V inlus dans son radial est équiv alen te à la donnée d'un sous-espae W de V et d'une forme quadratique ¯ q sur V /W . Notre fonteur devien t alors V 7→ M W ⊂ V α ( W ) ⊗ k [ S 2 (( V /W ) ∗ )] . Sur les morphismes, la omp osan te α ( W ′ ) ⊗ k [ S 2 (( V ′ /W ′ ) ∗ )] → α ( W ) ⊗ k [ S 2 (( V /W ) ∗ )] induite par f est n ulle si f ( W ) 6 = W ′ et est sinon égale au pro duit tensoriel de α ( ¯ f ) et du morphisme k [ S 2 (( V ′ /W ′ ) ∗ )] → k [ S 2 (( V /W ) ∗ )] asso ian t [ S 2 ( t f )( q ′ )] à [ ¯ q ′ ] p our q ′ forme quadratique sur V ′ n ulle sur W ′ . Ce dernier morphisme n'étan t autre que κ ( k [ S 2 ] ∨ )( f ) , ela établit le lemme. Démonstr ation du thé or ème 3.21 . On se on ten te d'établir l'assertion relativ e au group e orthogonal, l'autre étan t tout-à-fait analogue. On utilise la notation L q de 2.21 , le triplet sous-jaen t étan t ( E deg q , S H , G H ) (f. exemple 1.9 . 1 ). Compte-ten u de la prop osition A.3 , la suite sp etrale de la prop osition 2.19 prend la forme : E 2 p,q = T or E deg q p ( L q , U ∗ F ) ≃ T or E f inj p (Ω ( S 2 ) ∨ ( L q ) , F ) ⇒ H p + q ( O ∞ ; F ∞ ) où U : E deg q = ( E f inj ) ( S 2 ) ∨ → E f inj est le fonteur d'oubli (p our alléger, on a noté enore F la restrition de e fonteur à E f inj ). La prop osition 2.22 mon tre que les fonteurs L q in v ersen t les inlusions V ֒ → V ⊥ H , où l'espae quadratique H est non dégénéré ; ils appartiennen t par onséquen t à l'image essen tielle du fonteur γ . Il existe don, par le lemme prééden t, des ob jets α q de Mo d − E f iso tels que Ω ( S 2 ) ∨ ( L q ) ≃ δ ω ( ρβ ( α q ) ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ )) . Autremen t dit, Ω ( S 2 ) ∨ ( L q ) est isomorphe à la restrition à E f inj du fonteur ω ( ρβ ( α q ) ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ )) de Mo d − E f . 26 Comme F est par h yp othèse analytique, on déduit du théorème D.5 (dû à Suslin) que le mor- phisme anonique T or E f inj p (Ω ( S 2 ) ∨ ( L q ) , F ) → T or E f p ( ω ( ρβ ( α q ) ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ )) , F ) est un isomorphisme. Le aratère analytique de F implique égalemen t que le monomorphisme anonique λ ( ρβ ( α q ) ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ )) → ω ( ρβ ( α q ) ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ )) (le fonteur λ est déni en D.1), induit un isomorphisme T or E f p ( λ ( ρβ ( α q ) ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ )) , F ) → T or E f p ( ω ( ρβ ( α q ) ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ )) , F ) , grâe au théorème D.2. On note à présen t que λ ( ρβ ( α q ) ⊗ κ ( k [ S 2 ] ∨ )) est isomorphe à α q (0) ⊗ k [ S 2 ] ∨ . Quan t au k -mo dule α q (0) , 'est la v aleur en 0 du fonteur L q , 'est-à-dire H q ( O ∞ ( k ); k ) . P ar la prop osition 2.25 , on en déduit que le morphisme naturel H ∗ ( O ∞ ( k ); F ∞ ) → H ∗ ( E deg q ( k ) × O ∞ ( k ); U ∗ F ) est un isomorphisme. La prop osition A.3 fournit par ailleurs un isomorphisme en tre H ∗ ( E deg q ( k ) × O ∞ ( k ); U ∗ F ) et T or E f inj × O ∞ ( k ) ∗ ( k [ S 2 ] ∨ , F ) , lui-même isomorphe à T or E f × O ∞ ( k ) ∗ ( k [ S 2 ] ∨ , F ) grâe au théorème de Suslin ( D.5 ) déjà in v o qué (omparer les suites sp etrales de Künneth asso iées à es deux derniers group es de torsion). Cela termine la démonstration. Démonstr ation des or ol lair es 3.22 et 3.23 . Ils se déduisen t du théorème 3.21 et des prop ositions 2.26 et 2.27 resp etiv emen t, en utilisan t omme préédemmen t la prop osition A.3 et le théorème D.5 p our l'iden tiation des deuxièmes pages. R emar que 3.28 . On vien t de mon trer que le morphisme naturel T or E q p ( M , F ) → T or E deg q p ( M , F ) , où M est un fonteur onstan t et F un fonteur analytique de F ( k ) (par abus on a omis la notation de préomp osition par diéren ts fonteurs d'oubli), est un isomorphisme. R emar que 3.29 . L'h yp othèse de nitude du orps k ne sert essen tiellemen t que dans le lemme 3.27 , p our p ouv oir armer que le fonteur ξ du théorème C.5 est une équiv alene de atégories (l'ap- pliation dudit théorème à la atégorie E f inj supp ose en eet que l'ensem ble des sous-espaes d'un k -espae v etoriel de dimension nie soit ni). Nous p ensons ep endan t que le théorème 3.21 reste v alable lorsque k est un orps omm utatif inni. Notation 3.30. Dans la atégorie F ( k ) , on désigne par I le fonteur ( k [ − ] ∨ ) ∗ : V 7→ k V ∗ . (C'est un ob jet injetif de F .) En utilisan t la trivialité de l'homologie stable des group es lassiques sur un orps ni à o eien ts dans le même orps (v oir [FP78℄, hapitre 3, 4), la aratéristique 2 étan t exlue p our les group es orthogonaux, on déduit du théorème 3.21 le résultat suiv an t. Dans le as où k est de aratéristique 2 , l'homologie H ∗ ( O ∞ ( k ); F 2 ) n'est pas triviale mais isomorphe à H ∗ ( Z / 2; F 2 ) (don de dimension 1 en haque degré), ar le sous-group e d'indie 2 de O ∞ ( k ) , noté D O dans [ FP78 ℄ (déni au hapitre 2, 7, via l'in v arian t de Di kson), analogue en aratéristique 2 du group e sp éial orthogonal, a une homologie triviale (f. [FP78 ℄, hapitre 3, 4). Corollaire 3.31. Supp osons que k = k est un orps ni de ar atéristique p . Si F est un fonteur analytique de F ( k ) , il existe des isomorphismes natur els H ∗ ( O ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ T or E f ∗ ( k [ S 2 ] ∨ , F ) si p est imp air, H ∗ ( O ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ T or E f ∗ ( k [ S 2 ] ∨ , F ) ⊗ H ∗ ( Z / 2; k ) si p = 2 et H ∗ ( S p ∞ ( k ); F ∞ ) ≃ T or E f ∗ ( k [Λ 2 ] ∨ , F ) . L es duaux de es esp a es ve toriels s'identient anoniquement à Ext ∗ F ( F, I ◦ Γ 2 ) si p est imp air, Ext ∗ F ( F, I ◦ Γ 2 ) ⊗ H ∗ ( Z / 2; k ) si p = 2 et Ext ∗ F ( F, I ◦ Λ 2 ) r esp e tivement. En utilisan t les résultats de stabilité établis par Charney dans [Cha87 ℄, on en déduit le orollaire suiv an t. 27 Corollaire 3.32. Sous les hyp othèses pr é é dentes, supp osons de plus que F est p olynomial de de gr é au plus d . A lors p our tous entiers i et n tels que n ≥ 2 i + d + 6 , on a des isomorphismes natur els H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ∗ ≃ Ext i F ( F, I ◦ Γ 2 ) si p est imp air , H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ∗ ≃ i M j =0 Ext j F ( F, I ◦ Γ 2 ) si p = 2 et H i ( S p 2 n ( k ); F ( k 2 n )) ∗ ≃ Ext i F ( F, I ◦ Λ 2 ) . P ar dualité en tre homologie et ohomologie d'un group e ni, on obtien t la v arian te suiv an te : Corollaire 3.33. Sous les mêmes hyp othèses, il existe des isomorphismes natur els H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ≃ Ext i F ( k [ S 2 ] , F ) si p est imp air , H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ≃ i M j =0 Ext i F ( k [ S 2 ] , F ) si p = 2 et H i ( S p 2 n ( k ); F ( k 2 n )) ≃ Ext i F ( k [Λ 2 ] , F ) . 4 Quelques aluls d'homologie de group es orthogonaux et sympletiques Nous allons main tenan t illustrer les résultats de la setion prééden te par des aluls expliites de group es d'homologie de group es orthogonaux et sympletiques. Con v en tion 4.1. Dans toute ette setion, on supp ose que k = k est un orps ni de aratéristique p et de ardinal q = p d . On rapp elle qu'on note simplemen t F ( k ) ou F la atégorie de fonteurs E f ( k ) − Mo d . Les men tions au orps k seron t souv en t omises. On s'est limité au as k = k ar tout fonteur p olynomial sans terme onstan t de E f k v ers les group es ab éliens prend ses v aleurs dans les F p -espaes v etoriels ; une extension des salaires au but ne mo die guère le omp ortemen t homologique de notre atégorie de fonteurs. De surroît, 'est le as où k égale k qu'il est usuel d'étudier ; des aluls d'algèbre homologique p oussés y on t été eetués (f. [FLS94 ℄ et [FFSS99℄). 4.1 Compatibilité aux (o)pro duits Si G est un group e et M et N son t deux G -mo dules, la pro jetion anonique ( M ⊗ N ) G ։ M G ⊗ N G induit un opr o duit externe en homologie H ∗ ( G ; M ⊗ N ) → H ∗ ( G ; M ) ⊗ H ∗ ( G ; N ) . Ce morphisme naturel gradué fait de H ∗ ( G ; − ) un fonteur omonoïdal. Il est plus usuel de onsidérer la situation duale, à sa v oir le pro duit externe H ∗ ( G ; M ) ⊗ H ∗ ( G ; N ) → H ∗ ( G ; M ⊗ N ) qui fait de H ∗ ( G ; − ) un fonteur monoïdal des G -mo dules v ers les espaes v etoriels gradués et se réduit en degré 0 à l'inlusion anonique M G ⊗ N G ֒ → ( M ⊗ N ) G . Des onstrutions analogues existen t en (o)homologie des fonteurs : le pro duit tensoriel induit en partiulier, p our toute p etite atégorie C , des pro duits naturels Ext ∗ C ( A, F ) ⊗ E xt ∗ C ( B , G ) → Ext ∗ C ( A ⊗ B , F ⊗ G ) . (On a des morphismes duaux éviden ts dans le as des group es de torsion.) Lorsque le fonteur A est m uni d'une struture de o gèbr e , on p eut utiliser les morphismes Ext ∗ ( A ⊗ A, F ⊗ G ) → Ex t ∗ ( A, F ⊗ G ) induits par le opro duit A → A ⊗ A p our en déduire un pro duit Ext ∗ ( A, F ) ⊗ E xt ∗ ( A, G ) → E xt ∗ ( A, F ⊗ G ) . T ous les fonteurs de préomp osition, don en partiulier d'év aluation, son t ompatibles aux (o)pro duits ainsi dénis. Cela p ermet d'obtenir la ompatibilité de tous les isomorphismes de la setion prééden te aux pro duits ou opro duits. Nous nous b ornerons ii à l'énoné suiv an t : 28 Prop osition 4.2. L es isomorphismes du or ol lair e 3.33 sont omp atibles aux pr o duits externes. Plus pr é isément, soient F et G des fonteurs p olynomiaux de F de de gr és r esp e tifs d et d ′ et n , i , j des entiers tels que n ≥ 2( i + j ) + d + d ′ + 6 . Supp osons la ar atéristique p de k imp air e. L e diagr amme H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ⊗ H j ( O n,n ( k ); G ( k 2 n )) / / ≃ H i + j ( O n,n ( k ); ( F ⊗ G )( k 2 n )) ≃ Ext i F ( k ) ( k [ S 2 ] , F ) ⊗ Ext j F ( k ) ( k [ S 2 ] , G ) / / Ext i + j F ( k ) ( k [ S 2 ] , F ⊗ G ) dans le quel les è hes horizontales sont les pr o duits et les è hes verti ales les isomorphismes donnés p ar le or ol lair e 3.33 ommute. On disp ose d'un énon é analo gue évident en termes de gr oup es symple tiques. Démonstr ation. Compte-ten u de la remarque prééden te et de la desription des isomorphismes, il sut de démon trer que l'isomorphisme d'adjontion T or E f inj ∗ ( k [ S 2 ] ∨ , F ) ≃ H ∗ ( E deg q ; F ) est om- patible aux opro duits (notre énoné s'en déduit en dualisan t). Celui-i est omp osé du mor- phisme H ∗ ( E deg q ; F ) = T or E deg q ∗ ( k ; F ) → T or E deg q ∗ ( k [ S 2 ] ∨ ; F ) induit par la è he k → k [ S 2 ] ∨ de Mo d − E deg q donnée, sur un espae quadratique ( V , q ) , par l'élémen t [ q ] de k [ S 2 ( V ∗ )] , et du mor- phisme T or E deg q ∗ ( k [ S 2 ] ∨ ; F ) → T or E f inj ∗ ( k [ S 2 ] ∨ ; F ) induit par le fonteur d'oubli de la forme quadra- tique E deg q → E f inj . Le premier resp ete les opro duits ar k → k [ S 2 ] ∨ est un morphisme de ogèbres, le seond par l'observ ation générale préédan t la démonstration, d'où la prop osition. Cette prop osition p ermet d'obtenir une propriété générale frappan te des pro duits externes en ohomologie stable des group es orthogonaux, à l'aide d'observ ations élémen taires mais eaes dues à T ouzé la prop osition suiv an te est établie (dans le on texte analogue des fonteurs p olynomiaux strits) dans [T ou09 ℄. Prop osition 4.3 (T ouzé) . Soient A une p etite até gorie additive et A un objet de A − Mo d muni d'une strutur e de o gèbr e et d'un épimorphisme natur el lement sindé A ( V ⊕ W ) ։ A ( V ) ⊗ A ( W ) p our V , W ∈ O b A de sorte que le opr o duit de A soit donné p ar la omp osition A ( V ) → A ( V ⊕ V ) ։ A ( V ) ⊗ A ( V ) , où la pr emièr e è he est induite p ar la diagonale V → V ⊕ V . On supp ose de sur r oît soit que A p ossè de une r ésolution pr oje tive de typ e ni, soit que F et G p ossè dent une r ésolution inje tive de typ e ni et que A pr end des valeurs de dimension nie. A lors le pr o duit externe Ext ∗ ( A, F ) ⊗ E xt ∗ ( A, G ) → E xt ∗ ( A, F ⊗ G ) est une inje tion natur el lement sindé e p our tous objets F et G de A − Mo d . Démonstr ation. À l'aide de l'épimorphisme sindé de l'h yp othèse, des fonteurs adjoin ts ⊕ : A × A → A et δ : A → A × A (diagonale) et de la form ule de Künneth (f. par exemple [FFSS99 ℄, propriété (1.7.2) 1 ), on obtien t un monomorphisme naturellemen t sindé Ext ∗ A ( A, F ) ⊗ E xt ∗ A ( A, G ) ≃ Ext ∗ A×A ( A ⊠ A, F ⊠ G ) ֒ → Ext ∗ A×A ( ⊕ ∗ A, F ⊠ G ) ≃ Ext ∗ A ( A, δ ∗ ( F ⊠ G )) = Ext ∗ A ( A, F ⊗ G ) . La desription du opro duit sur A à partir de l'épimorphisme sindé ⊕ ∗ A → A ⊠ A on ten ue dans l'h yp othèse mon tre que la è he prééden te n'est autre que le pro duit de l'énoné. On rapp elle au leteur que les généralités onernan t les fonteurs exp onen tiels, don t on fait un usage fréquen t dans la suite, son t données dans l'app endie B. L'h yp othèse sur le fonteur A est en partiulier v ériée, p our A = E f , lorsque A est la omp osi- tion E ◦ T d'un fonteur exp onen tiel E et d'un fonteur T tel que T (0) = 0 (puisqu'alors T ( U ⊕ V ) on tien t T ( U ) ⊕ T ( V ) omme fateur diret naturel). P ar onséquen t, les prop ositions 4.2 et 4.3 pro uren t le résultat d'injetivité suiv an t (où l'on utilise que les fonteurs p olynomiaux à v aleurs de dimension nie p ossèden t des résolutions injetiv es de t yp e ni f. [ FLS94 ℄, 10, où l'énoné est donné sous forme duale). 1 Dans et énoné, il n'est fait men tion de la form ule de Künneth que dans le premier as de nitude en visagé ; l'autre se traite de façon analogue. 29 Prop osition 4.4. Soient F et G deux fonteurs p olynomiaux de F ( k ) pr enant des valeurs de dimension nie, de de gr és r esp e tifs d et d ′ , i , j et n des entiers tels que n ≥ 2( i + j ) + d + d ′ + 6 . A lors le pr o duit externe H i ( O n,n ( k ); F ( k 2 n )) ⊗ H j ( O n,n ( k ); G ( k 2 n )) → H i + j ( O n,n ( k ); ( F ⊗ G )( k 2 n )) est inje tif si la ar atéristique de k est imp air e. R emar que 4.5 . On a en fait mieux (f. [ T ou09 ℄, 6.1) : il existe en ohomologie stable des group es orthogonaux ou sympletiques un o pro duit externe qui fournit une rétration naturelle au pro duit externe, omme on s'en on v ain aisémen t en reprenan t la démonstration. Il est imp ossible de dérire diretemen t e opro duit, qui n'existe pas en ohomologie instable. R emar que 4.6 . Il est en fait in utile d'in v o quer les propriétés de nitude des fonteurs p olynomiaux à v aleurs de dimension nie. En eet, la v arian te duale (en termes de group es de torsion) de la prop osition 4.3 est v alide sans auune h yp othèse de nitude (omme la form ule de Künneth p our les T or) ; les group es d'extensions ii onsidérés viennen t tous de la dualisation de group es de torsion. Nous a v ons néanmoins privilégié les énonés en termes de group es d'extensions, plus usuels et plus in tuitifs. Nous donnons main tenan t quelques résultats préliminaires aux aluls expliites de (o)homologie stabilisée de group es orthogonaux et sympletiques tordus par des fonteurs p olynomiaux lassiques. Nos aluls onerneron t les fonteurs exp onen tiels gradués usuels : puissanes extérieures, divisées, symétriques. Lemme 4.7. Soit F un objet de F . Il existe un isomorphisme gr adué natur el T or E f ∗ ( k [ T 2 ] ∨ , F ) ≃ H H ∗ ( E f ; ( V , W ) 7→ F ( V ∗ ⊕ W )) . Démonstr ation. Utilisan t l'adjontion en tre les fonteurs exats induits par la somme direte et la diagonale, l'équiv alene de atégories ( − ) ∗ : ( E f ) op → E f et l'isomorphisme naturel V ∗ ⊗ W ≃ Hom E f ( V , W ) , puis l'isomorphisme ( 10 ) de l'app endie A , on obtien t des isomorphismes gradués naturels T or E f ∗ ( k [ T 2 ] ∨ , F ) ≃ T or ( E f ) op ×E f ∗ ( k [Hom ( E f ) op ] , ( V , W ) 7→ F ( V ∗ ⊕ W )) ≃ H H ∗ ( E f ; ( V , W ) 7→ F ( V ∗ ⊕ W )) . R emar que 4.8 . P our un fonteur p olynomial F , par le théorème de Betley-Suslin [Bet99 ℄ [FFSS99 , app endie℄, on a un isomorphisme naturel H H ∗ ( E f ; ( V , W ) 7→ F ( V ∗ ⊕ W )) ≃ co lim n ∈ N H ∗ ( GL n ( k ); F ( k n ⊕ k n )) où g ∈ GL n ( k ) agit sur k n ⊕ k n par ( t g − 1 , g ) . On v érie que le diagramme suiv an t omm ute T or E f ∗ ( k [ T 2 ] ∨ , F ) ≃ / / α H H ∗ ( E f ; ( V , W ) 7→ F ( V ∗ ⊕ W )) ≃ / / colim n ∈ N H ∗ ( GL n ( k ); F ( k n ⊕ k n )) β T or E f ∗ ( k [ S 2 ] ∨ , F ) ≃ / / colim n ∈ N H ∗ ( O n,n ( k ); F ( k n ⊕ k n )) où α est induit par le morphisme anonique T 2 → S 2 , β par le morphisme de group es GL n ( k ) → O n,n ( k ) g 7→ t g − 1 0 0 g et l'isomorphisme du bas est induit par le orollaire 3.31 . 30 On note D : F op → F le fonteur de dualité de F omp osé omm utatif de ( − ) ∨ et ( − ) ∗ (f. notation 3.19 ), 'est-à-dire donné par ( D F )( V ) = F ( V ∗ ) ∗ . On remarque que e fonteur v érie la propriété d'auto-adjontion Hom F ( F, D G ) ≃ Hom F ( G, DF ) , qui s'étend aux group es d'extensions par exatitude de D . Prop osition 4.9. Soit E • un fonteur exp onentiel gr adué de F . Pour tout entier n , il existe un isomorphisme gr adué natur el T or E f ∗ ( k [ T 2 ] ∨ , E n ) ≃ M i + j = n T or E f ∗ (( E i ) ∨ , E j ) . L e dual de et esp a e ve toriel s'identie à Ext ∗ F ( E n , I ◦ T 2 ) ≃ M i + j = n Ext ∗ F ( E j , DE i ) . (5) Démonstr ation. Le premier isomorphisme s'obtien t par le lemme 4.7 en dév eloppan t E n ( V ∗ ⊕ W ) à l'aide de la propriété exp onen tielle et en utilisan t l'expression de l'homologie de Ho hs hild d'un pro duit tensoriel extérieur omme group e de torsion. La deuxième assertion s'obtien t à partir de la première et de l'isomorphisme (7) de l'app endie A. R emar que 4.10 . Le substitut de propriété exp onen tielle indiqué dans la remarque B.2 p ermet d'ob- tenir d'une manière analogue, p our les puissanes tensorielles, un isomorphisme gradué T or E f ∗ ( k [ T 2 ] ∨ , T n ) ≃ M i + j = n T or E f ∗ (( T i ) ∨ , T j ) ⊗ S i × S j k [ S n ] . Ces group es p euv en t être en tièremen t alulés ; on laisse au leteur le soin d'érire les analogues des résultats de la suite de ette setion en termes de puissanes tensorielles. P ar la suite, nous utiliserons systématiquemen t la forme duale en termes d'Ext, ar tous les aluls eetués dans la atégorie F on t été donnés en termes de group es d'extensions et non de torsion (f. [FFPS03℄ par exemple). Dans l'énoné suiv an t, les pro duits et opro duits son t internes ; ils s'obtiennen t à partir des strutures externes en utilisan t la struture de fonteur de Hopf. Prop osition 4.11. Soit E • un fonteur exp onentiel de Hopf omm utatif ou an tiomm utatif de F . L'isomorphisme bigr adué Ext ∗ F ( E • , I ◦ T 2 ) ≃ Ext ∗ F ( E • , DE • ) de la pr op osition 4.9 est un isomorphisme d'algèbr es de Hopf. Démonstr ation. La ompatibilité aux unités et oünités est éviden te. L'isomorphisme γ E • : Ext ∗ F ( E • , I ◦ T 2 ) ≃ Ext ∗ F ( E • , DE • ) de la prop osition 4.9 est naturel en E • , la naturalité étan t relativ e aux morphismes resp etan t la struture exp onen tielle. Nous obtenons la ompatibilité aux pro duits et opro duits en mon tran t que γ E • est monoïdal. (On rapp elle qu'un fonteur monoïdal F en tre deux atégories monoïdales ( A , ⊗ A ) et ( B , ⊗ B ) est un fonteur m uni de morphismes naturels F ( A ) ⊗ B F ( A ′ ) → F ( A ⊗ A A ′ ) ; une transformation naturelle en tre fonteurs monoïdaux est monoïdale si elle est ompatible à es morphismes naturels en un sens éviden t.) En eet, omme le fonteur exp onen tiel gradué E • est supp osé (an ti)omm utatif, les morphismes de m ultipliation E • ⊗ E • → E • et de om ultipliation E • → E • ⊗ E • son t des morphismes de fonteurs exp onen tiels, e qui p ermet de déduire du aratère monoïdal de γ E • sa ompatibilité aux pro duits et opro duits en rev enan t à leur dénition. La démonstration de la prop osition 4.9 mon tre que γ E • s'obtien t par omp osition des trois isomorphismes suiv an ts. P our alléger, on note dans la suite de la démonstration σ : E f × E f → E f le fonteur somme direte, π : E f × E f → E f le fonteur pro duit tensoriel, δ : E f → E f × E f le fonteur diagonal et bi − F p our E f × E f − Mo d . 31 1. l'isomorphisme Ext bi −F ( σ ∗ F, π ∗ I ) ≃ − → Ext F ( F, I ◦ T 2 ) naturel en F ∈ Ob F déduit de l'adjontion en tre σ et δ . C'est un isomorphisme monoï- dal (où la struture monoïdale des deux fonteurs F op → E onsidérés se déduit de la struture d'algèbre sur le fonteur I ) ar il est omp osé du morphisme naturel monoïdal Ext bi −F ( σ ∗ F, π ∗ I ) → Ext F (( σ δ ) ∗ F, I ◦ T 2 ) induit par le fonteur δ et du morphisme naturel monoïdal Ext F (( σ δ ) ∗ F, I ◦ T 2 ) → Ext F ( F, I ◦ T 2 ) induit par l'unité id E f → σ δ ; 2. l'isomorphisme Ext bi −F ( σ ∗ E • , π ∗ I ) ≃ Ext bi −F ( E • ⊠ E • , π ∗ I ) déduit de la struture exp onen tielle de E • , qui est un morphisme naturel monoïdal de fonteurs on tra v arian ts depuis les fonteurs exp onen tiels v ers les espaes v etoriels ; 3. l'isomorphisme Ext ∗ bi −F ( F ⊠ G, π ∗ I ) ≃ − → Ext ∗ F ( F, D G ) naturel en ( F, G ) ∈ Ob F × F est égalemen t monoïdal. Il sut de le mon trer en degré oho- mologique n ul, en lequel il prend la forme expliite suiv an te : à une transformation naturelle ( u V ,W : F ( V ) ⊗ G ( W ) 7→ I ( V ⊗ W )) V ,W on asso ie la transformation naturelle donnée par la olletion d'appliations F ( V ) → G ( V ∗ ) ∗ adjoin tes aux appliations F ( V ) ⊗ G ( V ∗ ) u V ,V ∗ − − − − → I ( V ⊗ V ∗ ) ≃ k End V → k où la dernière è he est l'év aluation en le morphisme iden tique de V . Ce morphisme est don ompatible aux pro duits, e qui a hèv e d'établir la prop osition. La struture du fonteur T 2 dép endan t de la parité de la aratéristique p de k , nous distinguons le as p impair du as p = 2 dans nos in v estigations ultérieures. T andis que nous obtiendrons des aluls omplets sur les fonteurs usuels dans le premier as, nous ne p ourrons donner que des résultats très partiels dans le seond. 4.2 Caluls en aratéristique impaire Con v en tion 4.12. Dans tout e paragraphe, on supp ose p impair. On supp ose que E • est un fonteur exp onen tiel de Hopf gradué omm utatif ou an tiomm utatif. D'une manière générale, si u : A → B est une è he de F en tre fonteurs sans terme onstan t (i.e. A (0) = B (0) = 0 ), on note h ( u ) = ( I ◦ u ) ∗ : Ext ∗ F ( E • , I ◦ A ) → Ext ∗ F ( E • , I ◦ B ) le morphisme d'algèbres de Hopf onsidéré dans la prop osition B.6. Comme 2 est in v ersible dans k , le fonteur T 2 se sinde en somme des deux fonteurs simples Γ 2 ( ≃ S 2 ) et Λ 2 . La propriété exp onen tielle du fonteur I pro ure don un isomorphisme I ◦ T 2 ≃ ( I ◦ Γ 2 ) ⊗ ( I ◦ Λ 2 ) . Comme le fonteur onstan t en k est fateur diret de I , I ◦ Γ 2 et I ◦ Λ 2 son t en partiulier fateurs direts de I ◦ T 2 . P our mener à bien nos aluls, nous a v ons b esoin d'exprimer préisémen t l'eet des idemp oten ts orresp ondan t à ette déomp osition sur les isomorphismes de la prop osition 4.9 . À ette n, on note τ l'in v olution du fonteur T 2 é hangean t les deux fateurs du pro duit tensoriel puis e Γ = h 1+ τ 2 et e Λ = h 1 − τ 2 les deux idemp oten ts de Ext ∗ F ( E • , I ◦ T 2 ) don t les images resp etiv es son t Ext ∗ F ( E • , I ◦ Γ 2 ) et Ext ∗ F ( E • , I ◦ Λ 2 ) . Le résultat suiv an t p ermettra, dans les as usuels, de dérire l'in v olution h ( τ ) en termes expli- ites : Lemme 4.13. Dans l'isomorphisme (5) de la pr op osition 4.9 , l'involution h ( τ ) est donné e p ar les isomorphismes Ext ∗ F ( E j , DE i ) ≃ − → Ext ∗ F ( E i , DE j ) fournis p ar l'auto-adjontion du fonteur D au signe ǫ ij pr ès, où ǫ vaut 1 si E • est ommutatif et − 1 si E • est anti ommutatif. 32 Démonstr ation. Si F est un ob jet de F = E f − Mo d et G un ob jet de Mo d − E f , le diagramme d'isomorphismes suiv an t omm ute T or E f ∗ ( G, F ) H H ∗ ( E f ; G ⊠ F ) o o / / T or ( E f ) e ∗ ( k [Hom ( E f ) op ] , G ⊠ F ) T or E f ∗ ( F ∨ , G ∨ ) H H ∗ ( E f ; F ∨ ⊠ G ∨ ) o o / / T or ( E f ) e ∗ ( k [Hom ( E f ) op ] , F ∨ ⊠ G ∨ ) où les è hes v ertiales son t induites par l'é hange des fateurs et l'an ti-équiv alene de atégories ( − ) ∗ et l'on a noté ( E f ) e = ( E f ) op × E f . Supp osons main tenan t F = E • et G = ( E • ) ∨ et formons le diagramme d'isomorphismes suiv an t T or ( E f ) e ∗ ( k [Hom ( E f ) op ] , ( E • ) ∨ ⊠ E • ) / / T or ( E f ) e ∗ ( k [Hom ( E f ) op ] , σ ∗ E • ) / / T or E f ∗ ( k [ T 2 ] ∨ , E • ) T or ( E f ) e ∗ ( k [Hom ( E f ) op ] , ( E • ) ∨ ⊠ E • ) / / T or ( E f ) e ∗ ( k [Hom ( E f ) op ] , σ ∗ E • ) / / T or E f ∗ ( k [ T 2 ] ∨ , E • ) dans lequel les è hes v ertiales son t onstruites omme préédemmen t et où l'on désigne par σ le fonteur ( E f ) e → E f ( W , V ) 7→ W ∗ ⊕ V . Le arré de droite omm ute ar les è hes horizon tales son t des isomorphismes d'adjontion en tre deux fonteurs ( σ et V 7→ ( V ∗ , V ) ) in v arian ts par l'auto- équiv alene ( W , V ) 7→ ( V ∗ , W ∗ ) de ( E f ) e . Le arré de gau he omm ute au signe ǫ ij près lorsque l'on se restrein t en degrés o v arian t i et on tra v arian t j , par dénition de l'(an ti)omm utativité de E • . Il sut alors de reprendre la démonstration de la prop osition 4.9 p our obtenir la onlusion. Le lemme suiv an t p ermet de déterminer expliitemen t, via les résultats de [ FFSS99℄, l'in v olution dérite dans l'énoné prééden t, lorsque E • est un fonteur exp onen tiel gradué usuel. On y note par abus I d ∈ Ob F le fonteur d'inlusion E f ֒ → E . Lemme 4.14. L'involution sur Ext ∗ F ( I d, I d ) induite p ar l'auto-adjontion du fonteur D et l'auto- dualité du fonteur I d est triviale. Démonstr ation. F ranjou, Lannes et S h w artz on t déterminé dans l'artile [FLS94℄ Ext ∗ F ( I d, I d ) : et espae v etoriel gradué est de dimension 1 en degré pair et n ul en degré impair ; omme algèbre (p our le pro duit de omp osition), Ext ∗ F ( I d, I d ) est une algèbre symétrique (don en partiulier omm utativ e) sur des générateurs e i de degré 2 p i − 1 , p our i > 0 , quotien tée par l'idéal des puissanes p -ièmes. L'in v olution donnée par la dualité étan t un (an ti)morphisme d'algèbre graduée, il sut de v érier qu'elle préserv e les e i . P our ela, nous aurons b esoin d'utiliser la atégorie P des fonteurs "p olynomiaux strits" sur k de F riedlander-Suslin (f. [FS97 ℄). Il existe un fonteur exat P → F ompatible à la dualité ( P est m unie d'une dualité analogue à elle de F ) tel que e i est l'image d'un élémen t, traditionnellemen t enore noté de la même façon, appartenan t à Ext 2 p i − 1 P ( I d ( i ) , I d ( i ) ) , où I d ( i ) désigne le fonteur iden tité I d tordu i fois par le morphisme de F rob enius (f. [FS97℄, 4 ). De plus, le lemme 4 . 2 de [FS97 ℄ mon tre que e 1 est auto-dual. On utilise main tenan t le orollaire 5 . 9 de [FFSS99℄ : il mon tre que l'image de e i par le morphisme Ext 2 p i − 1 P ( I d ( i ) , I d ( i ) ) → Ext 2 p i − 1 P (Γ p i − 1 (1) , S p i − 1 (1) ) donné par la p ostomp osition par le morphisme de F rob enius (itéré et tordu) I d ( i ) → S p i − 1 (1) et la préom- p osition par son dual (de sorte que e morphisme est ompatible à la dualité) en v oie e i sur e p i − 1 1 , où le pro duit est ette fois relatif à l'algèbre (trigraduée) Ext ∗ P (Γ ∗ (1) , S ∗ (1) ) , don t la struture m ul- tipliativ e, déduite des strutures exp onen tielles duales de Γ ∗ et S ∗ , est ompatible à la dualité. Il s'ensuit que e i est auto-dual, d'où le lemme. Nous rapp elons main tenan t le premier p oin t du théorème 6 . 3 de [FFSS99℄, dans la v ersion bigraduée (moins préise que la v ersion trigraduée originelle) qui nous in téresse, où l'assertion relativ e à la dualité se déduit du lemme 4.14 : Théorème 4.15 (F ranjou-F riedlander-Sori henk o-Suslin) . L'algèbr e de Hopf bigr adué e Ext ∗ F (Γ • , S • ) est une algèbr e symétrique S ( U ) , où U est un esp a e ve toriel bigr adué de dimension 2 en bide gr é 33 (2 q s m, q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s > 0 , de dimension 1 en bide gr é (2 m, 2) p our tout entier m ≥ 0 et nul dans les autr es bide gr és. L e pr emier de gr é est le de gr é ohomolo gique et le se ond le de gr é interne. De sur r oît, la dualité est é gale à S ( t ) , où t est une involution gr adué e de U dont 1 est valeur pr opr e simple en haque bide gr é où U est non nul. On en déduit le théorème suiv an t : Théorème 4.16. L'algèbr e de Hopf bigr adué e Ext ∗ F (Γ ∗ , I ◦ Γ 2 ) (r esp. Ext ∗ F (Γ ∗ , I ◦ Λ 2 ) ) est une algèbr e symétrique S ( V Γ ) (r esp. S ( W Γ ) ), où V Γ (r esp. W Γ ) est un esp a e ve toriel bigr adué de dimension 1 en bide gr é (2 q s m, q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s ≥ 0 (r esp. s > 0 ) et nul dans les autr es bide gr és. Démonstr ation. Le théorème prééden t (don t on onserv e les notations) dérit l'algèbre de Hopf bigraduée Ext ∗ F (Γ • , S • ) ≃ S ( U ) , on a don aussi Ext ∗ F (Γ • , I ◦ T 2 ) ≃ S ( U ) par la prop osition 4.11 , ainsi que h ( τ ) ≃ S ( t ) par le lemme 4.13 . On en déduit par les prop ositions B.4 et B.6 . 3 h (1 + τ ) ≃ S (1) ∗ S ( t ) ≃ S (1 + t ) puis h 1 + τ 2 = h p + 1 2 . (1 + τ ) = h (1 + τ ) ∗ p +1 2 ≃ S (1 + t ) ∗ p +1 2 = S p + 1 2 . (1 + t ) = S 1 + t 2 ; de même h ( 1 − τ 2 ) ≃ S ( 1 − t 2 ) , e qui donne le résultat. En pro édan t de façon similaire, utilisan t ette fois la dernière assertion du théorème 6 . 3 de [FFSS99 ℄, on obtien t le résultat suiv an t : Théorème 4.17. L'algèbr e de Hopf bigr adué e Ext ∗ F (Λ ∗ , I ◦ Γ 2 ) (r esp. Ext ∗ F (Λ ∗ , I ◦ Λ 2 ) ) est une algèbr e à puissan es divisé es Γ( V Λ ) (r esp. Γ( W Λ ) ), où V Λ (r esp. W Λ ) est un esp a e ve toriel bigr adué de dimension 1 en bide gr é (2 q s m + q s − 1 , q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s > 0 (r esp. s ≥ 0 ) et nul dans les autr es bide gr és. Le orollaire 3.31 et les théorèmes 4.16 et 4.17 impliquen t : Théorème 4.18. 1. L'algèbr e bigr adué e H ∗ ( O ∞ ; S • ∞ ) est une algèbr e symétrique S ( V S ) , où V S est un esp a e ve toriel bigr adué de dimension 1 en bide gr é (2 q s m, q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s ≥ 0 et nul dans les autr es bide gr és. 2. L'algèbr e bigr adué e H ∗ ( O ∞ ; Λ • ∞ ) est une algèbr e à puissan es divisé es Γ( V Λ ) , où V Λ est un esp a e ve toriel bigr adué de dimen- sion 1 en bide gr é (2 q s m + q s − 1 , q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s > 0 et nul dans les autr es bide gr és. 3. L'algèbr e bigr adué e H ∗ ( S p ∞ ; S • ∞ ) est une algèbr e symétrique S ( W S ) , où W S est un esp a e ve toriel bigr adué de dimension 1 en bide gr é (2 q s m, q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s > 0 et nul dans les autr es bide gr és. 4. L'algèbr e bigr adué e H ∗ ( S p ∞ ; Λ • ∞ ) est une algèbr e à puissan es divisé es Γ( W Λ ) , où W Λ est un esp a e ve toriel bigr adué de di- mension 1 en bide gr é (2 q s m + q s − 1 , q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s ≥ 0 et nul dans les autr es bide gr és. Théorème 4.19. 1. L a o gèbr e bigr adué e H ∗ ( O ∞ ; Γ • ∞ ) est une o gèbr e à puissan es divisé es Γ( V Γ ) , où V Γ est un esp a e ve toriel bigr adué de dimen- sion 1 en bide gr é (2 q s m, q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s ≥ 0 et nul dans les autr es bide gr és. 34 2. L a o gèbr e bigr adué e H ∗ ( O ∞ ; Λ • ∞ ) est une o gèbr e symétrique S ( V Λ ) , où V Λ est un esp a e ve toriel bigr adué de dimension 1 en bide gr é (2 q s m + q s − 1 , q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s > 0 et nul dans les autr es bide gr és. 3. L a o gèbr e bigr adué e H ∗ ( S p ∞ ; Γ • ∞ ) est une o gèbr e à puissan es divisé es Γ( W Γ ) , où W Γ est un esp a e ve toriel bigr adué de di- mension 1 en bide gr é (2 q s m, q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s > 0 et nul dans les autr es bide gr és. 4. L a o gèbr e bigr adué e H ∗ ( S p ∞ ; Λ • ∞ ) est une o gèbr e symétrique S ( W Λ ) , où W Λ est un esp a e ve toriel bigr adué de dimension 1 en bide gr é (2 q s m + q s − 1 , q s + 1) p our tous entiers m ≥ 0 et s ≥ 0 et nul dans les autr es bide gr és. P ar le orollaire 3.32 , le théorème prééden t alule les espaes v etoriels H i ( O n,n , Γ j ( F 2 n q )) , H i ( O n,n , Λ j ( F 2 n q )) , H i ( S p 2 n , Γ j ( F 2 n q )) et H i ( S p 2 n , Λ j ( F 2 n q )) p our n ≥ 2 i + j + 6 . P our déterminer par la même métho de H ∗ ( O ∞ , S • ∞ ) et H ∗ ( S p ∞ , S • ∞ ) , on a b esoin de onnaître Ext ∗ F ( S • , Γ • ) . Ce alul, manquan t dans [FFSS99 ℄, a été eetué réemmen t par Chaªupnik dans [Cha08 ℄, orollaire 4 . 6 (toujours en transitan t par la atégorie P ). On laisse au leteur le soin d'érire le résultat, un p etit p eu plus te hnique, obten u. P our onlure e paragraphe, men tionnons un orollaire frappan t de e théorème, don t les auteurs ignoren t s'il p eut être établi de manière plus direte. Corollaire 4.20. Soient n et i deux entiers tels que n ≥ 2 i + 8 . A lors le i -ème gr oup e d'homolo gie du gr oup e O n,n (r esp. S p 2 n ) à o eients dans sa r epr ésentation adjointe est nul. Démonstr ation. Soit ( V , q ) un espae quadratique de dimension nie non dégénéré. L'isomorphisme d'espaes v etoriels ϕ : T 2 ( V ) ≃ − → End V omp osé de l'isomorphisme anonique T 2 ( V ) ≃ Hom k ( V ∗ , V ) et de Hom k ( φ, V ) , où φ : V ≃ − → V ∗ est l'isomorphisme déduit de q , est O ( V , q ) -équiv arian t, où l'ation est la restrition de l'ation de GL ( V ) donnée par la fontorialité de T 2 à la soure et la onjugaison au but (f. remarque 2.13 ). De plus, ϕ se restrein t en un isomorphisme O ( V , q ) -équiv arian t en tre Λ 2 ( V ) et la représen tation adjoin te de O ( V , q ) . P ar onséquen t, l'ann ulation dans le as orthogonal pro vien t de elle de H ∗ ( O ∞ ; Λ 2 ) on ten ue dans le théorème prééden t et du orollaire 3.32 (f. remarque suiv an t le théorème prééden t). Le as sympletique s'obtien t de la même manière à partir de l'ann ulation de H ∗ ( S p ∞ ; S 2 ) . 4.3 Un alul en aratéristique 2 Con v en tion 4.21. Dans e paragraphe, k est le orps à 2 élémen ts F 2 . On p ourrait pro éder de manière analogue sur tout orps ni de aratéristique 2 , mais nous nous restreignons à e as ar nous nous appuy ons sur des résultats de T ro es h qui n'on t été énonés que sur des orps premiers. Sur F 2 , le fonteur T 2 n'est pas semi-simple, et Γ 2 n'est pas simple (il n'est pas non plus isomorphe à S 2 ) : on a des suites exates ourtes non sindées 0 → Λ 2 → Γ 2 → I d → 0 et 0 → Γ 2 → T 2 → Λ 2 → 0 , où la è he Γ 2 → I d ("V ers hiebung") est duale du morphisme de F rob enius I d → S 2 . Nous alulerons seulemen t les group es Ext ∗ F ( I d, I ◦ Γ 2 ) et Ext ∗ F ( I d, I ◦ Λ 2 ) , la détermination omplète de Ext ∗ F ( F, I ◦ Γ 2 ) ou Ext ∗ F ( F, I ◦ Λ 2 ) sem blan t hors de p ortée lorsque F est un fonteur p olynomial de degré stritemen t sup érieur à 1 . De fait, les fonteurs Ext ∗ F ( I d, − ) jouissen t de la remarquable propriété suiv an te (qui est vraie sur tout orps ni premier), établie dans [ T ro02 ℄ (théorème 3 . 1 ) : 35 Théorème 4.22 (T ro es h) . Soient C • un omplexe exat d'objets de F sans terme onstant et F un fonteur analytique de F . On a Ext ∗ F ( I d, H ∗ ( F ◦ C • )) = 0 . (T ro es h énone e résultat seulemen t p our F p olynomial, mais le résultat général s'en déduit aussitt par passage à la olimite ltran te, puisque I d p ossède une résolution pro jetiv e de t yp e ni, d'après un résultat lassique de S h w artz, établi par exemple dans [ FLS94 ℄, prop osition 10 . 1 .) P ar onséquen t, les deux suites exates prééden tes induisen t après p ostomp osition par I (le aratère analytique de e fonteur est un fait lassique f. par exemple [ FFPS03℄) des suites exates longues : · · · → E xt i − 1 ( I d, I ) → Ext i ( I d, I ◦ Λ 2 ) → Ext i ( I d, I ◦ Γ 2 ) → Ext i ( I d, I ) → · · · et · · · → E xt i ( I d, I ◦ T 2 ) → Ext i ( I d, I ◦ Λ 2 ) → Ext i +1 ( I d, I ◦ Γ 2 ) → Ext i +1 ( I d, I ◦ T 2 ) → · · · Mais Ext i ( I d, I ) est n ul p our i 6 = 0 et isomorphe à F 2 p our i = 0 , tandis que Ext i ( I d, I ◦ T 2 ) = 0 p our tout i d'après la prop osition 4.9 . On en déduit aussitt : Théorème 4.23. L e F 2 -esp a e ve toriel Ext i F ( I d, I ◦ Γ 2 ) est de dimension 1 p our i ≥ 2 et nul sinon. L e F 2 -esp a e ve toriel Ext i F ( I d, I ◦ Λ 2 ) est de dimension 1 p our i ≥ 1 et nul p our i = 0 . R emar que 4.24 . De façon similaire on obtien t que Ext i ( I d, I ◦ S 2 ) est de dimension 1 p our tout i ∈ N . On en déduit, par le orollaire 3.32 , le résultat suiv an t. Corollaire 4.25. Soient n et i des entiers natur els tels que n ≥ 2 i + 7 . 1. L'esp a e ve toriel H i ( O n,n ( F 2 ) , F 2 2 n ) est de dimension i − 1 p our i ≥ 2 et nul sinon. 2. L'esp a e ve toriel H i ( S p 2 n ( F 2 ) , F 2 2 n ) est de dimension 1 p our i ≥ 1 et nul sinon. A Algèbre homologique dans les atégories de fonteurs Soit C une p etite atégorie ; on rapp elle que l'on note C − Mo d la atégorie des fonteurs de soure C et de but la atégorie Mo d k et Mo d − C p our C op − Mo d . Nous rapp elons dans et app endie quelques résultats homologiques élémen taires et bien onn us de ette atégorie, qui se omp orte à plusieurs égards omme une atégorie de mo dules. Cette atégorie est ab élienne, l'exatitude se testan t au but. Elle p ossède toutes limites et olimites, qui se alulen t au but. (On ren v oie, par exemple, à [ Gab62 ℄ p our les généralités sur les atégories ab éliennes.) C'est même une atégorie de Grothendie k : elle p ossède un générateur et les olimites ltran tes son t exates. On p eut préiser le premier p oin t de la façon suiv an te : p our tout ob jet i de C , on note P C i le fonteur k [Hom C ( i, − )] (où k [ E ] désigne le k -mo dule libre de base E ). Le lemme de Y oneda pro ure un isomorphisme anonique Hom C ( P C i , F ) ≃ F ( i ) (on note ii Hom C p our Hom C − Mod ; des on v en tions analogues p our les group es d'extensions seron t utilisées), d'où l'on déduit que les P C i son t pro jetifs et engendren t C − Mo d . On les app elle parfois génér ateurs pr oje tifs standar d de C − Mo d . Le pr o duit tensoriel au-dessus de C (f. par exemple l'app endie C de [Lo d98 ℄) est le fonteur ⊗ C : Mo d − C × C − Mo d → Mo d k donné ainsi : p our F ∈ Ob Mo d − C et G ∈ Ob C − Mo d , F ⊗ C G est le quotien t de L i ∈ Ob C F ( i ) ⊗ G ( i ) (on rapp elle que les pro duits tensoriels non sp éiés son t pris sur k ) par le sous-mo dule engendré par les élémen ts du t yp e F ( f )( x ′ ) ⊗ y − x ′ ⊗ G ( f )( y ) p our i f − → i ′ è he de C , y ∈ G ( i ) et x ′ ∈ F ( i ′ ) . Le bifonteur ⊗ C omm ute aux olimites en haque v ariable. Il p ossède des propriétés de om- m utativité et d'asso iativité éviden tes. De plus, on a des isomorphismes naturels P C op i ⊗ C G ≃ G ( i ) et F ⊗ C P C i ≃ F ( i ) . 36 Une autre manière de aratériser le pro duit tensoriel est l'adjontion suiv an te : Hom k ( F ⊗ C G, V ) ≃ Hom C ( G, H om k ( F, V )) , (6) où, p our V ∈ Ob Mo d k et F ∈ Ob Mo d − C , H om k ( F, V ) désigne l'ob jet de C − Mo d donné par C 7→ Hom k ( F ( C ) , V ) . P our des raisons standard d'algèbre homologique, dériv er à gau he le bifonteur ⊗ C relativ emen t à l'une ou l'autre des v ariables donne des résultats anoniquemen t isomorphes, notés T or C ∗ . (On p eut aussi dénir es group es omme l'homologie d'un omplexe simpliial expliite f. [ Lo d98 ℄, app endie C, par exemple.) Un fonteur G ∈ Ob C − Mo d est dit plat si − ⊗ C G est exat. T out fonteur pro jetif est plat, et les fonteurs plats son t stables par olimite ltran te. Comme dans le as des mo dules, on p eut remplaer, p our aluler les group es de torsion sur C , les résolutions pro jetiv es par des résolutions plates. L'isomorphisme (6) mon tre que le pro duit tensoriel au-dessus de C est en quelque sorte dual du fonteur Hom sur C − Mo d . Cela fontionne partiulièremen t bien lorsque k est un orps ; on note alors F ∗ p our H om k ( F, k ) , la p ost-omp osition de F par le fonteur de dualité des espaes v etoriels, noté V 7→ V ∗ . L'exatitude de ette dualité donne alors un isomorphisme naturel gradué T or C ( F, G ) ∗ ≃ Ext C ( G, F ∗ ) . (7) L' homolo gie de la atégorie C à o eien ts dans un fonteur F ∈ Ob C − Mo d est par dénition le k -mo dule gradué T or C ∗ ( k , F ) (où k désigne le fonteur de Mo d − C onstan t en k ), qui est noté H ∗ ( C ; F ) . On remarque que H 0 ( C ; F ) s'iden tie anoniquemen t à la olimite du fonteur F . Lorsque C est la atégorie à un ob jet asso iée à un group e (ou plus généralemen t un monoïde) G , F se réduit à un k [ G ] -mo dule et l'on retrouv e la notion habituelle d'homologie du group e G (ou plus généralemen t de group es de torsion sur G ). P ar ailleurs, le mo dule gradué H ∗ ( C ; k ) à o eien ts dans le fonteur onstan t s'iden tie à l'homologie singulière du nerf de C . Nous aurons b esoin du résultat suiv an t déduit de la théorie de l'obstrution des omplexes de haînes exp osée par Dold dans [ Dol60 ℄ ; e n'est qu'une transp osition au as des atégories de fonteurs de t yp e C − Mo d de la prop osition 1 . 6 de l'artile [Pir00b ℄ de Pirash vili sur les Γ -mo dules. Prop osition A.1 (Pirash vili) . Soient F ∈ Ob C − Mo d et C • un omplexe de haînes N -gr adué d'objets pr oje tifs de Mo d − C . 1. Il existe une suite sp e tr ale du pr emier quadr ant E 2 p,q = T or C p ( H q ( C • ) , F ) ⇒ H p + q ( C • ⊗ C F ) . 2. Supp osons que Ext m − n +1 C op ( H n ( C • ) , H m ( C • )) = 0 p our n < m. (8) A lors la suite sp e tr ale s'eondr e au terme E 2 ; de plus, il existe une dé omp osition : H n ( C • ⊗ C F ) ≃ M p + q = n T or C p ( H q ( C • ) , F ) (9) natur el le en F . (La suite sp etrale en question s'obtien t en onsidéran t le omplexe double pro duit tensoriel au-dessus de C de C • et d'une résolution pro jetiv e de F .) Une généralisation de l'homologie et des group es de torsion (mo dulo une h yp othèse de pro je- tivité sur les o eien ts) sur la atégorie C est elle d'homologie des bi fonteurs, i.e. des ob jets de C op × C Mo d . Comme ette notion orresp ond, dans le as d'une atégorie à un ob jet, à elle d'homologie de Ho hs hild de l'algèbre du monoïde asso ié, nous noterons H H ∗ ette théorie ho- mologique. Si B est un tel bifonteur, on dénit H H 0 ( C ; B ) omme le quotien t de L i ∈ Ob C B ( i, i ) par le sous-mo dule engendré par les élémen ts du t yp e B ( f , id i )( x ) − B ( id j , f )( x ) p our i , j ob jets de C , 37 x ∈ B ( j, i ) et f ∈ Hom C ( i, j ) . Le fonteur H H 0 ( C , − ) est exat à droite ; les k -mo dules H H i ( C ; B ) son t par dénition l'év aluation en B de ses fonteurs dériv és. Si B est un pro duit tensoriel extérieur F ⊠ G a v e F ∈ Ob Mo d − C et G ∈ Ob C − Mo d , i.e. B ( i, j ) = F ( i ) ⊗ G ( j ) , et que l'un des fonteurs F et G a p our v aleurs des k -mo dules pro jetifs, on a H H ∗ ( C ; B ) = T or C ∗ ( F, G ) ('est vrai sans h yp othèse en degré 0 ). Une autre desription de H H ∗ est donnée par l'isomorphisme gradué naturel suiv an t : H H ∗ ( C ; B ) ≃ T or C op ×C ∗ ( k [Hom C op ( − , − )] , B ) (10) (f. [Lo d98 ℄, app endie C, par exemple). L'homologie de C à o eien ts dans un bifonteur (et de même les group es de torsion sur C ) p ossède une fontorialité en C : si Q : D → C est un fonteur en tre p etites atégories et B un ob jet de Ob C op × C − Mo d , on disp ose d'un morphisme anonique H H ∗ ( D ; Q ∗ ( B )) → H H ∗ ( C ; B ) , où l'étoile indique la préomp osition et où l'on note par abus enore Q p our Q op × Q : D op × D → C op × C . En degré 0 , il se dénit en onstatan t que le morphisme éviden t M j ∈ Ob D B ( Q ( j ) , Q ( j )) → M i ∈ Ob C B ( i, i ) induit un morphisme H H 0 ( D ; Q ∗ ( B )) → H H 0 ( C ; B ) , qu'on prolonge ensuite en un morphisme de fonteurs homologiques ('est p ossible par exatitude de Q ∗ ). C'est un isomorphisme si Q est une équiv alene de atégories. Il existe un analogue de la notion de fonteurs adjoin ts p our le pro duit tensoriel au-dessus d'une p etite atégorie. Le as qui nous in téresse est elui orresp ondan t aux extensions de Kan, qu'on p eut traiter de façon analogue : Prop osition A.2. Soient C et D des p etites até gories et Q : D → C un fonteur. Il existe un fonteur Q ! : Mo d − D → Mo d − C , unique à isomorphisme anonique pr ès, tel qu'existe un isomorphisme natur el F ⊗ D Q ∗ ( G ) ≃ Q ! ( F ) ⊗ C G p our F ∈ Ob Mo d − D et G ∈ Ob C − Mo d (où Q ∗ désigne la pr é omp osition p ar Q ). On p eut dénir Q ! p ar Q ! ( F )( a ) = F ⊗ D Q ∗ ( P C a ) . (11) L e fonteur Q ! est exat à dr oite ; il ommute même à toutes les olimites. Ses fonteurs dérivés à gauhe sont donnés p ar L i Q ! ( F )( a ) = T or D i ( F, Q ∗ ( P C a )) . (12) De plus, le fonteur Q ! est adjoint à gauhe au fonteur ( Q op ) ∗ : Mo d − C → Mo d − D ; son eet sur les pr oje tifs standar d est donné p ar un isomorphisme natur el Q ! ( P D op b ) ≃ P C op Q ( b ) . La démonstration, qui onsiste en une v ariation sur le lemme de Y oneda, est laissée au leteur. Nous terminons es rapp els par un résultat plus partiulier qui in tervien t dans la setion 3 . Prop osition A.3. Soient X un fonteur de C op vers la até gorie des ensembles et C X la até gorie dont les objets sont les ouples ( i, x ) formés d'un objet i de C et d'un élément x de X ( i ) , les morphismes ( i, x ) → ( j, y ) étant les morphismes f : i → j de C tels que X ( f )( y ) = x . On note U : C X → C le fonteur d'oubli (donné sur les objets p ar ( i, x ) 7→ i ), et Ω X : Mo d − C X → Mo d − C le fonteur donné p ar Ω X ( F )( i ) = M x ∈ X ( i ) F ( i, x ) , le morphisme Ω X ( F )( f ) : Ω X ( F )( i ) → Ω X ( F )( j ) induit p ar un morphisme f : i → j de C op ayant p our omp osante F ( i, x ) → F ( j, y ) l'appli ation induite p ar F si X ( f )( i ) = j et 0 sinon. Il existe un isomorphisme gr adué T or C X ( F, U ∗ ( G )) ≃ T or C (Ω X ( F ) , G ) natur el en les objets F de Mo d − C X et G de C − Mo d . 38 Ce résultat élémen taire est la tradution en terme de fonteur T or des adjontions étudiées dans le 3.1 de [Dja07℄. Le as du degré 0 se déduit de la form ule (11 ) ; l'exatitude du fonteur Ω X p ermet de propager l'isomorphisme en tout degré homologique. Le as des o eien ts onstan ts est e que Lo da y nomme lemme de Shapir o p our l'homolo gie des p etites até gories ([Lo d98 ℄, app endie C.12). B F onteurs exp onen tiels Dans et app endie, on s'in téresse uniquemen t à la atégorie F ( k ) = E f ( k ) − Mo d des fonteurs de soure E f ( k ) et de but E ( k ) . On notera égalemen t F 2 ( k ) = E f ( k ) × E f ( k ) − Mo d . Les notions que nous rapp elons son t lassiques : on p ourra se référer à [FFSS99℄. Notons π : E f ( k ) × E f ( k ) → E f ( k ) le fonteur de somme direte et δ : E f ( k ) → E f ( k ) × E f ( k ) le fonteur d'inlusion diagonale. Chaun d'en tre eux est adjoin t à droite et à gau he à l'autre. Il en résulte que la même propriété v aut p our les fonteurs de préomp osition π ∗ : F ( k ) → F 2 ( k ) et δ ∗ : F 2 ( k ) → F ( k ) . Cette observ ation simple s'a v ère tout-à-fait eae p our traiter des fonteurs p ossédan t la propriété suiv an te. Dénition B.1. 1. Un fonteur exp onentiel de F ( k ) est un ob jet E de F ( k ) m uni d'un isomor- phisme E (0) ≃ k et d'un isomorphisme en tre les ob jets π ∗ ( E ) et E ⊠ E de F 2 ( k ) (i.e. d'un isomorphisme E ( U ⊕ V ) ≃ E ( U ) ⊗ E ( V ) naturel en les ob jets U et V de E f k ). 2. Un fonteur exp onentiel gr adué de F ( k ) est une suite E • = ( E n ) n ∈ N d'ob jets de F ( k ) prenan t des v aleurs de dimension nie m uni d'un isomorphisme E 0 ≃ k (fonteur onstan t) et d'un isomorphisme gradué π ∗ ( E • ) ≃ E • ⊠ E • (i.e. p our tout n ∈ N , d'un isomorphisme π ∗ ( E n ) ≃ L i + j = n E i ⊠ E j ). 3. Soit E un fonteur exp onen tiel, év en tuellemen t gradué, de F ( k ) . Si la struture exp onen tielle de E est ompatible aux isomorphismes d'asso iativité de la somme direte et du pro duit tensoriel 2 , on dit que E est un fonteur exp onentiel de Hopf . P ar exemple, les fonteurs pro jetifs standard de F ( k ) ou le fonteur injetif I (f. notation 3.30 ) son t des fonteurs exp onen tiels de Hopf. Les fonteurs puissane symétrique S ∗ , puissane divisée Γ ∗ (dual gradué du prééden t) et puissane extérieure Λ ∗ son t exp onen tiels gradués de Hopf. (Cela pro vien t diretemen t des propriétés univ erselles qui les aratérisen t.) De plus, S ∗ et Γ ∗ son t om- m utatifs et Λ ∗ est an tiomm utatif (au sens gradué) en un sens éviden t, qui est préisé dans [ FFSS99 ℄, page 675 . Noter que les omp osan tes d'un fonteur exp onen tiel gradué son t des fonteurs p olynomiaux. R emar que B.2 . Le fonteur gradué puissane tensorielle T ∗ n'est pas exp onen tiel, mais il p ossède une propriété analogue don t on p eut se servir dans les aluls d'une façon similaire à la propriété exp onen tielle : la form ule du binme se traduit par un isomorphisme π ∗ ( T n ) ≃ M i + j = n ( T i ⊠ T j ) ⊗ S i × S j k [ S n ] , où le group e symétrique S l agit par p erm utation des fateurs du pro duit tensoriel et le group e S i × S j est plongé de manière usuelle dans S i + j . 2 Cela signie que le diagramme éviden t d'isomorphismes E (( U ⊕ V ) ⊕ W ) / / E ( U ⊕ ( V ⊕ W ) ) E ( U ⊕ V ) ⊗ E ( W ) E ( U ) ⊗ E ( V ⊕ W ) ( E ( U ) ⊗ E ( V )) ⊗ E ( W ) / / E ( U ) ⊗ ( E ( V ) ⊗ E ( W )) omm ute p our tous U, V , W ∈ Ob E f ( k ) . 39 La prop osition suiv an te est une partie du théorème 1 . 7 de [FFSS99℄ ; sa démonstration rep ose essen tiellemen t sur l'adjontion en tre les fonteurs π ∗ et δ ∗ év o quée plus haut et son prolongemen t aux group es d'extensions (qui déoule de leur exatitude). Prop osition B.3. Soient E ∗ un fonteur exp onentiel gr adué et F , G deux fonteurs de F ( k ) . Il existe, p our tout n ∈ N , un isomorphisme gr adué Ext ∗ F ( k ) ( E n , F ⊗ G ) ≃ M i + j = n Ext ∗ F ( k ) ( E i , F ) ⊗ Ext ∗ F ( k ) ( E j , G ) natur el en F et G . (A utr ement dit, on disp ose d'un isomorphisme bigr adué Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ⊗ G ) ≃ E xt ∗ F ( k ) ( E • , F ) ⊗ Ext ∗ F ( k ) ( E • , G ) .) Si E est un fonteur exp onen tiel, év en tuellemen t gradué, on disp ose de morphismes k ≃ E (0) → E , app elé unité , E → E (0) ≃ k , app elé oünité , E ⊗ E = δ ∗ ( E ⊠ E ) ≃ δ ∗ π ∗ ( E ) → E (induit par la oünité de l'adjontion), app elé pr o duit , E → E ⊗ E = δ ∗ ( E ⊠ E ) ≃ δ ∗ π ∗ ( E ) , app elé opr o duit , et E ( − id ) : E → E , app elé antip o de . On v érie failemen t (f. [ FFSS99 ℄) que es appliations fon t de E une algèbr e de Hopf (graduée onnexe si E est gradué) dans la atégorie monoïdale symétrique ( F ( k ) , ⊗ , k ) lorsque E est un fonteur exp onen tiel de Hopf ('est en fait une aratérisation des fonteurs exp onen tiels de Hopf ). Ce t yp e de struture est utile p our dénir des pr o duits de onvolution . Supp osons en eet que E • est un fonteur exp onen tiel de Hopf et F un fonteur de F ( k ) m uni d'une struture d'algèbre. Alors Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) est une algèbre bigraduée p our le pro duit, dit de on v olution, ∗ : Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) ⊗ Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) ≃ Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ⊗ F ) → Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) , où l'isomorphisme est donné par la prop osition B.3 et la seonde è he est induite par le pro duit de F ; l'unité de e pro duit est donnée par l'élémen t de Hom F ( k ) ( E 0 , F ) ≃ F (0) unité de l'algèbre F . Si F est un fonteur m uni d'une struture de ogèbre, on dénit de même un opro duit sur Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) omme le morphisme Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) → Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ⊗ F ) ≃ Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) ⊗ Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) où la première è he pro vien t du opro duit de F . Lorsque F est m uni d'une struture d'algèbre de Hopf dans F ( k ) , on obtien t sur Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ) une struture de k -algèbre de Hopf bigraduée (l'an tip o de étan t induite par elle de F ), onnexe si F (0) = k . On utilise, au paragraphe 4.2 , les deux prop ositions suiv an tes où in tervien t la on v olution. Prop osition B.4. Soit E • un fonteur exp onentiel de Hopf gr adué, ommutatif ou anti ommutatif. 1. Pour tout objet V de E f ( k ) , E • ( V ) est natur el lement une k -algèbr e de Hopf gr adué e. 2. Si f : V → W est une è he de E f ( k ) , alors E • ( f ) : E • ( V ) → E • ( W ) est un morphisme de k -algèbr es de Hopf gr adué es. Si g : V → W est une autr e è he de E f ( k ) , on a E • ( f + g ) = E • ( f ) ∗ E • ( g ) . Cette onséquene faile des dénitions est laissée au leteur. R emar que B.5 . La néessité d'une h yp othèse d'(an ti)omm utativité est omise dans l'artile [ FFSS99℄ ; elle a été remarquée par T ouzé dans [T ou09 ℄ (f. sa remarque 5.6). On ren v oie d'une manière gé- nérale le leteur à la setion 5 de [T ou09 ℄ où toutes les questions de ompatibilité (et parfois de regraduation) néessaires dans les énonés relatifs aux strutures exp onen tielles son t traitées a v e soin. Prop osition B.6. Soient E • un fonteur exp onentiel gr adué de Hopf ommutatif ou anti ommutatif de F ( k ) et F un fonteur muni d'une strutur e d'algèbr e (r esp. d'algèbr e de Hopf ) dans la até gorie monoïdale symétrique ( F ( k ) , ⊗ , k ) . 1. Si A est un fonteur sans terme onstant (i.e. A (0) = 0 ) de F ( k ) , la strutur e d'algèbr e (r esp. d'algèbr e de Hopf ) de F induit une strutur e d'algèbr e (r esp. d'algèbr e de Hopf ) sur F ◦ A . 40 2. Si u : A → B est un morphisme entr e fonteurs sans terme onstant de F ( k ) , Ext ∗ ( E • , F ( u )) : Ext ∗ ( E • , F ◦ A ) → E x t ∗ ( E • , F ◦ B ) est un morphisme de k -algèbr es (r esp. de k -algèbr es de Hopf ) bigr adué es. Ce morphisme ser a noté h ( u ) . 3. Si v : A → B est un autr e tel morphisme et que F est un fonteur exp onentiel de Hopf ommutatif ou anti ommutatif, on a h ( u + v ) = h ( u ) ∗ h ( v ) . Démonstr ation. Les deux premières assertions son t immédiates. P our la dernière, on érit u + v omme la omp osée A ֒ → A ⊕ A u ⊕ v − − − → B ⊕ B ։ B , où le premier morphisme est la diagonale et le dernier la somme, puis on onsidère le diagramme omm utatif suiv an t Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ A ) , , Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ ( A ⊕ A )) ≃ Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ A ⊗ F ∗ A ) h ( u ⊕ v ) ≃ / / Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ A ) ⊗ Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ A ) h ( u ) ⊗ h ( v ) Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ ( B ⊕ B )) ≃ Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ B ⊗ F ∗ B ) ≃ / / Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ B ) ⊗ Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ B ) r r e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e e Ext ∗ F ( k ) ( E • , F ∗ B ) où l'on note p our alléger F ∗ la p ostomp osition par F et dans lequel les è hes v ertiales ou obliques non sp éiées son t induites par opro duit ou pro duit : le hemin v ertial gau he fournit h ( u + v ) et elui de droite h ( u ) ∗ h ( v ) . C In v ersion de Möbius et équiv alenes de Morita Cet app endie a p our but de mon trer que l'argumen t donné par le seond auteur p our obtenir l'équiv alene de atégories du théorème 4 . 2 de [V es08 ℄ : S p ( E deg q ( F 2 )) − Mo d ≃ Y V ∈S F 2 [ O ( V )] − Mo d où S p ( E deg q ( F 2 )) est la atégorie de Burnside asso iée à E deg q ( F 2 ) don t on rapp elle la dénition en C.4 et S est un ensem ble de rep ésen tan ts des lasses d'isométrie des ob jets de E deg q ( F 2 ) , s'adapte failemen t à d'autres situations p our donner des équiv alenes de atégories non triviales. L'une d'en tre elles in tervien t dans la preuv e du théorème 3.21 . Cet argumen t rep ose sur la om binaison de l'in v ersion de Möbius et du théorème de Morita-F reyd don t on rapp elle ii les énonés. La fontion de Möbius µ X d'un ensem ble ni partiellemen t ordonné ( X, ≤ ) est dénie par : µ X ( x, x ) = 1 pour tout x dans X X x ≤ z ≤ y µ X ( x, z ) = 0 p our tous x < y dans X . Théorème C.1 (Théorème 3.9.2 de [ Sta97 ℄) . Soit ( X, ≤ ) un ensemble ni p artiel lement or donné, dans le quel toute p air e { x, y } a une b orne inférieur e x ∧ y . Supp osons que X a un plus gr and élément M . Soit R un anne au (ave unité 1 R ), et supp osons que α 7→ e α est une appli ation de X dans R vériant les pr opriétés suivantes : e α e β = e α ∧ β p our tout α, β ∈ X , et e M = 1 R . Pour α ∈ X , on dénit : f α = X β ≤ α µ X ( β , α ) e β , où µ X est la fontion de Möbius de X . A lors les éléments f α , p our α ∈ X , sont des idemp otents ortho gonaux de R , dont la somme est é gale à 1 R . 41 Le théorème suiv an t, dû à F reyd, doit être vu omme une forme générale, "à plusieurs ob jets", du théorème lassique de Morita sur l'équiv alene des atégories de mo dules. Théorème C.2 (Morita-F reyd) . Soient A une até gorie de Gr othendie k k -liné air e (i.e. enrihie sur les k -mo dules) et G une sous- até gorie pleine p etite de A dont les objets sont pr oje tifs de typ e ni et engendr ent A . A lors A est é quivalente à la até gorie des fonteurs k -liné air es de G op dans Mo d k . On ommene par appliquer es outils à la atégorie Γ des ensem bles nis p oin tés et on mon tre que ela p ermet de retrouv er le théorème à la Dold-Kan démon tré par Pirash vili dans l'artile [Pir00a ℄, qu'on utilisera dans l'app endie E. On étudie ensuite le as, très pro he de elui onsidéré dans [V es08 ℄, de la atégorie de Burnside asso iée à une "b onne atégorie" et qui fournit une équiv alene de atégories qu'on emploie dans le paragraphe 3.2 . On désigne par Ω la atégorie des ensem bles nis a v e surjetions. On note ( − ) + l'adjoin t à gau he au fonteur d'oubli de Γ v ers la atégorie des ensem bles nis : p our E un ensem ble ni, E + s'obtien t en adjoignan t un p oin t de base externe à E . Théorème C.3 (Pirash vili) . Il existe une é quivalen e de até gories cr : Mo d − Γ → M od − Ω tel le que cr ( F )( E ) = C ok er M e ∈ E F ( E e ) → F ( E + ) morphisme induit p ar les surje tions E + ։ E e é gales à l'identité hors du p oint de b ase, où E e désigne l'ensemble E p ointé p ar e . De plus, le fonteur i ! : Ω − Mo d → Γ − Mo d tel que G ⊗ Γ i ! ( F ) ≃ cr ( G ) ⊗ Ω F est donné p ar i ! ( F )( E ) = M E ′ ⊂ E \{∗} F ( E ′ ) . Démonstr ation. Soit E un ob jet de Γ de p oin t de base ∗ . On onsidère l'ensem ble p ( E ) de ses sous-ob jets (i.e. de ses sous-ensem bles on tenan t le p oin t de base) ordonné par l'inlusion ; p ( E ) admet p our plus grand élémen t E et toute paire d'élémen t de p ( E ) , { A, B } admet p our plus grand minoran t l'in tersetion A ∩ B . Soit R = k [End Γ ( E )] la k -algèbre du monoïde End Γ ( E ) . À un élémen t A de p ( E ) on asso ie l'élémen t e A ∈ E nd Γ ( E ) donné par e A ( x ) = x si x ∈ A et e A ( x ) = ∗ sinon. On a e E = I d E et e A e B = e A ∩ B . P ar onséquen t, par le théorème C.1 les élémen ts f A dénis par : f A = X B ⊂ A µ p ( E ) ( B , A ) e B son t des idemp oten ts orthogonaux de R de somme égale à I d E . On en déduit la déomp osition P Γ E ≃ M A ∈ p ( E ) f A P Γ E , (13) où les P Γ E désignen t les pro jetifs standard de Γ − Mo d . Les fonteurs P Γ E son t de t yp e ni et don leurs fateurs direts f A P Γ E formen t un ensem ble de générateurs pro jetifs de t yp e ni de Γ − Mo d . An d'appliquer le théorème C.2 , nous a v ons b esoin d'iden tier les mo dules suiv an ts Hom ( f A P Γ E , f B P Γ E ) ≃ f B k [End Γ ( E )] f A . P our ela, on fait les observ ations suiv an tes, p our tous A ∈ p ( E ) et t ∈ End Γ ( E ) : 1. e A t = te t − 1 ( A ) ; 2. t = te B , où B désigne l'élémen t de p ( E ) réunion du p oin t de base et de l'ensem ble omplé- men taire de t − 1 ( ∗ ) dans E . 42 Du premier p oin t on déduit f A t = t X B ⊂ A µ p ( E ) ( B , A ) e t − 1 ( B ) puis, ompte-ten u de e que e C f D = f D si D ⊂ C , 0 sinon, f A tf A ′ = t X t ( A ′ ) ⊂ B ⊂ A µ p ( E ) ( B , A ) f A ′ = tf A ′ si t ( A ′ ) = A, 0 sinon. Du seond vien t que tf A ′ est n ul sauf si A ′ ⊂ ( E \ t − 1 ( ∗ )) ∪ {∗} . Cette ondition signie que A ′ induit une fontion de A ′ \ {∗ } dans E \ { ∗} , ou une surjetion de A ′ \ {∗ } v ers A \ { ∗} si t ( A ′ ) = A . Des deux observ ations prééden tes, et du fait que tf A ′ , omme les te B p our B ⊂ A ′ , ne dép end que de la restrition de t à A ′ , on déduit une appliation linéaire surjetiv e k [Surj ( A ′ \ {∗ } , A \ {∗} )] ։ f A k [End Γ ( E )] f A ′ , (14) où Surj désigne l'ensem ble des fontions surjetiv es en tre deux ensem bles. Un argumen t de rang mon tre que ette appliation est en fait bijetiv e : en eet, la somme direte des k -mo dules libres f A k [End Γ ( E )] f A ′ lorsque A et A ′ parouren t p ( E ) est isomorphe à k [End Γ ( E )] . On onlut par la bijetion End Γ ( E ) ≃ G ( A,A ′ ) ∈ p ( E ) 2 Surj ( A ′ \ {∗ } , A \ {∗} ) obten ue en asso ian t à un endomorphisme t de E les élémen ts A = t ( E ) et A ′ = ( E \ t − 1 ( ∗ )) ∪ {∗ } de p ( E ) et la surjetion A ′ \ {∗ } ։ A \ {∗} induite par t . On onstate d'autre part que l'isomorphisme (14 ) est ompatible à la omp osition en un sens éviden t. Il nous reste à expliiter les équiv alenes de atégories données par le théorème de F reyd- Morita. La déomp osition (14 ) fournit un isomorphisme ( i ! ( X ))( E ) ≃ M A ∈ p ( E ) X ( A \ { ∗} ) = M E ′ ⊂ E ∗6∈ E ′ X ( E ′ ) p our tout ob jet X de Ω − Mo d et tout ob jet E de Γ . On v érie failemen t que la fontorialité s'obtien t en ériv an t i ! ( X )( E ) omme ono y au de l'injetion naturelle M A ∈ p ( E ) X ( A ) ֒ → M A ⊂ E X ( A ) . (Autremen t dit, la omp osan te X ( E ′ ) → X ( F ′ ) de X ( f ) , p our f : E → F morphisme de Γ , est induite par f si f ( E ′ ) = F ′ et n ulle sinon.) La form ule p our cr s'obtien t de manière analogue. A v an t d'appliquer ette métho de au as don t on se sert au paragraphe 3.2 , on rapp elle la déni- tion de la até gorie de Burnside d'une atégorie admettan t des pro duits brés. Cette terminologie est issue de la théorie des représen tations ; la notation S p pro vien t du terme anglais sp an . Dénition C.4 ([Bén67 ℄) . Soit C une atégorie admettan t des pro duits brés, la atégorie de Burnside de C , notée S p ( C ) , est dénie de la manière suiv an te : 1. les ob jets de S p ( C ) son t eux de C ; 2. p our A et B deux ob jets de S p ( C ) , Hom S p ( C ) ( A, B ) est l'ensem ble des lasses d'équiv alene de diagrammes dans C de la forme A f ← − D g − → B , p our la relation d'équiv alene qui iden tie les deux diagrammes A f ← − D g − → B et A u ← − D ′ v − → B s'il existe un isomorphisme α : D → D ′ rendan t le diagramme suiv an t omm utatif : D g ( ( P P P P P P P P P P P P P P P α A A A A A A A A f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 D ′ v / / u B A. 43 Le morphisme de Hom S p ( C ) ( A, B ) représen té par le diagramme A f ← − D g − → B sera noté [ A f ← − D g − → B ] . 3. P our deux morphismes T 1 = [ A ← D → B ] et T 2 = [ B ← D ′ → C ] la omp osition est donnée par : T 2 ◦ T 1 = [ A ← D × B D ′ → C ] . On app elle fonteur de Ma k ey non additif depuis C un fonteur S p ( C ) → Mo d k . Donnons quelques notations et dénitions supplémen taires dans le as où la atégorie C est p etite et où tous ses morphismes son t des monomorphismes. Un sous-objet d'un ob jet i de C est une lasse d'équiv alene de morphisme de but i p our la relation iden tian t f : j → i à f ′ : j ′ → i lorsqu'il existe un isomorphisme g : j ≃ − → j ′ tel que f = f ′ g . On notera p ( i ) l'ensem ble des sous-ob jets de i ; on supp osera de plus eetué le hoix d'un représen tan t dans haque lasse (es représen tan ts seron t sp éiés par la notation ֒ → ), auquel on iden tiera elle-i. L'ensem ble p ( i ) est m uni d'une relation d'ordre notée ⊂ dénie par k ⊂ j lorsque le morphisme k ֒ → i se fatorise (de manière unique puisque les è hes de C son t des monomorphismes) par j ֒ → i ; l'existene de pro duits brés dans C assure que deux élémen ts j et k de et ensem ble ordonné p ossèden t une b orne inférieure notée j ∩ k . L'image d'un morphisme de C est par dénition sa lasse dans l'ensem ble des sous-ob jets de son but. Si t = [ i u ← − k v − → j ] est un élémen t de Hom S p ( C ) ( i, j ) , l'image de u (resp. v ), qui ne dép end pas du hoix des représen tan ts, est notée coim ( t ) (resp. im ( t ) ) ; t p ossède une unique ériture t = [ i ← ֓ coim ( t ) ¯ t − → j ] . P our f ∈ Hom C ( i, i ′ ) , j ∈ p ( i ) et j ′ ∈ p ( i ′ ) , on note f ( j ) = im ( j ֒ → i f − → i ′ ) et f − 1 ( j ′ ) l'élémen t de p ( i ) donné par le pro duit bré de f et de j ′ ֒ → j . Théorème C.5 (Cf. [V es08 ℄, théorème 4 . 2 ) . Soit C une p etite até gorie admettant des pr o duits br és, dont tous les morphismes sont des monomorphismes et tel le que l'ensemble p ( i ) est ni p our tout i ∈ Ob C . Notons C iso la sous- até gorie de C ayant les mêmes objets et p our morphismes les isomorphismes de C . Il existe une é quivalen e de até gories ξ : C iso − Mo d ≃ − → S p ( C ) − Mo d tel le que ξ ( M )( i ) = L j ∈ p ( i ) M ( j ) et qu'un morphisme t ∈ Hom S p ( C ) ( i, i ′ ) induit l'appli ation ξ ( M )( i ) → ξ ( M )( i ′ ) dont la omp osante M ( j ) → M ( j ′ ) (p our j ∈ p ( i ) et j ′ ∈ p ( i ′ ) ) est M ( ˜ t ) si j ⊂ coim ( t ) et que ¯ t ( j ) = j ′ , de sorte que ¯ t induit un isomorphisme ˜ t : j ≃ − → j ′ , et est nul le sinon. Démonstr ation. Reprenan t les argumen ts de [V es08 ℄, on pro ède de manière très analogue à la démonstration du théorème C.3 . Soien t c un ob jet de C et i un élémen t de p ( c ) ; on note e c i (ou simplemen t e i ) l'idemp oten t [ c ← ֓ i ֒ → c ] de End S p ( C ) ( c ) . On a e c c = I d c et e c i .e c j = e c i ∩ j , e qui p ermet d'appliquer le théorème C.1 p our obtenir une famille omplète d'idemp oten ts orthogonaux f c a = X i ⊂ a µ p ( c ) ( i, a ) e c i de l'anneau k [End S p ( C ) ( c )] . On remarque main tenan t que p our tout morphisme t ∈ Hom S p ( C ) ( c, d ) , on a : 1. te c i = e d ¯ t ( i ) t p our i ⊂ coim ( t ) ; 2. te c coim ( t ) = t . Le seond p oin t mon tre que tf c a = te c coim ( t ) f c a = 0 sauf si a ⊂ coim ( t ) . On déduit par ailleurs du premier p oin t que, sous l'h yp othèse a ⊂ coim ( t ) : f d b tf c a = X i ⊂ a µ p ( c ) ( i, a ) f d b e d ¯ t ( i ) t = X i ⊂ a b ⊂ ¯ t ( i ) µ p ( c ) ( i, a ) f d b t = f d b t si ¯ t ( a ) = b, 0 sinon. 44 P ar onséquen t, f d b tf c a est n ul sauf si a ⊂ coim ( t ) et que ¯ t induit un isomorphisme ˜ t de a v ers b . De surroît, omme f d b = f d b e d b et f c a = e c a f c a , f d b tf c a ne dép end alors que de e d b te c a , 'est-à-dire de ˜ t . Il s'ensuit que l'appliation linéaire k [Hom C iso ( a, b )] → f d b k [Hom S p ( C ) ( c, d )] f c a [ u ] 7→ f d b [ c ← ֓ a u − → b ֒ → d ] f c a est surjetiv e. On mon tre que 'est en fait un isomorphisme par un argumen t de rang analogue à elui utilisé p our le théorème C.3 , et l'on termine aussi la démonstration de la même façon. D Quelques résultats d'ann ulation en homologie des fonteurs Cet app endie a p our ob jet de rapp eler brièv emen t deux résultats d'ann ulation homologique utilisés de manière ruiale dans la démonstration du théorème 3.21 . On s'y donne un orps ni k , qui sera souv en t sous-en tendu dans les notations. Dénition D.1. On désigne par E f surj (resp. E f inj ) la sous-atégorie de la atégorie E f des k -espaes v etoriels de dimension nie a y an t les mêmes ob jets et les surjetions (resp. les injetions) p our morphismes. On désigne par E f G r est la atégorie des ouples ( V , W ) formés d'un espae v etoriel de dimen- sion nie V et d'un sous-espae v etoriel W , a v e p our morphismes ( V , W ) → ( V ′ , W ′ ) les appliations linéaires f : V → V ′ telles que f ( W ) = W ′ . On note ι : Mo d − E f → Mo d − E f G r le fonteur de préomp osition par E f G r → E f ( V , W ) 7→ V . On note ρ : Mo d − E f surj → Mo d − E f G r la préomp osition par E f G r → E f surj ( V , W ) 7→ W . On note κ : Mo d − E f → Mo d − E f G r la préomp osition par E f G r → E f ( V , W ) 7→ V /W . On note λ : Mo d − E f G r → Mo d − E f la préomp osition par le fonteur E f → E f G r V 7→ ( V , 0) On désigne par ω : Mo d − E f G r → Mo d − E f le fonteur déni par ω ( X )( V ) = L W ⊂ V X ( V , W ) et le fait que ω ( X )( f ) , p our f : V → V ′ morphisme de E f , a p our omp osan te X ( f ) : X ( V ′ , W ′ ) → X ( V , W ) si f ( W ) = W ′ et 0 sinon (f. prop osition A.3). On remarque que l'on disp ose d'un isomorphisme anonique ω ( X ⊗ ι ( F )) ≃ ω ( X ) ⊗ F , où X ∈ O b Mo d − E f G r et F ∈ Ob Mo d − E f . P ar ailleurs, l'inlusion éviden te de X ( V , 0) dans L W ⊂ V X ( V , W ) dénit une transformation naturelle λ ֒ → ω . Le premier résultat d'homologie des fonteurs (sa démonstration établit lairemen t qu'il s'agit d'un résultat d'ann ulation) don t nous a v ons b esoin p our établir le théorème prinipal de et artile est le suiv an t. Il s'agit de la v arian te en termes de group es de torsion d'un as partiulier fondamen tal du théorème 10.2.1 de [Dja07 ℄ (f. aussi son orollaire 10.2.2). Théorème D.2 (Djamen t) . Soient X ∈ Mo d − E f G r et F un fonteur analytique de F (f. déni- tion 3.20 ). L'inlusion natur el le λ ( X ) ֒ → ω ( X ) induit un isomorphisme T or E f ∗ ( λ ( X ) , F ) ≃ T or E f ∗ ( ω ( X ) , F ) . Il revien t au même de démon trer l'ann ulation de T or E f ∗ ( ω ( X ) /λ ( X ) , F ) . Quitte à remplaer X par son quotien t X ′ déni par X ′ ( V , W ) = X ( V , W ) si W 6 = 0 et X ′ ( V , 0) = 0 , on est don ramené à établir l'ann ulation de T or E f ∗ ( ω ( X ) , F ) lorsque λ ( X ) = 0 . On s'appuie p our ela sur les lemmes suiv an ts. On ommene par noter ¯ P ∈ Mo d − E f le no y au du morphisme d'augmen tation P ( E f ) op k ։ P ( E f ) op 0 = k . Ainsi, les élémen ts [ l ] − [0] , où l parourt les formes linéaires non n ulles sur V , formen t une base de ¯ P ( V ) . On a lassiquemen t : Lemme D.3. Il existe un isomorphisme natur el T or E f ∗ ( F ⊗ ¯ P , G ) ≃ T or E f ∗ ( F, ∆( G )) . (On rapp elle que le fonteur diérene ∆ est déni en 3.20 .) Ce lemme se déduit aussitt du as du degré 0 , par exatitude des fonteurs en jeu ; la pro- priété pro vien t alors de l'isomorphisme anonique P ( E f ) op V ⊗ P ( E f ) op W ≃ P ( E f ) op V ⊕ W en onsidéran t une présen tation pro jetiv e de F . 45 Lemme D.4. Si X ∈ Mo d − E f G r vérie λ ( X ) = 0 , il existe une suite exate ourte 0 → Y → X ⊗ ι ( ¯ P ) → X → 0 où Y ∈ Mo d − E f G r vérie λ ( Y ) = 0 . Démonstr ation. On dénit un morphisme ι ( ¯ P ) → k en asso ian t à [ l ] − [0] ∈ ι ( ¯ P )( V , W ) = K er ( k [ V ∗ ] → k ) 0 si la restrition de l à W est n ulle et 1 dans le as on traire. Ce morphisme est surjetif si W est non n ul. En le tensorisan t par X , on obtien t le résultat souhaité. Démonstr ation du thé or ème D.2. P ar un argumen t de olimite, on p eut supp oser F p olynomial : il existe d tel que ∆ d ( F ) = 0 . On a vu qu'on p eut égalemen t supp oser λ ( X ) = 0 . En itéran t d fois l'épimorphisme du lemme D.4, on obtien t une suite exate 0 → Y → X ⊗ ι ( ¯ P ) ⊗ d → X → 0 où Y ∈ Mo d − E f G r v érie λ ( Y ) = 0 . Le fonteur ω étan t exat, on en déduit une suite exate 0 → ω ( Y ) → ω ( X ) ⊗ ¯ P ⊗ d → ω ( X ) → 0 . La suite exate longue d'homologie asso iée fournit, ompte- ten u de e que T or E f ∗ ( ω ( X ) ⊗ ¯ P ⊗ d , F ) ≃ T or E f ∗ ( ω ( X ) , ∆ d ( F )) = 0 (par le lemme D.3 appliqué d fois), l'ann ulation de T or E f 0 ( ω ( X ) , F ) et des isomorphismes T or E f i ( ω ( X ) , F ) ≃ T or E f i − 1 ( ω ( Y ) , F ) . P ar réurrene sur le degré homologique, le théorème s'ensuit. Le deuxième résultat d'homologie des fonteurs don t nous a v ons b esoin dans et artile est le suiv an t. C'est une v arian te en termes de group es de torsion du théorème A.8 de l'app endie de [FFSS99 ℄ ; nous esquissons une démonstration se fondan t sur le théorème D.2, en suiv an t [Dja07 ℄, 13.2. Théorème D.5 (Suslin) . Soient A ∈ Ob Mo d − E f et F ∈ Ob F analytique. L e morphisme anonique T or E f inj ∗ ( δ ( A ) , δ ( F )) ≃ − → T or E f ∗ ( A, F ) est un isomorphisme, où δ désigne le fonteur de r estrition à la sous- até gorie E f inj des inje tions de E f . Lemme D.6. Soient X ∈ O b Mo d − E f inj et F ∈ Ob F . Il existe un isomorphisme natur el T or E f inj ∗ ( X, δ ( F )) ≃ T or E f ∗ ( ( X ) , F ) , où ( X ) est déni p ar ( X )( V ) = L W ⊂ V X ( V / W ) et le fait que, p our toute appli ation liné air e f : V → V ′ , ( X )( f ) : ( X )( V ′ ) → ( X )( V ) a p our omp osante X ( V ′ /W ′ ) → X ( V /W ) le morphisme induit p ar le monomorphisme V /W ֒ → V ′ /W ′ induit p ar f si f − 1 ( W ′ ) = W , 0 sinon. Démonstr ation. L'isomorphisme en degré 0 se déduit failemen t de la déomp osition Hom E f ( V , − ) ≃ a W ⊂ V Hom E f inj ( V /W, − ) (qui traite le as F = P E f V ). Le as général s'en déduit par exatitude de et δ . Lemme D.7. L es endofonteurs ω κ et δ de Mo d − E f sont isomorphes. Démonstr ation. On a ω κ ( A )( V ) = δ ( A )( V ) = L W ⊂ V A ( V /W ) , mais l'eet sur les morphismes n'est pas le même (l'un utilise l'image direte, l'autre l'image in v erse d'un sous-espae v etoriel par une appliation linéaire). Néanmoins, on v érie failemen t (f. [Dja07 ℄, prop osition 13.2.1 p our les détails) que l'appliation linéaire ω κ ( A )( V ) → δ ( A )( V ) a y an t p our omp osan te A ( V /W ) → A ( V /W ′ ) le morphisme induit par la pro jetion V /W ։ V /W ′ lorsque W ⊂ W ′ et 0 sinon est un isomorphisme et dénit une transformation naturelle ω κ → δ . Démonstr ation du thé or ème D.5. En utilisan t suessiv emen t les lemmes D.6 et D.7 puis le théo- rème D.2, on obtien t des isomorphismes naturels T or E f inj ∗ ( δ ( A ) , δ ( F )) ≃ T or E f ∗ ( δ ( A ) , F ) ≃ T or E f ∗ ( ω κ ( A ) , F ) ≃ T or E f ∗ ( λκ ( A ) , F ); on onlut en remarquan t que λκ ≃ id . En fait, le théorème D.5 est v alable dans un adre b eauoup plus général : 46 Théorème D.8 (Sori henk o) . Soient A une até gorie additive (essentiel lement) p etite et A inj la sous- até gorie des monomorphismes sindés de A . Soient F ∈ Ob Mo d − A et G ∈ Ob A − Mo d , G étant supp osé analytique 3 . A lors le morphisme anonique T or A inj ∗ ( F, G ) → T or A ∗ ( F, G ) est un isomorphisme (où l'on a, p ar abus, omis les fonteurs de r estrition à A inj dans le membr e de gauhe). La prinipale diulté réside dans le fait que l'analogue du fonteur qui apparaît dans le on texte général n'est ni expliite ni exat. P our la démonstration, nous ren v o y ons à [So00 ℄ (non publié), ou aux notes [Dja09℄ qui en renden t disp onibles les argumen ts. Dans l'app endie F, nous utiliserons le as partiulier de e théorème dans lequel A est la atégorie des mo dules pro jetifs de t yp e ni sur un anneau xé et F un fonteur onstan t p our appliquer notre formalisme général à l'homologie des group es linéaires. E Les résultats de Betley sur les group es symétriques revisités On onserv e les notations de l'app endie prééden t ; notre anneau de base est k = Z . On note égalemen t U : Θ → Γ le fonteur omp osé de l'inlusion de Θ dans la atégorie des ensem bles nis et de ( − ) + . On disp ose don de U ! : M od − Θ → Mo d − Γ par la notation in tro duite à la prop osition A.2. On onsidère aussi la atégorie Σ des ensem bles nis a v e bijetions ; les fonteurs d'inlusion J Ω : Σ → Ω et J Θ : Σ op → Θ op donnen t lieu à J Ω ! : Mo d − Σ → Mo d − Ω et J Θ ! : Σ − Mo d → Θ − Mo d . Lemme E.1. Pour E un ensemble ni, on a J Θ ! ( F )( E ) = M E ′ ⊂ E F ( E ′ ) . (On laisse au leteur, dans et énoné omme dans la suite de l'app endie, le soin de préiser la fontorialité en E , qui est analogue à plusieurs as déjà renon trés f. la prop osition A.3.) Démonstr ation. Cela déoule de l'isomorphisme anonique ( J Θ ) ∗ ( P Θ op E ) = Z [Hom Θ ( − , E )] ≃ M E ′ ⊂ E Z [Hom Σ ( − , E ′ )] = M E ′ ⊂ E P Σ op E ′ . Prop osition E.2. L a omp osé e Mo d − Θ U ! − → M od − Γ cr − → M od − Ω est isomorphe à Mo d − Θ ( J Θ ) ∗ − − − − → Mo d − Σ J Ω ! − − → Mo d − Ω . De sur r oît, le fonteur U ! est exat. Démonstr ation. P ar un argumen t d'adjontion (ou plutt sa v arian te en terme de pro duit tensoriel), la première assertion équiv aut à l'existene d'un isomorphisme U ∗ ◦ i ! ≃ J Θ ! ◦ ( J Ω ) ∗ , qui résulte du lemme prééden t. P our la deuxième assertion, il sut de v oir que J Ω ! est exat, puisque cr est une équiv alene de atégories ; ela pro vien t d'une desription expliite analogue à elle du lemme prééden t (faisan t in terv enir les quotien ts au lieu des sous-ensem bles d'un ensem ble ni). La suite sp etrale du théorème suiv an t est équiv alen te à la onjontion des théorèmes 1 . 23 et 3 . 2 de [Bet02 ℄ (on rapp elle que la naturalité du sindemen t suggérée par le théorème 1 . 23 sem ble inorrete). On y note F ∞ p our ( U ∗ F ) ∞ , et cr i ( F ) p our cr ( F )( { 1 , . . . , i } ) . 3 La dénition est analogue à elle donnée dans le adre de la atégorie F . Le seul p oin t à noter dans la dénition de fonteur p olynomial est qu'il faut imp oser la nilp otene p our tous les fonteurs diérenes imaginables (a v e un degré omm un). 47 Théorème E.3 (Betley) . Pour tout F ∈ Ob Γ − M od , il existe des isomorphismes natur els H n ( S ∞ ; F ∞ ) ≃ M i ∈ N H n ( S ∞ × S i ; cr i ( F )) ≃ M p + q = n i ∈ N T or S i p ( H q ( S ∞ ; Z ) , cr i ( F )) (où l'ation de S i sur H q ( S ∞ ; Z ) est triviale), ainsi qu'une suite sp e tr ale natur el le E 2 p,q = H p ( S ∞ ; H q ( S i ; cr i ( F ))) ⇒ H p + q ( S ∞ ; F ∞ ) (où l'ation de S ∞ est triviale) qui s'eondr e à la deuxième p age et pr o ur e un isomorphisme non natur el H n ( S ∞ ; F ∞ ) ≃ M p + q = n i ∈ N H p ( S ∞ ; H q ( S i ; cr i ( F ))) . Démonstr ation. Les prop ositions E.2 et C.3 pro uren t des isomorphismes : T or Θ ∗ ( G, U ∗ ( F )) ≃ T or Γ ( U ! ( G ) , F ) ≃ T or Ω ∗ ( cr ◦ U ! ( G ) , cr ( F )) ≃ T or Ω ∗ ( J Ω ! ◦ ( J Θ ) ∗ ( G ) , cr ( F )) ≃ T or Σ ∗ (( J Θ ) ∗ ( G ) , ( J Ω ) ∗ ◦ cr ( F )) ≃ M i ∈ N T or S i ∗ (( J Θ ) ∗ ( G ) , cr i ( F )) . On en déduit les isomorphismes annonés à l'aide des prop ositions 2.22 et 2.26 . La suite sp etrale et son eondremen t pro viennen t de la prop osition 2.27 . R emar que E.4 . Notre métho de ne dière pas fondamen talemen t de elle emplo y ée par Betley p our établir e théorème, si l'on exepte le remplaemen t de la K -théorie stable généralisée par l'homo- logie de la atégorie Θ . F Un ap erçu du as des mo dules d'après Betley et Sori- henk o Dans et app endie, on se donne un anneau (unitaire) A , non néessairemen t omm utatif ; on note F ( A ) p our P ( A ) − Mo d , où P ( A ) est la atégorie des A -mo dules à gau he pro jetifs de t yp e ni. Comme dans l'exemple 1.9 .4 , M ( A ) désigne la sous-atégorie de P ( A ) a v e les mêmes ob jets et les injetions sindées omme morphismes. Nous aurons aussi b esoin de la sous-atégorie E ( A ) a y an t les mêmes ob jets que P ( A ) et les épimorphismes p our è hes. La atégorie E ( A ) op est équiv alen te à M ( A op ) via le fonteur de dualité Hom A ( − , A ) . On utilise égalemen t les notations L q et S t in tro duites resp etiv emen t en 2.21 et en 2.18 , le triplet ( C , S, G ) sous-jaen t étan t elui de l'exemple 1.9 . 4 . Lemme F.1. Pour tout objet V de P ( A ) , il existe une suite sp e tr ale du pr emier quadr ant E 2 p,q = H p ( GL ∞ ( A ); H q (Hom A ( − , V )) ∞ ) ⇒ L p + q ( V ) où Hom A ( − , V ) est vu omme fonteur de E ( A ) op vers Ab . Démonstr ation. On note d'ab ord qu'on a H q (Hom A ( − , V )) ∞ ≃ H q (Hom A ( − , V ) ∞ ) anoniquemen t puisqu'homologie et olimites ltran tes omm uten t. Si E est un A -mo dule pro jetif de t yp e ni, le stabilisateur de V ֒ → V ⊕ E sous l'ation de GL ( V ⊕ E ) s'iden tie au pro duit semi-diret Hom A ( E , V ) ⋊ GL ( E ) . On en déduit aisémen t l'énoné, en utilisan t la suite sp etrale de Lyndon-Ho hs hild-Serre. Noter qu'il n'y a a priori auune fontorialité en V sur ette suite sp etrale : l'ab outissemen t est "naturellemen t" fontoriel on tra v arian t sur les monomorphismes sindés, tandis que le terme E 2 est "naturellemen t" fontoriel o v arian t sur toutes les appliations A -linéaires ! En partiulier, on ne sem ble pas disp oser de desription simple du morphisme anonique L n ( V ) ≃ H n ( S t ( V )) → L n (0) ≃ H n ( GL ∞ ( A )) (qui induit par l'inlusion de S t ( V ) dans GL ∞ ( A ) ). On a néanmoins le résultat suiv an t : 48 Lemme F.2. Soit n ∈ N . Supp osons que, dans la suite sp e tr ale pr é é dente, le terme E 2 p,q soit nul p our p < n et q > 0 . A lors le fonteur L n est onstant. Démonstr ation. Cette assertion pro vien t des deux observ ations suiv an tes : l'épimorphisme de group es π : S t ( V ) ։ GL ∞ ( A ) donné par la desription prééden te omme pro duit semi-diret induit, sous l'h yp othèse d'ann ulation de l'énoné, un isomorphisme en homologie de degré au plus n , puisque H ∗ ( π ) est le "oin" L ∗ ( V ) → E 2 ∗ , 0 (propriété générale de la suite sp etrale de Lyndon-Ho hs hild-Serre) ; la omp osée du monomorphisme GL ∞ ( A ) ֒ → S t ( V ) (toujours donné par la desription de S t ( V ) de la démonstration du lemme prééden t) a v e l'inlusion S t ( V ) ֒ → GL ∞ ( A ) induit un isomorphisme en homologie (f. la démonstration de la prop osition 2.22 ), et sa omp osée a v e l'épimorphisme π est l'iden tité. Théorème F.3 (Betley) . Si F est un fonteur p olynomial de F ( A ) tel que F (0) = 0 , alors H ∗ ( GL ∞ ( A ) , F ∞ ) = 0 . Cette assertion est le théorème 4.2 de [Bet92 ℄, où l'anneau A est supp osé omm utatif, mais les argumen ts de Betley ne sem blen t en fait pas réellemen t requérir ette h yp othèse (Betley supp ose aussi k = Z , mais e n'est pas restritif ). Démonstr ation. On démon tre l'assertion par réurrene sur le degré homologique. Si elle est vraie en degré < n , on a E 2 p,q = 0 dans la suite sp etrale du lemme F.1 p our p < n et q > 0 , puisqu'alors H q (Hom A ( − , V )) est un fonteur p olynomial (ar il est en fait exp onen tiel gradué par la form ule de Künneth) n ul en 0 (on applique ii l'h yp othèse de réurrene à A op ). On en déduit que L i est un fonteur onstan t p our i ≤ n , en utilisan t le lemme F.2. La suite sp etrale du 2.2 et le théorème D.8 (dans le as partiulier où le fonteur on tra v arian t est onstan t) donnen t alors H n ( GL ∞ ( A ); F ∞ ) = 0 p our F p olynomial sans terme onstan t, d'où le théorème. R emar que F.4 . Cette démonstration dière profondémen t de elle de Betley . En eet, dans [ Bet92 ℄, il établit le résultat à partir de faits généraux sur la struture des fonteurs p olynomiaux et sur- tout de théorèmes d'ann ulation démon trés dans son artile an térieur [Bet89 ℄. Celui-i se fondait sur des onsidérations expliites sur les group es linéaires utilisan t des argumen ts arithmétiques (dif- féren ts selon qu'il s'agit de prouv er l'ann ulation de la omp osan te sans torsion de l'homologie ou de sa omp osan te p -primaire p our un nom bre premier p ), qui p ermetten t d'obtenir les ann ulations souhaitées, d'ab ord p our le as ruial de GL ∞ ( Z ) . À l'in v erse, la métho de ii suivie ne néessite auune onsidération d'ordre arithmétique, mais rep ose lourdemen t sur le théorème D.8, résultat d'ann ulation tout-à-fait non trivial en homologie des fonteurs (même dans le as partiulier où le fonteur on tra v arian t dans le group e de torsion est onstan t). Référenes [Bén67℄ J. 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