Communication scientifique : Pour le meilleur et pour le PEER
📝 Original Info
- Title: Communication scientifique : Pour le meilleur et pour le PEER
- ArXiv ID: 0910.2632
- Date: 2009-10-15
- Authors: Researchers from original ArXiv paper
📝 Abstract
This paper provides an overview (in French) of the European PEER project, focusing on its origins, the actual objectives and the technical deployment.💡 Deep Analysis
Deep Dive into Communication scientifique : Pour le meilleur et pour le PEER.This paper provides an overview (in French) of the European PEER project, focusing on its origins, the actual objectives and the technical deployment.
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Cependant, la situation globale est loin d’être claire, et au delà du caractère très fragmenté que présente le paysage des archives de publications 1 , il est parfois difficile d’appréhender l’usage effectif qu’en font les chercheurs, ainsi que l’impact que cet usage, potentiellement croissant, peut avoir sur le paysage de l’édition scientifique traditionnelle. Une meilleure compréhension de ces phénomènes, à la fois sur le plan technique et sociologique, doit permettre entre autre d’améliorer les modes de collaboration avec les éditeurs, mais aussi de définir des schémas directeurs pour les politiques d’information scientifique des organismes de recherche.
Fruit d’un débat initialement très animé au niveau européen, le projet PEER, vise à apporter des éléments de réponse dans le cadre d’un espace de collaboration technique et conceptuel entre éditeurs et chercheurs.
Les réflexions ayant mené à la définition du projet PEER remontent au début de l’année 2007, quand, dans le contexte de l’annonce par la Commission européenne de « recommandations concernant l’évolution technique et économique des marchés de l’édition scientifique en Europe » 2 , les communautés des chercheurs et des éditeurs se sont lancés dans une bataille de tranchées à coup, respectivement, de pétitions 3 et de • Impact du dépôt systématique sur la viabilité des journaux (impact sur les abonnements et/ou les téléchargements sur le site de l’éditeur) ;
• Impact sur la diffusion de l’article scientifique (accroissement cumulés des accès et/ou des citations) ;
• Impact sur l’écologie globale des productions de recherche (e.g. transferts de soumission d’un journal vers un autre) ;
• Détermination des facteurs favorisant le dépôt par les auteurs et évaluation des coûts correspondants ;
• Conceptions de modèles permettant de faire coexister l’édition scientifique « traditionnelle » avec l’auto-archivage.
L’ensemble des travaux du projet PEER repose sur l’identification d’un corpus de plus de 300 journaux scientifiques fournis par les éditeurs participants, et répondant aux critères suivants :
• 20% du contenu des journaux doit être européen (déterminé par l’auteur-correspondant) ;
• La qualité, reflétée notamment par le facteur d’impact, doit être particulièrement bonne ;
• Autant que possible, les domaines concernés doivent être relativement larges ;
• Les périodes d’embargos, telles que définies par les éditeurs, doivent être suffisamment courtes (12 mois ou moins) pour permettre des observations fiables au cours du projet.
Le corpus de journaux est divisé en deux groupes : l’un pour lequel les éditeurs déposent directement les méta-données et le manuscrit-auteur, et l’autre où un courrier aux auteurs les incite à déposer par eux-mêmes.
Le dépôt proprement dit, qu’il s’agisse d’un dépôt-éditeur ou d’un dépôt auteur, s’effectue par le biais d’un portail (le « PEER Depot ») qui gère la normalisation des données et redirige les informations sur les archives de publication qui participent au projet.
Les différentes activités de recherche envisagées au sein du projet ne sont pas conduites directement pas les membres du consortium, mais sous-traitées, après appel d’offre, à des équipes indépendantes 11 . Les axes de recherche, initiés depuis avril 2009, portent sur les aspects suivants :
• Recherche sur les comportements : l’équipe du département des sciences de l’information et du LISU à l’université de Loughborough (UK) est chargée d’identifier les comportements des auteurs et des usagers d’archives de publication ;
• Recherche sur les usages : le groupe CIBER de l’UCL (University College London) est chargée de définir les origines et les conditions d’usage des articles déposés dans les archives de publication et de définir des indicateurs facilitant le suivi de tels usages ;
• Recherche sur les modèles économiques : l’appel d’offre lancé en septembre 2009, porte sur la détermination de l’ensemble des coûts (éditeurs et archives) associés aux différents modes de dépôt et d’accès 11 1 Une partie non négligeable du management lié au projet consiste, comme on peut s’en douter, à gérer le plus finement possible les éventuels conflits d’intérêt.
envisagés, et la mise en perspective de ces coûts avec les coûts actuels de publication d’articles scientifiques.
Comme nous l’avons vu, le projet PEER repose sur un dépôt centralisé couplé
…(Full text truncated)…
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