Une nouvelle r`egle de combinaison repartissant le conflit - Applications en imagerie Sonar et classification de cibles Radar
These last years, there were many studies on the problem of the conflict coming from information combination, especially in evidence theory. We can summarise the solutions for manage the conflict into three different approaches: first, we can try to …
Authors: Arnaud Martin (E3I2), Christophe Osswald (E3I2)
Une nouv elle règle de om binaison répartissan t le onit - Appliations en imagerie Sonar et lassiation de ibles Radar Arnaud MAR TIN et Christophe OSSW ALD Résumé Le problème du onit in trinsèque à la om binaison d'informations a p oussé à de nom breuses réexions es dernières années, en partiulier dans le adre de la théorie des fon- tions de ro y ane. Nous p ouv ons résumer les solutions app ortées par trois façons de onsidérer le problème : premièremen t, nous p ouv ons her her à réduire v oire supprimer le onit a v an t la om binaison d'informations, deuxièmemen t nous p ouv ons gérer le onit de façon à e qu'il n'in tervienne pas lors de la om binaison et nous le onsidérons seulemen t lors de la déision nale, et troisièmemen t nous p ouv ons tenir ompte du onit lors de l'étap e de om binaison. Si la première solution paraît la meilleure elle n'est pas toujours réalisable ou susan te. Il p eut être diile de her her à départager philosophiquemen t les deux dernières stratégies. Cep en- dan t d'un p oin t de vue appliatif seule la déision ompte, et 'est don dans ette optique que nous her herons à les omparer. Nous prop osons ii une nouv elle règle qui a p our prinip e de répartir le onit prop ortionnellemen t sur les élémen ts pro duisan t e onit. Nous omparons les diéren tes règles à partir de données réelles en imagerie Sonar et en lassiation de ibles Radar. Mots Clés : F ontions de ro y ane, Conit, Règle de Com binaison, Imagerie Sonar, Classiation de ibles Radar Abstrat These last y ears, there w ere man y studies on the problem of the onit oming from information om bination, esp eially in evidene theory . W e an summarise the solutions for manage the onit in to three dieren t approa hes : rst, w e an try to suppress or redue the onit b efore the om bination step, seondly , w e an manage the onit in order to giv e no inuene of the onit in the om bination step, and then tak e in to aoun t the onit in the deision step, thirdly , w e an tak e in to aoun t the onit in the om bination step. The rst approa h is ertainly the b etter, but not alw a ys feasible. It is diult to sa y whi h approa h is the b est b et w een the seond and the third. Ho w ev er, the most imp ortan t is the pro dued results in appliations. W e prop ose here a new om bination rule that distributes the onit prop ortionally on the elemen t giv en this onit. W e ompare these dieren t om bination rules on real data in Sonar imagery and Radar target lassiation. Key W ords : Belief F untions, Conit, Com bination Rule, Sonar Imagery , Ra- dar T arget Classiation 1 1 In tro dution La fusion d'informations a depuis plusieurs années p ermis d'app orter des solutions à la om binaison d'informations issues de div erses soures an d'améliorer la prise de déision par exemple dans un système de lassiation. Le fait de dev oir tenir ompte de plusieurs soures a p oussé le dév elopp emen t de plusieurs théories p ermettan t de mo déliser nemen t les informations issues de es soures en terme de abilité, inertitude, impréision ou enore inomplétude. P armi es théories de l'inertain, la théorie des fontions de ro y ane issue des re her hes de Dempster et Shafer [4, 17 ℄ a onn u es dernières années un dév elopp emen t imp ortan t notammen t dans sa mise en forme p our de nom breuses appliations. La théorie des fontions de ro y ane est fondée sur la manipulation des fontions de masse (ou masse élémen taire de ro y ane). Les fontions de masse son t dénies sur l'ensem ble de toutes les disjontions du adre de disernemen t Θ = { C 1 , . . . , C n } et à v aleurs dans [0 , 1] , où les C i représen ten t les h yp othèses supp osées exhaustiv es et exlusiv es. Cet ensem ble est noté 2 Θ . Généralemen t, il est a jouté une ondition de normalité, donnée par : X X ∈ 2 Θ m j ( X ) = 1 , (1) où m j ( . ) représen te la fontion de masse p our une soure (ou un exp ert) S j , j = 1 , ..., M . Les élémen ts X tels que m ( X ) > 0 son t app elés les élémen ts fo aux. La première diulté est don de dénir es fontions de masse selon le problème. A partir de es fontions de masse, d'autres fontions de ro y ane p euv en t être dénies, telles que les fontions de rédibilité, représen tan t l'in tensité que toutes les soures roien t que les élémen ts fo aux d'une soure armen t la ro y ane en un élémen t. Elles son t données p our tout X ∈ 2 Θ par : b el( X ) = X Y ∈ 2 X ,Y 6 = ∅ m ( Y ) , (2) ou enore les fontions de plausibilité, représen tan t l'in tensité a v e laquelle on ne doute pas en un élémen t, données p our tout X ∈ 2 Θ par : pl( X ) = X Y ∈ 2 Θ ,Y ∩ X 6 = ∅ m ( Y ) = b el(Θ) − b el( X c ) = 1 − m ( ∅ ) − b el( X c ) , (3) où X c est le omplémen taire de X . An de onserv er un maxim um d'informations, il est préférable de rester à un niv eau rédal ( i.e. de manipuler des fontions de ro y ane) p endan t l'étap e de om binaison des informations p our prendre la déision sur les fontions de ro y ane issues de la om binaison. Si la déision prise par le maxim um de rédibilité p eut être trop p essimiste, la déision issue du maxim um de plausibilité est bien souv en t trop optimiste. Le maxim um de la probabilité pignistique, in tro duite par [20℄, reste le ompromis le plus emplo y é. La probabilité pignistique est donnée p our tout X ∈ 2 Θ , a v e X 6 = ∅ par : b etP( X ) = X Y ∈ 2 Θ ,Y 6 = ∅ | X ∩ Y | | Y | m ( Y ) 1 − m ( ∅ ) . (4) 2 Notons que nous obtenons ainsi une probabilité p eu onforme à la notion de fontion de masse. Le maxim um de probabilité pignistique est généralemen t onsidéré uniquemen t sur les h yp o- thèses singletons C i à ause de l'additivité des probabilités. En eet : b etP( C 1 ∪ C 2 ) ≥ b etP( C i ) , i = 1 , 2 . De la même façon la roissane des fontions de rédibilité et de plausibilité p ousse à prendre une déision uniquemen t sur les singletons. Si l'appliation autorise à prendre une déision nale sur une disjontion, il est alors préférable de onsidérer les fontions de masse diretemen t ou de dév elopp er une autre fontion de ro y ane non roissan te adaptée à l'appliation. Dans un as général une fontion de ro y ane non roissan te sur le treillis d'inlusion mène à des résultats rapidemen t on tre in tuitif. Il p eut égalemen t être in téressan t de ne plus onsidérer l'unique h yp othèse la plus vraisem blable, mais un sous-ensem bles des h yp othèses les plus vraisem blables [2℄. Cher her à om biner des informations issues de plusieurs soures qui ne son t pas en aord fait bien souv en t apparaître un onit en tre les soures. Ce onit p eut pro v enir d'un manque d'exhaustivité des soures, ou enore d'un manque de abilité de elles-i [1 ℄. Plusieurs ap- pro hes son t en visageables p our gérer e onit. Dans le as d'un manque d'exhaustivité des soures, une appro he lassique est la te hnique du he dging qui onsiste à a jouter un élémen t au adre de disernemen t. Lorsque la abilité des soures p eut être estimée, une appro he onsiste à aaiblir les masses selon ette abilité. Cep endan t, depuis le problème p osé par Zadeh, que nous reprendrons plus loin, de nom breuses règles de om binaison on t été prop osées an de manager le onit [23, 7 , 19, 10, 21, 12, 11 , 3 , 18, 8℄. Nous prop osons ii une nouv elle règle qui a p our prinip e de répartir le onit prop or- tionnellemen t sur les élémen ts pro duisan t e onit. Dans un premier temps nous rapp elons les diéren tes règles de om binaison, puis nous mon trons en quoi il p eut être in téressan t de onsidérer ette nouv elle règle. Les diéren tes règles prop osées au ours de es dernières années p euv en t être p erforman tes selon les appliations onsidérées. Dans une dernière partie, nous étudions le omp ortemen t de es règles en terme de déision, dans le adre de deux appliations à partir de données réelles : en imagerie Sonar et en reonnaissane de ibles Radar. 2 La om binaison Diéren tes appro hes de om binaison des fontions de masse on t été prop osées. La règle orthogonale de Dempster-Shafer non normalisée prop osée par Smets [19℄, est dénie p our deux fontions de masse m 1 et m 2 et p our tout A ∈ 2 Θ par : m Conj ( A ) = X B ∩ C = A m 1 ( B ) m 2 ( C ) := ( m 1 ⊕ m 2 )( A ) . (5) Elle est donnée p our M exp erts, p our tout X ∈ 2 Θ par : m Conj ( X ) = X Y 1 ∩ ... ∩ Y M = X M Y j =1 m j ( Y j ) := ( M ⊕ j =1 m j )( A ) , (6) 3 où Y j ∈ 2 Θ est un élémen t fo al de la fontion de masse de l'exp ert j , et m j ( Y j ) la masse asso iée. Cette op érateur est asso iatif et omm utatif. La masse aetée sur l'ensem ble vide s'in ter- prète omme une mesure de onit. Ce onit p eut pro v enir d'un manque d'exhaustivité des soures, ou enore d'un manque de abilité [1 ℄. Dans le premier as le fait d'a v oir une masse non n ulle sur l'ensem ble vide (as d'un monde ouv ert) est onev able. Si l'on souhaite rester en monde fermé, la te hnique du he dging onsiste à répartir le onit sur le nouv el élémen t e , et la règle est alors donnée par : m h ( X ) = m Conj ( X ) , ∀ X 6 = ∅ m h ( e ) = m Conj ( ∅ ) . (7) Si les soures ne son t pas ables, lorsqu'il est p ossible de quan tier la abilité de haune des soures il est imp ortan t de pro éder à un aaiblissemen t en redénissan t les fontions de masse par : m ′ j ( X ) = α j m j ( X ) , ∀ X ∈ 2 Θ m ′ j (Θ) = 1 − α j (1 − m j (Θ)) . (8) α j ∈ [0 , 1] est le o eien t d'aaiblissemen t de la soure S j qui est alors une estimation de la abilité de l'exp ert S j , év en tuellemen t omme une fontion de X ∈ 2 Θ . Les exp erts p ouv an t s'exprimer dans 2 Θ (s'ils ne son t ni sûrs ni préis), l'apparition de onit est inévitable. En eet, la règle orthogonale n'est pas idemp oten te, ainsi nous p ouv ons dénir un auto- onit d'ordre n p our haque soure j par : a n ( j ) = n ⊕ k =1 m j ( ∅ ) , (9) où l'op érateur ⊕ est l'op érateur de om binaison onjontiv e de l'équation ( 6) et nous a v ons la propriété : a n ( j ) ≤ a n +1 ( j ) . (10) Initialemen t, Dempster et Shafer on t prop osé une règle orthogonale normalisée, an de rester en monde fermé. Ainsi la répartition du onit se fait de manière uniforme lors de la om binaison, p our tout X ∈ 2 Θ , X 6 = ∅ par : m DS ( X ) = 1 1 − m Conj ( ∅ ) X Y 1 ∩ ... ∩ Y M = X M Y j =1 m j ( Y j ) = m Conj ( X ) 1 − m Conj ( ∅ ) , (11) où Y j ∈ 2 Θ est la rép onse de l'exp ert j , et m j ( Y j ) la fontion de masse asso iée. Smets ne répartit le onit établi sur l'ensem ble vide lors de la om binaison, qu'à l'étap e de déision en prenan t le maxim um de la probabilité pignistique. Il m ultiplie toutes les masses par 1 1 − m Conj ( ∅ ) ( f. équation (3)). Ce ritère de déision présen te un ompromis en tre une déision p essimiste par le maxim um de rédibilité et une déision optimiste par le maxim um de 4 plausibilité, aussi bien en monde ouv ert qu'en monde fermé. Mais es trois ritères pro duisen t la même déision que l'on normalise lors de l'étap e de om binaison ou bien lors de la déision. La gestion du onit p eut ep endan t être réalisée lors de la om binaison de manière diéren te que dans le as de la règle orthogonale normalisée, omme nous le v errons en rapp elan t l'exemple de Zadeh. Ainsi Y ager [23℄ répartit le onit sur l'ignorane totale ( i.e. sur la masse de Θ ) an de rester en monde fermé et onsidère qu'on ne sait rien en as de onit. Ainsi la règle qu'il prop ose est donnée par : m Y ( X ) = m Conj ( X ) , ∀ X ∈ 2 Θ , X 6 = ∅ , X 6 = Θ m Y (Θ) = m Conj (Θ) + m Conj ( ∅ ) m Y ( ∅ ) = 0 . (12) Dans la plupart des appliations, nous her hons à prendre une déision sur les singletons et non sur l'ensem ble 2 Θ . C'est e qui est réalisé par la déision du maxim um de probabilité pignistique. Ainsi, le problème soulev é par Zadeh ( f. tableau 1) lors d'un fort onit n'est pas résolu, et la déision sur les singletons reste C . T ab. 1 Exemple de Zadeh ∅ A B A ∪ B C Θ m 1 0 0.9 0 0 0.1 0 m 2 0 0 0.9 0 0.1 0 m DS 0 0 0 0 1 0 m Conj 0.99 0 0 0 0.01 0 m Y 0 0 0 0 0.01 0.99 Dub ois et Prade [7 ℄ on t prop osé une gestion plus ne du onit en répartissan t le onit partiel (par exemple issu uniquemen t de deux soures, l'une annonçan t A et l'autre B ) sur les ignoranes partielles ('est-à-dire A ∪ B ). Cette règle est donnée p our tout X ∈ 2 Θ , X 6 = ∅ par : m DP ( X ) = X Y 1 ∩ ... ∩ Y M = X M Y j =1 m j ( Y j ) + X Y 1 ∪ ... ∪ Y M = X Y 1 ∩ ... ∩ Y M = ∅ M Y j =1 m j ( Y j ) , (13) où Y j ∈ 2 Θ est un élémen t fo al de l'exp ert j , et m j ( Y j ) la fontion de masse asso iée. Si nous reprenons l'exemple de Zadeh, nous obtenons : 5 ∅ A B A ∪ B C A ∪ C B ∪ C Θ m DP 0 0 0 0.99 0.01 0 0 0 b el DP 0 0 0 0.99 0.01 0.01 0.01 1 pl DP 0 0.99 0.99 0.99 0.01 1 1 1 b etP DP 0 0.495 0.495 0.99 0.01 0.505 0.505 1 Ainsi a v e le maxim um de probabilité pignistique ou de la plausibilité nous hoisissons A ou B sans p ouv oir les distinguer à ause de l'égalité des masses données par les diéren ts exp erts sur A et B . Si es masses son t diéren tes la déision est alors p ossible, omme l'illustre l'exemple hoisi suiv an t : ∅ A B A ∪ B C A ∪ C B ∪ C Θ m 1 0 0.5421 0.0924 0 0.2953 0 0 0.0702 m 2 0 0.2022 0.0084 0 0.6891 0 0 0.1003 m DP 0 0.1782 0.0106 0.0233 0.2815 0.4333 0.0662 0.007 b el DP 0 0.1782 0.0106 0.2120 0.2815 0.8929 0.3583 1 pl DP 0 0.6417 0.1071 0.7185 0.7880 0.9894 0.8218 1 b etP DP 0 0.4088 0.0577 0.4665 0.5335 0.9423 0.5912 1 Sur et exemple la déision prise sera don la lasse C . De manière générale, la répartition du onit p eut s'érire [10, 12, 13 ℄ : m c ( X ) = m Conj ( X ) + w ( X ) m Conj ( ∅ ) , (14) où X X ∈ 2 Θ w ( X ) = 1 . T outes les règles prééden tes p euv en t être vues omme un as partiulier de elle-i, la diulté étan t le hoix de p oids w ( X ) . De plus ette règle ne fait pas apparaître la gestion ne des onits partiels telle quelle est onsidérée dans la règle de Dub ois et Prade, même s'il est toujours p ossible d'en tenir ompte selon la dénition des p oids w ( X ) . A notre onnaissane les seules règles répartissan t les onits partiels sur les élémen ts don t la om binaison rée le onit, son t la règle du minC prop osée par [ 3℄ et elles prop osées par Dezert et Smaranda he [18 , 8℄. Ces règles p euv en t égalemen t être vues omme des as partiuliers de la répartition du onit total de l'équation (14 ) a v e des p oids hoisis de manière adéquate. La règle la plus ab outie de Dezert et Smaranda he est la PCR5 donnée p our 2 exp erts par : m PCR5 ( X ) = m 12 ( X )+ X Y ∈ 2 Θ , X ∩ Y = ∅ m 1 ( X ) 2 m 2 ( Y ) m 1 ( X ) + m 2 ( Y ) + m 2 ( X ) 2 m 1 ( Y ) m 2 ( X ) + m 1 ( Y ) , (15) 6 où m 12 ( . ) est la om binaison orthogonale p our deux exp erts, et le dénominateur est non n ul. L'extension à M exp erts p eut s'érire : m PCR5 ( X ) = m Conj ( X ) + M X i =1 m i ( X ) X M − 1 ∩ k =1 Y σ i ( k ) ∩ X = ∅ ( Y σ i (1) ,...,Y σ i ( M − 1) ) ∈ (2 Θ ) M − 1 M − 1 Y j =1 m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) ) 1 l j >i ! Y Y σ i ( j ) = X m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) ) X Z ∈{ X,Y σ i (1) ,...,Y σ i ( M − 1) } Y Y σ i ( j ) = Z m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) ) .T ( X = Z,m i ( X ) ) , (16) où σ i prend des v aleurs de 1 à M selon i : σ i ( j ) = j si j < i, σ i ( j ) = j + 1 si j ≥ i, (17) et : T ( B , x ) = x si B est vraie , T ( B , x ) = 1 si B est fausse . (18) Si nous reprenons l'exemple de Zadeh, ette règle donne : m PCR5 ( A ) = 0 . 486 , m PCR5 ( B ) = 0 . 486 , m PCR5 ( C ) = 0 . 028 . La masse équiv alen te sur A et B pro vien t des masses initiales des deux exp erts, p our lev er l'indétermination il sut d'une légère diérene en tre les deux exp erts. 3 Une nouv elle règle de om binaison répartissan t le onit La règle prééden te (équation (16)) n'est pas toujours satisfaisan te omme nous le mon trons dans les onsidérations i-dessous. Ainsi nous a v ons prop osé une autre extension à M exp erts (équiv alen te dans le as de deux exp erts) : m PCR MO ( X ) = m Conj ( X ) + M X i =1 m i ( X ) 2 X M − 1 ∩ k =1 Y σ i ( k ) ∩ X = ∅ ( Y σ i (1) ,...,Y σ i ( M − 1) ) ∈ (2 Θ ) M − 1 M − 1 Y j =1 m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) ) m i ( X ) + M − 1 X j =1 m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) ) , (19) où σ est déni par l'équation (17 ). 7 Nous p ouv ons prop oser deux règles enore plus générales données par : m PCR MOf ( X ) = m c ( X )+ M X i =1 m i ( X ) f ( m i ( X )) . X ( Y 1 ,...,Y M − 1 ) ∈ (2 Θ ) M − 1 \{ X M − 1 } ∩ M − 1 k =1 Y k ∩ X = ∅ M − 1 Y j =1 m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) ) f ( m i ( X )) + M − 1 X j =1 f ( m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) )) , (20) a v e les mêmes notations que dans l'équation (19), et f est une fontion roissan te dénie sur ]0 , 1] et à v aleurs dans I R + ∗ . m PCR MOg ( X ) = m c ( X )+ M X i =1 m i ( X ) g ( m i ( X )) . X ( Y 1 ,...,Y M − 1 ) ∈ (2 Θ ) M − 1 \{ X M − 1 } ∩ M − 1 k =1 Y k ∩ X = ∅ M − 1 Y j =1 m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) ) g m i ( X ) + M − 1 X j =1 m σ i ( j ) ( Y σ i ( j ) ) ! , (21) a v e les mêmes notations que dans l'équation (19), et g est une fontion roissan te dénie sur ]0 , 1] et à v aleurs dans I R + ∗ . P ar exemple, f ( x ) = g ( x ) = x α , a v e α ∈ I R + . Sur es deux dernières règles, la diulté du hoix de la fontion f ou g s'apparen te à elle du hoix des p oids dans l'équation (14 ). 3.1 Remarques sur ette nouv elle règle de om binaison Le problème prinipal des règles de redistribution du onit est p eut-être la non-asso iativité. Prenons l'exemple de trois exp erts et de deux lasses donné par : ∅ A B Θ Exp ert 1 0 1 0 0 Exp ert 2 0 0 1 0 Exp ert 3 0 0 1 0 En fusionnan t l'exp ert 1 et 2 puis l'exp ert 3, la règle donne : m 12 ( A ) = 0 . 5 , m 12 ( B ) = 0 . 5 , et m (12)3 ( A ) = 0 . 25 , m (12)3 ( B ) = 0 . 75 . 8 Main tenan t, si nous fusionnons l'exp ert 2 et 3 puis l'exp ert 1, la règle donne : m 23 ( A ) = 0 , m 23 ( B ) = 1 , et m (12)3 ( A ) = 0 . 5 , m (12)3 ( B ) = 0 . 5 . Ainsi le résultat est bien diéren t. De plus a v e l'équation (16) nous obtenons : m (123) ( A ) = 1 / 2 , m (123) ( B ) = 1 / 2 , et a v e la règle PCR MO nous obtenons : m (123) ( A ) = 1 / 3 , m (123) ( B ) = 2 / 3 , qui est un résultat plus in tuitif. L'asso iativité p eut être imp ortan te en fusion dynamique. Cep endan t, lors de la fusion dynamique il est ouran t d'aaiblir les masses an de tenir ompte plus faiblemen t des a vis des exp erts s'étan t exprimé il y a longtemps. La PCR MO le fait naturellemen t, ertes sans a v oir le hoix des p oids d'aaiblissemen t, mais il est aussi reommandable dans la mesure du p ossible de pro éder à un aaiblissemen t a v an t la om binaison. Le onit n'est pas seulemen t redistribué sur les singletons. En eet, prenons par exemple trois exp erts : A ∪ B B ∪ C A ∪ C Θ Exp ert 1 0.7 0 0 0.3 Exp ert 2 0 0 0.6 0.4 Exp ert 3 0 0.5 0 0.5 Le onit est ii donné par 0.7 × 0.6 × 0.5=0.21, a v e la règle PCR MO nous obtenons : m (123) ( A ) = 0 . 21 , m (123) ( B ) = 0 . 14 , m (123) ( C ) = 0 . 09 , m (123) ( A ∪ B ) = 0 . 14 + 0 . 21 . 7 18 ≃ 0 . 2 2 2 , m (123) ( B ∪ C ) = 0 . 06 + 0 . 21 . 6 18 = 0 . 13 , m (123) ( A ∪ C ) = 0 . 09 + 0 . 21 . 5 18 ≃ 0 . 1 4 7 , m (123) (Θ) = 0 . 06 . Nous obtenons ainsi la lasse A quelque soit le ritère de déision : 9 ∅ A B A ∪ B C A ∪ C B ∪ C Θ m (123) 0 0.21 0.14 0.2217 0.09 0.1483 0.13 0.06 b el (123) 0 0.21 0.14 0.5717 0.09 0.4483 0.36 1 pl (123) 0 0.64 0.5517 0.91 0.4283 0.86 0.79 1 b etP (123) 0 0.415 0.3358 0.7508 0.2492 0.6642 0.585 1 La PCR MO app orte des déisions qui p euv en t être diéren tes des autres règles de om bi- naison répartissan t le onit. Reprenons l'exemple hoisi prééden t : ∅ A B A ∪ B C A ∪ C B ∪ C Θ m 1 0 0.5421 0.0924 0 0.2953 0 0 0.0702 m 2 0 0.2022 0.0084 0 0.6891 0 0 0.1003 m PCR MO 0 0.5421 0.0924 0 0.2953 0 0 0.0702 b el PCR MO 0 0.5421 0.0924 0.6345 0.2953 0.8374 0.3877 1 pl PCR MO 0 0.6123 0.1626 0.7047 0.3655 0.9076 0.4579 1 b etP PCR MO 0 0.5655 0.1158 0.6813 0.3187 0.8842 0.4345 1 Sur et exemple la lasse reten ue par la PCR MO sera don la lasse A , on trairemen t à la règle de om binaison de Dub ois et Prade (équation ( 13 ) qui donne la lasse C . En dehors des onsidérations philosophiques sur l'in térêt de rep orter les onits partiels sur les ignoranes partielles puis sur les singletons lors de l'étap e de déision ou l'in térêt de rep orter eux-i diretemen t sur les singletons lors de l'étap e de om binaison, e qui imp orte est la règle donnan t les meilleures p erformanes. L'exemple prééden t mon tre qu'il existe des situations dans lesquelles la déision est diéren te sans p our autan t qu'il soit p ossible de dire quelle règle est la meilleure. P our e faire nous allons étudier le omp ortemen t de es règles dans le adre de deux appliations où la réalité est supp osée onn ue dans la setion 4. 3.2 La om binaison des fontions de ro y ane à v aleurs réelles en répartissan t le onit L'artile réen t de Ph. Smets [22℄ prop ose l'extension des fontions de ro y ane sur les nom bres réels. Cette extension ouvre la p orte à de nom breuses appliations des fontions de ro y ane dans le domaine on tin u telles que l'estimation ou le suivi de ibles. Les fontions de masse à v aleurs réelles son t dénies sur des in terv alles, par exemple de I R. P our les mêmes raisons que dans le domaine disret, les exp erts donnan t une masse sur des in terv alles disjoin ts en tren t en onit. La om binaison de Smets [22℄ p our deux exp erts s'expriman t sur [ a 1 , b 1 ] et sur [ a 2 , b 2 ] , 10 don t l'in tersetion non vide est donnée par [ a 1 , b 1 ] ∩ [ a 2 , b 2 ] = [max( a 1 , a 2 ) , min( b 1 , b 2 )] = [ a, b ] est donnée par : m Conj ([ a, b ]) = Z a x = −∞ Z + ∞ y = b m 1 ([ x, b ]) m 2 ([ a, y ]) dy dx + Z a x = −∞ Z + ∞ y = b m 1 ([ a, y ]) m 2 ([ x, b ]) dy dx + m 1 ([ a, b ]) Z a x = −∞ Z + ∞ y = b m 2 ([ x, y ]) dy dx + m 2 ([ a, b ]) Z a x = −∞ Z + ∞ y = b m 1 ([ x, y ]) dy dx. (22) Ainsi le onit total, étan t la masse attribuée sur l'ensem ble vide, est donné par : m Conj ( ∅ ) = Z + ∞ z = −∞ Z z x = −∞ Z + ∞ y = z m 1 ([ x, z ]) m 2 ([ z , y ]) dy dx + Z z x = −∞ Z + ∞ y = z m 1 ([ z , y ]) m 2 ([ x, z ]) dy dx dz . (23) Cette règle de om binaison reste non idemp oten te. Ainsi nous p ouv ons redénir l'auto-onit par l'équation (9 ). La PCR MO p eut don a v oir un in térêt, partiulièremen t dans les as de onit imp ortan t. Elle s'érit dans le as de deux exp erts par : m PCR ([ a, b ]) = m Conj ([ a, b ]) + m 1 ([ a,b ]) 2 Z + ∞ x = b Z + ∞ y = x m 2 ([ x, y ]) dy dx m 1 ([ a,b ])+ Z + ∞ x = b Z + ∞ y = x m 2 ([ x, y ]) dy dx + m 2 ([ a,b ]) 2 Z + ∞ x = b Z + ∞ y = x m 1 ([ x, y ]) dy dx m 2 ([ a,b ])+ Z + ∞ x = b Z + ∞ y = x m 1 ([ x, y ]) dy dx + m 1 ([ a,b ]) 2 Z a x = −∞ Z a y = x m 2 ([ x, y ]) dy dx m 1 ([ a,b ])+ Z a x = −∞ Z a y = x m 2 ([ x, y ]) dy dx + m 2 ([ a,b ]) 2 Z a x = −∞ Z a y = x m 1 ([ x, y ]) dy dx m 2 ([ a,b ])+ Z a x = −∞ Z a y = x m 1 ([ x, y ]) dy dx (24) 3.3 L'espae de dénition des fontions de masse Au lieu de onsidérer l'ensem ble de toutes les disjontions de l'espae de disernemen t 2 Θ , il est p ossible de onsidérer l'ensem ble de toutes les disjontions et de toutes les onjontions de l'espae de disernemen t, et ensem ble étan t noté D Θ [6℄. Nous autorisons ainsi des in tersetions non vide en tre deux élémen ts de l'espae de disernemen t. Les masses issues des onits partiels apparaissen t don sur des élémen ts de D Θ et ne son t don plus réparties sur les élémen ts de 2 Θ . 11 Selon les appliations, il est p ossible de ne onsidérer des in tersetions non n ulles seulemen t p our une partie des élémen ts de 2 Θ . Ainsi, les règles de om binaison préédemmen t présen tées p euv en t s'érire failemen t en onsidéran t des lasses d'équiv alene au lieu des égalités. Du fait de la roissane des fontions de déision (rédibilité, plausiblité et probabilité pignistique) la déision ne p eut être prise sur les élémen ts de D Θ orresp ondan t à des in terse- tions. Cep endan t, ertaines appliations, omme en traitemen t des images [ 16 ℄ où deux lasses p euv en t se renon trer sur la zone d'in térêt onsidérée, p euv en t néessiter la manipulation d'un tel espae. Dans le adre des fontions de masses on tin ues, lorsqu'il est p ossible de se on ten ter de la om binaison des in terv alles de manière disrète, l'in tersetion des in terv alles prend tout son sens et là enore il p eut être in téressan t de onsidérer D Θ . 4 Appliations Nous présen tons ii deux appliations dans lesquelles la répartition du onit p eut a v oir un in térêt. La première est liée à la aratérisation des fonds sous-marin à partir d'images Sonar, la seonde onerne la lassiation de ibles aériennes à partir de données Radar. 4.1 Classiation des images Sonar Les images Sonar son t obten ues à partir des mesures temp orelles faites en traînan t à l'arrière d'un bateau un Sonar qui p eut être latéral, fron tal, ou m ultifaiseaux. Chaque signal émis est réé hi sur le fond puis reçu sur l'an tenne du Sonar a v e un déalage et une in tensité v ariable. P our la reonstrution sous forme d'images un grand nom bre de données ph ysiques (géométrie du disp ositif, o ordonnées du bateau, mouv emen ts du Sonar, ...) est pris en ompte, mais es données son t en ta hées des bruits de mesures dues à l'instrumen tation. A ei viennen t s'a jouter des in terférenes dues à des tra jets m ultiples du signal (sur le fond ou la surfae), à des bruits de hatoiemen t, ou enore à la faune et à la ore. Les images son t don en ta hées d'un grand nom bre d'imp erfetions telles que l'impréision et l'inertitude. Il est alors diile p our un exp ert h umain de aratériser préisémen t et a v e ertitude les fonds marins à partir de telles images. Cep endan t, en milieu sous-marin les apteurs optiques ne p ermetten t pas d'imager rapidemen t et de grandes surfaes les fonds, e qui est néessaire p our de nom breuses appliations telles que la na vigation de rob ots autonomes. Il est don néessaire de prop oser des appro hes de lassiations automatiques des images Sonar. Nous p ouv ons distinguer 5 t yp es de sédimen ts : les ro hes, le sable, la v ase, les ailloutis (zone de p etites ro hes sur du sable ou v ase), et les rides (de sable ou de v ase, aratérisées par une texture partiulière). La réalité n'étan t pas onn ue préisémen t, nous a v ons onstitué une base de données à partir de l'a vis de diéren ts exp erts en leur demandan t d'indiquer la ertitude de l'information fournie (en terme de sûr, mo y ennemen t sûr et pas sûr). La gure 1 présen te le résultat de la segmen tation obten ue par deux exp erts, les ouleurs indiquan t les diéren ts t yp es de sédimen ts p our une ertitude. Nous onstatons ainsi le manque de préision de la segmen tation et l'inertitude des exp erts sur leur lassiation. 12 Fig. 1 A vis de deux exp erts sur la même image. 4.1.1 L'extration de aratéristiques disriminan tes La première étap e de la lassiation est l'extration de paramètres disriminan ts. Les images Sonar étan t texturées, nous allons her her à aratériser ette texture. La texture d'une image ou d'une partie d'une image est dénie par une ressem blane globale qui p eut être vue omme la rép étition d'un motif plus ou moins grand, p ouv an t omp orter des diérenes lo ales très imp ortan tes. La texture doit don être aratérisée au niv eau de la globalité de la partie onsidérée et non au niv eau du pixel. Ainsi, des imagettes de taille v ariable (par exemple 16 × 16 pixels, ou 32 × 32 pixels) son t onsidérées p our la aratérisation de la texture. L'extration de aratéristiques de texture sur des images p eut être réalisée à partir de diéren tes métho des de déomp osition de l'image telle que les matries de o-o urrene, les déomp ositions en ondelettes, par exemple à partir des ltres de Gab or, ou enore les longueurs de plage [14℄. Une fois l'image déomp osée diéren ts paramètres p euv en t être alulés tels que énergie, en tropie, homogénéité, et. Dans et artile nous onsidérons une déomp osition à partir des matries de o-o urene qui par ailleurs on t donné de b ons résultats [14 ℄. Une matrie de o-o urrene est obten ue par une estimation des probabilités de transition de niv eaux gris en tre deux pixels situés à une distane donnée (ii de un pixel) selon diéren tes diretions d : 0, 45, 90 et 135 degrés. Cette matrie C d est don une matrie arrée a y an t p our taille le nom bre de niv eaux de gris onsidéré n g . A partir de ette déomp osition Harali k [9℄ a prop osé 14 paramètres, nous en a v ons reten u 6 : l'homogénéité, le on traste, l'en tropie, la orrélation, la diretivité, et l'uniformité. L' homo généité est donnée par : n g X i =1 n g X j =1 C 2 d ( i, j ) , (25) qui a une v aleur élev ée p our des images uniformes, ou p ossédan t une texture p ério dique dans le sens de la translation d . Le ontr aste qui aratérise des probabilités de transition élev ées p our des pixels a y an t une 13 grande diérene de niv eau de gris, est donné par : 1 n g − 1 n g − 1 X k = o k 2 n g X i,j = 1 , | i − j | = k C d ( i, j ) . (26) L' entr opie qui reste faible s'il y a p eu de probabilités de transition élev ées dans la matrie, est estimée par : 1 − n g X i =1 n g X j =1 C d ( i, j ) ln( C d ( i, j )) . (27) La orr élation en tre les lignes et les olonnes de la matrie est alulée par : 1 σ x σ y n g X i =1 n g X j =1 ( i − m x )( j − m y ) C d ( i, j ) , (28) où m x , m y , σ x , et σ y son t resp etiv emen t les mo y ennes et éart-t yp es des lignes et de olonnes de la matrie C d . La dir e tivité sera élev ée si la texture présen te une diretion privilégiée dans le sens de la translation d : n g X i =1 C d ( i, i ) . (29) L' uniformité aratérise la prop ortion d'un même niv eau de gris dans l'image : n g X i =1 C 2 d ( i, i ) . (30) Après une étude de es paramètres sur les images Sonar, nous a v ons onstaté que la taille des imagettes a p eu d'inuene sur la séparation des histogrammes selon les lasses. De même la diretion de translation d n'inuene pas ou p eu la séparation des lasses. En eet, seules les rides p euv en t a v oir des diretions privilégiées, ep endan t nous ne her hons pas à séparer les rides v ertiales des rides obliques, mais simplemen t les rides des autres lasses. Ainsi, nous a v ons hoisi de onsidérer les six paramètres dérits i-dessus en prenan t la mo y enne arithmétique sur les quatre diretions de d . La gure 2 mon tre la diulté qu'il p eut déouler de la lassiation à partir de tels pa- ramètres p our les images Sonar. En eet, nous onstatons que p our l'en tropie seule la v ase se distingue des autres sédimen ts, alors que p our la orrélation il y a un fort reouvremen t. Cette onfusion du t yp e de sédimen t par un paramètre en traîne un auto-onit de e paramètre, e qui v a générer du onit lors de la om binaison. Ces deux gures résumen t bien le omp ortemen t des quatre autres paramètres. 14 Fig. 2 Corrélation et en tropie. 4.1.2 Mo délisation des fontions de masse Une première appro he p ossible p our les fontions de masse est elle prop osée par Den÷ux [5, 24℄ : m p ( C i | x ( t,k ) )( x ) = α ip exp γ i d 2 ( x, x ( t,k ) ) m p (Θ | x ( t,k ) )( x ) = 1 − α ip exp γ i d 2 ( x, x ( t,k ) ) (31) où C i est la lasse asso iée à x ( t,k ) ( i.e. d ( t,k ) = C i ), et x ( t,k ) son t les k v eteurs d'appren tissage les plus pro hes de la v aleur x du paramètre p . α ip est un o eien t d'aaiblissemen t, et g amma i un o eien t de normalisation qui p euv en t être optimisés [24 ℄. Les fontions de masse des paramètres de texture p euv en t aussi être dénies à partir des histogrammes normalisés obten us p our un exp ert. Notons d p i ( x ) le nom bre d'imagettes de la lasse C i don t le paramètre de texture p donne x . La normalisation prop osée est : d p i ( x ) / max x ( P i d p i ( x )) . Ainsi la masse p our un paramètre p et p our une lasse C i est don- née par : m p ( C i ) = d p i ( x ) max x ( X i d p i ( x )) m p (Θ) = 1 − X i m p ( C i ) . (32) 4.1.3 Résultats Notre base d'images Sonar est omp osée de 42 images fournies par le GESMA (Group e d'Etudes Sous-Marines de l'A tlan tique). Ces images on t été obten ues à partir d'un Sonar latéral Klein 5400 a v e une résolution de 20 à 30 m en azim ut et 3 m en range dans des profondeurs allan t de 15 m à 40 m. Ces images on t été segmen tées par diéren ts exp erts. L'estimation des masses p our haque paramètre et selon le t yp e de sédimen t est eetuée à partir de l'information 15 donnée par un exp ert, tandis que les tests son t réalisés à partir des informations fournies par un seond exp ert. Nous ne onsidérons ii que des imagettes de taille 32 × 32 pixels ne omp ortan t qu'un seul t yp e de sédimen t an d'obtenir des matries de onfusion lassiques. Nous obtenons ainsi une base de 30294 imagettes p our l'exp ert fournissan t l'appren tissage et de 30745 imagettes p our le seond exp ert. Cinq t yp es de sédimen ts son t onsidérés : ro he (10%), ailloutis (5%), ride (13%), sable (27%) et v ase (45%). Le tableau 2 présen te les résultats de lassiation issue de la fusion selon les règles de om binaison orthogonale, de Dub ois et Prade et de la PCR MO , des fontions de masse dénies p our haque paramètre par l'équation (31 ) ou par l'équation (32 ). Il faut prendre garde à es p ouren tages qui p euv en t paraître faibles. L'év aluation de la lassiation des images Sonar est déliate, p our une év aluation plus ne le leteur p eut se rep orter à [15℄. T ab. 2 P ouren tage de b onne lassiation par t yp e de sédimen t. Ro he Cailloutis Ride Sable V ase Global m Conj 27.0388 18.4974 24.4464 11.3517 20.0870 18.78 équation (31 ) m DP 16.1290 22.8230 20.0174 21.8504 18.4912 19.72 m PCR MO 14.0993 19.1235 16.0226 26.5912 25.4023 22.64 m Conj 23.3323 0 4.7741 79.8283 79.7774 61.55 équation (32 ) m DP 23.3645 0 4.7741 79.8165 79.7774 61.55 m PCR MO 28.6819 0 8.1273 81.0280 77.2168 61.66 Nous onstatons que l'appro he prop osée par l'équation (31 ) donne de faibles p ouren tages en général mais que les résultats p our les lasses faiblemen t représen tées son t meilleurs que eux donnés par l'équation (32 ) (par exemple p our les ailloutis ou les rides). La omparaison des trois appro hes de om binaison mon tre que la répartition du onit app orte de meilleurs résultats qui son t signiativ emen t meilleurs même dans le as de l'équation ( 32 ) étan t donné le grand nom bre d'imagettes. Dans une optique d'amélioration des p ouren tages il est p ossible de om biner les masses issues des diéren tes métho des de om binaison ou bien de om biner es lassieurs tel que nous l'a v ons prop osé dans [ 14℄. 4.2 Classiation de ibles Radar 5 Conlusions Nous a v ons présen té une nouv elle règle de om binaison en répartissan t les onits partiels sur les élémen ts le pro duisan t. Les omp ortemen ts et propriétés de ette règle on t été étudiés en omparaison a v e les règles existan tes. Cette règle p eut être appliquée dans de nom breuses 16 situations lorsque le onit est imp ortan t ou non, en disret ou en on tin ue, ou enore dans le adre de la fusion statique ou dynamique. Nous a v ons présen té les résultats de ette nouv elle om binaison dans le adre de deux appliations : en imagerie Sonar et en lassiation de ibles Radar. Les taux de lassiation mon tren t que la répartition du onit app orte de meilleurs résultats que les règles préédemmen t in tro duites dans la littérature. Ces résultats ne garan- tissen t pas que les p erformanes de la nouv elle règle de om binaison seron t les meilleures dans toutes les appliations, mais mon tren t l'in térêt de elle-i dans ertaines appliations. Référenes [1℄ A. Appriou. Dé ision et R e onnaissan e des formes en signal , hapter Disrimination m ultisignal par la théorie de l'évidene, pages 219258. Hermès Siene Publiation, 2002. [2℄ A. Appriou. Appro he générique de la gestion de l'inertain dans les pro essus de fusion m ultisenseur. T r aitement du Signal , 22 :307319, 2005. [3℄ M. Daniel. Appli ations and A dvan es of DSmT for Information F usion , hapter Com- parison b et w een DSm and MinC om bination rules, pages 223241. Amerian Resear h Press Rehob oth, 2004. [4℄ A.P . Dempster. Up er and Lo w er probabilities indued b y a m ultiv alued mapping. A nals of Mathemati al Statistis , 38 :325339, 1967. [5℄ T. Deno eux. A k -Nearest Neigh b or Classiation Rule Based on Dempster-Shafer Theory . 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